À la une
The Death of Klinghoffer  : une œuvre contemporaine percutante ouvre...
Dijon : Un Don Giovanni « all’antica »
La Route fleurie, une nouvelle production pétillante à l’Odéon de...
TOUS LES FESTIVALS DU MONDE (ou presque) en un clic...
Versailles : dans la lumière de Castor et Pollux
Arènes de Vérone : l’été lyrique 2026
Les brèves d’avril – Tempête au San Carlo de Naples...
Découverte vocale : la contralto ukrainienne VANDA KOZUB
Elle aurait 100 ans aujourd’hui : MARIE COLLIER
Une saison 2026-2027 d’exception à l’Opéra royal de Wallonie
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

Compte renduVu pour vousConcert

Récital « Airs et ensembles d’opéra » de l’Académie de l’Opéra de Paris

par Nicole Jankovic 15 décembre 2022
par Nicole Jankovic 15 décembre 2022
© Studio J'Adore Ce Que Vous Faites / OnP
0 commentaires 1FacebookTwitterPinterestEmail
1,4K

Photos des chanteurs : © Vincent Lappartient / Studio J’adore ce que vous faites

Après avoir déjà donné plusieurs concerts depuis la rentrée à l’Amphi Bastille, l’Académie de l’Opéra de Paris offrait ce 14 décembre son premier récital dans le cadre ô combien prestigieux du Palais Garnier. Si la mélodie occupe une partie importante de la programmation confiée à ces jeunes artistes, il s’agissait cette fois exclusivement d’extraits d’opéra, sélection manifestement conçue pour satisfaire plusieurs critères : beaucoup d’opéra italien, mais avec une présence quasi égale du français (on a notamment entendu des extraits de Faust par la mezzo Seray Pinar, Dialogues des Carmélites par la soprano Teona Todua et le ténor Thomas Ricart ou encore Werther avec la Sophie de Boglárka Bindás) – sans oublier la musique du XXe siècle.

Le début du programme, consacré à Rossini, a un peu le défaut de retourner le couteau dans certaine plaie. L’ouverture de Guillaume Tell nous rappelle que le chef-d’œuvre du compositeur, commande de l’Opéra de Paris, n’y a plus été donné depuis vingt ans, la production de 2003 n’ayant jamais été reprise. Semiramide, dont on entend un air, est une autre œuvre que notre première scène nationale se dispense de monter depuis plus longtemps encore – les seules représentations remontent à 1981. Quant au célèbre « Giusto ciel » de Maometto II, il est un peu dommage que personne n’ait eu l’idée de le donner plutôt dans sa version française créée à l’Opéra de Paris en 1826 avant sa retraduction en italien sous le titre L’assedio di Corinto. Enfin, le répertoire français n’est pas ignoré pour autant, avec Faust, Werther ou, saison 22-23 oblige, Hamlet dont ce sera le grand retour. Il y a même quelques raretés : un air tiré de La Gazzetta de Rossini, et un fragment de Gloriana de Britten (par le ténor Laurence Kilsby), opéra jamais entendu dans la capitale, sauf erreur. « Questo è un nodo avviluppato » de Cenerentola offre une conclusion riante à cette soirée, aucun bis n’ayant apparemment été prévu, qui aurait permis de faire revenir en scène tous les chanteurs.

Marine Chagnon
Martina Russomanno
Yiorgo Ioannou

Parmi les douze interprètes, tous n’affichent pas la même aisance sur les planches. On retrouve ici plusieurs des participants du Couronnement de Poppée  donnée la saison dernière à Paris et en tournée : la mezzo Marine Chagnon, aux mimiques irrésistibles en Rosine du Barbier ou en Tisbe de Cenerentola ; l’exquise soprano Martina Russomanno, que l’on a hâte de réentendre ; le baryton Yiorgo Ioannou, et son admirable maîtrise du chant syllabique rossinien ; ou la basse espagnole Alejandro Baliñas Vieites, Sénèque impressionnant dans le Monteverdi, mais qui paraît ici en légère méforme dans l’air d’Assur. Parmi les huit nouveau-venus, Margarita Polonskaya campe une spirituelle Norina, mais il est dommage qu’elle n’ait pas mieux coordonné son jeu de scène avec son partenaire Andres Cascante : lorsque Malatesta lui demande plus ou moins de se transformer en grenouille à grande bouche, grimaces à l’appui, celle-ci ne fait rien de semblable alors qu’elle est censée se conformer à ses instructions. Et l’on retiendra au premier chef Adrien Mathonat, impressionnante basse dont on aurait cru la densité de timbre réservée aux chanteurs d’Europe de l’est mais qui fait merveille en Claudius de Hamlet.

Alejandro Baliñas Vieites
Margarita Polonskaya
Andres Cascante
Adrien Mathonat
Les artistes

Matina Russomano, Teona Todua, Margarita Polonskaya, Boglárka Bindás, sopranos
Martine Chagnon, Seray Pinar, mezzo-sopranos
Thomas Ricart, Laurence Kilsby, ténors
Andres Cascante, Yiorgo Ioannou,  baryton
Alajandr Baliñas Vieites, Adrien Mathonat, basses

Orchestre de l’Opéra national de Paris, dir. Nil Venditi

Le programme

Extraits du Siège de Corinthe, Guillaume Tell, Semiramide, Le Barbier de Séville, Dialogues des Carmélites, Faust, la Cenerentola, Hamlet, Gloriana, Don Pasquale, Werther, La Gazzetta.

image_printImprimer
Martina RussomanoAndres CascanteAdrien mathonatAlejandro Baliñas VieitesYiorgo IoannouMarine ChagnonMargarita Polonskaya
0 commentaires 1 FacebookTwitterPinterestEmail
Nicole Jankovic

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
FESTIVAL ROSSINI DE PESARO 2023
prochain post
L’ENFANCE DU CHRIST à Nantes : un concert empreint d’une émotion simple et sincère

Vous allez aussi aimer...

The Death of Klinghoffer  : une œuvre contemporaine...

20 avril 2026

Dijon : Un Don Giovanni « all’antica »

20 avril 2026

La Route fleurie, une nouvelle production pétillante à...

19 avril 2026

Versailles : dans la lumière de Castor et Pollux

18 avril 2026

Arènes de Vérone : l’été lyrique 2026

18 avril 2026

Les rares Béatitudes de César Franck à la...

15 avril 2026

Lucrezia Borgia enfin en version scénique à l’Opéra royal...

13 avril 2026

Euridice à Versailles : retour aux sources de...

12 avril 2026

Satyagraha entre en triomphe au répertoire de l’Opéra...

11 avril 2026

La Création de Haydn au TCE : …et une (humble) lumière fut. 

11 avril 2026

Humeurs

  • Découverte vocale : la contralto ukrainienne VANDA KOZUB

    17 avril 2026

En bref

  • Les brèves d’avril – Tempête au San Carlo de Naples !

    17 avril 2026
  • Ça s’est passé il y a 200 ans : création d’OBERON de Weber

    12 avril 2026

La vidéo du mois

Édito

  • L’authenticité en musique : un idéal introuvable ?

    3 avril 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Stéphane Lelièvre dans Dijon : Un Don Giovanni « all’antica »
  • Yajure Jonas dans Dijon : Un Don Giovanni « all’antica »
  • Catherine Marchi dans Dijon : Un Don Giovanni « all’antica »
  • Stéphane Lelièvre dans Les brèves d’avril – Tempête au San Carlo de Naples !
  • ADAM Hélène dans Les brèves d’avril – Tempête au San Carlo de Naples !

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

The Death of Klinghoffer  : une...

20 avril 2026

Dijon : Un Don Giovanni « all’antica »

20 avril 2026

La Route fleurie, une nouvelle production...

19 avril 2026