À la une
Saison 2027 du Teatro Comunale de Bologne : éclectisme et...
Les festivals de l’été –Nadine Sierra enchante les Chorégies d’Orange
Les brèves de juillet –
Carmen : nouvelle mise en scène de Damiano Michieletto à la Scala...
Le siège de Corinthe : 1826-2026 Pour en savoir plus sur...
Entre larmes et éclats de rire : les deux visages de...
Lucia di Lammermoor : la mise en scène de Yannis...
Otello préfère l’amour en mer à l’opéra de Liège
La colline verte n’a pas fini de rougir — L’affaire...
Les Deux Pêcheurs au Théâtre du Châtelet, une amitié qui fait...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

ProductionCompte renduVu pour vous

Carnaval baroque à Versailles

par Marc Dumont 26 juin 2025
par Marc Dumont 26 juin 2025

© Sylvie Cochet

© Laurent Guizard

© Laurent Guizard

© Laurent Guizard

© Laurent Guizard

© Laurent Guizard

© Laurent Guizard

0 commentaires 2FacebookTwitterPinterestEmail
1,4K

La présentation du spectacle annonçait clairement la couleur : « D’un festin pittoresque à un théâtre de rue en passant par une chasse à l’homme le long des ruelles, chanteurs et acrobates nous enchantent au fil des danses et des chansons populaires. »

Par les temps anxiogènes qui nous hantent, on ne peut que se réjouir de trouver ici où là quelques rares moments de répit. Ce Carnaval baroque proposé par Le Poème Harmonique est plus que l’un d’eux, tant la bonne humeur qu’il distille est communicative et salutaire. Car c’est à une grande heure et demi de bonheur scénique que les tous les acteurs nous convient.

« C’est la rencontre entre acrobates, jongleurs, mimes, chanteurs et musiciens d’aujourd’hui qui a permis de restaurer l’énergie créatrice de la fête carnavalesque », annonce le site de l’ensemble de Vincent Dumestre. Disons d’emblée que la vitalité et l’humour de tous les acteurs sont les garants d’une réussite qui se mesure aux rires d’enfants (et d’adultes) entendus dans la salle comme aux applaudissements nourris après chaque numéro.

Ce sont des musiques baroques populaires, portées par les chants napolitains ou romains comme par les danses, dont la Tarantella del Gargano, des chaconnes et moresques qui se mêlent aux arts du cirque, afin de recréer l’atmosphère enjouée de la commedia dell’arte. Sans oublier le pastiche, élément essentiel à ce genre – et celui du Lamento della Ninfa de Monteverdi est particulièrement jouissif.

Traditionnellement, à Rome, dix jours de fêtes populaires hautes en couleurs précédaient l’entrée dans le Carême. C’est cet esprit que cherche à recréer l’équipe à l’origine d’un spectacle déjà éprouvé depuis il y a une vingtaine d’années, mais ici totalement réinventé, enrichi et totalement réussi – à un petit bémol près. Il concerne les musiques car elles gagneraient à plus de diversité, d’originalité, de folie même, afin d’éviter un certain sentiment de monotonie dans les refrains et les passacailles.

Les musiciens ne sont pas en cause, loin de là, entrainés dans la danse par la guitare ou le luth de Vincent Dumestre, avec Louise Ayrton au violon et Isaure Lavergne passant avec bonheur de la flûte au basson baroques. Et puis il y a les percussions toujours subtiles de Michèle Claude, Adrien Mabire s’en donnant à cœur joie au cornet à bouquin (jusqu’à une Marseillaise gaillarde en ce lieu royal !) et Simon Guidicelli se lâchant sur sa contrebasse. Un banquet musical en somme, avec quatre chanteurs qui font plus que se prêter au jeu, particulièrement dans le cas de l’alto enjôleur d’Anaïs Bertrand.

Tous les regards se tournaient pourtant vers les circassiens qui méritent les plus grands éloges : les mimes par leur drôlerie, les acrobates et jongleurs par leur habileté, leur façon de nous faire rêver autour d’un mât chinois (incroyables postures de Rocco Le Flem et Antoine Hélou) ou avec une roue Cyr, ce cerceau géant que manie Quentin Bancel avec une maestria  confondante.

Cette réussite est celle d’une équipe, marquée par la somptuosité des costumes et des masques de Polichinelles de Maxence Rapetti-Mauss et Chantal Rousseau, et par l’inventivité des décors, dans une mise en scène au cordeau de Cécile Roussat. Il y a de la joie, de la magie, de l’émerveillement dans ce spectacle euphorisant !

Les artistes

Anaïs Bertrand, Alto
Paco Garcia, Ténor
Martial Pauliat, Ténor
Igor Bouin, Baryton

Mise en scène, conception visuelle : Cécile Roussat
Collaboration artistique : Julien Lubek
Réalisation costumes : Maxence Rapetti-Mauss et Chantal Rousseau
Lumières : Christophe Naillet
Scénographie : François Destors

Le Poème Harmonique
Vincent Dumestre, Dramaturgie musicale, direction musicale

Le programme

Un Carnaval à Rome : Arts du cirque, musique et danse au XVIIe siècle

Opéra Royal du Château de Versailles, représentation du vendredi 20 juin 2025.

image_printImprimer
Martial PauliatAnaïs BertrandPaco GarciaCécile RoussatVincent DumestreLe Poème HarmoniqueIgor Bouin
0 commentaires 2 FacebookTwitterPinterestEmail
Marc Dumont

Passionné par l’Histoire et la Musique, Marc Dumont a présenté des centaines de concerts et animé de multiples émissions à Radio France de 1985 à 2014. Il se consacre à des conférences et animations, rédige actuellement un livre où Musiques et Histoire se croisent sans cesse, et propose des « Invitations aux Voyages », qui sont des rencontres autour de deux invités, en vidéo.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Orphée ressuscité à Versailles
prochain post
Hervé Niquet et le Concert Spirituel plongent le prieuré de Froville dans les Ténèbres de François Couperin  

Vous allez aussi aimer...

Les festivals de l’été –Nadine Sierra enchante les...

29 juin 2026

Les brèves de juillet –

29 juin 2026

Carmen : nouvelle mise en scène de Damiano Michieletto à...

29 juin 2026

Entre larmes et éclats de rire : les deux...

29 juin 2026

Lucia di Lammermoor : la mise en scène...

28 juin 2026

Otello préfère l’amour en mer à l’opéra de...

28 juin 2026

Les Deux Pêcheurs au Théâtre du Châtelet, une...

24 juin 2026

Le nozze di Teti e Peleo : quand...

23 juin 2026

Le dernier scandale de Monteverdi : Poppea, influenceuse...

22 juin 2026

Le Requiem de Verdi à Bordeaux : l’audace...

21 juin 2026

Humeurs

  • La colline verte n’a pas fini de rougir —
    L’affaire Friedman et les fantômes de Bayreuth : le festival Wagner bute sur son passé antisémite

    26 juin 2026

En bref

  • Les brèves de juin –

    19 juin 2026
  • Ça s’est passé il ya 200 ans : création de Don Gregorio de Gaetano Donizetti

    11 juin 2026

La vidéo du mois

Édito

  • L’été des festivals : la parenthèse enchantée qu’attendent tous les lyricophiles !

    3 juin 2026

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Le Clerre dans Otello préfère l’amour en mer à l’opéra de Liège
  • Stéphane Lelièvre dans Otello préfère l’amour en mer à l’opéra de Liège
  • J. Francois dans Otello préfère l’amour en mer à l’opéra de Liège
  • Sabine Teulon Lardic dans La colline verte n’a pas fini de rougir —
    L’affaire Friedman et les fantômes de Bayreuth : le festival Wagner bute sur son passé antisémite
  • Marc Dumont dans Bach (Cantates II : Actus tragicus) à Versailles : le souffle profond de Gardiner

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Les festivals de l’été –Nadine Sierra...

29 juin 2026

Les brèves de juillet –

29 juin 2026

Carmen : nouvelle mise en scène de...

29 juin 2026