À la une
Scala de Milan 2026-2027 : une saison qui marque pleinement...
Saison 26-27 de l’Opéra de Nice
La saison lyrique 2027 du Teatro Regio di Parma
La Femme silencieuse à Berlin : Morosus grogne encore ; Strauss,...
Les brèves de mai –
ENFANCE : un concert du Chœur du COSU Obtenez des invitations...
Découvrez la saison 26-27 de l’Opéra national grec
Opéra de Toulon : une saison 26-27 ambitieuse malgré les...
Se préparer au War Requiem, Philharmonie de Paris, 12 juin...
Don Giovanni à Montpellier – Une nuit mozartienne entre fidélité...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

ProductionCompte renduVu pour vous

Autre Anna, autre Leonora : le triomphe d’Anna Netrebko dans La Force du destin à l’Opéra Bastille

par Camillo Faverzani 16 décembre 2022
par Camillo Faverzani 16 décembre 2022
© Julian Hargreaves
1 commentaire 2FacebookTwitterPinterestEmail
3,2K

Annoncée tardivement dans la distribution de La forza del destino (le programme de la saison ne prévoyant qu’Anna Pirozzi), Anna Netrebko, souffrante, avait annulé sa participation à la première du 12 décembre , ce qui nous faisait craindre pour le pire, étant donné les précédents de La traviata et, en partie, du Trovatore dans cette même salle. Heureusement, il n’en est rien et force est de constater que la cantatrice russo-autrichienne est revenue en pleine forme. Disons d’emblée qu’à ce stade de sa carrière le rôle de Leonora di Vargas lui va comme un gant.

Pour avoir assisté aux deux représentations, nous pouvons affirmer sans réserve qu’il serait vain de tenter toute comparaison avec sa consœur italienne, chacune campant l’héroïne de manière très personnelle, l’une sans doute plutôt introvertie, l’autre peut-être plus solaire. Les deux sublimissimes.

Associant un timbre opulent et capiteux à un accent éclatant, Anna Netrebko démontre clairement, dès sa sortita, qu’il est toujours possible de conjuguer volume et nuance, son duo avec Don Alvaro faisant état d’un beau decrescendo notamment dans la strette (« Seguirti fino agli ultimi »).

Monumental, l’air de l’acte II n’est pas indemne de quelques petits soucis de justesse, à peine perceptibles, que l’interprète gère magistralement, sachant doser parfaitement les effets, ce qui lui vaut une interminable ovation du public, amplement méritée. La confrontation avec le Padre Guardiano est assez impitoyable pour Ferruccio Furlanetto, notamment dans les passages d’agilità, cantabile « Ah tranquilla l’alma sento » et andante mosso « Se voi scacciate questa pentita ». La basse italienne compensant néanmoins sa fatigue par un grand savoir-faire, aussi bien sur le plan scénique que vocal. Solennelle, la prière (« La vergine degli angeli ») sait être à la fois luxuriante et châtiée.

Malgré la gravité du moment, la mort de Leonora est étincelante de bout en bout, notamment dans les modulations de la « Fatalità !… » de la romanza, puis dans la menace impérieuse (« Temerari, del ciel l’ira fuggite! »), pour s’éteindre dans un remarquable « addio » filé.

Une Forza des beaux jours. Grande Leonora, immense Anna.

 ———————————————-

Donna Leonora Anna Netrebko

Opéra Bastille, jeudi 15 décembre 2022

image_printImprimer
Anna Netrebko
1 commentaire 2 FacebookTwitterPinterestEmail
Camillo Faverzani

Professeur de littérature italienne à l’Université Paris 8, il anime le séminaire de recherche « L’Opéra narrateur » et dirige la collection « Sediziose voci. Studi sul melodramma » aux éditions LIM-Libreria musicale italiana de Lucques (Italie). Il est l’auteur de plusieurs essais sur l’histoire de l’opéra. Il collabore également avec des revues et des maisons d’opéra (« L’Avant-scène Opéra », Opéra National de Paris).

1 commentaire

meneghello antonio 23 décembre 2022 - 18 h 47 min

Camillo Faverzani gives us an inspiring and captivating review.
A stimulus for young people to realize the extraordinary topicality of opera.
The critic and teacher analyzes with his usual originality the style and charisma of the different singers .
In his recent essay: « Il tradimento di Leporello », Camillo Faverzani shows rigorously and with a pinch of irony the wonderful relationship between literature and opera theater, sorting out forgotten texts and librettos, hidden and sublime masterpieces, and new perspectives.

Répondre

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
BONNES FÊTES DE FIN D’ANNÉE ! – Nos idées cadeaux…
prochain post
Berlioz/Lélio renaît à la vie au Théâtre Graslin de Nantes !

Vous allez aussi aimer...

Scala de Milan 2026-2027 : une saison qui...

29 mai 2026

La Femme silencieuse à Berlin : Morosus grogne encore...

29 mai 2026

Don Giovanni à Montpellier – Une nuit mozartienne...

25 mai 2026

La Grande Duchesse de Gérolstein de nouveau à...

25 mai 2026

Grand Amphithéâtre de la Sorbonne – Defiant Requiem,...

25 mai 2026

Ermonela Jaho à Gaveau, humble servante… des Arts...

25 mai 2026

À l’auditorium de Lyon, Francis Poulenc trouve son...

24 mai 2026

Seconde distribution d’Un ballo in maschera à Florence

23 mai 2026

Opéra national de Bordeaux – À l’assaut de...

21 mai 2026

La Carmen de 1875 renaît à l’Opéra National...

21 mai 2026

Humeurs

  • Covent Garden et la Monnaie de Bruxelles solidaires de Paata Burchuladze

    14 mai 2026

En bref

  • Les brèves de mai –

    29 mai 2026
  • Quand WHOOPI GOLDBERG affiche sa passion pour l’art lyrique !

    15 mai 2026

La vidéo du mois

*

Édito

  • Édito de mai – L’artiste peut-il ne pas être politique ?

    1 mai 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Marc Dumont dans Grand Amphithéâtre de la Sorbonne – Defiant Requiem, Verdi à Terezín : la bouleversante conclusion de l’hommage aux musiciens de Terezín
  • Sabine Teulon Lardic dans Grand Amphithéâtre de la Sorbonne – Defiant Requiem, Verdi à Terezín : la bouleversante conclusion de l’hommage aux musiciens de Terezín
  • Hayden dans Ermonela Jaho à Gaveau, humble servante… des Arts et des Lettres
  • AnoNîmes dans Timothée Chalamet, ou la médiocrité tranquille
  • Julien Transon dans Turandot à Avignon : la victoire silencieuse de Liù

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Scala de Milan 2026-2027 : une...

29 mai 2026

La Femme silencieuse à Berlin : Morosus...

29 mai 2026

Don Giovanni à Montpellier – Une...

25 mai 2026