À la une
Au Théâtre des Champs-Élysées, les débuts parisiens de Karine Deshayes...
Glamour, gloire et beauté : Sonya Yoncheva au TCE
Falstaff à Montpellier. Les femmes s’inventent.
L’Oratorio de Noël à Athènes : Noël à la française...
Les brèves de janvier –
Se préparer à L’ANNONCE FAITE À MARIE – Châtelet, 28...
Elle aurait 100 ans aujourd’hui : Evelyn Lear
Ça s’est passé il y a 200 ansCréation d’ALAHOR IN...
SEMYON BYCHKOV nommé directeur musical de l’Opéra de Paris
Ça s’est passé il y a 100 ans : mort du...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

CDMédiathèque

CD – Bellini, Norma (Cillario, 1972) – ou quand les plus belles voix du monde ne peuvent donner que ce qu’elles ont…

par Stéphane Lelièvre 6 novembre 2021
par Stéphane Lelièvre 6 novembre 2021
0 commentaires 4FacebookTwitterPinterestEmail
1,9K
Les artistes

Norma : Montserrat Caballé
Adalgisa : Fiorenza Cossotto
Clotilde: Elizabeth Bainbridge
Pollione: Plácido Domingo
Oroveso : Ruggero Raimondi
Flavio : Kenneth Collins

London Philharmonic Orchestra, Ambrosian Opera Chorus, dir. Carlo Felice Cillario

Le programme

Norma

Opéra en deux actes de Vincenzo Bellini, livret de Felice Romani, créé au Teatro alla Scala (Milan) le 26 décembre 1831.

3 CD Sony Classical Opera, enregistré à Londres en septembre 1972..

La collection Sony Classical Opera réédite actuellement plusieurs albums d’opéras, à un prix extrêmement doux (moins de 10 euros l’intégrale !). S’ils ne constituent pas nécessairement des références discographiques, tous ou presque présentent une plusieurs raisons pouvant justifier leur acquisition… Troisième intégrale chroniquée pour Première Loge : Norma de Bellini.

Cette intégrale de Norma est souvent considérée par la critique comme l’un des rares enregistrements de studio pouvant rivaliser avec les versions Callas 1954 et 1961. Nous ne partageons pas tout à fait cet enthousiasme quasi général… Capté à Londres en 1972, cet enregistrement rassemble de toute évidence certaines des plus belles voix de l’époque, et plusieurs interprètes comptaient en leur temps parmi les meilleurs titulaires de leurs rôles respectifs. Pourtant, l’impression générale qui se dégage est presque toujours celle d’un produit de studio certes très soigné mais à l’émotion singulièrement absente, ou « fabriquée » pour la circonstance sans être véritablement vécue. Caballé et Cossotto font du très beau son mais n’émeuvent que rarement. Caballé en particulier a été autrement plus touchante sur scène, à Orange en 74 ou à la Scala en 1972 puis 1977. Ici, face aux micros du Watlhamstow Town Hall, même son « Teneri figli » ou le « Deh ! non volerli vittime », où la pureté de son timbre et la beauté de son legato devraient faire merveille, laissent de marbre. Techniquement cependant, les choses sont plus en place au disque qu’à la scène (les vocalises de « Ah ! bello, a me ritorna » la mettent à rude épreuve à la Scala et lui posent de sérieux problèmes de rythme, surtout en 1977). Raimondi, quant à lui, est bien chantant mais un peu jeune de timbre pour ce rôle de patriarche. C’est peut-être Domingo qui s’en sort le mieux : même si la grammaire belcantiste n’est pas forcément celle qui lui est la plus naturelle, sa fougue habituelle lui permet de donner chair à Pollione et de rendre le personnage moins falot qu’il ne l’est habituellement. C’est bien peu, d’autant que la direction de Carlo Felice Cillario est elle aussi très propre et très lisse, mais reste en-deçà de la dimension tragique et de la tonalité pathétique requises par un tel chef-d’œuvre.

On préférera finalement, à cette version estimable mais froide et trop sage, la première version (belcantistissime) de Richard Bonynge enregistrée en 1964 (inégale mais dont le couple Sutherland/Horne est entré dans l’Histoire), et surtout celle gravée par James Levine en 1979, fougueuse, brûlante, souvent bouleversante, avec une Renata Scotto et une Tatiana Troyanos à pleurer.  

image_printImprimer
Montserrat CaballéRuggiero RaimondiSony Classical OperaPlacido Domingo
0 commentaires 4 FacebookTwitterPinterestEmail
Stéphane Lelièvre

Stéphane Lelièvre est maître de conférences en littérature comparée, responsable de l’équipe « Littérature et Musique » du Centre de Recherche en Littérature Comparée de la Faculté des Lettres de Sorbonne-Université. Il a publié plusieurs ouvrages et articles dans des revues comparatistes ou musicologiques et collabore fréquemment avec divers opéras pour la rédaction de programmes de salle (Opéra national de Paris, Opéra-Comique, Opéra national du Rhin,...) Il est co-fondateur et rédacteur en chef de Première Loge.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Journal d’un disparu de Janacek et van Parys : objet insolite à l’Opéra-Comédie de Montpellier
prochain post
Rigoletto à l’Opéra Bastille : une seconde distribution prestigieuse !

Vous allez aussi aimer...

Livre – Marina Mayrhofer : Ombre in scena....

6 janvier 2026

Libro – Marina Mayrhofer : Ombre in scena....

6 janvier 2026

CD – Lucia di Lammermoor : la confirmation...

18 décembre 2025

CD – Sisters – Karine Deshayes et Delphine...

8 décembre 2025

CD – Mademoiselle Hilaire. Lully – Lambert –...

8 décembre 2025

CONFIDENZE : Nicolò Balducci et Anna Paradiso redonnent...

29 novembre 2025

In Search of Youkali, mélodies de Kurt Weill...

28 novembre 2025

ARTEMISIA, par François Cardey et l’Ensemble Agamemnon –...

26 novembre 2025

CD – Au salon de JoséphineLes plaisirs de...

15 novembre 2025

CD – Psyché d’Ambroise Thomas ? Un joyau !

9 novembre 2025

Humeurs

  • À la Fenice de Venise, un concert du Nouvel An sous le signe d’un silence assourdissant

    3 janvier 2026

En bref

  • Ça s’est passé il y a 200 ans
    Création d’ALAHOR IN GRANATA de Donizetti

    7 janvier 2026
  • SEMYON BYCHKOV nommé directeur musical de l’Opéra de Paris

    6 janvier 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Bonne année 2026 !

    1 janvier 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Fabrice del Dongo dans Glamour, gloire et beauté : Sonya Yoncheva au TCE
  • Ivar kjellberg dans Les Noces de Figaro à Garnier : un opéra déconstruit
  • Renato Verga dans À la Fenice de Venise, un concert du Nouvel An sous le signe d’un silence assourdissant
  • Stéphane Lelièvre dans Violence et passion au Théâtre des Champs-Élysées : le WERTHER bouleversant de B. Bernheim, M. Viotti et C. Loy
  • Stéphane Lelièvre dans À la Fenice de Venise, un concert du Nouvel An sous le signe d’un silence assourdissant

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Livre – Marina Mayrhofer : Ombre...

6 janvier 2026

Libro – Marina Mayrhofer : Ombre...

6 janvier 2026

CD – Lucia di Lammermoor :...

18 décembre 2025