À la une
Hommage à Callas : l’Opéra national grec redonne vie à...
Les  festivals de l’été –Que nous dit le Rienzi de...
Les Festivals de l’été –Un vent de folie souffle sur...
Les brèves d’août –
Les festivals de l’été –Salzbourg, Le Voyage à Reims : entre...
Les festivals de l’été –À Pesaro, l’Occasion fait le bonheur...
Les festivals de l’été –Festival Rossini de Pesaro : Corinthe, assiégée...
Les Festivals de l’été –La Turandot de Daniela Kerck à...
Les Festivals de l’été –La Flute enchantée sous les étoiles...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Subscribe our Newsletter for latest news.

ProductionCompte renduVu pour vous

Hommage à Callas : l’Opéra national grec redonne vie à la Médée  historique d’Épidaure

par George Markogiannopoulos 21 août 2026
par George Markogiannopoulos 21 août 2026

© A. Simopoulos

© G. Antonoglou

© A. Simopoulos

© G. Antonoglou

© A. Simopoulos

© A. Simopoulos

© G. Antonoglou

© C. Giatrakos (drone)

0 commentaires 0FacebookTwitterPinterestEmail
28

Medea, Théâtre antique d’Épidaure, samedi 20 juin 2026

Un moment marquant dans l’histoire récente de l’Opéra national grec a sans aucun doute été le spectacle du 20 juin 2026 donné à Épidaure, avec la production de Medea de Cherubini, dans la mise en scène historique de 1961, avec Anna Pirozzi dans le rôle-titre, en hommage à la légendaire Maria Callas.

En effet, cette production très attendue avait depuis longtemps monopolisé l’intérêt des mélomanes locaux et étrangers qui ont envahi le théâtre antique d’Épidaure, lequel — de par ses dimensions pharaoniques — a accueilli plus de 10 000 spectateurs pour cette soirée unique. Une distribution de premier plan au niveau international, avec Anna Pirozzi en tête d’affiche, a mis en valeur la mise en scène magistralement reconstituée d’Alexis Minotis, avec des décors et des costumes du grand peintre Yannis Tsarouchis et une chorégraphie de Maria Hors. La direction musicale a été assurée par le chef d’orchestre canadien Jacques Lacombe, tandis qu’était (malheureusement) utilisé le livret italien révisé, le plus populaire, en lieu et place de la version originale française.

Peu d’éléments (dessins, maquettes, notes) avaient été conservés de la mise en scène de Minotis, qui fut présentée pour la première fois à l’Opéra de Dallas, puis à Épidaure en 1961 — toujours avec Callas ; c’est pourquoi sa reconstitution, par Panagis Pagoulatos, s’est principalement appuyée sur le matériel photographique disponible. Visuellement, elle fut particulièrement élégante, sobre, aux lignes épurées, évoquant, grâce à des décors d’inspiration antique et aux temples flanquant la scène, le lieu où se déroule l’action, tandis que le paysage épidaurien, d’une beauté incomparable, constituait une toile de fond naturelle parfaite.

Sur le plan musical, l’introduction a été interprétée avec un élan rythmique exceptionnel et toutes les nuances dramatiques appropriées par les cordes, qui ont développé un dialogue intense et compétitif entre elles, sous la direction du chef  Lacombe. Malgré l’acoustique diffuse et loin d’être idéale du théâtre en plein air, le son parvenait avec un naturel et une clarté remarquables, même dans les gradins supérieurs. Le choix de solistes dotés d’une projection vocale exceptionnelle y a également contribué ; les voix ont ainsi été mise en valeur et se sont parfaitement  harmonisées avec un accompagnement orchestral à la fois dynamique et sensible, dans lequel le solo de basson s’est particulièrement distingué.

La soprano dramatique italienne Anna Pirozzi a non seulement réussi à interpréter avec assurance les notes aiguës exigeantes, mais aussi à impressionner par son beau registre grave et ses magnifiques pianissimi, qui parvenaient intacts à l’auditeur ! Elle a incarné le rôle de Médée avec une grande théâtralité, soulignant le désespoir de la vengeance par des éclats dramatiquement convaincants, tant sur le plan vocal que scénique. À ses côtés, le ténor français Jean-François Borras, dans le rôle de Jason, a su harmoniser sa voix avec celle de Pirozzi, faisant preuve d’une projection vocale suffisante. Grâce à sa prononciation irréprochable, à son articulation cristalline et à sa belle diction, la fougueuse mezzo-soprano russe Alisa Kolosova a conquis le public (et suscité ses acclamations), tout en faisant preuve d’une présence scénique également très intense. Parmi les deux solistes grecs mobilisés, c’est la présence du baryton Tassis Christoyannis qui s’est démarquée, dans le rôle de Créon. Bien qu’il ne disposât pas de la puissance qui est habituellement celle d’un baryton-basse, il a su incarner le rôle de manière impeccable sur le plan théâtral et, grâce à son expérience, en faire ressortir le côté paternel et humain. La soprano colorature Danaï Kontora s’est montrée très raffinée ; elle ne répondait peut-être pas exactement aux caractéristiques du soprano lyrique requis par le rôle de Glauce, mais elle a néanmoins su incarner le rôle avec brio grâce au timbre de sa voix, d’une douceur et d’une noblesse rares, mais aussi grâce à sa présence scénique soignée. Les rôles secondaires (Tsimidaki, Athanasiou, Stamatakis) ont été interprétés de manière satisfaisante, tandis que la prestation du chœur de l’Opéra national, sous la direction d’Agathangelos Georgakatos, s’est révélée, comme à son habitude, exceptionnelle.

Le public, parmi lequel se trouvaient de nombreuses personnalités, a accueilli avec beaucoup de chaleur et des applaudissements nourris la reprise de cette grande production et a acclamé – à juste titre – la vedette Anna Pirozzi.

  • Si vous souhaitez publier un commentaire (dans l’encadré ci-dessous, en bas de page), merci de prendre connaissance auparavant de la « Charte des commentaires » ! / If you wish to post a comment (in the box below, at the bottom of the page), please read the “Comment Policy” first!
Les artistes

Production historique de 1961 :
Mise en scène : Alexis Minotis
Décors et costumes : Yannis Tsarouchis
Chorégraphie : Maria Hors

Nouvelle adaptation de la production historique de 1961 :
Medea : Anna Pirozzi
Glauce : Danae Kontora
Neris : Alisa Kolosova
Giasone : Jean-François Borras
Creon : Tassis Christoyannis
Orchestre de l’Opéra national de Grèce, dir. Jacques Lacombe
Chœur de l’Opéra national de Grèce, dir. Agathangelos Georgakatos
Direction artistique : Giorgos Koumendakis
Mise en scène : Panaghis Pagoulatos
Décors : Lili Pezanou
Costumes : Tota Pritsa
Lumières : Christos Tziogkas

Le programme

Medea

Version italienne (créée à la Scala de Milan en 1909) de Médée, opéra-comique en trois actes de Luigi Cherubini, livret de François-Benoît Hoffman, créé le 13 mars 1797 au théâtre Feydeau à Paris.
Théâtre antique d’Épidaure, représentation du samedi 20 juin 2026.

image_printImprimer
Jean-François BorrasTassis ChristoyannisAnna PirozziJacques LacombeAlisa KolosovaDanae KontoraPanaghis Pagoulatos
0 commentaires 0 FacebookTwitterPinterestEmail
George Markogiannopoulos

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Les  festivals de l’été –
Que nous dit le Rienzi de Bayreuth ?

Vous allez aussi aimer...

Les  festivals de l’été –Que nous dit le...

21 août 2026

Les Festivals de l’été –Un vent de folie...

17 août 2026

Les festivals de l’été –Salzbourg, Le Voyage à...

15 août 2026

Les festivals de l’été –À Pesaro, l’Occasion fait...

14 août 2026

Les festivals de l’été –Festival Rossini de Pesaro :...

13 août 2026

Les Festivals de l’été –La Turandot de Daniela...

12 août 2026

Les Festivals de l’été –La Flute enchantée sous...

12 août 2026

Les festivals de l’été – Salzbourg, Saint François...

11 août 2026

Les Festivals de l’été –À Menton, Marie-Laure Garnier...

11 août 2026

Les Festivals de l’été – Innsbruck : Il...

10 août 2026

Humeurs

  • La colline verte n’a pas fini de rougir —
    L’affaire Friedman et les fantômes de Bayreuth : le festival Wagner bute sur son passé antisémite

    26 juin 2026

En bref

  • Les brèves d’août –

    16 août 2026
  • La vidéo du mois : l’ouverture de RIENZI

    1 août 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Édito d’août –
    La culture, éternelle variable d’ajustement  budgétaire…

    1 août 2026

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • jean pierre grouin dans Les festivals de l’été –
    Salzbourg, Ariadne auf  Naxos, ou Ariane sur Mars
  • Solaris, une odyssée sonore entre mémoire musicale et vertige cosmique. - Victoire Bunel dans SOLARIS, une odyssée sonore entre mémoire musicale et vertige cosmique
  • Langlois dans Les Festivals de L’été –
    Requiem de Mozart à Aix : la mémoire au cœur du cercle
  • Georges Cedran dans La colline verte n’a pas fini de rougir —
    L’affaire Friedman et les fantômes de Bayreuth : le festival Wagner bute sur son passé antisémite
  • CHIL dans Les Festivals de l’été –
    La Flute enchantée sous les étoiles de Sanxay

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Les  festivals de l’été –Que nous...

21 août 2026

Les Festivals de l’été –Un vent...

17 août 2026

Les festivals de l’été –Salzbourg, Le...

15 août 2026