À la une
Étienne Dupuis à Lyon : du grand, du beau, du...
Covent Garden et la Monnaie de Bruxelles solidaires de Paata...
Théâtre des Champs-Élysées : Mozart et Rossini marquent la rencontre entre...
Un ballo in maschera à Florence : applaudissements nourris pour les...
Festival del Maggio Musicale Fiorentino: debutta Un ballo in maschera...
En chasse à Versailles !
Felicity Lott donne des nouvelles de sa santé
I PURITANI à Turin : entre bel canto et psychanalyse
Sept ans de prison pour la basse Paata Burchuladze !
SOLARIS, une odyssée sonore entre mémoire musicale et vertige cosmique
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

CDMédiathèque

CD – Puccini, Il Tabarro

par Stéphane Lelièvre 13 octobre 2021
par Stéphane Lelièvre 13 octobre 2021
0 commentaires 4FacebookTwitterPinterestEmail
1,8K

La collection Sony Classical Opera réédite actuellement plusieurs albums d’opéras, à un prix extrêmement doux (moins de 10 euros l’intégrale !). S’ils ne constituent pas nécessairement des références discographiques, tous ou presque présentent une plusieurs raisons pouvant justifier leur acquisition… Deuxième intégrale chroniquée pour Première Loge : Il Tabarro de Puccini.

Les artistes

Giorgetta : Leontyne Price
La Frugola : Oralia Dominguez
Michele : Sherrill Milnes
Luigi : Plácido Domingo
Il Tinca : Piero de Palma
Il Talpa : Robert El Hage
Venditore di canzonette : Philip Langridge
Due amanti : Nigel Rogers, Elizabeth Gale

John Alldis Choir, New Philharmonia Orchestra, dir. Erich Leinsdorf

 

Le programme

Il Tabarro

Opéra en un acte de Giacomo Puccini, livret de Giuseppe Adami, créé au Metropolitan Opera (New York) le 14 décembre 1918.

1 CD Sony Classical Opera, enregistré à Londres en juin-juillet 1971.

Il Tabarro est l’un des rares opéras de Puccini à pouvoir être qualifié de « vériste » (le compositeur lucquois n’appartint jamais, rappelons-le, à ce mouvement), au moins pour le sujet traité, ne se déroulant ni en Chine, ni au Far West, ni dans la Rome napoléonienne, ni au Japon, mais dans un Paris contemporain du musicien et de ses librettistes (l’œuvre fut créée en 1918, soit huit ans après les événements relatés). Quoi qu’il en soit, vériste ou pas, ce premier volet du Triptyque nécessite trois grands gosiers, à l’émission saine et franche, et trois chanteurs à l’impeccable diction – le texte de ce type d’œuvres important autant que la musique.

Au regard de la distribution réunie par RCA dans cet enregistrement réalisé en 1971 et réédité par Sony Classical Opera, on pourrait croire que nous tenons là la version idéale de l’œuvre. Est-ce vraiment le cas ? Presque… En ce début des années 70, les trois monstres sacrés que sont Plácido Domingo, Leontyne Price et Sherrill Milnes sont en pleine possession de leurs (très grands) moyens. Le baryton américain, qu’en d’autres occasions nous trouvons parfois un peu monolithique, plie ici sa grande voix et son timbre d’airain au rôle de Michele dont il met très justement en valeur le côté fragile et blessé… Un assassin, certes, mais aussi un homme qui a terriblement souffert – ce que cette tragédie du non-dit ne laisse que deviner sans que toute la lumière soit jamais réellement faite sur les événements passés qui hantent les personnages. Domingo est évidemment parfaitement à son aise dans cet emploi d’homme amoureux, tendre, entier. Son Luigi est sans doute l’un des plus émouvants de la discographie. Reste Leontyne Price, égale à elle-même. Le timbre est somptueux, avec déjà cet aigu qui s’amenuise quelque peu dans l’aigu (mais à peine) et cette raucité si caractéristique des graves… Somptueux ? Un peu trop même, pour ce personnage de femme du peuple, simple épouse d’un propriétaire de péniche. Giorgetta appelle sans doute moins d’opulence, moins de sophistication, ainsi qu’une diction plus nette, un verbe plus franc, plus acéré. C’est pourquoi il est possible de lui préféré une Renata Scotto, au timbre évidemment moins riche mais excellente diseuse (six ans plus tard chez CBS, sous la direction de Lorin Maazel, avec de nouveau Domingo), ou Mirella Freni dans la version Bartoletti (Decca,  1991).

Le New Philhamonia Orchestra fait le job sous la baguette efficace d’Erich Leinsdorf, et on retrouve avec surprise Oralia Dominguez, l’Amneris de Callas à Mexico en 1951, en Frugola (la voix sonne bien usée pour une chanteuse alors âgée de 46 ans…), et Philip Langridge et Nigel Rogers dans les tout petits rôles du vendeur de chansons et de l’amoureux.

Une version hautement recommandable, proposée à un très petit prix…

image_printImprimer
Placido DomingoLeontyne PriceSherrill MilnesSony Classical Operapuccini
0 commentaires 4 FacebookTwitterPinterestEmail
Stéphane Lelièvre

Stéphane Lelièvre est maître de conférences en littérature comparée, responsable de l’équipe « Littérature et Musique » du Centre de Recherche en Littérature Comparée de la Faculté des Lettres de Sorbonne-Université. Il a publié plusieurs ouvrages et articles dans des revues comparatistes ou musicologiques et collabore fréquemment avec divers opéras pour la rédaction de programmes de salle (Opéra national de Paris, Opéra-Comique, Opéra national du Rhin,...) Il est co-fondateur et rédacteur en chef de Première Loge.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Opéra de Marseille : GUILLAUME TELL, le retour de « l’homme à la pomme » après plus d’un demi-siècle d’absence !
prochain post
Ça s’est passé il y a 200 ans : NAISSANCE D’HENRY BOISSEAUX

Vous allez aussi aimer...

CD – Adriana González : Rondos for Adriana,...

30 avril 2026

CD – O weh ! La terreur et la beauté

25 avril 2026

CD – Charles Silver ou le charme retrouvé...

24 avril 2026

CD Reines, un opéra imaginaire aux multiples découvertes

24 avril 2026

CD – Romancero (Chœur de chambre Septentrion) : un...

12 avril 2026

CR – Livre : Florian Sempey, De vive...

4 avril 2026

CD – Les mondes de Médée

1 avril 2026

Leonardo García-Alarcón, compositeur en fusion

29 mars 2026

CD – Tout Puccini (ou presque) avec Sondra...

24 mars 2026

CD – Francesca Aspromonte, reine de la nuit

23 mars 2026

Humeurs

  • Covent Garden et la Monnaie de Bruxelles solidaires de Paata Burchuladze

    14 mai 2026

En bref

  • Felicity Lott donne des nouvelles de sa santé

    12 mai 2026
  • Sept ans de prison pour la basse Paata Burchuladze !

    11 mai 2026

La vidéo du mois

*

Édito

  • Édito de mai – L’artiste peut-il ne pas être politique ?

    1 mai 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Dembreville dans Découvrez la saison 26-27 de l’Opéra Orchestre Normandie Rouen
  • LIN dans La saison lyrique messine s’achève par un monumental Requiem de Verdi
  • Silcho dans Elle aurait 100 ans aujourd’hui : HUGUETTE RIVIÈRE
  • Madar dans L’Or du Rhin brille de nouveau à Marseille
  • BAUDIERE dans Hello Dolly ! enthousiasme l’Odéon de Marseille

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

CD – Adriana González : Rondos...

30 avril 2026

CD – O weh ! La terreur et...

25 avril 2026

CD – Charles Silver ou le...

24 avril 2026