À la une
Les Festivals de l’été –La Turandot de Daniela Kerck à...
Les Festivals de l’été –La Flute enchantée sous les étoiles...
Les festivals de l’été – Salzbourg, Saint François d’Assise :...
Les Festivals de l’été –À Menton, Marie-Laure Garnier et Célia...
Les Festivals de l’été – Innsbruck : Il pomo d’oro,...
Les festivals de l’été –Le Ring des 150 ans à...
Les festivals de l’été –Bayreuth, Le Vaisseau fantôme : Nicholas Brownlee...
TORRE DE LAGO – 72e Festival Puccini 2026 : de passionnantes...
Les festivals de l’été –Torre del Lago : La bohème,...
Les festivals de l’été –Salzbourg, Ariadne auf  Naxos, ou Ariane...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Subscribe our Newsletter for latest news.

ProductionCompte renduVu pour vous

Marseille : Luc et Lucette d’Offenbach, une renaissance réussie

par Laure Chauvris 31 mars 2026
par Laure Chauvris 31 mars 2026
Auguste-Alphonse Meillet et Marie-Stéphanie Meyer, les créateurs de Luc et Lucette. Source : Gallica /BnF
0 commentaires 3FacebookTwitterPinterestEmail
804

Luc et Lucette, Théâtre de l’Odéon de Marseille, dimanche 29 mars 2026

C’est à une véritable recréation d’une opérette d’Offenbach oubliée que nous invite de théâtre de l’Odéon de Marseille dans le cadre des Dimanches d’Offenbach. Le musicologue Jean-Christophe Keck a découvert dans les archives des descendants du Maître de l’opérette française la partition complète et le livret de ce petit bijou en un acte intitulé Luc et Lucette créé en 1854 et jamais repris depuis. En 1854, Offenbach a trente-cinq ans et poursuit une carrière de violoncelliste et producteur de théâtre mais cherche à se faire connaître en tant que compositeur de pièces lyriques. Mais le système de privilèges des salles de spectacle à Paris lui interdit de proposer des œuvres lyriques de plus de deux personnages et de plus d’un acte. Il écrit donc plusieurs petits opéras-comiques en un acte comme L’Alcôve, Pépito ou encore Daphnis et Chloé qui sera d’ailleurs donné à la fin du mois toujours à l’Odéon.

Jean-Christophe Keck explique comment il a retrouvé l’ouvrage, les circonstances de sa composition et de sa création et présente les artistes qui vont jouer l’œuvre. La représentation commence par des airs d’autres opérettes d’Offenbach : deux airs chantés par Morgane Bertrand, la mort d’Eurydice extrait d’Orphée aux enfers et un air du Château à Toto. Puis Christophe Gay interprète les couplets du Baron de Gondremarck de La Vie Parisienne, « Je vais m’en fourrer jusque-là ». Enfin, le pianiste Diego Mingolla interprète une petite valse tirée de Les Roses du Bengale, recueil de six valses pour piano.

Luc et Lucette est qualifié d’opérette pastorale. Le décor représente une chambre. Lucette est assise à une table en train d’écrire une lettre. On apprend qu’elle est à Paris pour se marier et rencontrer son futur qui doit venir la chercher le lendemain. L’hôtel étant plein, la patronne l’a installée dans la chambre d’un locataire qui est en voyage. Elle va ensuite se coucher. Luc entre alors. Il est l’occupant légitime de la chambre et explique qu’il fuit le mariage car il serait malade. Quand Lucette se réveille, la situation devient gênante pour les deux protagonistes qui finissent par s’entendre et improvisent un pique-nique dans la chambre. Lucette raconte alors en se moquant qu’elle a hérité d’une ferme en Normandie avec un cousin à la seule condition, pour celui-ci, de l’épouser. Mais un ami du cousin lui a fait croire qu’il était poitrinaire pour le faire renoncer au mariage et à l’héritage. Luc se reconnaît dans le cousin et décide de se venger en épousant Lucette.

L’ouverture qualifiée de « bucolique » commence par un mouvement lent. Une basse arpégée souligne une mélodie légère. Suit un mouvement rapide dans le pur esprit d’Offenbach avec rythme syncopé. Puis vient une troisième partie de nouveau lente, prémices de l’air de Pâris dans La Belle Hélène avant la reprise du mouvement rapide à l’identique.

La pièce est jouée en version de concert. Morgane Bertrand interprète Lucette. Elle écrit une lettre à sa marraine et chante une berceuse avant de se coucher et s’endormir. Luc entre alors et explique qu’il souffre d’une maladie incurable. La voix chaude et puissante, la diction parfaite de Christophe Gay, associées à son évident talent de comédien entraînent le public. Après le réveil de Lucette, tous deux font connaissance et chantent une petite pastorale comique écrite par Luc. Deux duos composent cette petite pièce « Agite ta clochette, mon gentil chevreau » et « Allons, partons ». Le premier nous permet d’admirer les magnifiques vocalises de Morgane Bertrand dont la voix de soprano claire et souple semble créée pour servir Offenbach. Jean-Christophe Keck illustre ce charmant duo avec la clochette du chevreau. Le second duo est une caricature de l’esprit militaire.

La scène suivante est celle dite du « festin », en fait « une aile de poulet, la moitié d’une galette et trois quarts de vin ». Le duo « À table » annonce le duo de la gantière et du bottier de la Vie Parisienne, petite pièce très enlevée qui précède la scène de « la révélation ». Les deux jeunes gens commencent à s’apprécier et Lucette, mise en confiance, explique comment celui qui aurait dû être son époux a été berné. Luc trouve l’anecdote amusante jusqu’à ce qu’il comprenne que c’est lui le dindon de la farce. Il bout alors de colère au point d’effrayer Lucette qui cherche à s’enfuir. Luc la poursuit dans la chambre et au moment où elle va sortir, mime une blessure. Lucette ne peut le laisser sans soin et décide de rester. Ils s’expliquent enfin et s’avouent leur amour dans un très joli duo final « Toc, toc, toc, comme ça bat, toc, toc, toc, quel sabbat ! »

Au final, il ne reste plus qu’à monter Luc et Lucette avec costumes, décors et mise en scène, et inscrire au répertoire des opérettes françaises en un acte une bien sympathique pastorale signée du grand Offenbach ! On a peine à comprendre que le Maître ne l’ait pas reprise, une fois installé dans son théâtre des Bouffes Parisiens. Il faut dire que ses opérettes majeures et en particulier Orphée aux enfers y occupaient tbeaucoup de temps…

  • Si vous souhaitez publier un commentaire (dans l’encadré ci-dessous, en bas de page), merci de prendre connaissance auparavant de la « Charte des commentaires » ! / If you wish to post a comment (in the box below, at the bottom of the page), please read the “Comment Policy” first!
Les artistes

Lucette : Morgane Bertrand (soprano)
Luc : Christophe Gay (baryton)

Présentation et direction musicale : Jean-Christophe Keck
Piano : Diego Mingolla

Le programme

Luc et Lucette

Opérette pastorale en un acte de Jacques Offenbach, livret de Pittaud de Forges et Eugène Roche, créée à Paris, Salle Herz, le 2 mai 1854.

Théâtre de l’Odéon de Marseille, représentation du dimanche 29 mars 2026

image_printImprimer
Christophe GayMorgane BertrandJean-Christophe Keck
0 commentaires 3 FacebookTwitterPinterestEmail
Laure Chauvris

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Ça s’est passé il y a 400 ans : naissance d’Atto Melani
prochain post
Philharmonie : un Rigoletto aux sonorités très pures

Vous allez aussi aimer...

Les Festivals de l’été –La Turandot de Daniela...

12 août 2026

Les Festivals de l’été –La Flute enchantée sous...

12 août 2026

Les festivals de l’été – Salzbourg, Saint François...

11 août 2026

Les Festivals de l’été –À Menton, Marie-Laure Garnier...

11 août 2026

Les Festivals de l’été – Innsbruck : Il...

10 août 2026

Les festivals de l’été –Le Ring des 150...

8 août 2026

Les festivals de l’été –Bayreuth, Le Vaisseau fantôme :...

8 août 2026

Les festivals de l’été –Torre del Lago :...

7 août 2026

Les festivals de l’été –Salzbourg, Ariadne auf  Naxos,...

6 août 2026

Les festivals de l’été – Salzbourg : un Lucio...

6 août 2026

Humeurs

  • La colline verte n’a pas fini de rougir —
    L’affaire Friedman et les fantômes de Bayreuth : le festival Wagner bute sur son passé antisémite

    26 juin 2026

En bref

  • La vidéo du mois : l’ouverture de RIENZI

    1 août 2026
  • Les brèves de juillet –

    29 juillet 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Édito d’août –
    La culture, éternelle variable d’ajustement  budgétaire…

    1 août 2026

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • CHIL dans Les Festivals de l’été –
    La Flute enchantée sous les étoiles de Sanxay
  • Doguet dans Les festivals de l’été –
    Le Ring des 150 ans à Bayreuth, ou quand l’IA oublie le théâtre
  • meyer frederic dans Les festivals de l’été –
    Le Ring des 150 ans à Bayreuth, ou quand l’IA oublie le théâtre
  • CHRISTINE FRANCEZON dans Les festivals de l’été –
    Salzbourg : un Lucio Silla de feu et de flammes
  • Kediha dans Les festivals de l’été –
    Salzbourg : un Lucio Silla de feu et de flammes

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Les Festivals de l’été –La Turandot...

12 août 2026

Les Festivals de l’été –La Flute...

12 août 2026

Les festivals de l’été – Salzbourg,...

11 août 2026