À la une
In memoriam : l’élégance souriante de FELICITY LOTT
Saison 2026-2027 du Palazzetto Bru Zane : défricheurs un jour,...
Les rencontres musicales de Vézelay 2026 sous le signe de...
Se préparer à ROBINSON CRUSOÉ, Opéras de Nantes, Angers, Rennes, 10...
Les brèves de mai –
Quand WHOOPI GOLDBERG affiche sa passion pour l’art lyrique !
L’iconoclaste Midsummer Festival Hardelot, édition 2026
Saison 2026-2027 de l’Opéra de Hambourg
Étienne Dupuis à Lyon : du grand, du beau, du...
Covent Garden et la Monnaie de Bruxelles solidaires de Paata...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

Humeur

Heptaméron IV

par Cartouche 29 avril 2020
par Cartouche 29 avril 2020
0 commentaires 0FacebookTwitterPinterestEmail
1,2K

Une escapade montagnarde avec Vincent d’Indy

Vous connaissez ma tendresse pour les ânes, que ce soit les ânes des Pyrénées, les baudets du Poitou, ou même ces mulets sur lesquels on juchait autrefois les grosses dames hollandaises qui ambitionnaient, pobrecitas, de monter en jupe étroite au Cirque de Gavarnie, les beaux jours de la contrebande avec le voisin aragonais ou navarrais s’étant enfuis. Grison chargé de sel ou Musicien de Brème, Aliboron ou Cadichon, Âne Culotte ou Platero de Juan Ramòn Jiménez, Mule du Pape ou Âne d’Or, vous m’avez charmé, fait rire, trembler ou pleurer.  J’allais oublier Peau d’âne et son tuto chanté d’une recette hélas immangeable !
Oh, j’entends déjà vos ricanements, — devrais-je dire vos braiements ? — et vous consultez frénétiquement les pages roses du défunt Larousse pour retrouver, ô cervelles indociles, la citation latine qui finira par m’achever. 

Peu m’importe. Dans le bestiaire de la Bible, de la littérature, de la peinture ou de la sculpture nous occupons beaucoup de place, de même qu’en musique, même si ce n’est que pour la Fête des Fous ; ou pour ce concert rustique que demande mon ami Bottom transmogrifié à la Reine des Fées. Oui, je sais, on dit de nous le meilleur et le pire, mais nous n’avons pas tous le mauvais caractère de la Modestine qui causa quelques soucis à Robert Louis Stevenson au début de son périple à travers les Cévennes en 1878.

Là, je vous vois frémir. Coincés entre votre piano droit et votre canapé, le nom de l’éternel voyageur qui inspire les Songs of Travel de mon ami Vaughan Williams et le mot Cévennes vous ouvrent des fenêtres magiques sur des horizons sans limites et vous donnent des fourmis dans les jambes. Pour accompagner votre randonnée virtuelle, je vous propose cette belle Symphonie Cévenole de notre Vincent d’Indy, fort oublié des organisateurs de concert. J’ai dû courir à Tanglewood, résidence d’été du Boston Symphony Orchestra, pour l’entendre jouée par Jean-Yves Thibaudet en 1990, avec d’autres desdichados français. Est-ce son titre officiel Symphonie sur un chant montagnard français qui me l’a fait associer très tôt avec mes jeunes années courues dans la montagne et les Pyrénées du Pont d’Espagne ? Le couplage de cette œuvre avec le Jour d’été à la montagne, op. 61 du même d’Indy dans la version qu’en donnait Catherine Collard avec Marek Janowski en 1992, me semblait parfaitement pertinent. Son absence de programme, au contraire de la colossale Alpensinfonie du Strauss bavarois qui, véritable Baedeker de l’alpiniste, comporte 22 rubriques, laisse place à l’imagination et au replay nostalgique des émotions d’une course en montagne. Aussi je me garderai bien de vous imposer les images de mon cinémascope intime et vous laisse au plaisir, croce e delizia al cor, de la remontée de souvenirs.

Pour les ceusses qui veulent absolument des images, je vous propose la version de Robert Casadesus, Eugene Ormandy et l’orchestre de Philadelphie, même si le piano semble parfois bien métallique et le visuel parfois étouffant.

On pourrait faire le même reproche au piano de Nicole Henriot-Schweitzer dans la version de 1958 du « beau Munch », comme disaient les dames Strasbourgeoises, à la tête de son Boston Symphony, mais je préfère le phrasé de son cor anglais.

Et enfin pour les accros de la montagne, la version de Catherine Collard :

Enjoy !

image_printImprimer
0 commentaires 0 FacebookTwitterPinterestEmail
Cartouche

Premier baryton de la troupe Eratori, dédiée à la défense de l’œuvre lyrique de Claude Terrasse, Cartouche est agrégé d’anglais et l’auteur d’une thèse sur les opéras de Benjamin Britten, de nombreux articles sur son oeuvre et celle de Ralph Vaughan Williams et du rapport texte et musique, XIXe-XXe. Il a échappé de peu au supplice de la roue et coule une retraite active après avoir officié à l’université de Caen.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
24 avril 2020 – Hommage au compositeur arménien KOMITAS
prochain post
HEPTAMERON VII

Vous allez aussi aimer...

Covent Garden et la Monnaie de Bruxelles solidaires...

14 mai 2026

Découverte vocale : la contralto ukrainienne VANDA KOZUB

17 avril 2026

PAATA BURCHULADZE : six mois déjà

2 avril 2026

Comment pourrait-on réellement croire qu’il est possible de...

30 mars 2026

Les stars d’Hollywood et l’opéra : Chalamet vs....

14 mars 2026

Journée internationale des droits des femmes : Mojca Lavrenčič,...

8 mars 2026

Timothée Chalamet, ou la médiocrité tranquille

7 mars 2026

PAATA BURCHULADZE : quatre mois déjà

2 février 2026

À la Fenice de Venise, un concert du...

3 janvier 2026

En 2026, commémorons et découvrons les programmations insolites...

2 janvier 2026

Humeurs

  • Covent Garden et la Monnaie de Bruxelles solidaires de Paata Burchuladze

    14 mai 2026

En bref

  • Les brèves de mai –

    16 mai 2026
  • Quand WHOOPI GOLDBERG affiche sa passion pour l’art lyrique !

    15 mai 2026

La vidéo du mois

*

Édito

  • Édito de mai – L’artiste peut-il ne pas être politique ?

    1 mai 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Dembreville dans Découvrez la saison 26-27 de l’Opéra Orchestre Normandie Rouen
  • LIN dans La saison lyrique messine s’achève par un monumental Requiem de Verdi
  • Silcho dans Elle aurait 100 ans aujourd’hui : HUGUETTE RIVIÈRE
  • Madar dans L’Or du Rhin brille de nouveau à Marseille
  • BAUDIERE dans Hello Dolly ! enthousiasme l’Odéon de Marseille

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Covent Garden et la Monnaie de...

14 mai 2026

Découverte vocale : la contralto ukrainienne...

17 avril 2026

PAATA BURCHULADZE : six mois déjà

2 avril 2026