À la une
OPERAFEST 2026 – CENTENAIRE DE TURANDOT & VARIATIONS ENIGMATIQUES À LISBONNE
Édito de juillet – août : bonnes vacances lyriques !
L’Opéra de Rome confirme son statut avec une saison 2026-2027...
Le Metropolitan Opera de New York — Temple américain de...
Il aurait 100 ans aujourd’hui : HANS WERNER HENZE
Les brèves de juillet –
Découvrez la saison 2027 du Teatro San Carlo de Naples
Fenice de Venise – Vénus et Adonis Sciarrino réécrit le...
In memoriam – MIGNON DUNN, grande mezzo-soprano américaine et pédagogue...
Saison 2027 du Teatro Comunale de Bologne : éclectisme et...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

Compte renduConcert

« MENUS-PLAISIRS D’ETE » – Centre de Musique Baroque de Versailles

par Nathanaël Eskenazy 29 août 2020
par Nathanaël Eskenazy 29 août 2020
0 commentaires 0FacebookTwitterPinterestEmail
1,6K

Crédits photos : Pascal Le Mée.
CMBV, 29 août 2020

"Placere et docere" grâce au Centre de Musique Baroque de Versailles !

Pour clore l’été et aborder la rentrée de façon réjouissante, le CMBV a proposé samedi 29 et dimanche 30 août une plongée dans l’art musical, chorégraphique ou encore scénographique baroque. La formule a de quoi plaire : deux ateliers parmi six (chant, danse, théâtre, chorégraphie, costume, décor) sont à choisir et s’adressent en priorité à un large public où se mêlent parents et enfants, grands-parents et petits-enfants.

C’est donc un voyage en famille qui est proposé au travers d’ateliers pédagogiques ou ludiques. Cette plongée immersive ne pouvait se faire qu’au sein de l’ancien Hôtel des Menus-Plaisirs qui fut dirigé jusqu’à la chute de l’Ancien Régime par Denis Papillon de la Ferté : ce dernier géra en tant qu’intendant les spectacles de la Cour mais aussi la troupe des comédiens du Français.

Le temps est capricieux : il pleut ce samedi, mais rien n’entame notre curiosité et le spectacle commence avant même que ne débutent les ateliers. Thierry Péteau-Papillon de la Ferté, fardé de blanc, mouche sur le visage, descend hiératiquement le grand escalier, entouré de deux soldats et nous annonce que l’on s’affaire en ce moment aux préparatifs du mariage du dauphin, futur Louis XVI, avec l’archiduchesse d’Autriche.

Cette mise en scène nous permet de voyager dans le temps, d’être à la fois ancrés dans notre époque tout en faisant un retour vers le passé. Nous sommes alors conduits vers nos ateliers. Pour le premier, nous avons choisi le chant. L’accueil se fait en musique :  le claveciniste Fabien Armengaud improvise quelques variations sur une chaconne, dans un esprit bien français. Les deux chanteurs, Jenny Daviet et David Ghilardi vont diriger cette séance de 45 minutes de manière très pédagogique en mêlant à la fois le théorique et la pratique. Et d’abord comment bien chanter ? Et qu’est-ce que bien chanter surtout s’il faut chanter à deux ? On apprend ainsi à dire des voyelles avec des intentions expressives, mais aussi à les chanter chacun son tour en organisant une sorte de chaîne sonore ; on met également à contribution son corps par des exercices de respiration. Une seconde activité, plus pratique, fait participer les auditeurs que nous sommes.

Nous apprenons 4 strophes de la fable « Le Corbeau et le Renard » mais réécrite et mise en musique. De manière simple mais efficace, on explique alors comment la gestuelle baroque est aussi au service d’un texte. Les exemples donnés par nos « maîtres de stage » sont particulièrement convaincants. Nous nous appliquons avec plus ou moins de bonheur à chanter le texte et à l’accompagner de sa gestuelle, et ce qui était laborieux au départ devient dès lors plus accessible au fur et à mesure que l’on avance dans l’apprentissage de la fable. 

Nous quittons ce premier atelier pour nous rendre au second, « Je suis un acteur ».

Entre-temps, la pluie a cessé, mais le ciel est toujours couvert. C’est Thierry Péteau qui anime la séance théâtre. Celle-ci relève à la fois de la saynète (un garde donne la réplique au comédien) et du jeu. On commence ainsi par des questions : qu’est-ce que le côté cour ? jardin ? Pourquoi les comédiens disent-ils « merde » avant d’entrer en scène ? Il y a là quelques enfants qui répondent avec beaucoup de vivacité. Puis la seconde partie se focalise sur des exercices de prononciation mnémotechniques que nous faisons chacun notre tour : il s’agit d’exercer à la fois sa mémoire mais aussi de faire travailler son articulation. On apprend aussi les positions des comédiens sur scène.

Le tout se veut ludique, mais à notre sens est un peu moins convaincant que l’atelier précédent. On eût aimé certainement un peu plus de pratique à partir d’un texte (un poème, un extrait d’une tirade de tragédie) pour se confronter à la réalité du métier d’acteur.

En attendant le spectacle qui doit clore l’après-midi, nous assistons à quelques passes d’escrime dans la cour du CMBV… Puis vient le temps de la musique et du divertissement. On prend place alors dans le jardin dans lequel une tente a été installée. Au centre, une estrade très haute en bois, qui évoque aussi les tréteaux d’un théâtre populaire sur lesquels on chante, on danse et on joue la comédie. Cette dernière partie de la journée est absolument réjouissante : en premier lieu par la variété des pièces qui sont proposées par les six musiciens (on passe ainsi d’une improvisation, notamment à la flûte, sur le Tic-toc- choc ou les maillotins de Couperin, à des couplets de la Folia ou encore à un duo de la cantate Pyrame et Thisbé de Montéclair chanté avec force expressivité) ; en second lieu, par le jeu très vif des comédiens, en particulier Armaud Marzorati, en chef de troupe dont la calèche (ou plutôt la charrette ! ) a perdu une roue et qui court aussi après les deniers. Qu’il s’agisse des musiciens ou encore des danseuses, tous donnent la réplique aux comédiens et le font de manière très amusante. Mais le spectacle doit prendre fin pour nous car la troupe se doit de repartir pour Versailles : Papillon de la Ferté leur rappelle qu’ils jouent pour le roi et la Cour et qu’on ne peut faire attendre sa Majesté…

Une expérience originale qui permet à la fois de finir l’été et d’ouvrir la future saison de façon agréable, instructive et ludique !

image_printImprimer
Centre de musique baroque de Versailles
0 commentaires 0 FacebookTwitterPinterestEmail
Nathanaël Eskenazy

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Il Caravaggio : « La Muse de l’Opéra » – Festival de Sablé
prochain post
FRANCO CORELLI

Vous allez aussi aimer...

Fenice de Venise – Vénus et Adonis Sciarrino...

30 juin 2026

Les festivals de l’été –Nadine Sierra enchante les...

29 juin 2026

Carmen : nouvelle mise en scène de Damiano Michieletto à...

29 juin 2026

Entre larmes et éclats de rire : les deux...

29 juin 2026

Lucia di Lammermoor : la mise en scène...

28 juin 2026

Otello préfère l’amour en mer à l’opéra de...

28 juin 2026

Les Deux Pêcheurs au Théâtre du Châtelet, une...

24 juin 2026

Le nozze di Teti e Peleo : quand...

23 juin 2026

Le Requiem de Verdi à Bordeaux : l’audace...

21 juin 2026

Rendez-vous annuel : la Folle soirée de Radio Classique...

20 juin 2026

Humeurs

  • La colline verte n’a pas fini de rougir —
    L’affaire Friedman et les fantômes de Bayreuth : le festival Wagner bute sur son passé antisémite

    26 juin 2026

En bref

  • Il aurait 100 ans aujourd’hui : HANS WERNER HENZE

    1 juillet 2026
  • Les brèves de juillet –

    1 juillet 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Édito de juillet – août : bonnes vacances lyriques !

    1 juillet 2026

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Sab dans Timothée Chalamet, ou la médiocrité tranquille
  • Le Clerre dans Otello préfère l’amour en mer à l’opéra de Liège
  • Stéphane Lelièvre dans Otello préfère l’amour en mer à l’opéra de Liège
  • J. Francois dans Otello préfère l’amour en mer à l’opéra de Liège
  • Sabine Teulon Lardic dans La colline verte n’a pas fini de rougir —
    L’affaire Friedman et les fantômes de Bayreuth : le festival Wagner bute sur son passé antisémite

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Fenice de Venise – Vénus et...

30 juin 2026

Les festivals de l’été –Nadine Sierra...

29 juin 2026

Carmen : nouvelle mise en scène de...

29 juin 2026