À la une
CD – Carl Maria von Weber, l’esprit du romantisme allemand
Découvrir le pansori coréen à l’Opéra de Montpellier
Berne, L’Agamennone – L’opéra d’Eschyle selon Sciarrino
Nice : Une Traviata qui crée l’événement grâce à son...
In memoriam : Jean-Philippe COURTIS (1951-2026)
À Tours,  La Fille du régiment fait monter la température
L’été des festivals : la parenthèse enchantée qu’attendent tous les...
La vidéo du mois : Felicity Lott et Hermann Prey...
ENFANCE : un concert du Chœur du COSU Obtenez des invitations...
On ira tous au paradis : l’Opéra de Nancy confie à...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

CDMédiathèque

CD – Carl Maria von Weber, l’esprit du romantisme allemand

par Marc Dumont 3 juin 2026
par Marc Dumont 3 juin 2026
0 commentaires 2FacebookTwitterPinterestEmail
64
Les artistes

Artistes divers : Edda Moser, Hermann Prey, Nicollai Gedda, Kurt Moll, Gary Lakes, Ben Heppner, Dolores Ziegler, Deborah VoigtWolfgang Sawallisch, Roger Norrington, James Conlon, Paul Crossley, Michel Debost, Christian Ivaldi,…

Le programme

Œuvres diverses : ouvertures, symphonies,  opéras (Abu Hassan, Der Freischütz, Oberon), musique de chambre (Sonate pour piano n° 4, Sonates pour flûte en ré mineur et en do majeur),…

Carl Maria von Weber par Ferdinand Schimon (1825)

En novembre prochain, ce sera le bicentenaire de la disparition d’un géant de la musique. Carl Maria von Weber, né en 1786, décédait à l’âge de 39 ans. Il fut plus qu’un précurseur : un inventeur. Le romantisme lui doit tant, particulièrement en pays germanique. Sans Weber pas de Wagner ? Le maître de Bayreuth vouait une admiration sans borne au compositeur du Freischütz, cet opéra créé en 1821, matrice de toute une lignée. La scène de la Gorge aux loups est restée comme le moment le plus effrayant de la musique. Diabolique, tellement inventif et virtuose, Weber inspira Spohr (L’esprit de la Montagne), Märchner (Le Vampire) ou Mendelssohn qui s’essaya à une terrifiante Nuit de Walpurgis en songeant à son modèle.

 

Quelle bonne idée de rassembler la plupart des œuvres de Weber dans un coffret rendant hommage à « l’esprit du romantisme allemand » ! Si ce n’est qu’il manque un chainon essentiel et c’est incompréhensible. En effet, parmi les opéras, si l’on peut (à la limite) accepter que Les Trois Pintos ne soient pas inclus car inachevé et terminé bien plus tard par Gustav Mahler, l’absence criante d’Euryanthe est totalement incompréhensible. EMI, dont le catalogue appartient désormais à Warner, avait gravé une formidable version intégrale avec Jessye Norman sous la baguette de Marek Janowski. Pourquoi cette absence, alors que la publication est depuis des années disponible chez Brilliant Classics en collection économique ?

En dehors de ce manque impardonnable, il y a matière à contenter le mélomane qui n’aurait pas encore une discothèque Weber très fournie.

Un disque consacré au piano, sans pour autant donner les quatre sonates, permet de retrouver la deuxième et quelques autres gravures inspirées de Thierry de Brunhoff, la quatrième étant confiée à Paul Crossley. Concernant la musique de chambre, deux CD en proposent un bel évantail, à commencer par la gravure historique du Quintette pour clarinette par Gervase de Peyer .
Le coffret n’oublie ni les arrangements, ni les hommages, dont les deux pages que Wagner lui consacra et une Fantaisie sur Le Freischütz signée Paul Taffanel où la flûte se taille logiquement la part belle. Bien sûr, l’œuvre concertante est largement représentée avec les deux Symphonies aussi vives que colorées sous la baguette de Roger Norrington avec ses London Classical Players, les Concertos pour clarinette par Sabine Meyer et de multiples versions des ouvertures d’opéras car trois CD sont consacrés aux enregistrements historiques, ce qui permet ainsi d’entendre rien moins que trois versions des ouvertures d’Euryanthe et d’Oberon, cinq de celle du Freischütz – dont d’autres extraits sont proposés avec Peter Anders, Tiana Lemnitz ou Ljuba Welitsch.

Des trois intégrales lyriques proposées, celle du même Freischütz par Nikolaus Harnoncourt est loin d’être un premier choix, principalement en raison d’une direction trop appuyée. Pourquoi ne pas avoir choisi la version historique de Joseph Keilberth avec Elisabeth Grümmer et la Philharmonie de Berlin ? Oberon, moins célèbre, est proposé dans la version Mahler que James Conlon dirigeait avec l’orchestre du Gürzenich de Cologne, Gary Lakes, Ben Heppner, Dolores Ziegler et Deborah Voigt, impressionnante dans le grand air de Rezia au deuxième acte, « Ozean, du Ungeheuer », qui inspira tant le premier Wagner.
Reste Abu Hassan, l’opéra-comique de jeunesse que Wolfgang Sawallisch eut la bonne idée d’enregistrer il y a plus d’un demi-siècle et qui brille toujours de tous ses feux juvéniles avec Nicolai Gedda, Kurt Moll et Edda Moser en majesté.

Enfin, si les deux messes sont au rendez-vous, on ne trouve qu’une vingtaine des quatre-vingt dix lieder que composa Weber mais dans le bel enregistrement que le baryton Hermann Prey en fit en 1977 accompagné par Leonard Hokanson au piano.

On l’aura compris, malgré quelques pépites et une louable intention de proposer tous les aspects de la carrière de Weber, le coffret ne tient pas toutes ses promesses, d’autant que le livret succinct ne donne aucune parole, a minima aucune trame d’opéra, aucun découpage précis des disques, ceux-ci n’étant que maladroitement présentés sur les CD eux-mêmes.
L’esprit du romantisme allemand méritait mieux…

  • Si vous souhaitez publier un commentaire (dans l’encadré ci-dessous, en bas de page), merci de prendre connaissance auparavant de la « Charte des commentaires » ! / If you wish to post a comment (in the box below, at the bottom of the page), please read the “Comment Policy” first!
image_printImprimer
0 commentaires 2 FacebookTwitterPinterestEmail
Marc Dumont

Passionné par l’Histoire et la Musique, Marc Dumont a présenté des centaines de concerts et animé de multiples émissions à Radio France de 1985 à 2014. Il se consacre à des conférences et animations, rédige actuellement un livre où Musiques et Histoire se croisent sans cesse, et propose des « Invitations aux Voyages », qui sont des rencontres autour de deux invités, en vidéo.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Découvrir le pansori coréen à l’Opéra de Montpellier

Vous allez aussi aimer...

CD – Adriana González : Rondos for Adriana,...

30 avril 2026

CD – O weh ! La terreur et la beauté

25 avril 2026

CD – Charles Silver ou le charme retrouvé...

24 avril 2026

CD Reines, un opéra imaginaire aux multiples découvertes

24 avril 2026

CD – Romancero (Chœur de chambre Septentrion) : un...

12 avril 2026

CR – Livre : Florian Sempey, De vive...

4 avril 2026

CD – Les mondes de Médée

1 avril 2026

Leonardo García-Alarcón, compositeur en fusion

29 mars 2026

CD – Tout Puccini (ou presque) avec Sondra...

24 mars 2026

CD – Francesca Aspromonte, reine de la nuit

23 mars 2026

Humeurs

  • Covent Garden et la Monnaie de Bruxelles solidaires de Paata Burchuladze

    14 mai 2026

En bref

  • La vidéo du mois : Felicity Lott et Hermann Prey chantent Intermezzo

    1 juin 2026
  • Les brèves de mai –

    29 mai 2026

La vidéo du mois

Édito

  • L’été des festivals : la parenthèse enchantée qu’attendent tous les lyricophiles !

    1 juin 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Sabine Teulon Lardic dans In memoriam : Jean-Philippe COURTIS (1951-2026)
  • George Brummell dans In memoriam : Jean-Philippe COURTIS (1951-2026)
  • Rossi dans Timothée Chalamet, ou la médiocrité tranquille
  • Marc Dumont dans Grand Amphithéâtre de la Sorbonne – Defiant Requiem, Verdi à Terezín : la bouleversante conclusion de l’hommage aux musiciens de Terezín
  • Sabine Teulon Lardic dans Grand Amphithéâtre de la Sorbonne – Defiant Requiem, Verdi à Terezín : la bouleversante conclusion de l’hommage aux musiciens de Terezín

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

CD – Adriana González : Rondos...

30 avril 2026

CD – O weh ! La terreur et...

25 avril 2026

CD – Charles Silver ou le...

24 avril 2026