À la une
Opéra Bastille : trio gagnant pour la seconde distribution du Barbiere...
CD – La rondine : passionnante découverte de l’ultime version...
Sortilèges musicaux et douleurs coloniales
Le jardin ascétique de Francisco Guerrero
Madre Selva, ode inspirée et inspirante
Il aurait 100 ans aujourd’hui : JON VICKERS
Les brèves d’octobre –
Se préparer à MANON LESCAUT, Puccini (1893) – Théâtre des...
Oliver Mears : « Il est bon de susciter des...
CD – Une parade sauvage : Cyrille Dubois enchante Britten
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Subscribe our Newsletter for latest news.

Compte renduVu pour vousConcert

Festival Verdi de Parme : un REQUIEM entre théâtralité et religiosité

par Stéphane Lelièvre 30 septembre 2022
par Stéphane Lelièvre 30 septembre 2022

© Roberto Ricci

© Roberto Ricci

© Roberto Ricci

© Roberto Ricci

© Roberto Ricci

© Roberto Ricci

© Roberto Ricci

0 commentaires 1FacebookTwitterPinterestEmail
1,6K

Le Festival Verdi de Parme propose une très belle version du Requiem de Verdi : le public fête les solistes et musiciens, particulièrement Michele Mariotti et Marina Rebeka.

Outre quatre opéras (Simon Boccanegra, Il Trovatore, La Forza del destino et Rigoletto e la maledizione, une adaptation de Rigoletto pour orchestre de chambre), l’édition 2022 du festival Verdi de Parme propose également deux œuvres sacrées : les rares Quatre pièces sacrées, et le célébrissime Requiem, très attendu notamment pour la participation de Marina Rebeka dans la partie de soprano. Michele Mariotti est visiblement très apprécié du public parmesan, qui l’accueille par de très chaleureux applauissements dès son apparition sur scène. À la tête d’un Orchestre Symphonique National de la RAI très impliqué mais pas parfaitement irréprochable (quelques menues défaillances se font entendre ici ou là dans certains pupitres au fil de la soirée) et des excellents chœurs du Teatro Regio, Mariotti propose une lecture de l’œuvre qui oscille entre recueillement extrême (l’introït, avec un « Requiem » tout juste murmuré par le chœur, à peine audible) et flamboyance (le « Tuba mirum »), n’hésitant pas à  proposer des tempi très rapides (« Dies irae »), occasionnant parfois de menus décalages (dans le « Sanctus » par exemple), heureusement vite rattrapés.

Est-ce parce que l’œuvre est donnée dans un théâtre et non dans une église ou une salle de concert ? Toujours est-il que les entrées successives des quatre solistes nous ont paru assez extraverties, « opératiques » pour tout dire, chacun semblant tirer la couverture à soi sans former un quatuor parfaitement cohérent et homogène. Très vite cependant, cette impression se dissipe pour faire place à une expression sincère et passionnée de la foi : Riccardo Zanellato, récemment entendu à Paris au TCE dans la même œuvre, fait valoir la noblesse d’un chant émouvant, porté par un timbre aux couleurs relativement claires ; Stefan Pop fait alterner de beaux moments de douceur et de recueillement extrêmes (« Ingemisco », « Hostias ») avec certains élans que l’on est en droit de trouver un peu trop lyriques, voire dramatiques pour une œuvre sacrée, aussi « théâtrale » soit-elle. Varduhi Abrahamyan propose un « Liber scriptus » plein d’autorité, et adoucit son timbre pour l’ « Agnus dei » de sorte que sa voix fusionne harmonieusement avec celle de Marina Rebeka, laquelle a proposé une prestation de haut vol : le timbre est superbe sur toute la tessiture, la ligne de chant parfaitement malléable, jusque dans l’aigu piano du dernier « Requiem » dans le « Libera me » , l’expression toujours juste, ni trop extravertie, ni trop réservée… Dans ces conditions, impossible de lui tenir rigueur de quelques menus accrocs repérés ici ou là (dont une attaque ratée dans le « Libera me » de la fugue finale) : la soprano recevra au moment des saluts une spectaculaire ovation, de même que Michele Mariotti, de toute évidence très ému de l’accueil qui lui a été réservé !

Les artistes

Marina Rebeka, soprano
Varduhi Abrahamyan, mezzo-soprano
Stefan Pop, ténor
Riccardo Zanellato, basse 

Orchestra sinfonica nazionale della Rai, dir. Michele Mariotti
Coro del Teatro Regio di Parma, dir. Martino Faggiani

Le programme

Missa da Requiem 
Giuseppe Verdi

Festival Verdi de Parme, Teatro Regio di Parma, concert du vendredi 30 septembre 2022.

image_printImprimer
Riccardo Zanellatostefan popMarina RebekaVarduhi AbrahamyanMichele Mariotti
0 commentaires 1 FacebookTwitterPinterestEmail
Stéphane Lelièvre

Stéphane Lelièvre est maître de conférences en littérature comparée, responsable de l’équipe « Littérature et Musique » du Centre de Recherche en Littérature Comparée de la Faculté des Lettres de Sorbonne-Université. Il a publié plusieurs ouvrages et articles dans des revues comparatistes ou musicologiques et collabore fréquemment avec divers opéras pour la rédaction de programmes de salle (Opéra national de Paris, Opéra-Comique, Opéra national du Rhin,...) Il est co-fondateur et rédacteur en chef de Première Loge.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
SIMON BOCCANEGRA en version originelle à Parme
prochain post
JOYCE DIDONATO : THE DAZZLE !

Vous allez aussi aimer...

Opéra Bastille : trio gagnant pour la seconde distribution...

30 octobre 2026

Florence, Romanzo criminale de Nicola Piovani : le difficile...

26 octobre 2026

La Cenerentola au San Carlo : Rossini entre...

25 octobre 2026

Roméo et Juliette à la Philharmonie : Klaus...

22 octobre 2026

Fuoco di gioia 2026 : musique et solidarité...

20 octobre 2026

Brahms, Robert et Clara Schumann, Schubert et Strauss...

19 octobre 2026

Aida est la nouvelle papesse d’Avignon et elle...

19 octobre 2026

Fuoco di gioia 2026: musica e solidarietà a...

19 octobre 2026

« Prends garde à toi » : la...

19 octobre 2026

Le Chevalier de Saint-George enfin de retour en...

16 octobre 2026

Humeurs

  • PAATA BURCHULADZE : UN AN DE PRISON, ET LE SILENCE ASSOURDISSANT DU MONDE LYRIQUE

    7 octobre 2026

En bref

  • Les brèves d’octobre –

    29 octobre 2026
  • Ça s’est passé il y a 100 ans : création de Háry János de Zoltán Kodály

    16 octobre 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Édito de septembre –
    L’inaltérable modernité des chefs-d’œuvre

    7 octobre 2026

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Léon Saintreau dans Il aurait 100 ans aujourd’hui : JON VICKERS
  • Lady Martin dans OLIVER MEARS: “ It’s good to provoke different opinions ”
  • CHRISTINE FRANCEZON dans Roméo et Juliette à la Philharmonie : Klaus Mäkelä et l’Orchestre de Paris au cœur du drame berliozien
  • Hugues Rameau dans Oliver Mears : « Il est bon de susciter des opinions différentes »
  • Marie Louise dans Oliver Mears : « Il est bon de susciter des opinions différentes »

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Opéra Bastille : trio gagnant pour la...

30 octobre 2026

Florence, Romanzo criminale de Nicola Piovani :...

26 octobre 2026

La Cenerentola au San Carlo :...

25 octobre 2026