À la une
Opéra Bastille, La traviata toujours : Pretty Yende retrouve la production...
Découvrez la future saison lyrique de la FENICE de Venise
FESTIVAL D’AMBRONAY 2026
Bach (Cantates II : Actus tragicus) à Versailles : le souffle...
Teatro Regio de Turin – Tosca, ou la Rome des...
La spiritualité des Quattro pezzi de Verdi à l’Orchestre national...
Théâtre des Champs-Élysées : Marc Minkowski a-t-il du chœur dans...
Philharmonie de Paris : sous la baguette de Mirga Gražinytė-Tyla, un...
Opéra Grand Avignon 26-27 – CAPTIVES… mais libres par le...
La folle soirée de l’Opéra de retour au TCE les...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

ProductionCompte renduVu pour vous

Au Maggio Musicale fiorentino, une CARMEN rêveuse sous la baguette de Zubin Mehta

par Roberta Manetti 30 mars 2023
par Roberta Manetti 30 mars 2023

© Michele Monasta-Maggio Musicale Fiorentino

© Michele Monasta-Maggio Musicale Fiorentino

© Michele Monasta-Maggio Musicale Fiorentino

© Michele Monasta-Maggio Musicale Fiorentino

© Michele Monasta-Maggio Musicale Fiorentino

© Michele Monasta-Maggio Musicale Fiorentino

0 commentaires 2FacebookTwitterPinterestEmail
1,5K

Le Maggio Musicale fiorentino accueille la Carmen de Bizet avec la française Clémentine Margaine dans le rôle-titre – et Zubin Metha à la baguette, à qui le public fait un triomphe.

La saison lyrique 2022-2023 du Maggio Musicale Fiorentino s’achève sur l’un des titres les plus aimés et les plus joués au monde : Carmen de Bizet, qui ne manque jamais d’attirer le public, surtout lorsqu’on met en scène une mezzo-soprano comme Clémentine Margaine, qui passe pour l’une des meilleures spécialistes du rôle à l’heure actuelle, et sur le podium Zubin Mehta, pour lequel le public florentin manifeste, au-delà de la simple appréciation musicale, une profonde affection. C’est donc dans un théâtre comble que l’opéra a fait ses débuts le 28 mars ; le public a manifestement bien accueilli la lecture quelque peu rêveuse de Zubin Mehta (loin de la débordante vivacité que l’on attend habituellemet d’une représentation de Carmen), l’applaudissant chaleureusement à la fin, ainsi que l’Orchestra del Maggio, suivant scrupuleusement les irectives du chef, et le Chœur, qui a fourni une excellente prestation tant sur le plan vocal qu’au niveau des déplacements scéniques. Les mouvements des masse, y compris ceux des enfants, précis et gracieux malgré les difficultés liées à leur entrée au premier acte, sont l’un des points forts de la mise en scène de Matthias Hartmann (alors que ceux imposés aux protagonistes n’apparaissent pas toujours adéquats) ; Hartmann a été appelé à remplacer Piero Faggioni (dont le nom figure encore sur sur des affiches placées à l’extérieur du théâtre), qui a dû se désister peu avant le début des répétitions, de sorte que la nouvelle mise en scène du Maggio Musicale Fiorentino a également été supprimée – de manière providentielle, compte tenu de l’actuelle situation financière du théâtre, qui a récemment été placé en redressement judiciaire. L’ancien surintendant Alexander Pereira, encore en fonction à l’époque, a opté pour un spectacle  “prêt à l’emploi”, ayant déjà subi l’épreuve de la scène il y a quelques années à Zurich et Turin. Une scène très simple, constituée d’un grand disque (rond comme une “plaza de toros”) sur lequel sont disposés quelques éléments différents à chaque acte suffit à évoquer les différents milieux de l’action. Disons pourtant que ceux qui ne connaissent pas l’opéra peuvent difficilement deviner, grâce au parasol portant les mots “Polizia” (police), que nous nous trouvons sur une place de Séville et non sur la plage de Fregene… Plus compréhensible, dans le deuxième acte, la taverne de Lilas Pastia, qui présente de curieux points de contact avec la très discutée mise en scène de Leo Muscato vue, toujours au Maggio Musicale, en 2018 : ici aussi, les gitans disposent d’un petit téléviseur qui semble retransmettre un match de football ; et ici aussi,  il y a un mort de trop par rapport au livret : cette fois-ci non pas Don José, mais Zuniga. Il faut cependant reconnaître que la scène de l’acte IV, nue si ce n’est la présence d’un olivier à droite ainsi qu’une paire de cornes de taureau sur le proscenium, manifestement destinée à évoquer l’arène dans laquelle Escamillo se couvre de gloire alors que se déroule le drame final entre Carmen et son ex-amant farouchement rejeté (un symbole qui a néanmoins provoqué quelques rires dans le public à l’ouverture du rideau: « Qu’est-ce que ça représente? Les cornes de Don José ? »), est finalement suggestive.

Après avoir posé le cadre, venons-en aux protagonistes. Clémentine Margaine possède une voix très sombre qui, combinée aux mouvements souvent brusques imposés par la mise en scène (elle semble parfois imiter le râle d’un taureau), en fait une Carmen redoutable, au détriment des nuances du personnage. Franceso Meli aborde le rôle de Don José en professionnel averti ; Mattia Olivieri a une belle voix claire de baryton, peut-être mieux adaptée aux rôles de Mozart ou de Verdi, mais il possède le physique du rôle pour Escamillo et est pleinement convaincant – en dépit d’un registre grave parfois perfectible. Les comprimari ont également offert de très belles prestations, en particulier Le Dancaïre (William Hernandez) et Le Remendado (Oronzo D’Urso), excellents à entendre comme à regarder. Le quintette du deuxième acte, avec Carmen, Frasquita (Aitana Sanz Pérez) et Mercédès (Xenia Tziouvaras, issue des rangs de l’Accademia del Maggio Musicale) est une belle réussite. La Micaëla de Valentina Naforniță est agréable, mais pas suffisamment incisive, et elle montre également quelques limites vocales, notamment dans l’aria de l’Acte III. Néanmoins, le public a dispensé des applaudissements nourris à tous les artistes (réservant une standing ovation à Mehta lorsqu’il est apparu sur scène) ; quelques faibles protestations ont été émises à l’encontre du metteur en scène, mais depuis 14 ans que cette production a été créée, il s’y est sûrement habitué…

 Un chapitre à part mériterait de traiter l’aspect philologique de la version proposéé, prenant en compte les modifications textuelless plus ou moins complexes subies par Carmen une fois qu’elle eut quitté la scène de l’Opéra-Comique de Paris : bornons-nous à dire que, comme à Turin pour la même mise en scène de Hartmann, l’édition Oeser 1964 a été utilisée moyennant quelques modifications.

—————————————-

Prochaines représentations : jeudi 6, mardi 11 et vendredi 14 avril à 20h et dimanche 16 avril à 15h30.

Les artistes

Carmen : Clémentine Margaine
Don Josè : Francesco Meli
Micaëla : Valentina Naforniță
Escamillo : Mattia Olivieri
Moralès : Lodovico Filippo Ravizza
Zuniga : Volodymyr Morozov
Lillas Pastia : Stefano Mascalchi
Le Dancaïre : William Hernandez
Le Remendado : Oronzo D’Urso
Frasquita : Aitana Sanz Pérez
Mercédès : Xenia Tziouvaras
Un Bohémien : Nicolò Ayroldi
Une marchande d’oranges : Amanda Ferri

Chœur (dir. Lorenzo Fratini), Chœur d’enfants (dir. Sara Matteucci ) de l’Académie et orchestre du Maggio Musicale Fiorentino, dir. Zubin Mehta

Mise en scène : Matthias Hartmann
Décors : Volker Hintermeier
Costumes : Su Bühler
Lumières : Valerio Tiberi

Le programme

Carmen

Opéra-comique en quatre actes de Georges Bizet, livret d’Henri Meilhac et Ludovic Halévy d’après Prosper Mérimée, créé à l’Opéra-Comique à Paris le 3 mars 1875.
Maggio musicale fiorentino, représentation du jmardi 28 mars 2023.

image_printImprimer
0 commentaires 2 FacebookTwitterPinterestEmail
Roberta Manetti

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Saison 2023-2024 de la PHILHARMONIE DE PARIS
prochain post
Les brèves de mars

Vous allez aussi aimer...

Opéra Bastille, La traviata toujours : Pretty Yende retrouve...

14 juin 2026

Bach (Cantates II : Actus tragicus) à Versailles :...

14 juin 2026

Teatro Regio de Turin – Tosca, ou la...

14 juin 2026

La spiritualité des Quattro pezzi de Verdi à...

14 juin 2026

Théâtre des Champs-Élysées : Marc Minkowski a-t-il du...

14 juin 2026

Philharmonie de Paris : sous la baguette de Mirga...

13 juin 2026

CONCOURS DE CHANT SUMI JO – Les lauréats...

11 juin 2026

Ercole amante à l’Opéra Bastille : réinventer le mythe

10 juin 2026

Marseille : morne Rigoletto

8 juin 2026

Le Chant de la Terre au TCE :...

7 juin 2026

Humeurs

  • Covent Garden et la Monnaie de Bruxelles solidaires de Paata Burchuladze

    14 mai 2026

En bref

  • Ça s’est passé il ya 200 ans : création de Don Gregorio de Gaetano Donizetti

    11 juin 2026
  • La vidéo du mois : Felicity Lott et Hermann Prey chantent Intermezzo

    1 juin 2026

La vidéo du mois

Édito

  • L’été des festivals : la parenthèse enchantée qu’attendent tous les lyricophiles !

    3 juin 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Maurice Dinard dans Bach (Cantates II : Actus tragicus) à Versailles : le souffle profond de Gardiner
  • Warnant Jean-Claude dans Saison 26-27 de la Philharmonie de Paris : découvrez la liste des concerts « avec voix » !
  • Stéphane Lelièvre dans Se préparer au War Requiem, Philharmonie de Paris, 26 novembre 2026
  • Beaufort dans Se préparer au War Requiem, Philharmonie de Paris, 26 novembre 2026
  • Franco claudine dans Découvrez la saison 26-27 de l’Opéra national de Nancy – Lorraine

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Opéra Bastille, La traviata toujours : Pretty...

14 juin 2026

Bach (Cantates II : Actus tragicus) à...

14 juin 2026

Teatro Regio de Turin – Tosca,...

14 juin 2026