À la une
ALEXANDRE BALDO : les visages inattendus de la basse dans...
Turin – Festival VERISMO 2/3Leoncavallo : l’autre Bohème – Turin redonne vie...
Turin – Festival VERISMO 1/3 Cavalleria rusticana, Pagliacci : sacré,...
ELEONORA BURATTO en récital à Athènes
Moscou, Ville des Cerisiers : Chostakovitch en verve à Amsterdam
Les opéras du monde – Théâtre des Champs-Élysées : tradition...
PAATA BURCHULADZE : 13 mois déjà
Allô l’Opéra ? Ne coupez pas s’il vous plaît !
Charmant double ravélien à Liège
Opéra Bastille : trio gagnant pour la seconde distribution du Barbiere...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Subscribe our Newsletter for latest news.

MédiathèqueDVD

DVD – LA DORI d’Antonio Cesti

par Laurent Bury 1 janvier 2021
par Laurent Bury 1 janvier 2021
0 commentaires 2FacebookTwitterPinterestEmail
4,3K

La Dori d’Antonio Cesti – Retour à Innsbruck

C’est la première fois qu’un opéra d’Antonio Cesti connaît les honneurs du DVD, mais c’est peut-être plus pour les voix que pour le spectacle qu’on visionnera La Dori paru chez Naxos.

Après Monteverdi et Cavalli, Antonio Cesti (1623-1669) est incontestablement le plus célèbre des compositeurs lyriques italiens du XVIIe siècle, mais il reste comparativement négligé. Sa résurrection a attendu les années 1960, à partir desquelles l’Italie, l’Angleterre et les Etats-Unis le redécouvrent lentement.

Retour à Innsbruck

En 1986, René Jacobs dirige son premier opéra : l’Orontea  (1656) de Cesti, dans le cadre du festival d’Innsbruck. Ce lieu n’a pas été choisi au hasard : Cesti y fut en effet maître de chapelle à la cour de l’archiduc d’Autriche, et c’est là que virent le jour ses opéras écrits entre 1654 et 1662 (les créations suivantes eurent lieu à Vienne). En 1996, Jacobs recréa à Innsbruck L’Argia (1655), spectacle que l’on put ensuite voir à Lausanne et à Paris. Curieusement, La Dori (1657) le plus grand succès qu’ait connu Cesti en son temps, n’avait jusqu’ici guère attiré l’attention, et les productions modernes se comptaient sur les doigts d’une main : en août 2019, Innsbruck s’y est enfin intéressé, après vingt ans pendant lesquels l’œuvre avait été délaissée.

Trop de dépouillement en fosse et sur le plateau...

Loin du faste qu’on peut imaginer avoir été celui de la cour autrichienne, l’Accademia Bizantina que dirige Ottavio Dantone paraît ici un peu légère, si l’on songe à l’opulence sonore proposée par d’autres ensembles d’instruments anciens. Cesti mériterait un traitement plus généreux. Bien qu’il ait derrière lui une carrière longue (commencée en 1979) et bien remplie, le metteur en scène Stefano Vizioli n’a pas laissé de trace durable dans les mémoires. Pour La Dori, il reste fidèle à ses recettes habituelles : jolis costumes et décors dépouillés, avec une direction d’acteur réduite au minimum, voire inexistante. Si les scènes comiques sont relativement efficaces, le spectacle peine à nous émouvoir et à inspirer de la sympathie pour les personnages d’une intrigue certes assez alambiquée, avec plusieurs travestissements transgenres (la princesse Dori se fait passer pour un certain Ali, le prince Tolomeo  déguisé en femme brise le cœur d’un capitaine des gardes, sans oublier la nourrice Dirce confiée à un ténor, selon la tradition).

… mais quelques belles voix !

Dans la distribution, le nom d’Emöke Baráth attire l’œil : c’est en effet ici l’artiste la plus connue. Après avoir été révélée avec Elena de Cavalli, elle montre ici encore ses affinités avec ce répertoire et fait preuve d’une belle autorité dans le rôle du prince travesti. L’autre soprano, Francesca Lombardi Mazzulli, est une habituée des festivals baroques et son répertoire ne s’aventure guère au-delà de Mozart ; elle fait ici valoir un timbre pulpeux. Le rôle-titre incombe à la mezzo Francesca Ascioti, qui devrait être Maddalena de Rigoletto à Nancy en juin prochain : les couleurs sombres de sa voix permettent un contraste judicieux avec ses partenaires, notamment le contre-ténor britannique Rupert Enticknap, Oronte d’une belle expressivité. Parmi les rôles secondaires, on remarque la basse Pietro Di Bianco, que les mélomanes parisiens se rappelleront avoir vu dans l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris.

Les artistes

Dori   Francesca Ascioti
Oronte   Rupert Enticknap
Artaserse   Federico Sacchi
Arsinoe   Francesca Lombardi Mazzulli
Tolomeo   Emöke Baráth
Arsete   Bradley Smith
Erasto   Pietro Di Bianco
Dirce   Alberto Allegrezza
Golo   Rocco Cavalluzzi
Bagoa   Konstantin Derri

Accademia Bizantina, direction musicale : Ottavio Dantone
Mise en scène   Stefano Vizioli

 

Le programme

La Dori, ovvero la schiava fedele

Dramma musicale en 3 actes avec prologue de Pietro Antonio Cesti, livret de Giovanni Filippo Apollini, créé à Innsbruck en 1657 (?)
Enregistré à Innsbruck en août 2019
1 DVD Naxos

image_printImprimer
Cesti
0 commentaires 2 FacebookTwitterPinterestEmail
Laurent Bury

Une fois hors d'un charnier natal assez septentrional, Laurent Bury a longtemps habité sous les vastes portiques du 123, rue Saint-Jacques, du 45, rue d'Ulm et du 1, rue Victor Cousin (et même ensuite du 86, rue Pasteur, 60007). Longtemps, il s'est couché de bonne heure aussitôt après les spectacles que, de 2011 à 2020, il allait voir pour un autre site opératique. Papillon inconstant, farfallone amoroso, il vole désormais entre divers sites, et a même parfois l'honneur de prêter sa plume aux volumes de L'Avant-Scène Opéra.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Bonne année 2021 !
prochain post
Jeremy OVENDEN

Vous allez aussi aimer...

CD – La rondine : passionnante découverte de...

30 octobre 2026

Sortilèges musicaux et douleurs coloniales

29 octobre 2026

Le jardin ascétique de Francisco Guerrero

29 octobre 2026

Madre Selva, ode inspirée et inspirante

29 octobre 2026

CD – Une parade sauvage : Cyrille Dubois...

27 octobre 2026

CD – Il Signor Lulli : la joyeuse...

27 octobre 2026

CD – Vivaldi sottosopra : Vivaldi pour une...

27 octobre 2026

Zampa d’Hérold : le fantastique versus opéra-comique

24 octobre 2026

Festival Verdi de Parme : présentation d’une biographie...

20 octobre 2026

CD – Agathe Peyrat, reine de la nuit

20 octobre 2026

Humeurs

  • PAATA BURCHULADZE : 13 mois déjà

    2 novembre 2026

En bref

  • Les brèves d’octobre –

    29 octobre 2026
  • Ça s’est passé il y a 100 ans : création de Háry János de Zoltán Kodály

    16 octobre 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Allô l’Opéra ? Ne coupez pas s’il vous plaît !

    1 novembre 2026

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • frédéric dans Ça s’est passé il y a 100 ans : création de Háry János de Zoltán Kodály
  • Christophe Bassou dans Allô l’Opéra ? Ne coupez pas s’il vous plaît !
  • Placido Carrerotti dans Allô l’Opéra ? Ne coupez pas s’il vous plaît !
  • meyer frédéric dans Allô l’Opéra ? Ne coupez pas s’il vous plaît !
  • Léon Saintreau dans Il aurait 100 ans aujourd’hui : JON VICKERS

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

CD – La rondine : passionnante...

30 octobre 2026

Sortilèges musicaux et douleurs coloniales

29 octobre 2026

Le jardin ascétique de Francisco Guerrero

29 octobre 2026