À la une
Se préparer à La Passagère, Opéra national Capitole de Toulouse,...
Se préparer à Un ballo in maschera, Opéra de Paris...
Werther à l’Opéra-Comique : le drame lyrique est de retour !
Ludovic Tézier et Marina Rebeka couronnent le retour de Nabucco...
Les brèves de janvier –
Se préparer à Benvenuto Cellini, Monnaie de Bruxelles, 28 janvier...
À l’Opéra Bastille, un Siegfried somptueux vocalement
À La Seine Musicale, les contradictions d’un Requiem allemand
Dijon : Pelléas et Mélisande en miroir des Boréades, un couplage...
Entretien – Pier Luigi Pizzi : « Verdi est le paradigme de...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

TénorArtistes

Julián GAYARRE (1844-1890)

par Stéphane Lelièvre 13 juillet 2021
par Stéphane Lelièvre 13 juillet 2021
0 commentaires 5FacebookTwitterPinterestEmail
3,1K

Julián Gayarre (Sebastián Julián Gayarre Garjón) naît à Roncal (en Navarre) en 1844 dans une famille très modeste. Après avoir été berger puis forgeron, il étudie le chant à Madrid et à Milan et commence une brillante carrière de ténor. La notoriété arrive le 2 janvier 1876 grâce à une représentation de La Favorite dans laquelle il triomphe à la Scala. Il se produit alors dans le monde entier, remportant d’innombrables succès. Il participa notamment aux créations d’Il Guarany de Carlos Gomes (1870), de La Gioconda (1876), du Duc d’Albe de Donizetti en 1882. 

Spécialiste de l’opéra italien (il interpréta aussi bien le bel canto que les ouvrages de Verdi ou le vérisme), son répertoire n’en demeure pas moins extraordinairement diversifié puisqu’il aborda également au cours de sa carrière, avec beaucoup de succès, les répertoires français (il chante L’Africaine en français en 1886, mais aussi Faust ou Les Huguenots) allemand (il remporte un grand succès dans Tannhäuser et reçoit les félicitations de Wagner lui-même pour son interprétation de Lohengrin) et russe (il participe à la création londonienne d’Une vie pour le tsar de Glinka en  1886).

Julián Gayarre dans La Favorita

De santé fragile, il souffre, notamment à partir des années 1880, de maladies respiratoires récurrentes affectant la qualité de sa voix. En avril 1889, il participe à la création espagnole (à Madrid) des Pêcheurs de Perles. Mais le 8 décembre, sa voix se brise en pleine représentation, pendant l’air de Nadir. On rapporte qu’il s’agenouilla en murmurant : « No puedo cantar más. Esto se acabó… » (« Je ne peux plus chanter. C’est la fin… »). Atteint d’une bronchopneumonie, son état s’aggrave rapidement et il meurt  le 2 janvier 1890 à l’âge de 45 ans.  

Immensément populaire, apprécié des connaisseurs comme du grand public (il était considéré comme l’un des plus grands ténors de son temps, si ce n’est le plus grand), Julián Gayarre possédait de toute évidence un grand charisme vocal (il est malheureusement mort trop tôt pour que des témoignages sonores de son art parviennent jusqu’à nous)  mais aussi physique, dont témoignent les photographies et portraits le représentant. Très attaché à sa ville natale de Roncal, il y fit construire, à l’endroit même où se trouvait la maison de son enfance, une maison qui a depuis été transformée en un émouvant musée où l’on peut voir de nombreux souvenirs liés à sa carrière (et qui fut visité en 1998 par Alfredo Kraus).

La vie de Julián Gayarre fit l’objet de trois films :   
 El canto del ruiseñor (Le chant du rossignol, 1932), Gayarre (1959, avec Alfredo Kraus) et Romanza final  (Romance finale, 1986, avec José Carreras).

image_printImprimer
0 commentaires 5 FacebookTwitterPinterestEmail
Stéphane Lelièvre

Stéphane Lelièvre est maître de conférences en littérature comparée, responsable de l’équipe « Littérature et Musique » du Centre de Recherche en Littérature Comparée de la Faculté des Lettres de Sorbonne-Université. Il a publié plusieurs ouvrages et articles dans des revues comparatistes ou musicologiques et collabore fréquemment avec divers opéras pour la rédaction de programmes de salle (Opéra national de Paris, Opéra-Comique, Opéra national du Rhin,...) Il est co-fondateur et rédacteur en chef de Première Loge.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Venise : Farnace de Vivaldi ou les plis du baroque
prochain post
Les festivals de l’été – Innocence de Kaija Saariaho au Festival d’Aix : entre pureté et sinistrose

Vous allez aussi aimer...

Entretien – Pier Luigi Pizzi : « Verdi est le...

15 janvier 2026

Intervista – Pier Luigi Pizzi : « Verdi è...

15 janvier 2026

SEMYON BYCHKOV nommé directeur musical de l’Opéra de...

6 janvier 2026

Ça s’est passé il y a 100 ans :...

6 janvier 2026

In memoriam : Pierre Médecin (1935-2025)

5 janvier 2026

Il aurait 100 ans aujourd’hui : RICHARD VERREAU

1 janvier 2026

ALESSANDRO CADARIO

1 janvier 2026

In memoriam : ROBERT MASSARD (1925-2025)

28 décembre 2025

LEONARDO SINI

23 décembre 2025

Il aurait 100 ans aujourd’hui : André Turp

21 décembre 2025

Humeurs

  • À la Fenice de Venise, un concert du Nouvel An sous le signe d’un silence assourdissant

    3 janvier 2026

En bref

  • Les brèves de janvier –

    19 janvier 2026
  • Ça s’est passé il y a 200 ans
    Création d’ALAHOR IN GRANATA de Donizetti

    7 janvier 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Bonne année 2026 !

    1 janvier 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Gérard dans Démission de Jean-Louis Grinda, un seul opéra programmé cet été en version de concert… : AVIS DE TEMPÊTE SUR LES CHORÉGIES D’ORANGE
  • Alain dans À l’Opéra Bastille, un Siegfried somptueux vocalement
  • Gauthier Am dans À la Fenice de Venise, un concert du Nouvel An sous le signe d’un silence assourdissant
  • Ivonne Begotti dans Intervista – Pier Luigi Pizzi : « Verdi è il paradigma del melodramma! »
  • Ivonne Begotti dans Intervista – Pier Luigi Pizzi : « Verdi è il paradigma del melodramma! »

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Entretien – Pier Luigi Pizzi : « Verdi...

15 janvier 2026

Intervista – Pier Luigi Pizzi :...

15 janvier 2026

SEMYON BYCHKOV nommé directeur musical de...

6 janvier 2026