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C’est à Marseille qu’il faut aller pour commencer l’année en compagnie d’un Barbier de Séville… di qualità !

par Nicolas Le Clerre 1 janvier 2026
par Nicolas Le Clerre 1 janvier 2026

© Christian Dresse

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Il barbiere di Siviglia, Opéra de Marseille, vendredi 26 décembre 2025

Les directeurs de maisons d’opéra cherchent toujours la martingale qui, chaque fin d’année, permet à la fois de remplir leurs salles et de servir au public la ration de joie légère qu’il réclame pour les fêtes de Noël. Maurice Xiberras a eu le nez creux en choisissant de reprendre à Marseille une production du Barbier de Séville créée en 2018 à l’Opéra du Rhin : le public phocéen lui a réservé une standing ovation.

Attention, une femme peut en cacher une autre

Quel que soit le titre à l’affiche, assister à une représentation à l’Opéra de Marseille est toujours une fête : le spectacle de l’immensité méditerranéenne aperçue de la terrasse de la gare Saint-Charles, les effluves épicées du boulevard d’Athènes et l’animation cosmopolite de la Canebière attestent chacun à leur manière que Marseille est une ville de théâtre, excessive et colorée comme peuvent l’être certaines mises en scène lyriques.

La production du Barbier de Séville de Pierre-Emmanuel Rousseau avait déjà bénéficié d’un excellent accueil critique il y a quelques années lors de sa création à Strasbourg et de sa reprise à Rouen mais c’est un véritable triomphe qu’elle a remporté vendredi de la part d’un public marseillais hystérisé ! On connait la réputation des méridionaux et les outrances de leur faconde mais force est de reconnaître – avec toute la mesure du chroniqueur lyrique – que cette soirée est à marquer d’une pierre blanche et qu’on a rarement assisté à une démonstration de bel canto aussi enthousiasmante.

La dramaturgie globale (il signe à la fois la mise en scène, les décors et les costumes) imaginée par Pierre-Emmanuel Rousseau a pour première vertu de ne rien raconter d’autre que le contenu de l’excellent livret de Sterbini adapté de Beaumarchais. L’Espagne où se noue l’intrigue de ce Barbier est ancrée en scène avec la force de l’évidence sans qu’aucun élément ne soit réductible à l’anecdote ni au folklore.

Le rideau se lève sur une Séville enfiévrée par les pasos de la Semaine Sainte : suivant la procession, confit en dévotion, Bartolo est d’emblée présenté comme un barbon réactionnaire imperméable à toute idée nouvelle. Les costumes élégantissimes situent effectivement l’action dans l’Espagne des premières décennies du XIXe siècle, juste après que les troupes napoléoniennes ont essayé d’y diffuser par la force les principes révolutionnaires. Goya n’est jamais très éloigné des tableaux composés par Pierre-Emmanuel Rousseau et l’intervention de la garde civile, dans le final du premier acte, recompose quasiment le célébrissime Tres de mayo visible au musée madrilène du Prado.

Murs d’azulejos, madone couronnée d’or, patio égayé par un bassin d’eau fraiche et meubles de bois noircis composent un décor sobre et élégant, jamais encombrant, dont chaque détail est au service de la dramaturgie.

Ce qui arrache cependant le travail de Pierre-Emmanuel Rousseau à la simple narration linéaire d’une histoire que l’immense majorité du public connait par cœur, ce sont les doubles lectures et les citations plus ou moins déguisées dont le metteur en scène truffe son spectacle pour en donner un récit kaléidoscopique, à la fois déployé dans le temps et la culture du spectateur.

Bien malin serait celui qui oserait prétendre avoir déchiffré tout le palimpseste de ce spectacle, mais il parait évident que Pierre-Emmanuel Rousseau a demandé à Rosine de chanter sa cavatine « Una voce poco fa » comme si elle était Carmen – autre Andalouse célèbre du répertoire – les poings aux hanches et la robe effrontément retroussée sur les cuisses ! Dans l’aria « A un dottor della mia sorte », Rosine et Bartolo sont assis aux deux extrémités d’une longue table encombrée de vaisselle et de candélabres : alors que le barbon jaloux exige de sa pupille quelque justification sur une plume tachée d’encre, c’est soudain Scarpia qu’on croit voir se dresser devant Tosca qui joue avec son couteau en tournant dans sa tête de sombres pensées… Et lorsqu’Almaviva affublé d’une soutane se fait passer pour Don Alonso et qu’il badine avec Rosine, on pourrait croire avoir été transporté à Saint-Sulpice et y surprendre les tourments amoureux de Manon et Des Grieux !

Par ce jeu de superpositions malicieuses, Pierre-Emmanuel Rousseau donne à suivre un Barbier plus complexe que la farce bouffe habituelle, et il n’est pas jusqu’aux personnages secondaires qui ne dissimulent eux-aussi leurs mystères sous des identités secrètes que la mise en scène s’amuse à nous dévoiler. Ainsi Basilio emprunte-t-il à l’univers angoissant des films d’horreur la silhouette de Béla Lugosi et le pouvoir maléfique de faire claquer les persiennes à distance tandis que l’inquiétante duègne Berta – omniprésente en scène malgré la modestie de son rôle chanté – se révèle in fine être une sorte de Mary Poppins bienveillante qui remplit compulsivement son sac d’objets improbables et s’apprête à quitter la maison à présent que sa mission est terminée et que Rosine est sur le point de convoler en juste noces avec Lindoro.

L’intelligence du dispositif est double : passé inaperçu, il n’empêche rigoureusement pas le spectateur d’apprécier le joli livre d’images que la mise en scène feuillète sous ses yeux ; mais lorsque les allusions font mouche et qu’elles sont repérées, elles créent une complicité stimulante avec Pierre-Emmanuel Rousseau et le plaisir euphorisant de compter au nombre des happy few qui ont le privilège d’accéder à la complexité sous-jacente de son travail.

Presto, prestissimo

 Un bonheur n’arrivant jamais seul, ce Barbier marseillais ne se déguste pas qu’avec les yeux ; il s’apprécie aussi avec les oreilles et relève la gageure d’aligner sur le plateau et dans la fosse une troupe d’artistes aussi bien aguerris les uns que les autres à l’art ô combien raffiné du chant rossinien !

À tout seigneur, tout honneur : Alessandro Cadario faisait ce soir ses débuts dans une fosse française et il n’est pas bien hasardeux de prophétiser qu’il sera régulièrement invité, dans les prochaines années, à revenir en France pour y diriger Rossini, Bellini et les œuvres de jeunesse de Donizetti – voire celles de Verdi ! Sa silhouette juvénile émergeant de la tête et des épaules de la fosse du théâtre municipal de Marseille, ce jeune chef italien donne à qui veut prendre le temps de l’observer une véritable leçon de direction d’orchestre : le geste est précis, la battue ample sans être approximative, le regard perpétuellement aux aguets afin de ne négliger aucun pupitre et, surtout, il a l’intuition naturelle du tempo juste. Alessandro Cadario connait sa partition dans les moindres détails, ce qui lui permet d’être totalement libre dans l’accompagnement des chanteurs et de s’abandonner entièrement à la fièvre du crescendo rossinien qu’il laisse s’épanouir autant que l’orchestre est capable de le suivre.

Précisément, les musiciens de l’orchestre de l’Opéra de Marseille semblent avoir mangé du lion et on peut mesurer la confiance qu’ils accordent au maestro Cadario à la rigueur avec laquelle ils obéissent à la moindre inflexion de sa baguette. Malgré une acoustique un peu cotonneuse propre à la salle marseillaise, tous les pupitres de la phalange sont aiguisés et parfaitement en rythme, capables de produire un son à l’italianità diablement séduisante.

Sur le plateau, la demi-douzaine de solistes alignés par cette production marseillaise constitue, par l’addition de leurs talents, la distribution idéale pour rendre hommage à la grande tradition du chant rossinien buffa.

De son illustre devancier Juan Diego Florez, le ténor argentin Santiago Ballerini possède l’élégance à la fois désinvolte et aristocratique qui convient parfaitement au personnage du comte Almaviva ; il partage aussi avec lui une sonorité de timbre immédiatement séduisante, solaire dans les appogiatures les plus aiguës et puissante dans les notes de passage entre voix de poitrine et voix de tête. Aussi à l’aise en chanteur de sérénade qu’en soldat éméché ou en abbé libidineux, ce chanteur déjà passablement connu sur tout le continent américain devrait rapidement voir s’ouvrir devant lui les portes des grandes maisons d’opéra européennes. Le portrait vocal que Santiago Ballerini dresse d’Almaviva est si idéal qu’on s’étonne évidemment, en fin de représentation, de la coupure de « Cessa di piu resistere » imputable, peut-être, au stress de la Première.

Dans le rôle de Figaro, Vito Priante a fait sienne la conception du personnage par le metteur en scène et il lui suffit d’apparaître déconfit, mis à la rue par une amante qui s’en débarrasse au petit matin, pour que le public s’attache à ce barbier marginal, couturé de cicatrices et couvert de tatouages qui racontent une existence cabossée… Ce Figaro n’a pour boutique que le baluchon qu’il emporte partout avec lui mais il est riche, surtout, d’une voix ample aux graves ambrés et à l’agilité virtuose qui fait mouche dans les passages les plus enfiévrés de la partition. « Largo al factotum » ne pose évidemment aucun problème à ce séduisant baryton napolitain mais c’est surtout dans les ensembles (final du 1er acte et scène de la barbe) que son talent éclabousse ses partenaires et les entraine à le suivre dans une forme d’insouciance incandescente.

Le tempérament corse d’Eleonore Pancrazi convient idéalement à la Rosine délurée qu’a imaginée Pierre-Emmanuel Rousseau et on a rarement vu une mezzo-soprano brûler les planches à ce point dans un rôle qu’on croit connaître par cœur mais qu’elle réinvente à chacun de ses airs ! De la femme libérée qui tient tête à tous les hommes de cette histoire, elle possède à la fois l’abattage, l’aplomb scénique et des moyens vocaux somptueux qui donnent à réentendre « Una voce poco fa » d’une oreille neuve. Si Eleonore Pancrazi peut remercier le Ciel de lui avoir donné un timbre à la pulpe aussi phonogénique, elle ne doit en revanche qu’à elle et à son travail l’art consommé avec lequel elle contrôle le souffle, vocalise avec agilité et se rit des changements de rythme si caractéristique de l’écriture rossinienne. Après une Rosine de ce niveau, on espère entendre très vite cette belle artiste dans L’Italienne à Alger ou Fiorilla du Turc en Italie.

Les rôles de Bartolo et de Basilio sont hérissés de chausse-trappes et reposent tous les deux sur une aria qu’il faut interpréter impeccablement au risque de décevoir le public. À combien de Barbier nous a-t-il été donné d’assister au cours desquels ces personnages passent à côté de la représentation à cause de coloratures savonnées ou d’un souffle trop court pour tenir la longueur de la phrase rossinienne ?… Ce soir à Marseille, Marc Barrard et Alessio Cacciamani livrent des deux “méchants” des portraits bouffons irrésistibles. Dans l’air de la calomnie comme dans l’ensemble « Buona sera », la basse italienne Alessio Cacciamani déploie une voix sonore et bien chantante, y compris dans les passages les plus graves, tandis que le baryton nîmois Marc Barrard, après avoir longtemps chanté le rôle de Figaro, trouve désormais en Bartolo une manière d’exutoire qui lui permet de s’abandonner au plaisir du jeu sans rien devoir abdiquer de la technicité du chant belcantiste.

Comprimari de grand luxe, Gilen Goicoechea et Andreea Soare prennent toute leur part à la réussite de la soirée. Le premier est un Fiorello sous la livrée duquel pointe déjà un futur Figaro tandis que la seconde crève la scène avant même d’avoir émis sa première note! Duègne revêche secouée d’éternuements tonitruants, elle se révèle fine mouche et talentueuse artiste au point que ses aigus incisifs donnent aux points d’orgue du final du premier acte un relief tout particulier. L’arioso « Il vecchiotto cerca moglie » est évidemment son moment de gloire : la soprano roumaine y démontre une vis comica très naturelle et des qualités d’interprète rossinienne remarquables.

Sollicités principalement au premier acte, les membres masculins du Chœur confirment l’homogénéité de timbres et la précision des attaques qui font leur réputation. Ils sont incontestablement des atouts majeurs de cette belle maison d’opéra.

Au rideau final, le public marseillais – qui a systématiquement applaudi chaque numéro musical de ce Barbier – explose en une interminable et bruyante ovation comme il est rare d’en entendre au nord de la Loire. Cette manifestation spontanée de bonheur dit beaucoup de ce que peut être l’art lyrique lorsqu’il s’appuie à la fois sur une mise en scène intelligente, respectueuse du livret, et une exécution musicale rigoureuse. Pour le plaisir de revivre ce frisson, il nous tarde déjà de retrouver très vite Pierre-Emmanuel Rousseau et le maestro Alessandro Cadario pour une nouvelle coopération rossinienne.

Les artistes

Rosina: Eleonore Pancrazi
Berta: Andreea Soare
Le comte Almaviva : Santiago Ballerini
Figaro: Vito Priante
Le docteur Bartolo : Marc Barrard
Don Basilio: Alessio Cacciamani
Fiorello: Gilen Goicoechea
L’officier : Norbert Dol
Comédiens : Laurent Dallias et Hagop Kalfayan

Orchestre et chœur de l’Opéra de Marseille, dir. Alessandro Cadario
Assistant à la direction musicale : Giorgio d’Alonzo
Chef de chœur : Florent Mayet
Pianiste / cheffe de chant : Fabienne Di Landro
Mise en scène, décors et costumes : Pierre-Emmanuel Rousseau
Assistant à la mise en scène : Achille Jourdain
Lumières : Gilles Gentner
Régisseur de production : Jean-Louis Meunier
Seconde régisseuse : Carole Clin
Surtitrage:  Richard Neel

Le programme

Il barbiere di Siviglia

Opéra-bouffe de Gioachino Rossini, livret de Cesare Sterbini d’après Le Barbier de Séville de Pierre Caron de Beaumarchais, créé le 20 février 1816 au Teatro Argentina de Rome.
Opéra de Marseille, représentation du vendredi 26 décembre 2025.

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Pierre-Emmanuel RousseauÉléonore PancraziVito PrianteSantiago BalleriniAlessandro Cadario
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Nicolas Le Clerre

C’est un Barbier de Séville donné à l’Opéra National de Lorraine qui décida de la passion de Nicolas Le Clerre pour l’art lyrique, alors qu’il était élève en khâgne à Nancy. Son goût du beau chant le conduisit depuis à fréquenter les maisons d'Opéra en Région et à Paris, le San Carlo de Naples, la Semperoper de Dresde ou encore le Metropolitan Opera de New-York. Collectionneur compulsif de disques, admirateur idolâtre de l’art de Maria Callas, Nicolas Le Clerre est par ailleurs professeur d’Histoire-Géographie, Président de la Société philomathique de Verdun, membre de l'Académie nationale de Metz et Conservateur des Antiquités et Objets d'Art de la Meuse.

1 commentaire

Teulon 3 janvier 2026 - 14 h 04 min

Cher monsieur, je suis entièrement d’accord avec quasi toute partie de votre relation du Barbier de Marseille auquel j’ai pu assister le 31 décembre ; mais sincèrement, en tant que musicienne pianiste et chanteuse je trouve que l’emphase et la place énorme dédiée à la mise en scène en début d’article est, à mon sens, disproportionnées: l’opéra est théâtre musical où la musique est la priorité . Ce faisant, il me semble naturel de ne pas inverser les rôles, et valoriser en première instance les chanteurs. Vous souhaitant une bonne année 2026 ,bien cordialement.

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