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Entre larmes et éclats de rire : les deux visages de Puccini triomphent au Coliseu do Porto

par Stéphane Lelièvre 29 juin 2026
par Stéphane Lelièvre 29 juin 2026

© Matilde Fieschi

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Suor Angelica, Gianni Schicchi, Coliseu Porto Ageas, samedi 27 juin 2026

L’opéra vit aussi loin des grandes capitales lyriques. En réunissant Suor Angelica et Gianni Schicchi, le Coliseu do Porto Ageas rappelle que la qualité d’un spectacle tient moins au prestige supposé d’une maison qu’à l’intelligence des artistes qui le portent. Direction musicale inspirée, troupe remarquablement homogène et mise en scène d’une grande finesse font de ce diptyque puccinien une très belle réussite.

Le Portugal, une terre lyrique encore trop peu fréquentée

Le Portugal demeure trop souvent un angle mort de la géographie lyrique européenne. Les amateurs d’opéra lui préfèrent spontanément l’Italie, l’Allemagne ou l’Autriche, oubliant qu’entre Lisbonne et Porto s’est développée, depuis plusieurs décennies, une vie musicale d’une réelle vitalité. Sans disposer de grandes maisons comparables à celles de Vienne ou de Munich, le pays sait réunir des équipes artistiques de premier ordre et proposer des spectacles d’une remarquable cohérence. La production de Suor Angelica et Gianni Schicchi donnée au Coliseu do Porto Ageas (elle est importée de Lisbonne où le Teatro Nacional de São Carlos l’a présentée en octobre dernier au Centro Cultural de Belém) en apporte une nouvelle démonstration.

© Première Loge Opéra

C’est précisément au Coliseu do Porto Ageas, magnifique témoin de l’architecture Art déco portugaise inspirée du style « paquebot », qu’était présenté, ce samedi 27 juin, un diptyque réunissant deux volets du Trittico de Giacomo Puccini : Suor Angelica et Gianni Schicchi. La réunion de ces deux chefs-d’œuvre rappelle combien ils constituent les deux faces d’un même génie dramatique : d’un côté la tragédie la plus bouleversante, de l’autre une comédie d’une férocité jubilatoire.

© Première Loge Opéra
© Première Loge Opéra

La première belle surprise de la soirée est d’entendre un orchestre d’une telle qualité. L’Orquestra Sinfónica Portuguesa possède en effet cette double vertu, si précieuse chez Puccini : une pâte sonore généreuse qui n’exclut jamais la transparence, qualité essentielle dans une partition dont l’écriture regorge de demi-teintes et de couleurs infiniment nuancées. Les premières mesures de Suor Angelica suffisent à installer cette atmosphère si particulière. Les sonorités semblent baignées de lumière, les lignes orchestrales respirent avec naturel, et l’on retrouve immédiatement cette poésie contemplative qui fait de l’ouvrage l’une des partitions les plus délicates de Puccini.

À la tête de l’orchestre, Renato Balsadonna confirme les qualités qu’on lui connaît comme chef autant que comme homme de théâtre. Sa direction ne recherche jamais l’effet spectaculaire. Elle privilégie au contraire la continuité du discours, ménageant avec un sens très sûr les respirations et les montées de tension. Le drame ne faiblit jamais, mais jamais non plus le chef ne sacrifie la transparence des textures à la puissance sonore. Il sait surtout rendre justice à ce qui constitue peut-être la singularité de Puccini : une orchestration d’une sophistication extrême, où les harmonies les plus audacieuses côtoient une inspiration mélodique immédiatement séduisante. Les couleurs changent sans cesse, les climats se métamorphosent avec une fluidité remarquable, et la direction de Balsadonna laisse constamment respirer cette palette infiniment nuancée.

Une vraie équipe scénique et vocale au service de Gianni Schicchi

Les deux opéras présentés au cours de la soirée exigent des distributions particulièrement nombreuses. Suor Angelica repose sur une véritable communauté de religieuses où chaque intervention, si brève soit-elle, participe à la peinture du couvent. Gianni Schicchi, de son côté, multiplie les personnages secondaires, dont chacun doit exister immédiatement pour que la mécanique comique fonctionne pleinement.
La réussite de cette production tient précisément à cette remarquable homogénéité. On sent le patient travail accompli en amont, tant sur le plan musical que dramatique. Renato Balsadonna veille à l’équilibre des ensembles avec une remarquable précision, tandis que le metteur en scène Carmine De Amicis dirige ses chanteurs avec une attention constante au jeu collectif. La  troupe paraît ainsi parfaitement soudée, chacun semblant servir avant tout la réussite de l’ensemble.

Parmi les comprimari de Schicchi, plusieurs interprètes se distinguent tout particulièrement. Ricardo Panela compose un notaire délicieusement pince-sans-rire, servi par une diction exemplaire et une émission parfaitement maîtrisée. Nuno Dias campe un Simone solidement caractérisé, tandis que Cátia Moreso fait de Zita une véritable matrone, autoritaire et volontiers explosive. Tous participent pleinement à cette galerie de personnages grotesques que Puccini et son librettiste peignent avec une réjouissante cruauté.
Dans le rôle de Rinuccio, Luís Gomes fait entendre une belle voix de ténor lyrique. Le timbre est clair, lumineux, l’émission franche. Son « Firenze è come un albero fiorito », conduit avec naturel, constitue ainsi un véritable hymne amoureux à Florence, chanté avec une sincérité communicative.
Face à lui, Rafaela Albuquerque compose une Lauretta particulièrement séduisante. La voix apparaît plus charnue, plus ronde que celle que l’on entend souvent dans ce rôle, sans jamais perdre la souplesse indispensable à son célèbre air. Cette matière vocale plus corsée apporte au personnage une présence inhabituelle, tout en conservant une grande capacité d’allègement dans les phrases les plus tendres. Le chaleureux succès que lui réserve le public vient récompenser une interprétation aussi sincère que musicalement accomplie.
Au centre de l’ouvrage, Luís Rodrigues signe une incarnation particulièrement convaincante du personnage-titre. Le baryton possède une présence scénique qui s’impose dès son entrée. Son Schicchi est moins un bateleur qu’un homme d’une intelligence supérieure, observant avec un mélange d’amusement et de mépris cette famille prête à toutes les bassesses pour quelques héritages. Si la voix manque peut-être d’un peu d’ampleur dans les éclats les plus héroïques — « è tale da sfidar l’eternità ! » —, les adieux à Florence sont empreints d’un humour délicieusement grinçant qui rappelle toute l’ambiguïté du personnage, à la fois manipulateur, cynique et paradoxalement le plus humain de tous.
Mais c’est surtout dans la scène de la réécriture du testament que Luís Rodrigues impressionne : son extraordinaire habileté à faire alterner sa propre voix avec celle de Buoso Donati constitue un véritable tour de force théâtral. Les changements de timbre, parfaitement maîtrisés, deviennent un ressort comique irrésistible et déclenchent de nombreux éclats de rire dans la salle.

La tragédie de Suor Angelica : deux portraits de femmes

Si Gianni Schicchi séduit par son irrésistible mécanique comique, Suor Angelica, présentée en ouverture de soirée, en constitue sans doute le sommet émotionnel. Entièrement confié à une distribution féminine (au sein de laquelle on remarque la une fraîcheur particulièrement touchante d’Elisa Bastos en Suor Genovieffa), l’ouvrage repose avant tout sur l’affrontement entre deux personnages que tout oppose : la Zia Principessa, incarnation implacable de la loi familiale, et Angelica, victime d’un ordre social qui l’a condamnée à une vie de réclusion.

Dans le rôle de la Zia Principessa, Cátia Moreso impose une forte présence. Dès son entrée, la voix, solidement assise dans le grave, fait sentir l’autorité absolue du personnage. La chanteuse ose des graves franchement poitrinés qui ne relèvent jamais de l’effet gratuit : ils deviennent au contraire l’expression même de cette dureté inflexible qui interdit toute compassion.

Face à elle, Silvia Sequeira révèle une très belle personnalité artistique. Son soprano lyrique séduit d’abord par la beauté du timbre, fruité, chaleureux et richement coloré. L’émission est  souple, la ligne vocale élégante, et le personnage gagne immédiatement la sympathie du spectateur. On pourra seulement regretter que le timbre perde parfois un peu de sa rondeur dans l’extrême aigu. De même, un diminuendo sur le dernier « amore » de « Senza mamma » aurait sans doute porté l’émotion à son comble. Il ne s’agit toutefois que d’une petite réserve au regard de la qualité générale de la prestation.
Mais c’est surtout dans l’incarnation dramatique que la chanteuse convainc pleinement. Son Angelica n’est jamais une simple victime résignée. Derrière la douceur religieuse affleurent constamment les blessures d’une femme que l’on a privée de son enfant et condamnée au silence. Cette douleur contenue nourrit toute son interprétation et donne au personnage une vérité profondément humaine. Car Silvia Sequeira possède surtout une belle intelligence dramatique. Elle sait faire surgir, avec une rare justesse, les quelques éclats de violence que Puccini ménage dans cette partition pourtant dominée par le recueillement. Le cri « Sorella della mia madre, voi siete inesorabile ! » éclate ainsi avec une intensité bouleversante : ce n’est plus la religieuse qui parle, mais la mère blessée dans ce qu’elle a de plus profond.

On retrouve dans cet opus toute la qualité du travail accompli avec Renato Balsadonna. La direction accompagne constamment les chanteuses, laissant respirer la ligne vocale sans jamais perdre la tension dramatique. L’orchestre semble prolonger les états d’âme du personnage plus qu’il ne les accompagne, dans cette écriture si singulière où Puccini fait alterner élans lyriques et dépouillement pour atteindre une forme de mysticisme musical. Rien n’est appuyé, rien n’est surligné. Lorsque survient enfin le miracle final, celui-ci apparaît moins comme un spectaculaire coup de théâtre que comme l’aboutissement naturel d’un long cheminement intérieur.

Carmine De Amicis : renouveler sans trahir

La réussite de cette soirée doit enfin beaucoup au travail de Carmine De Amicis, artiste complet qui partage son activité entre le théâtre (il présentera en octobre prochain un spectacle d’après Les Hauts de Hurlevent Sala Umberto à Rome), le cinéma, la danse (on avait particulièrement apprécié la chorégraphie pleine de fantaisie qu’il avait proposée à Olivier Lepelletier-Leeds pour sa Chauve-Souris liégeoise) et l’opéra. Cette diversité d’expériences se retrouve dans une mise en scène d’une remarquable fluidité, où le théâtre naît toujours de la musique sans jamais chercher à lui imposer un discours étranger.

Avec la complicité de la scénographe Gloria Bolchini, Carmine De Amicis imagine un dispositif scénique d’une grande simplicité, mais d’une réelle efficacité dramatique. Quelques volumes géométriques suffisent à évoquer les galeries d’un cloître, l’espace étant organisé autour d’une cloison symbolique séparant le monde clos du couvent de celui, inaccessible, de la vie extérieure. Cette frontière physique devient peu à peu une frontière psychologique, matérialisant l’enfermement auquel Angelica est condamnée.

Quelques projections vidéo, utilisées avec beaucoup de retenue, viennent enrichir le propos sans jamais détourner l’attention. Tantôt elles prolongent la poésie contemplative de la partition (l’envol d’oiseaux), tantôt elles traduisent les visions hallucinées d’Angelica au moment où le poison commence à agir. La vidéo demeure ainsi un véritable outil dramatique et non un simple effet décoratif.
La scénographie évolue subtilement entre les deux ouvrages. À l’austérité presque ascétique de Suor Angelica succède, dans Gianni Schicchi, un décor envahi d’objets disparates qui créent une atmosphère volontairement désordonnée, propice à la farce. Sans jamais rompre l’unité esthétique de la soirée, ce changement d’univers accompagne naturellement le passage de la tragédie à la comédie.
Le travail sur la direction d’acteurs mérite également d’être salué. Aucun geste ne paraît laissé au hasard, aucun déplacement ne semble gratuit. Chaque personnage existe pleinement, jusque dans les rôles les plus secondaires, et l’on sent combien Carmine De Amicis attache d’importance à la vérité des relations humaines.

Mais c’est surtout par plusieurs idées dramaturgiques particulièrement fortes que cette mise en scène s’impose.

Le fils d’Angelica est vivant

La plus marquante concerne sans doute Suor Angelica. Alors que le livret laisse entendre que l’enfant est mort depuis deux ans, Carmine De Amicis choisit au contraire de le maintenir en vie. Dès la scène de la visite de la Zia Principessa, le jeune garçon apparaît silencieusement à l’extérieur du couvent. Angelica ne peut le voir, mais le public, lui, découvre sa présence. Entièrement vêtu de rouge, il devient la matérialisation permanente du péché originel de l’héroïne. Ce rouge éclatant contraste avec le blanc immaculé des religieuses et de la statue de la Vierge, tandis que la tante apparaît, elle, entièrement vêtue de noir. Trois couleurs seulement structurent ainsi tout le drame : l’innocence, la faute et la mort.
Ce choix transforme profondément la psychologie de la Zia Principessa. Dans cette lecture, elle ne se contente plus d’annoncer une mort réelle : elle ment délibérément à sa nièce afin d’obtenir sa signature. Lorsqu’Angelica hésite encore à renoncer à son héritage, la vieille aristocrate lui montre le manteau rouge de l’enfant comme une prétendue preuve de son décès.
Le personnage, déjà odieux chez Puccini, acquiert alors une dimension de cruauté presque démoniaque. Cette manipulation rend le désespoir d’Angelica encore plus insoutenable et justifie pleinement la catastrophe finale. Le dernier tableau en devient d’autant plus bouleversant. Alors que la tradition montre généralement Angelica retrouvant son fils dans une vision mystique, Carmine De Amicis choisit de réunir réellement la mère et l’enfant au moment de l’agonie. Le miracle cesse d’être une hallucination pour devenir une ultime rencontre terrestre. Sans rien enlever à la dimension spirituelle de l’œuvre, cette lecture lui confère une intensité humaine profondément émouvante.

Du cloître… à la  basse-cour !

L’idée directrice de Gianni Schicchi est tout aussi ingénieuse.
Dans les cris avides de la famille Donati, le metteur en scène entend moins des lamentations que… les caquètements d’une basse-cour ! Les héritiers deviennent ainsi une véritable volée de gallinacés occupés à picorer fébrilement les derniers biens du défunt.
Avant même les premières mesures de l’opéra, ils envahissent la scène en gloussant, avançant par petits pas nerveux, les mains prolongées par des griffes comparables à celles des poules qui accentuent encore leur animalité. La métaphore amuse immédiatement sans jamais devenir envahissante. Elle demeure suffisamment discrète pour ne pas se transformer en procédé systématique, tout en éclairant avec finesse la satire sociale imaginée par Puccini.

Deux autres trouvailles retiennent également l’attention.

Au moment où Schicchi élabore son stratagème, un immense rideau de flammes est projeté en arrière-plan. La référence est évidente : c’est dans l’Enfer de Dante que Puccini et son librettiste sont allés chercher l’anecdote de Gianni Schicchi ! Cette évocation discrète rappelle au spectateur le destin infernal promis au personnage sans interrompre le rythme de la comédie.

Plus savoureuse encore est la scène où Schicchi se fait passer pour Buoso Donati. Plutôt que de reprendre le procédé traditionnel consistant à cacher le baryton sous les draps du lit mortuaire, Carmine De Amicis imagine une solution d’un humour délicieusement macabre. Schicchi se dissimule derrière le cadavre de Donati et anime lui-même le corps inerte, manipulant bras et tête comme une gigantesque marionnette désarticulée. La scène évoque irrésistiblement l’univers de Tim Burton : drôle, grinçante, légèrement inquiétante aussi. Il faut ici saluer la prestation de Caco Lebre, irrésistible Buoso Donati, dont la souplesse transforme le cadavre en véritable poupée de chiffon. Le public ne s’y trompe pas et accueille cette séquence par de francs éclats de rire.

In fine, ce spectacle constitue une véritable carte de visite pour Carmine De Amicis. Le jeune metteur en scène démontre qu’il possède deux qualités essentielles, malheureusement devenues un peu rares dans le monde lyrique actuel : savoir raconter une histoire et faire confiance aux œuvres. Ses propositions sont personnelles, parfois audacieuses, mais elles naissent toujours du livret et de la musique. Jamais il ne cherche à imposer un concept extérieur ni à attirer l’attention sur lui-même. Son imagination enrichit les opéras qu’il met en scène au lieu de les détourner de leur sens profond.

Quoi qu’il en soit, une telle soirée rappelle opportunément que l’avenir de l’art lyrique ne dépend pas seulement des grandes institutions internationales. Il repose tout autant sur des théâtres capables de réunir des artistes qui croient aux œuvres qu’ils servent et refusent d’en faire le simple prétexte d’une démonstration de virtuosité ou d’un exercice de style. C’est précisément ce qu’ont réussi le Teatro Nacional de São Carlos/Centro Cultural de Belém et le Coliseu de Porto. La qualité de l’accueil réservé par le public, qui a salué les deux ouvrages par une longue ovation debout, témoigne de l’existence d’un véritable appétit pour un opéra exigeant, vivant et profondément théâtral. Souhaitons que le Coliseu do Porto Ageas poursuive avec la même ambition son engagement en faveur de l’art lyrique : au vu de l’enthousiasme  du public, il aurait bien tort de s’en priver.
Quant à Carmine De Amicis, il signe ici une production qui révèle un metteur en scène déjà pleinement maître de ses moyens. Son travail allie imagination, respect des œuvres et intelligence dramatique : trois qualités dont l’opéra contemporain aurait sans doute intérêt à s’inspirer davantage.

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Les artistes

Suor Angelica : Sílvia Sequeira
La zia principessa : Cátia Moreso
La Badessa : Nélia Gonçalves
La maestra delle novizie : Carolina Figueiredo
Suor zelatrice : Paula Morna Dória
Suor Genovieffa : Elisa Bastos
La suora infermiera : Rita Coelho
Suor Osmina : Inês Medeiros
Suor Dolcina : Ana Cosme
Una conversa : Ana Luísa Silva
Una conversa : Natália de Carvalho Brito
Una cercatrice : Ana Franco
Una cercatrice : Leila Moreso
Una novizia : Carolina Raposo
Una novizia : Sandra Lourenço

Gianni Schicchi : Luís Rodrigues
Lauretta : Rafaela Albuquerque
Zita : Cátia Moreso
Rinuccio : Luís Gomes
Gherardo : Marco Alves dos Santos
Nella : Rita Marques
Betto : João Oliveira
Simone : Nuno Dias
Marco : Diogo Oliveira
La Ciesca : Patrícia Quinta
Mestro Spinelloccio : Mário Redondo
Amantio di Nicolao : Ricardo Panela
Pinellino : João Rosa
Guccio : Tiago Navarro
Gherardino : Francisco Luís

Orquestra Sinfónica Portuguesa, Coro do Teatro Nacional de São Carlos, dir. Renato Balsadonna

Mise en scène et costumes :  Carmine De Amicis
Scénographie et costumes : Gloria Bolchini
Lumières : Carlos Ramos
Vidéo : Leandro Summo

 

Le programme

Suor Angelica et Gianni Schicchi

Opéras en un acte de Giacomo Puccini, livrets de Giovacchino Forzano, créés le 14 décembre 1918 au Metropolitan Opera de New York

Coliseu do Porto Ageas, représentation du samedi 27 juin 2026

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Rafaela AlbuquerqueCarmine de AmicisRenato BalsadonnaSilvia SequeiraLuis RodriguesLuis Gomes
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Stéphane Lelièvre

Stéphane Lelièvre est maître de conférences en littérature comparée, responsable de l’équipe « Littérature et Musique » du Centre de Recherche en Littérature Comparée de la Faculté des Lettres de Sorbonne-Université. Il a publié plusieurs ouvrages et articles dans des revues comparatistes ou musicologiques et collabore fréquemment avec divers opéras pour la rédaction de programmes de salle (Opéra national de Paris, Opéra-Comique, Opéra national du Rhin,...) Il est co-fondateur et rédacteur en chef de Première Loge.

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