À la une
Leonardo García-Alarcón, compositeur en fusion
À Bordeaux, la Flûte enchantée choisit la fable
Ascanio in Alba au TCE : l’éclat de la jeunesse...
2026-27, une saison étoilée au Capitole de Toulouse
Et Marseille porta au pinacle des Dialogues des Carmélites sublimés
Les brèves de mars –
Saison 26-27 de l’Opéra de Paris : 19 productions lyriques...
Il Trovatore à Monte-Carlo, un opéra de chef… aussi !
Se préparer à LE VILLI, Puccini (1884) – Opéra de...
Parme – Manon Lescaut : une mise en scène raffinée...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

ProductionCompte renduVu pour vous

Reggiolo : Mio padre Johann Sebastian. I ricordi di Regina Susanna Bach –
Tout reconstruire à partir de Bach !

par Ivonne Begotti 1 mai 2024
par Ivonne Begotti 1 mai 2024
© D.R. Teatro Rinaldi de Reggiolo
4 commentaires 17FacebookTwitterPinterestEmail
2,1K

Reggiolo : Mio padre Joahnn Sebastian. I ricordi di Regina Susanna Bach, au Teatro Rinaldi, 28 april 2024

Une promenade avec Bach à Reggiolo, entre échos de Massenet et idylles recréées. Un spectacle original qui a impliqué toute la ville !

Le dimanche 28 avril 2024 s’est tenue à Reggiolo (Reggio Emilia) une représentation originale « qui entend transcender les frontières entre les langages artistiques » afin de rendre concrète « une nouvelle idée consistant à lier entre eux les bâtiments historiques, les traditions locales et l’avenir, qui reste à construire ensemble ». L’initiative s’intitule « Mon père Johann Sebastian. Les souvenirs de Regina Susanna Bach », une production du Théâtre Rinaldi et du festival Back TO Bach-Academia Maghini. Les places de spectacle, dans les différentes salles, ont été vendues, mais le long des rues du centre et sur les esplanades, la musique de Bach – strictement en direct – a attiré les passants, tandis que des jeunes hommes courtois vêtus de noir et portant des perruques frisées de style baroque proposaient des informations et des programmes. De 17 heures à 20 heures, le spectacle a impliqué toute la ville, avec plus de deux cents personnes qui ont traversé la Via Vittorio Emanuele centrale à 19h30 pour se rendre à l’église Santa Maria Assunta, où la journée de Bach s’est achevée.

Si tout cela s’était déroulé dans une ville touristique avec une tradition musicale, le succès de l’événement aurait pu être prévisible. Or, il s’agit d’une ville de 9 000 habitants, située dans la fertile vallée du Pô, gravement endommagée par le tremblement de terre de 2012 et qui n’a toujours pas de théâtre, la pandémie ayant ralenti les travaux de rénovation.  Il y a donc de quoi être positivement surpris par l’exceptionnelle capacité à greffer la musique d’un génie baroque raffiné dans le tissu urbain d’une ville entière. Le samedi 27 avril, le même titre a été présenté à Turin au Teatro del Collegio San Giuseppe.

Pour Reggiolo, il s’agit d’un exemple admirable d’intelligence de planification et de capacité d’organisation. L’événement fait partie du cycle de biographies fictives de grands musiciens, qui en est à sa troisième édition, après la présentation d’Arturo Toscanini en 2022 et de Ludvig van Beethoven en 2023, avec la représentation de l’opéra en un acte Il campanello, sur une musique et un livret de Gaetano Donizetti, et de l’idylle antique pour solo et chœur Narcisse de Jules Massenet, sur une poésie de Paolo Collin, tous deux dirigés par Luigi Pagliarini. 

La représentation a eu lieu dans différents lieux du centre historique : Palazzo Sartoretti, Oratorio di San Rocco et Chiesa dell’Assunta. Dans la première partie, Regina Susanna, la dernière fille de Bach, interprétée par une Maria Antonietta Centoducati nonchalante, s’est présentée au public en tenue d’époque et a raconté les souvenirs qu’elle avait de son père. L’imagination de l’actrice-dramaturge a compensé le peu de données historiques, en impliquant émotionnellement le public. La narration a alterné avec des préludes et des fugues du Clavier bien tempéré, joués au piano par Gabriele Fabbri.

En deuxième partie, à l’Oratorio di San Rocco, c’est Bach lui-même – interprété par un Gianni Binelli convaincant – qui a présenté la Cantate BWV 106 (Actus tragicus), interprétée par le très soudé Consort Maghini, composé de Lorenzo Cavasanti et Manuel Staropoli aux flûtes à bec, Eleonora et Virginia Ghiringhelli aux violes de gambe, Giulia Gillio Gianetta au violoncelle et Matteo Cotti à l’orgue, en plus des quatre solistes : la soprano Karin Selva, le ténor Giuseppe Maletto, la basse Davide Sacco et le contralto Maximiliano Danta.  Les parties chorales ont été assurées par le chœur Adorno de Reggio Emilia et le chœur d’enfants de l’école « A. Balletti », préparé avec brio par Luigi Pagliarini. Le texte allemand s’écoule de manière convaincante, soulignant la gravité de la cantate. Le public a suivi avec beaucoup d’attention cette musique inhabituelle, finement interprétée.

Gli ottoni matildici ont ensuite ouvert la longue procession le long de la rue principale jusqu’à l’église, où l’exultation de la Cantate BWV 147 a retenti.

Après un tonnerre d’applaudissements, le Maestro Pagliarini a annoncé de futures représentations, dont un Notturno dei marinai, extrait de l’opéra Il vascello de Gama de Saverio Mercadante, en clôture du prestigieux London Conducting Workshop (masterclass internationale de direction chorale et orchestrale).

En remontant les rues du centre, les souvenirs des décombres s’estompent à la pensée de l’admirable exemple d’un pays qui a su transformer l’adversité en une idylle renouvelée.

Per leggere questo articolo nella sua versione originale (italiano), cliccare sulla bandiera

Les artistes

Regina : Maria Antonietta Centoducati
Bach : Gianni Binelli
Soprano : Karin Selva
Alto : Maximilliano Danta
Tenore : Giuseppe Maletto
Basso : Davide Sacco
Flûtes droites : Lorenzo Cavasanti e Manuel Staropoli
Viole de gambe : Eleonora Ghiringhelli e Virginia Ghiringhelli
Violoncelle : Giulia Gillio Gianetta
Orgue : Matteo Cotti
Piano : Gabriele Fabbri
Quintetto : Ottoni Matildici

Coro Adorno di Reggio Emilia; Coro delle Voci Bianche della scuola secondaria di primo grado “A. Balletti” di Quattro Castella, preparati dal Maestro Luigi Pagliarini;

Comparse : Gli “Scomodi” di Reggiolo

Dir. : Luigi Pagliarini

Mise en scène : Maria Antonietta Centoducati
Costumes : Reggium Couture, Carlotta Montanari e Gabriella Pingani
Accessoires réalisés par Il Bettolino Cooperativa Sociale

Le programme

Mio padre Joahnn Sebastian. I ricordi di Regina Susanna Bach

Intreccio di prosa e musica nella vita di Regina Susanna Bach.

Reggiolo (RE), Teatro Rinaldi, 28 april 2024

image_printImprimer
4 commentaires 17 FacebookTwitterPinterestEmail
Ivonne Begotti

4 commentaires

Franco albinelli 1 mai 2024 - 14 h 31 min

Ottimo, grazie

Répondre
Rita Gasparini 1 mai 2024 - 14 h 44 min

Recensione bellissima, molto aderente alla realtà, che da il giusto valore a Coloro che ogni giorno si dedicano con passione , con determinazione, con costanza e con lungimiranza, fanno della loro professione, una vocazione per dare spazio, visibilità e valorizzazione alla Conoscenza, alla Cultura, ai Giovani e al territorio, colmando i « vuoti » con il Sapere! Grazie di cuore!😍😍😍

Répondre
Catia Morgotti 1 mai 2024 - 14 h 48 min

Un fiume in piena, complimenti!

Répondre
fausto mantovi 1 mai 2024 - 15 h 47 min

molto bene..!!

Répondre

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
À Marseille, des Noces de Figaro galvanisées par Michele Spotti
prochain post
Levallois : La Flûte enchantée – Quand la valeur n’attend pas le nombre des années !

Vous allez aussi aimer...

À Bordeaux, la Flûte enchantée choisit la fable

29 mars 2026

Ascanio in Alba au TCE : l’éclat de...

28 mars 2026

Et Marseille porta au pinacle des Dialogues des...

28 mars 2026

Il Trovatore à Monte-Carlo, un opéra de chef…...

25 mars 2026

Parme – Manon Lescaut : une mise en...

25 mars 2026

Manon Lescaut: una messa in scena raffinata che...

25 mars 2026

Florence : Le Château de Barbe-Bleue / La Voix...

24 mars 2026

Lyon : Le vaisseau fantôme de Billy Budd

23 mars 2026

Les Enfants terribles de Philip Glass à l’Opéra...

22 mars 2026

Lyon : Une lecture « dantesque » réjouissante de Manon Lescaut

22 mars 2026

Humeurs

  • Les stars d’Hollywood et l’opéra : Chalamet vs. DiCaprio

    14 mars 2026

En bref

  • Les brèves de mars –

    27 mars 2026
  • Ça s’est passé il y a 300 ans : création de Scipione de Händel

    12 mars 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Transposer un mythe dans la contemporanéité : mettre à jour… ou mettre à plat ?

    1 mars 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Jean-François BOUYER dans Et Marseille porta au pinacle des Dialogues des Carmélites sublimés
  • Anne Martin dans Et Marseille porta au pinacle des Dialogues des Carmélites sublimés
  • Renato Verga dans Florence : Le Château de Barbe-Bleue / La Voix humaine – Crime au téléphone : le fil brisé d’un diptyque… recousu de force !
  • Rafi dans Et Marseille porta au pinacle des Dialogues des Carmélites sublimés
  • meyer frederic dans Florence : Le Château de Barbe-Bleue / La Voix humaine – Crime au téléphone : le fil brisé d’un diptyque… recousu de force !

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

À Bordeaux, la Flûte enchantée choisit...

29 mars 2026

Ascanio in Alba au TCE :...

28 mars 2026

Et Marseille porta au pinacle des...

28 mars 2026