À la une
Scala de Milan 2026-2027 : une saison qui marque pleinement...
Saison 26-27 de l’Opéra de Nice
La saison lyrique 2027 du Teatro Regio di Parma
La Femme silencieuse à Berlin : Morosus grogne encore ; Strauss,...
Les brèves de mai –
ENFANCE : un concert du Chœur du COSU Obtenez des invitations...
Découvrez la saison 26-27 de l’Opéra national grec
Opéra de Toulon : une saison 26-27 ambitieuse malgré les...
Se préparer au War Requiem, Philharmonie de Paris, 12 juin...
Don Giovanni à Montpellier – Une nuit mozartienne entre fidélité...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

Compte renduConcert

Les Métaboles ou Brahms par chœur et piano

par Gilles Charlassier 9 mars 2021
par Gilles Charlassier 9 mars 2021
0 commentaires 1FacebookTwitterPinterestEmail
2,1K

Six mois avec un premier concert à Royaumont en fin septembre 2020, où la relative accalmie de la pandémie avait autorisé le public, c’est à huis clos, salle Cortot, et avec une diffusion sur RécitHall, que l’ensemble Les Métaboles redonne, en ce vendredi 5 mars 2020, le programme articulé autour des Liebeslieder Walzer de Brahms, qui, par ailleurs, met en valeur un piano d’époque, confié aux doigts de Yoan Héreau et Benjamin d’Anfray, ce dernier remplaçant Edoardo Torbianelli, retenu par les restrictions imposés aux déplacements internationaux en ces temps de crise sanitaire et politique.

La soirée s’ouvre sur deux Canons de l’opus 113, n°s 7 et 13, reprenant deux lieder du Winterreise de Schubert. Si le rubato de l’écriture romantique est moins familier aux solistes des Métaboles, experts dans le répertoire contemporain, la pureté de la couleur chorale et la précision du chant sert la lisibilité de la polyphonie comme celle du texte et d’émotions distillées avec une belle pudeur. On retrouve cette retenue dans les deux Quartette op. 112a et les trois Quartette op. 31, dans lesquels le dessin vocal esquisse de délicates aquarelles, équilibrées avec soin. Les Weltliche Gesänge op. 42 confirment ce cisèlement du matériau, dans une évidente alchimie entre le verbe et la texture chorale éclairant la musicalité de la langue allemande.

Ce corpus est tressé de deux séquences purement instrumentales, à quatre mains, qui mettent en avant la clarté de la sonorité et de l’articulation harmonique de l’instrument, en parfaite symbiose avec l’esthétique défendue par Léo Warynski et son ensemble Les Métaboles. Les deux premières Danses hongroises WoO1, dans leur version princeps pour clavier, distillent un balancement galbant d’élégance la source populaire et folklorique, qui s’affirme également dans les cinq numéros puisés dans le recueil de Walzer  op.39 (les n°s 1, 4, 5, 15 et 16).

Ce sens de la carrure et de l’expression est magnifié dans le cycle des Liebeslieder Walzer op. 52, qui, dans la déclinaison d’une remarquable variété de configurations aux confins d’un mini-théâtre intime, offre à la plupart des solistes une tribune à sa singularité vocale, sans que ce camaïeu n’altère l’unité de l’ensemble. Le recueil se parcourt ainsi comme un album de miniatures – en un héritage que d’aucuns pourraient dire schumannien. A la fois attentifs aux détails comme à la dynamique et à l’architecture de ce voyage musical, les interprètes livrent une lecture sensible de ces Liebeslieder Walzer refermant une soirée brahmsienne intime qui pourra peut-être rencontrer à nouveau un public autre que derrière un écran, à Epinal, si les restrictions sont levées le 21 mai prochain.

Les Métaboles, concert du 5 mars 2020, salle Cortot, diffusion sur RécitHall.

Les artistes

Les Métaboles
Yoan Héreau et Edoardo Torbianelli, piano
Léo Warynski, direction musicale

Le programme
Liebeslieder Walzer

Johannes Brahms

Danses hongroises 1 et 2 WoO 1 pour piano à quatre mains
Kanons opus 113
2 quartette opus 112a
Weltliche Gesänge opus 42 pour chœur
Drei quartette opus 31
Valses 1, 4 et 5, 15 et 16 opus 39 pour piano à quatre mains
LiebesliederWalzer opus 52 pour voix et piano à quatre mains

Concert du vendredi 5 mars 2021, salle Cortot.

image_printImprimer
0 commentaires 1 FacebookTwitterPinterestEmail
Gilles Charlassier

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Voix humaine double face au Théâtre des Champs-Élysées
prochain post
Poupée de feu, ange de son

Vous allez aussi aimer...

La Femme silencieuse à Berlin : Morosus grogne encore...

29 mai 2026

Don Giovanni à Montpellier – Une nuit mozartienne...

25 mai 2026

La Grande Duchesse de Gérolstein de nouveau à...

25 mai 2026

Grand Amphithéâtre de la Sorbonne – Defiant Requiem,...

25 mai 2026

Ermonela Jaho à Gaveau, humble servante… des Arts...

25 mai 2026

À l’auditorium de Lyon, Francis Poulenc trouve son...

24 mai 2026

Seconde distribution d’Un ballo in maschera à Florence

23 mai 2026

Opéra national de Bordeaux – À l’assaut de...

21 mai 2026

La Carmen de 1875 renaît à l’Opéra National...

21 mai 2026

Une création mondiale, un chef d’œuvre du répertoire...

20 mai 2026

Humeurs

  • Covent Garden et la Monnaie de Bruxelles solidaires de Paata Burchuladze

    14 mai 2026

En bref

  • Les brèves de mai –

    29 mai 2026
  • Quand WHOOPI GOLDBERG affiche sa passion pour l’art lyrique !

    15 mai 2026

La vidéo du mois

*

Édito

  • Édito de mai – L’artiste peut-il ne pas être politique ?

    1 mai 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Marc Dumont dans Grand Amphithéâtre de la Sorbonne – Defiant Requiem, Verdi à Terezín : la bouleversante conclusion de l’hommage aux musiciens de Terezín
  • Sabine Teulon Lardic dans Grand Amphithéâtre de la Sorbonne – Defiant Requiem, Verdi à Terezín : la bouleversante conclusion de l’hommage aux musiciens de Terezín
  • Hayden dans Ermonela Jaho à Gaveau, humble servante… des Arts et des Lettres
  • AnoNîmes dans Timothée Chalamet, ou la médiocrité tranquille
  • Julien Transon dans Turandot à Avignon : la victoire silencieuse de Liù

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

La Femme silencieuse à Berlin : Morosus...

29 mai 2026

Don Giovanni à Montpellier – Une...

25 mai 2026

La Grande Duchesse de Gérolstein de...

25 mai 2026