À la une
Sortilèges musicaux et douleurs coloniales
Le jardin ascétique de Francisco Guerrero
Madre Selva, ode inspirée et inspirante
Il aurait 100 ans aujourd’hui : JON VICKERS
Les brèves d’octobre –
Se préparer à MANON LESCAUT, Puccini (1893) – Théâtre des...
Oliver Mears : « Il est bon de susciter des...
CD – Une parade sauvage : Cyrille Dubois enchante Britten
CD – Il Signor Lulli : la joyeuse réussite d’un...
CD – Vivaldi sottosopra : Vivaldi pour une fête en...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Subscribe our Newsletter for latest news.

CDMédiathèque

12 Riens de Rossini par Richard Barker

par Stéphane Lelièvre 25 janvier 2021
par Stéphane Lelièvre 25 janvier 2021
0 commentaires 3FacebookTwitterPinterestEmail
2,2K
L'artiste

Pianoforte Pleyel 1858   Richard Barker

Le programme

Riens

12 pièces pour piano de Gioachino Rossini, extraites des Péchés de vieillesse

1CD Illiria, enregistré le 7 décembre 2018 (2020)

Le pianiste Richard Barker nous offre un programme Rossini « sans voix » : douze des vingt-quatre « Riens »  composés par le Cygne de Pesaro alors qu’il n’écrivait plus pour l’opéra, délicieusement interprétés sur un Pianoforte Pleyel de 1858.

Les qualités de pianiste de pianiste de Richard Barker ne sont plus à démontrer (il s’est formé d’abord au King’s School Worcester puis au Conservatoire Giuseppe Verdi de Milan, s’est produit dans de nombreuses villes européennes mais aussi aux USA ou à Shanghai, et a enseigné au Centre de formation lyrique de l’Opéra National de Paris, à la University of Cincinnati Ohio et à l’Accademia del Maggio Musicale Fiorentino). Quant à sa grande connaissance du chant et des compositeurs lyriques, il l’a acquise en travaillant de nombreuses années à la Scala mais aussi à la Fenice, au Maggio Musicale, à Pesaro ou encore à Vienne.

Les récents et très réussis CD Bellini et Rossini gravés avec Maxim Mironov (toujours pour Illiria) nous ont déjà donné un bel aperçu de son talent, qui se confirme ici dans un album Rossini « sans voix », lequel révèle ses affinités avec l’esprit et le style du compositeur, léger et touchant, faussement simple, plein de finesse, de sensibilité et d’autodérision. La virtuosité de Richard Barker, réelle, n’est jamais démonstrative mais toujours expressive et empreinte de sensibilité. Le pianiste se plie par ailleurs avec une grande aisance à l’extrême variété des formes et des styles, certains « Riens » s’apparentant à des danses traditionnelles (une mazurka, une sicilienne) quand tel autre (le 6e) évoque l’art ancien du contrepoint, ou que d’autres, encore, sonnent comme un hommage à Schumann ou Chopin.

Les belles sonorités d’un pianoforte contemporain de Rossini (Pleyel 1858) achèvent de nous faire voyager dans le temps et de nous plonger dans l’ambiance d’une soirée donnée par le maître de Pesaro dans sa maison de Passy, aux côtés de son épouse Olympe Pélissier, alors que Rossini avait quitté l’agitation des salles d’opéra depuis déjà quelque 30 ans.

Car les « Riens » proposés ici par Richard Barker (il s’agit de la première série de 12 « Riens » extraits du volume XII des Péchés de vieillesse) participent bien de cette musique composée par Rossini à son rythme, sans contrainte d’aucune sorte – en tout cas pas celle de devoir plaire au public ni de se plier aux attentes des spectateurs de telle ou telle ville d’Europe) –, sans aucun délai à respecter pour la remise de la partition. Et si cette musique était, finalement, l’une des plus sincères et des plus personnelles qui soient sorties de la plume du Cygne de Pesaro ? Le grand soin accordé à la composition de ces pages, tel que décrit par Luca Ciammarughi dans l’intéressante notice du CD, semble prouver que ces pièces étaient sans doute, pour Rossini, bien plus que de simples bagatelles…

Quoi qu’il en soit, voici une très belle occasion de (re)découvrir ces 12 premiers « Riens » (ici débarrassés des sous-titres évocateurs que leur avait ajoutés Heugel)… en attendant un second album avec les 12 derniers « Riens », que laisse augurer l’indication « Part I » figurant sur la pochette du CD.

image_printImprimer
Rossini
0 commentaires 3 FacebookTwitterPinterestEmail
Stéphane Lelièvre

Stéphane Lelièvre est maître de conférences en littérature comparée, responsable de l’équipe « Littérature et Musique » du Centre de Recherche en Littérature Comparée de la Faculté des Lettres de Sorbonne-Université. Il a publié plusieurs ouvrages et articles dans des revues comparatistes ou musicologiques et collabore fréquemment avec divers opéras pour la rédaction de programmes de salle (Opéra national de Paris, Opéra-Comique, Opéra national du Rhin,...) Il est co-fondateur et rédacteur en chef de Première Loge.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Linda, da Chamounix a Firenze !
prochain post
Streaming : Offenbach Thérapie !

Vous allez aussi aimer...

Sortilèges musicaux et douleurs coloniales

29 octobre 2026

Le jardin ascétique de Francisco Guerrero

29 octobre 2026

Madre Selva, ode inspirée et inspirante

29 octobre 2026

CD – Une parade sauvage : Cyrille Dubois...

27 octobre 2026

CD – Il Signor Lulli : la joyeuse...

27 octobre 2026

CD – Vivaldi sottosopra : Vivaldi pour une...

27 octobre 2026

Zampa d’Hérold : le fantastique versus opéra-comique

24 octobre 2026

Festival Verdi de Parme : présentation d’une biographie...

20 octobre 2026

CD – Agathe Peyrat, reine de la nuit

20 octobre 2026

CD – Touché par la grâce, l’ensemble Gli...

20 octobre 2026

Humeurs

  • PAATA BURCHULADZE : UN AN DE PRISON, ET LE SILENCE ASSOURDISSANT DU MONDE LYRIQUE

    7 octobre 2026

En bref

  • Les brèves d’octobre –

    29 octobre 2026
  • Ça s’est passé il y a 100 ans : création de Háry János de Zoltán Kodály

    16 octobre 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Édito de septembre –
    L’inaltérable modernité des chefs-d’œuvre

    7 octobre 2026

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Léon Saintreau dans Il aurait 100 ans aujourd’hui : JON VICKERS
  • Lady Martin dans OLIVER MEARS: “ It’s good to provoke different opinions ”
  • CHRISTINE FRANCEZON dans Roméo et Juliette à la Philharmonie : Klaus Mäkelä et l’Orchestre de Paris au cœur du drame berliozien
  • Hugues Rameau dans Oliver Mears : « Il est bon de susciter des opinions différentes »
  • Marie Louise dans Oliver Mears : « Il est bon de susciter des opinions différentes »

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Sortilèges musicaux et douleurs coloniales

29 octobre 2026

Le jardin ascétique de Francisco Guerrero

29 octobre 2026

Madre Selva, ode inspirée et inspirante

29 octobre 2026