À la une
Ariane et Barbe-Bleue au Teatro Real de Madrid : après l’avoir...
Après Marseille, Les Brigands (I masnadieri) assiègent Madrid !
TCE : La tempête ravageuse d’une Médée ressuscitée
Création à Milan de la Marina du jeune Giordano
Nadine Sierra à la Salle Gaveau, « J’adore »
De l’eau aux assoiffés ! Tristan et Isolde à Gênes
Acqua agli assetati! Tristan und Isolde a Genova
Amour et mariage à l’opéra paraît chez Classiques Garnier
CD – Ralph Vaughan Williams : LandscapesRalph comme Somerset
Verdi, enfin ! I MASNADIERI entrent en triomphe au répertoire...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

Compte renduRécitalVu pour vous

Récital Alexandra Marcellier : la métamorphose du papillon

par Stéphane Lelièvre 9 décembre 2021
par Stéphane Lelièvre 9 décembre 2021
0 commentaires 5FacebookTwitterPinterestEmail
3,4K

Suite aux échos plus que flatteurs de ses Butterfly stéphanoises puis monégasques, nous étions très impatient de découvrir Alexandra Marcellier à l’occasion du récital donné dans le Temple protestant des Batignolles ce mercredi 8 décembre. En raison d’une communication peut-être un peu trop discrète, la salle n’était pas aussi remplie qu’on pouvait l’espérer, mais plusieurs personnalités du milieu lyrique avaient tenu à être présentes, du journaliste Alain Duault au pianiste Antoine Palloc, sans oublier la chanteuse Béatrice Uria-Monzon dont Alexandra Marcellier nous disait en interview que son rôle avait été déterminant dans l’essor de sa jeune carrière.

L’excellente impression faite par la chanteuse sur notre confrère Hervé Casini lors de sa Madame Butterfly au Palais Garnier de Monte-Carlo s’est en tout point confirmée au cours de ce récital. Ce qui surprend avant tout, c’est l’ampleur des moyens. La voix est large, puissante, ample : il s’agit d’un authentique soprano lyrique, capable de très belles envolées dramatiques et donc déjà prêt à certains emplois spinto. Le timbre est dense, richement coloré sur l’ensemble de la tessiture (les graves, notamment, sont splendides !) ; la projection est royale, mais la voix est également capable de subits allègements (l’allusion au « profumo d’un fiore » dans l’air de Mimi, l’aigu final de la prière de Tosca,…) qui colorent la ligne vocale de nuances bienvenues et confèrent aux personnages interprétés leur indispensable part d’émotion et de fragilité.

Au cours de la soirée, deux pages viennent égayer le programme (une de Caballero, l’autre de Poulenc, donnée en bis),  essentiellement dramatique, voire tragique. C’est de fait dans le drame qu’Alexandra Marcellier donne toute la mesure de son talent. La Iolanta de Tchaikovski, la Salomé de Massenet ou la Tosca de Puccini sont superbes de présence et de tenue. Mais la petite geisha de Puccini les surpasse encore en émotion : la toute récente expérience de la scène en ce rôle se sent immédiatement et la chanteuse délivre un « Che tua madre » et un « bel di » vraiment habités.

Bravo enfin au pianiste Olivier Cangelosi pour son soutien sans faille, sa capacité à poser très vite et très efficacement le cadre des morceaux interprétés et sa facilité à passer d’un répertoire à l’autre, avec toujours la même musicalité et le même engagement. Il aura particulièrement brillé dans son interprétation de la Sonate n° 15 de Beethoven, mais aussi dans son accompagnement au débotté de l’air de Butterfly (« Un bel di ») exigé par le public au moment des bis, mais que les artistes n’avaient nullement répété ! 

A noter : Patrizia Ciofi donnera une master class, toujours au Temple protestant des Batignolles, le samedi 18 décembre.

Informations : musica.paris@yahoo.comet 

Les artistes

Alexandra Marcellier, soprano
Olivier Cangelosi, piano

Le programme

Massenet, Hérodiade (« Il est doux, il est bon »)
Puccini, Tosca (« Vissi d’arte« )
Caballero, « Château Margaux« 
Stolz, « Spiel auf deiner Geige »
Beethoven, Sonate n° 15 , Pastorale
Tchaikovski, Iolanta (air de Iolanta)
Puccini, La Bohème (« Si, mi chiamano Mimi« )
Puccini, Madame Butterfly (« Che tua madre »)

Bis : Poulenc (« Le petit garçon trop bien portant ») ; Puccini, Madame Butterfly (« Un bel di« ).

image_printImprimer
Alexandra Marcellier
0 commentaires 5 FacebookTwitterPinterestEmail
Stéphane Lelièvre

Stéphane Lelièvre est maître de conférences en littérature comparée, responsable de l’équipe « Littérature et Musique » du Centre de Recherche en Littérature Comparée de la Faculté des Lettres de Sorbonne-Université. Il a publié plusieurs ouvrages et articles dans des revues comparatistes ou musicologiques et collabore fréquemment avec divers opéras pour la rédaction de programmes de salle (Opéra national de Paris, Opéra-Comique, Opéra national du Rhin,...) Il est co-fondateur et rédacteur en chef de Première Loge.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
9 décembre : Journée Mondiale des Nations Unies contre la corruption
prochain post
CD- Anna Netrebko : Amata dalle tenebre

Vous allez aussi aimer...

Ariane et Barbe-Bleue au Teatro Real de Madrid :...

16 février 2026

Après Marseille, Les Brigands (I masnadieri) assiègent Madrid...

15 février 2026

TCE : La tempête ravageuse d’une Médée ressuscitée

15 février 2026

Création à Milan de la Marina du jeune...

15 février 2026

Nadine Sierra à la Salle Gaveau, « J’adore...

14 février 2026

De l’eau aux assoiffés ! Tristan et Isolde à...

14 février 2026

Acqua agli assetati! Tristan und Isolde a Genova

14 février 2026

Verdi, enfin ! I MASNADIERI entrent en triomphe...

12 février 2026

À Rennes, Lucia di Lammermoor retrouvée dans son...

10 février 2026

Exils #2 à l’Opéra Orchestre de Montpellier

9 février 2026

Humeurs

  • PAATA BURCHULADZE : quatre mois déjà

    2 février 2026

En bref

  • Les brèves de février –

    11 février 2026
  • La vidéo du mois – Anne Sofie von Otter chante Göttingen de Barbara

    5 février 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Quand l’audace lyrique se joue loin de Paris…

    6 février 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Marc Dumont dans TCE : La tempête ravageuse d’une Médée ressuscitée
  • F Valentin dans TCE : La tempête ravageuse d’une Médée ressuscitée
  • Claudine Shafa dans TCE : La tempête ravageuse d’une Médée ressuscitée
  • mireille dans LA VIE PARISIENNE, Offenbach (1866 ; 1873) – dossier
  • Ranoux dans Verdi, enfin ! I MASNADIERI entrent en triomphe au répertoire de l’Opéra de Marseille

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Ariane et Barbe-Bleue au Teatro Real...

16 février 2026

Après Marseille, Les Brigands (I masnadieri)...

15 février 2026

TCE : La tempête ravageuse d’une Médée...

15 février 2026