À la une
Ludovic Tézier et Marina Rebeka couronnent le retour de Nabucco...
Les brèves de janvier –
Se préparer à Benvenuto Cellini, Monnaie de Bruxelles, 28 janvier...
À l’Opéra Bastille, un Siegfried somptueux vocalement
À La Seine Musicale, les contradictions d’un Requiem allemand
Dijon : Pelléas et Mélisande en miroir des Boréades, un couplage...
Entretien – Pier Luigi Pizzi : « Verdi est le paradigme de...
Intervista – Pier Luigi Pizzi : « Verdi è il paradigma...
Livre – Le Voyage dans la Lune, d’après l’œuvre de...
Maggio Musicale Fiorentino : une belle réussite pour Tosca avec...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

CDMédiathèque

Gracias a la vida, Anne-Lise Polchlopek – La chanteuse à accents

par Laurent Bury 23 mai 2025
par Laurent Bury 23 mai 2025
0 commentaires 4FacebookTwitterPinterestEmail
2,3K
Les artistes

Anne-Lise Polchlopek, mezzo-soprano
Pierre Laniau, guitare
Federico Tibone, piano

 

Le programme

Gracias a la vida

Airs, mélodies, lieder et chansons de Leonard Bernstein, Richard Strauss, Eduard Toldrà, Cécile Chaminade, Noël Roux, Hubert Giraud, Manuel de Falla, Gabriel Fauré, Olivier Messiaen, Pauline Viardot, Gerónimo Giménez, Wolfgang Amadeus Mozart, Michel Polnareff, Jacques Brel, Gerard Jouannest, Maurice Ravel, Tomás Méndez, Francis Poulenc, Georges Bizet, Érik Satie, Xavier Montsalvatge et Violeta Parra

1CD Outhere music, 2025

 

Autrefois, le chanteur à accent était un emploi dans l’univers du music-hall, et désignait en généralement un interprète « bien de chez nous » qui feignait de s’exprimer avec l’accent d’une nationalité étrangère. Pour son premier récital au disque, la mezzo-soprano Anne-Lise Polchlopek (qu’on a pu entendre notamment dans le cadre de l’académie Orsay-Royaumont ou encore en récital salle Cortot) se livre avec brio à un exercice prouvant qu’elle est apte à franchir plus d’une frontière. Elle ouvre d’ailleurs son programme avec l’irrésistible air de la Vieille dans Candide de Leonard Bernstein : « I am easily assimilated », où cette native du fin fond de l’Europe de l’est explique qu’elle peut devenir à volonté espagnole ou représentante de n’importe quel pays. L’Espagne, justement, est très présente dans ce disque, mais il ne s’agit pas d’un vague intérêt de surface : Anne-Lise Polchlopek a étudié à Madrid et en a rapporté une maîtrise enviable de la langue castillane, qui lui permet de s’approprier réellement ces mélodies qu’il faut ressentir à fond pour bien les chanter. Avec une voix ô combien différente, la mezzo française sait ici faire sien tout un répertoire où excellait jadis Victoria de los Angeles : Chants populaires espagnols de Manuel de Falla ou Canciones negras de Montsalvatge, et jusqu’à la zarzuela, avec ce redoutable exemple de chant syllabique qu’est l’air de la tarentule, extrait de La Tempranica de Giménez.

Autre frontière qu’enjambe allègrement Anne-Lise Polchlopek, celle qui sépare le chant classique de la chanson populaire : passent ici les ombres de Jacques Brel, Michel Polnareff ou même Bourvil, avec des exemples qui montrent que ce qui relève de la « variété » n’a parfois rien à envier à l’univers de la mélodie de salon. Avec un naturel parfait, l’artiste passe sans heurt de ces chansons à des pages de Fauré, Poulenc, Satie ou Cécile Chaminade. L’opéra n’est pas loin non plus, sans vraiment s’éloigner de la chanson, avec la romance de Chérubin (retour en Espagne via la France, l’Autriche et l’Italie) et avec la habanera de Carmen, deux pages ou la guitare de Pierre Laniau vient s’ajouter ou se substituer au piano de Federico Tibone pour apporter une touche espagnole qui n’a rien de « carte postale ».

Ne s’interdisant aucun rapprochement, Anne-Lise Polchlopek inclut même une œuvre de jeunesse de Messiaen, ses Trois Mélodies de 1930, ou même cette berceuse hors-normes qu’est le Wiegenlied de Richard Strauss. De quoi nous donner l’impression que, vraiment, elle peut tout faire, ce qu’on s’empressera de vérifier dès cette saison (elle chante en ce moment le rôle-titre de La Belle Hélène à Toulon) ou dès la prochaine (elle participera à la création française de La Passagère de Weinberg à Toulouse).

image_printImprimer
Anne-Lise Polchlopek
0 commentaires 4 FacebookTwitterPinterestEmail
Laurent Bury

Une fois hors d'un charnier natal assez septentrional, Laurent Bury a longtemps habité sous les vastes portiques du 123, rue Saint-Jacques, du 45, rue d'Ulm et du 1, rue Victor Cousin (et même ensuite du 86, rue Pasteur, 60007). Longtemps, il s'est couché de bonne heure aussitôt après les spectacles que, de 2011 à 2020, il allait voir pour un autre site opératique. Papillon inconstant, farfallone amoroso, il vole désormais entre divers sites, et a même parfois l'honneur de prêter sa plume aux volumes de L'Avant-Scène Opéra.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Il aurait 100 ans aujourd’hui : JAMES KING
prochain post
Au TCE, un Chevalier à la rose visuellement controversé, musicalement plébiscité

Vous allez aussi aimer...

Livre – Le Voyage dans la Lune, d’après...

14 janvier 2026

CD – Fra l’ombre e gl’orrori : un siècle...

13 janvier 2026

Livre – Marina Mayrhofer : Ombre in scena....

6 janvier 2026

Libro – Marina Mayrhofer : Ombre in scena....

6 janvier 2026

CD – Lucia di Lammermoor : la confirmation...

18 décembre 2025

CD – Sisters – Karine Deshayes et Delphine...

8 décembre 2025

CD – Mademoiselle Hilaire. Lully – Lambert –...

8 décembre 2025

CONFIDENZE : Nicolò Balducci et Anna Paradiso redonnent...

29 novembre 2025

In Search of Youkali, mélodies de Kurt Weill...

28 novembre 2025

ARTEMISIA, par François Cardey et l’Ensemble Agamemnon –...

26 novembre 2025

Humeurs

  • À la Fenice de Venise, un concert du Nouvel An sous le signe d’un silence assourdissant

    3 janvier 2026

En bref

  • Les brèves de janvier –

    19 janvier 2026
  • Ça s’est passé il y a 200 ans
    Création d’ALAHOR IN GRANATA de Donizetti

    7 janvier 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Bonne année 2026 !

    1 janvier 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Gérard dans Démission de Jean-Louis Grinda, un seul opéra programmé cet été en version de concert… : AVIS DE TEMPÊTE SUR LES CHORÉGIES D’ORANGE
  • Alain dans À l’Opéra Bastille, un Siegfried somptueux vocalement
  • Gauthier Am dans À la Fenice de Venise, un concert du Nouvel An sous le signe d’un silence assourdissant
  • Ivonne Begotti dans Intervista – Pier Luigi Pizzi : « Verdi è il paradigma del melodramma! »
  • Ivonne Begotti dans Intervista – Pier Luigi Pizzi : « Verdi è il paradigma del melodramma! »

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Livre – Le Voyage dans la...

14 janvier 2026

CD – Fra l’ombre e gl’orrori :...

13 janvier 2026

Livre – Marina Mayrhofer : Ombre...

6 janvier 2026