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Benjamin Bernheim triomphe en Hoffmann à Bastille

par François Desbouvries 15 décembre 2023
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© Émilie Brouchon

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Pourquoi retourner ce mardi 12 décembre à l’Opéra de Paris voir Les Contes d’Hoffmann ? A priori bien plus pour la distribution que pour le spectacle lui-même : certes, la mise en scène de Robert Carsen, créée en 2000, avait été saluée en son temps comme un événement (et chroniquée entre autres dans Première Loge), mais nous assistons ce soir à la… 78e représentation (sur 156 en tout : la moitié donc !) des Contes à l’ONP dans cette production, qui a déjà vu passer un grand nombre de distributions. Il apparaissait donc, toujours a priori, qu’on pourrait quand même essayer autre chose, d’autant qu’au même moment (novembre 2023, à Liège puis à Venise) sortent les productions originales signées Stefano Poda et Damiano Michieletto, chroniquées dans nos colonnes, qui, après l’intéressant spectacle d’Olivier Py en 2008, apportent à l’œuvre un regard complémentaire et nouveau.

Il se trouve cependant que nous avions quelque peu oublié cette mise en scène, et que nous avons eu le plaisir de constater qu’elle fonctionnait toujours aussi bien ; le public, dont semble-t-il une large proportion voyait la production pour la première fois, est conquis, et applaudit au lever de rideau sur l’acte de Giuletta, et à tout rompre l’acte d’Olympia, irrésistible avec sa poupée débridée qui étourdit le pauvre Hoffmann de sa lubricité débordante.

Mais pour les habitués, la véritable motivation de ce soir tenait en la présence dans le rôle-titre de Benjamin Bernheim, qui après nous avoir ébloui l’an dernier en Faust, chantait pour la première ce rôle à Paris et dans cette production (il a cependant déjà interprété Hoffmann, notamment à Hambourg). La voix est claire, éclatante, lyrique et tendre quand il le faut, ne montre nul signe de fatigue, la diction est impeccable, l’incarnation nuancée : bravo à cet artiste d’exception dont la prestation ce soir mérite tous les superlatifs.

Autour de lui, Rachel Willis-Sorensen campe une Antonia de grand luxe, à la voix large, puissante, richement colorée ; paradoxalement, tout au plus pourrait-on regretter que la voix est peut-être un rien trop éclatante pour un personnage qui se meurt de son chant… Antoinette Dennefeld est une Giuletta tout à fait crédible, raffinée, au chant stylé et à la voix éclatante, pourvue d’un très léger vibrato serré qui la rend particulièrement émouvante. Elle a peu à chanter, hélas, dans cette version qui reprend de façon parfaitement incompréhensible – ça l’était tout autant il y a plus de 20 ans lors de la création du spectacle ! – l’édition Choudens. Pretty Yende, quant à elle, campe une Olympia vocalement correcte – même si l’on a entendu dans cette même production des interprétations plus étincelantes. Elle remporte en tout cas un grand succès, dû sans aucun doute également à la mise en scène, à son costume (ou absence de costume !…) et à son irrésistible jeu d’actrice. Légère déception en revanche en ce qui concerne Angela Brower (Nicklausse / La Muse), qui certes possède un délicat phrasé mozartien, mais dont l’émission se révèle un peu faible…

Christian van Horn, qui incarnait déjà Méphisto dans Faust d’an dernier, campe un Diable soigné vocalement, très crédible et suffisamment noir et effrayant sans avoir, heureusement, besoin d’en faire des tonnes dans le chant ou dans le jeu.

De la solide équipe de seconds rôles se détachent l’émouvant Crespel de Vincent Le Texier et l’irrésistible Spalanzani de Christophe Mortagne.

Le public fait fête aux artistes, y compris aux musiciens de l’orchestre et aux choristes, placés sous la direction d’une Eu Sun Kim précise mais qu’on aurait aimé un peu plus « passionnée » ici ou là…

Pour retrouver l’interview Première Loge de Benjamin Bernheim, cliquez ici !
Pour retrouver l’interview Première Loge de Rachel Willis-Sørensen , cliquez ici !

Les artistes

Hoffmann : Benjamin Bernheim
Olympia : Pretty Yende
Giulietta : Antoinette Dennefeld
Antonia : Rachel Willis-Sorensen
Lindorf, Coppélius, Dapertutto, Miracle : Christian Van Horn
La muse, Nicklausse : Angela Brower
Andrès, Cochenille, Pitichinaccio, Frantz : Leonardo Cortellazzi
Spalanzani : Christophe Mortagne
Nathanaël : Cyrille Lovighi
Hermann : Christian Rodrigue Moungoungou
Crespel, Maître Luther : Vincent Le Texier
La Voix de la mère d’Antonia : Sylvie Brunet-Grupposo
Schlemil : Alejandro Baliñas Vieites

Orchestre et Chœurs de l’Opéra national de Paris, dir. Eun Sun Kim
Chef des Chœurs : Alessandro Di Stefano
Mise en scène : Robert Carsen
Décors et costumes : Michael Levine
Lumières : Jean Kalman
Chorégraphie : Philippe Giraudeau
Dramaturgie : Ian Burton

Le programme

Les Contes d’Hoffmann

Opéra en 5 actes de Jacques Offenbach, livret de Jules Barbier d’après la pièce homonyme de Jules Barbier et Michel Carré (d’après Hoffmann), créé le 10 février 1881 à l’Opéra-Comique.
Opéra national de Paris Bastille, représentation du mardi 12 décembre 2023

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Robert CarsenVincent le TexierPretty YendeChristian Van HornLeonardo CortellazziAngela BrowerChristophe MortagneRachel Willis-SørensenEun Sun KimBenjamin BernheimAntoinette DennefeldSylvie Brunet-Grupposo
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François Desbouvries

Scientifique de formation et de profession (il est enseignant-chercheur en mathématiques appliquées), François Desbouvries n’en est pas moins passionné par l’art : la littérature, la peinture, et bien sûr... la musique en général, et l’opéra en particulier. Il fréquente assidûment les salles de concerts et d’opéras depuis une trentaine d’années, et n’a de cesse de faire partager sa passion, notamment via le site Première Loge dont il a rejoint l’équipe de rédaction en janvier 2020.

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