À la une
« Gala lyrique à la française » salle Gaveau – Comme au...
CD – Sisters – Karine Deshayes et Delphine Haidan rendent...
CD – Mademoiselle Hilaire. Lully – Lambert – Cavalli –...
Les brèves de décembre –
Au Maggio Musicale Fiorentino, la Passion selon saint Matthieu de...
Al Maggio Musicale Fiorentino la Matthäus-Passion di Bach con la...
Rome – Lohengrin, l’œuf et l’argent : la magie selon...
Robinson, enfin !
Cinéma – LUDOVIC – Le film évènement !
Nice : en – bonne – Company de Sondheim …....
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

Compte renduRécitalVu pour vous

Christian Gerhaher et Gerold Huber à la Philharmonie de Paris, l’évidence poétique

par Marc Dumont 28 juin 2021
par Marc Dumont 28 juin 2021
©Cabasta pour Sony
0 commentaires 1FacebookTwitterPinterestEmail
1,5K

Il est des moments rares, des concerts magiques où le temps est véritablement suspendu, où l’osmose entre les interprètes et le choix subtil du programme et de son agencement est une évidence. Ce fut le cas, ce vendredi, dans la belle salle de ce que l’on nommait autrefois la Cité de la Musique.

D’emblée les Sechs Gesänge opus 107 donnaient le ton : celui de l’intimité, de la mélancolie, menant aux confins du désespoir (Im Wald). C’est le foisonnement d’un monde intérieur qui s’ouvre à nous, de la plainte à la fureur, de l’humour le plus grinçant (Der Husar, trara ! , opus 117, sur un texte de Lenau) aux moments hallucinés, voire hantés (Fâcheuse paix de l’opus 117). Et si le souffle de la confession du Solitaire, mettait un point final à l’opus 83 et à ce récital, c’était là un point d’interrogation sur d’insondables abîmes.

Ce qui fascinait, dès les toutes premières notes du piano ouvrant la soirée, c’est l’accord total de Gerold Huber avec cet univers. Sa façon de nous faire pénétrer au royaume du rêve mélancolique est le résultat d’un travail de fond sur les partitions, comme d’un travail d’accompagnateur qui s’étend sur des années de complicité avec Christian Gerhaher. La respiration musicale est la même. L’entente, la symbiose sont absolument parfaites. Les fins de lied où le piano meurt seul (comme dans Celui qui s’éprend de solitude dans l’opus 98/a) nous laissent dans un ailleurs inouï.

Les Debussy (Trois chansons de France, et plus encore les Trois poèmes de Mallarmé) ne furent pas en reste, avec une diction française confondante de subtilité.

Devant le succès, les artistes revinrent pour deux bis précieux, logiquement griffés Schumann : Tragädie, le petit cycle bouleversant des trois mélodies opus 64. Puis le Clair de lune, clin d’œil à Debussy par son titre. Le cycle était refermé, la soirée se terminait, la tête dans les étoiles.

Christian Gerhaher n’est pas l’interprète de Schumann. Il est sa voix intime, nous donnant l’impression de cette confidence intime partagée et comme inventée pour nous. Savoir que le confinement lui donna tout loisir d’enregistrer et peaufiner l’enregistrement de l’intégrale des mélodies schumanniennes* est la promesse d’un très grand moment discographique. Comme chacune de ses apparitions est la promesse d’un total bonheur musical.

* A paraître à la rentrée de septembre chez Sony

Les artistes

Christian Gerhaher, baryton
Gerold Huber, piano

Le programme

Robert Schumann
Sechs Gesänge op. 107

Claude Debussy
Trois Chansons de France

Robert Schumann
Lieder und Gesänge op. 98a
Drei Gedichte aus den Waldliedern op. 119
Vier Husarenlieder op. 117
Sechs Gesänge op. 89

Claude Debussy
Trois Poèmes de Mallarmé

Robert Schumann
Lieder und Gesänge op. 83

Philharmonie de Paris, vendredi 25 juin 2021

image_printImprimer
Christian GerhaherGerold HuberPhilharmonie de Paris
0 commentaires 1 FacebookTwitterPinterestEmail
Marc Dumont

Passionné par l’Histoire et la Musique, Marc Dumont a présenté des centaines de concerts et animé de multiples émissions à Radio France de 1985 à 2014. Il se consacre à des conférences et animations, rédige actuellement un livre où Musiques et Histoire se croisent sans cesse, et propose des « Invitations aux Voyages », qui sont des rencontres autour de deux invités, en vidéo.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Lille Piano(s) Festival, ou le piano au-delà du clavier !
prochain post
Festivals d’été – Il trovatore à l’Opéra de Rome – Nocturnes verdiens

Vous allez aussi aimer...

« Gala lyrique à la française » salle Gaveau –...

9 décembre 2025

Au Maggio Musicale Fiorentino, la Passion selon saint...

8 décembre 2025

Al Maggio Musicale Fiorentino la Matthäus-Passion di Bach...

8 décembre 2025

Rome – Lohengrin, l’œuf et l’argent : la...

7 décembre 2025

Robinson, enfin !

5 décembre 2025

Cinéma – LUDOVIC – Le film évènement !

5 décembre 2025

Nice : en – bonne – Company de...

5 décembre 2025

Tous sur le podium : les virtuoses de l’ADAMI...

5 décembre 2025

Nuit napolitaine à Dijon : la tournée d’automne du...

1 décembre 2025

Marie-Laure Garnier et Célia Oneto-Bensaid en concert salle...

30 novembre 2025

En bref

  • Les brèves de décembre –

    8 décembre 2025
  • Les brèves de novembre –

    20 novembre 2025

Humeurs

  • Les années 2020 : sombre époque pour les arts, la culture, l’humanisme…

    5 mars 2025

La vidéo du mois

Édito


  • Édito d’octobre –
    « O, mia musica, si bella e perduta… » : quand le cas Venezi révèle un malaise plus profond concernant les arts et la musique en Italie

    2 octobre 2025

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Josy Santos dans L’Opéra de Liège inscrit le CHAPEAU DE PAILLE DE FLORENCE à son répertoire
  • STEFANI dans Le Chœur de Paris chante Schubert et Pergolesi
  • G.ad. dans Démission de Jean-Louis Grinda, un seul opéra programmé cet été en version de concert… : AVIS DE TEMPÊTE SUR LES CHORÉGIES D’ORANGE
  • Simon De Salmans dans LA WALKYRIE à l’Opéra Bastille : un plateau vocal triomphant !
  • Cacoton dans ROMÉO ET JULIETTE, Gounod (1867) – dossier

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

« Gala lyrique à la française » salle...

9 décembre 2025

Au Maggio Musicale Fiorentino, la Passion...

8 décembre 2025

Al Maggio Musicale Fiorentino la Matthäus-Passion...

8 décembre 2025