À la une
Elle aurait 100 ans aujourd’hui : Evelyn Lear
Ça s’est passé il y a 200 ansCréation d’ALAHOR IN...
SEMYON BYCHKOV nommé directeur musical de l’Opéra de Paris
Ça s’est passé il y a 100 ans : mort du...
Livre – Marina Mayrhofer : Ombre in scena. Drammaturgia delle...
Libro – Marina Mayrhofer : Ombre in scena. Drammaturgia delle...
In memoriam : Pierre Médecin (1935-2025)
Festival de Savonlinna 2026 : l’Italie à l’honneur
À la Fenice de Venise, un concert du Nouvel An...
La Périchole à Saint-Étienne – Que la vie est belle...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

Compte renduConcert

Salle Gaveau : un violon et un piano pour “chanter” les femmes compositrices, avec Raphaëlle Moreau et Célia Oneto Bensaid

par Raffaele D'Eredità 11 décembre 2023
par Raffaele D'Eredità 11 décembre 2023
© Jean Fleuriot
1 commentaire 2FacebookTwitterPinterestEmail
1,4K

Nous avons passé un agréable moment musical dans l’intimité de la salle Ravel, à Gaveau. Un public choisi, peut-être trop choisi, a applaudi avec enthousiasme les notes de quatre compositrices encore malheureusement peu connues du paysage musical européen de la première moitié du XXe siècle : l’autrichienne Henriëtte Bosmans, la virtuose polonaise Grazyna Bacewicz, la croate Dora Pejacevic et la française Marguerite Canal. Le concert était l’occasion de présenter la sortie du disque Duelles (chez Mirare) de deux jeunes et talentueuses interprètes, la violoniste Raphaëlle Moreau et la pianiste Célia Oneto Bensaid.

Les artistes ont présenté elles-mêmes avec humour chaque morceau par des brefs moments explicatifs entre les exécutions. En suivant exactement la même succession du disque, le concert a débuté avec la Sonate pour violon et piano d’Henriëtte Bosmans. Composée en 1918, cette œuvre exprime une certaine nostalgie rétrospective des formes traditionnelles, dans un style qui nous fait penser aux atmosphères de certaines sonates de Johannes Brahms. Suivait le bref Kapryz n. 3 de Grazyna Bacewicz (1930), qui se présente musicalement comme une polonaise rapide et virtuose. Un passage vers l’est de l’Europe qui, de la Pologne, descend vers la Croatie, sur les notes de la plus originale des compositions présentées : la Sonate pour violon op. 43 de Dora Pejacevic. Un vrai petit chef d’œuvre qui devrait figurer au répertoire des grands artistes, où l’originalité d’écriture s’unit à une réelle inspiration mélodique.

La dernière partie du concert présentait à nouveau un bref morceau virtuose de Grazyna Bacewicz, l’endiablé et très applaudi Oberek n. 1 (1951), suivi de la Sonate pour violon et piano de la compositrice Grand-Prix de Rome Marguerite Canal, composée en 1925 et dont l’écriture se ressent avec évidence de l’influence des sonates pour violon et des mélodies de Fauré, à laquelle s’ajoutent des résonances debussystes.

Doté d’une excellente maîtrise technique et d’un beau caractère sonore, le jeu de Raphaëlle Moreau convainc par le sens du cantabile, une excellente justesse et la compréhension des différentes atmosphères évoquées. Mais la force émotionnelle des sonates nous l’avons ressentie plutôt dans l’entrainant et fougueux apport expressif de la pianiste Célia Oneto Bensaid, dont la performance nous a littéralement conquis. Nous avons été enchantés par le sens du contrepoint et la dextérité technique, ainsi que par la capacité rare de faire pleurer le piano de cette artiste. Deux bis ont conclu la soirée : la Sérénade espagnole de Cécile Chaminade, entrainante et virtuose dans l’arrangement pour violon et piano de Fritz Kreisler, enfin le délicieux Nocturne de Lili Boulanger nous a mis dans les meilleures dispositions pour rentrer tous chez nous avec le cœur plein d’images de rêve.

Espérons maintenant que, dans les si nombreux concerts dorénavant consacrés aux compositrices, certains nous fassent découvrir les œuvres vocales (mélodies, lieder, cantates) d’Henriëtte Bosmans, Grazyna Bacewicz, Dora Pejacevic et Marguerite Canal.

Les artistes

Raphaëlle Moreau, violon

Célia Oneto Bensaid, piano

Le programme

Œuvres d’Henriëtte Bosmans, Grazyna Bacewicz, Dora Pejacevic et Marguerite Canal. 

image_printImprimer
1 commentaire 2 FacebookTwitterPinterestEmail
Raffaele D'Eredità

Raffaele D'Eredità obtient la Laurea (Master 2) en Disciplines Musicologiques à l'Université de Palerme. Il a entrepris ensuite une activité de ténor lyrique et d'écrivain dans son pays d'origine. Il est l’auteur d’une thèse en Musicologie à l'Université Paris-Sorbonne consacrée aux dernières œuvres de Jules Massenet. Il est l’auteur de plusieurs articles parus dans différentes revues et collections scientifiques et collabore aux activités de l’UMR IReMus (Institut de Recherche en Musicologie) et d’autres institutions européennes telles que le Théâtre de l’Opéra National de Paris.

1 commentaire

meyer frédéric 11 décembre 2023 - 21 h 49 min

Pour prolonger : La somme incroyable de 450 pages de Guillaume KOSMICKI intitulée COMPOSITRICES l’Histoire oubliée de la musique parue en janvier 2023 chez LE MOT ET LE RESTE

Répondre

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Monsieur Choufleuri est resté à l’Opéra de Rennes le 6 décembre 2023 !
prochain post
Kanom Nouel / Chantons Noël – Les fêtes sans paillettes

Vous allez aussi aimer...

La Périchole à Saint-Étienne – Que la vie...

3 janvier 2026

C’est à Marseille qu’il faut aller pour commencer...

1 janvier 2026

Orphée aux Enfers à l’Opéra de Tours –Pour les...

30 décembre 2025

Stiffelio triomphe à Plaisance et commence son voyage...

23 décembre 2025

Stiffelio trionfa a Piacenza e inizia il suo...

23 décembre 2025

Partenope : Morricone, au-delà du cinéma, dans un...

23 décembre 2025

Naples, Medea : de Cherubini à Lars von Trier

21 décembre 2025

La Chauve-Souris à Liège : Johann Strauss fête ses...

20 décembre 2025

Elena Stikhina et Adam Smith : nouvelle distribution pour...

20 décembre 2025

Ut Pictura Musica : la Bohème synesthésique de...

19 décembre 2025

Humeurs

  • À la Fenice de Venise, un concert du Nouvel An sous le signe d’un silence assourdissant

    3 janvier 2026

En bref

  • Ça s’est passé il y a 200 ans
    Création d’ALAHOR IN GRANATA de Donizetti

    7 janvier 2026
  • SEMYON BYCHKOV nommé directeur musical de l’Opéra de Paris

    6 janvier 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Bonne année 2026 !

    1 janvier 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Pierre Brévignon dans À la Fenice de Venise, un concert du Nouvel An sous le signe d’un silence assourdissant
  • Gianfrancesco Borioni dans À la Fenice de Venise, un concert du Nouvel An sous le signe d’un silence assourdissant
  • Anna dolfi dans À la Fenice de Venise, un concert du Nouvel An sous le signe d’un silence assourdissant
  • Marina Mayrhofer dans Libro – Marina Mayrhofer : Ombre in scena. Drammaturgia delle scene d’ombra nel teatro musicale europeo tra Sette e Ottocento
  • Renza dans Libro – Marina Mayrhofer : Ombre in scena. Drammaturgia delle scene d’ombra nel teatro musicale europeo tra Sette e Ottocento

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

La Périchole à Saint-Étienne – Que...

3 janvier 2026

C’est à Marseille qu’il faut aller...

1 janvier 2026

Orphée aux Enfers à l’Opéra de...

30 décembre 2025