Mais que signifie le petit badge jaune arboré par les musiciens de la Fenice, le chef Michele Mariotti et bon nombre de spectateurs à l'occasion du concert du Nouvel An ?...
Cela n’a échappé à aucun téléspectateur en Italie, en France et dans le reste de l’Europe : lors du traditionnel concert du Nouvel An retransmis en direct depuis le théâtre de la Fenice de Venise, tous les musiciens de l’orchestre, le chef Michele Mariotti, ainsi qu’un nombre significatif de spectateurs présents dans la salle, arboraient un petit badge jaune. On y distinguait une clé de sol entremêlée à un cœur.
Ce qui a échappé, en revanche, à la grande majorité des téléspectateurs, c’est la signification de cet insigne… Les mêmes téléspectateurs s’interrogent également sur le fait qu’à aucun moment le présentateur de la retransmission n’ait donné la signification de ces pin’s, ni même n’en ait tout simplement fait mention !
Ce badge était loin d’être un simple accessoire décoratif. Il symbolisait une protestation menée depuis plusieurs mois par les musiciens et le personnel du prestigieux théâtre vénitien. En cause : la nomination de Beatrice Venezi au poste de directrice musicale, une décision vécue comme humiliante par une large partie de la profession et qualifiée par certains observateurs de cas emblématique de copinage dans le monde musical italien contemporain.
Depuis le début de cette crise, les équipes de la Fenice ont choisi une forme de mobilisation singulière : ferme dans le fond, mais toujours respectueuse du public et de l’institution. Ainsi, la première de la saison, La Clemenza di Tito, a bien été maintenue. Les artistes y ont exprimé leur opposition de manière aussi sobre qu’éloquente, en lançant une pluie de petits papiers depuis les loges — un geste qui n’était pas sans rappeler la célèbre scène de Senso de Luchino Visconti. Le concert du Nouvel An, moment emblématique et largement suivi à l’international, n’a pas été annulé non plus. Là encore, la protestation s’est exprimée avec dignité. Les pin’s jaunes, produits de manière autonome par les musiciens, ont rencontré un large écho : de nombreux artistes italiens en ont demandé, et plusieurs spectateurs à qui ils ont été offerts les ont épinglés à leur veste. Le chef d’orchestre Michele Mariotti a lui-même porté cet insigne tout au long de la soirée.
Pourtant, durant toute la longue retransmission en direct, pas un mot n’a été prononcé pour expliquer la présence massive de ces badges. Un silence que beaucoup perçoivent comme une forme de censure. Lorsque Michele Mariotti s’est retourné pour saluer les musiciens derrière lui, une ovation puissante a retenti dans la salle, signe évident du soutien du public aux artistes et à la dignité de leur théâtre. Là non plus, aucune allusion n’a été faite à la signification de ce geste collectif.
En revanche, les caméras ont longuement filmé le parterre officiel, où figuraient notamment le sous-secrétaire à la Culture Gianmarco Mazzi, le maire de Venise Luigi Brugnaro, ainsi que Federico Mollicone, responsable culture du parti Fratelli d’Italia, trois des principaux artisans de la situation déplorable que traverse actuellement la Fenice.
Cette absence totale d’explication a suscité de vives réactions dans la presse italienne. De nombreux journalistes y voient un silence complice. Dans La Stampa, un des quotidiens italiens les plus lus de tendance modérée (le journal est classé au centre-droit), le journaliste Alberto Mattioli va jusqu’à évoquer, pour la RAI responsable de la retransmission, « la voix de son maître », s’interrogeant sur une éventuelle transformation de la radio-télévision italienne en porte-parole du gouvernement de Giorgia Meloni.
Il convient en tout cas de souligner que cette affaire dépasse largement les clivages politiques traditionnels. Le public, plutôt huppé, du concert du Nouvel An de la Fenice n’est évidemment pas majoritairement composé de révolutionnaires d’extrême gauche, de communistes ou de dangereux wokistes butés et vindicatifs, pas plus que l’orchestre ou le personnel du théâtre ! Le rejet quasi unanime de la nomination de Beatrice Venezi ne repose pas sur une opposition idéologique, mais sur un constat partagé dans le milieu musical : celui d’une médiocrité artistique jugée incompatible avec les exigences d’une institution de ce rang.
À la Fenice, ce 1er janvier n’a donc pas seulement célébré la nouvelle année. Il a aussi révélé, par le biais d’un simple pin’s jaune et d’un silence obstiné, une crise profonde où se mêlent culture, pouvoir, censure… et aspiration à une dignité artistique retrouvée.
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Sur le même sujet, voyez notre entretien avec le journaliste de la Stampa Alberto Mattioli.


21 commentaires
Merci à notre Rédacteur en chef de décrypter ce symbole du digne désaccord des artistes musiciens de la Fenice ! De quoi indigner les téléspectateurs à l International et, pourquoi pas (?) peser sur le politique….
Mais alors qui est cette dame, qui a pourtant un si joli patronyme (il est vrai que l’habit ne fait pas le moine) ? Quels sont ses états de service ?
Elle a essentiellement dirigé l’orchestre du festival de variétés de Sanremo (une sorte d’ « Eurovision » italienne), et aussi l’orchestre de la Fenice, huit minutes durant la pandémie de Covid, en streaming, pour un sponsor.
Sinon elle a surtout participé à quelques spectacles dans des petites villes italiennes… Et elle s’est produite au Teatro Colon de Buenos Aires, où elle a été imposée par l’Ambassade d’Italie : voyez l’entretien que nous a accordé le journaliste italien Alberto Mattioli :
https://www.premiereloge-opera.com/non-classe/2025/10/28/crise-a-la-fenice-lopera-italien-sous-tension-politique-beatrice-venezi-alberto-mattioli/
Les fascistes ne changent pas, tandis que le fascisme s’adapte à tous les pays et à toutes les sauces, comme l’explique Umberto Eco. Rappelz vous de Toscanini et son rapport avec le régime. Il a dû quitter l’Italie et il a risqué gros pour ne pas avoir volu exécuter l’hymne mussolinien. Comment va se terminer cette histoire? Comme toujours, avec un appauvrissement culturel de la péninsule. D’ailleurs, qui se préoccupe de la culture dans l’Italie d’aujourd’hui? Et qui se préoccupe du rayonnement cuturel du pays? Certainement pas Madame Meloni qui pratique un clientelisme décomplexé pour placer une « copine » non qualifiée à cette place. Comment s’étonner: le clientelisme est la maladie sociale de l’Italie.
Bonjour, comment se procurer le pin’s s’il vous plaît ?
J’habite en France.
Merci par avance pour votre réponse.
Bonjour M. Boudou. Toutes les informations sont en ligne sur ce site italien : https://www.apemusicale.it/joomla/it/news/17082-venezia-come-avere-la-spilla-della-fenice
Il y a un compte Paypal pour se procurer le pin’s (le compte sera ouvert jusqu’au 25 janvier.) On donne ce qu’on veut, à partir de deux euros.
Bien cordialement, S.L.
https://www.paypal.com/pool/9lwsi4FZZN?sr=ancr
Soyons clairs : La Stampa n’est pas un journal de centre-droit ; au contraire, c’est un journal à la solde de la gauche qui a joué, et joue encore, un rôle déterminant, aux côtés de Repubblica et d’Il Fatto Quotidiano, dans la campagne de diffamation orchestrée contre Beatrice Venezi. Jeune musicienne, elle est diplômée avec mention en piano, composition et direction d’orchestre du prestigieux Conservatoire Giuseppe Verdi de Milan. Elle a reçu de prestigieux prix de musique pour son engagement en faveur de la musique dans les écoles, engagement pour lequel elle a écrit un ouvrage toujours utilisé dans les cours de musique. Elle a également écrit des livres sur la musique, dont « Fortissima », traduit en français et publié en CD par Warner Classic. Elle anime des masterclasses et donne des conférences sur la direction d’orchestre dans de grandes universités, et a dirigé plus de 200 opéras et autant de concerts symphoniques. Pour son jeune âge, son parcours est impressionnant et ferait pâlir d’envie même les chefs d’orchestre les plus expérimentés. Depuis 2019, elle est cheffe d’orchestre invitée principale au Teatro Colón de Buenos Aires, véritable Scala d’Amérique du Sud, où elle connaît un succès si mérité que son contrat a été prolongé jusqu’en 2027. Mais un problème se pose : elle a exprimé sa sympathie pour l’actuelle cheffe du gouvernement italien. Jusque-là, c’était une jeune musicienne classique talentueuse, mais depuis, elle est devenue une incompétente notoire, sans CV, recommandée par des politiciens et victime d’une série de calomnies et de diffamations que j’ai également lues sur votre blog. Il est flagrant que toutes ces attaques sont purement politiques et syndicales, orchestrées et financées par les partis de gauche italiens PD, Mouvement 5 Étoiles et CGIL. Il serait intéressant de savoir qui a financé la farce grotesque des épingles lors du concert du Nouvel An, à laquelle vous faites également référence. Il convient de noter que le Maestro Mariotti, fils d’un ancien dirigeant du Parti communiste italien et donc favorisé par cet orchestre de gauche, politisé et syndiqué, portait lui aussi cet insigne honteux, bafouant ainsi toutes les règles de respect envers une collègue. La RAI assure un service public et ne cautionne pas les campagnes de diffamation ; elle a bien fait de ne pas s’attarder sur ces pitoyables membres de l’orchestre, obsédés par la haine envers une femme qui refuse de se ranger à leur vision dérisoire. Il faut bien connaître les affaires italiennes pour avoir une vision juste des choses et ne pas se lancer dans des récits fantaisistes conformes au discours dominant, comme l’a fait votre imprudent Lelièvre. Une véritable compréhension des faits aurait été plus sérieuse et professionnelle, mais il a préféré se ranger du côté du courant dominant. Cela vous attirera-t-il plus de lecteurs ? Remuer la boue sinistrement, et est-ce votre objectif ? Je vous suggère de faire plus de recherches, de prendre le temps de lire le CV détaillé de Beatrice Venezi sur Opera Base, si vous savez ce que c’est. Tous les CV publiés sont vérifiés avant leur diffusion, et l’imprudent Lelièvre serait stupéfait de constater que ce chef d’orchestre est parfaitement digne du Teatro La Fenice, une position qu’il a fièrement acquise sur le terrain, sans aucune recommandation. Certes, l’Orchestre de La Fenice ne répond pas à sa réputation ; je rappelle, en effet, qu’il ne figure même pas parmi les 100 meilleurs orchestres. Nous demandons la publication de ce texte, conformément au droit de réponse, concernant le faux rapport diffusé par M. Lelièvre sur les réseaux sociaux. Nous nous réservons le droit d’engager des poursuites judiciaires pour défendre la réputation de la directrice Beatrice Venezi.
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M. Lelièvre a été dénoncé aux autorités judiciaires italiennes pour diffamation à l’encontre de la Maestro Beatrice Venezi, suite aux propos calomnieux publiés sur votre site web.
Chère Madame Tambellini, un grand merci pour votre message et l’intérêt que vous portez à nos publications. Bien cordialement. S. Lelièvre.
Bonjour Madame. A vous lire – que ce soit votre commentaire rempli de fausses accusations et maintenant votre appel à la justice pour « diffamation » – j’ai l’impression de me trouver plongé dans un livre d’Orwell. Comment ? Un article qui vient expliciter les images et enjeux d’un concert du Nouvel An très particulier, serait « diffamatoire » et « calomnieux » par de simples et strictes éclaircissements et précisions ? Vous appelez donc à la censure ? Et ce au nom de la justice prétendez-vous ? Les bras ml’en tombent. Cela porte un nom et correspond à des temps bien sombres. Mais je ne doute pas que 2026 vous apporte quelques lumières en suivant un précepte que vous partagez sans doute : « la musique adoucit les mœurs »…. Vive la liberté d’expression !
Puisque l’article de Stéphane s’inscrit dans un billet d’humeur du Nouvel An, je me permets, dans ce jour des Rois, de réagir à mon tour dans la liesse. En effet, dans bien des contrées d’Italie, c’est pendant la nuit précédant l’Épiphanie que la befana remet ses cadeaux aux enfants qui ont été sages pendant l’année qui vient de se clore. J’enfile donc encore une fois, durant quelques instants, mes bottes – soulier qui ne déplaira pas à certains – de Père Noël pour déposer à mon tour mon présent pour 2026.
Je me sens d’autant plus concerné non seulement parce que je contribue régulièrement en publiant des comptes rendus sur Première Loge mais aussi parce que c’est moi qui ai signalé à Stéphane l’épisode du pin’s lors du concert du Nouvel An vénitien. Ce qui me mène à réagir fermement aux violentes accusations de madame Tambellini, afin de rectifier bon nombre d’imprécisions et d’écarts.
Tout d’abord, le quotidien « La Stampa » est entré dans la sphère d’influence de la famille Agnelli dès 1920 et, après les vicissitudes du fascisme et de la guerre, il y est revenu de manière permanente en 1946. Il fait actuellement partie de GEDI Gruppo Editoriale, plus ou moins directement contrôlé par Exor, donc toujours dans le giron Agnelli-Elkann. Ce que l’on ne peut sûrement pas définir « un journal à la solde de la gauche », malgré la liberté d’expression que le groupe laisse à la rédaction, comme il se doit en démocratie. Mais il est vrai que, ces dernières années, la notion de « centre-droit » est devenue très floue en Italie…
Madame Tambellini fait état des diplômes de madame Venezi, d’un ouvrage pédagogique, de ses conférences et de ses masterclasses. Tour cela est très honorable mais un bon élève et un bon maître ne font pas forcément un bon chef d’orchestre. Elle cite, par ailleurs Fortissima (Payot, 2022) sans apparemment connaître son contenu, puisqu’il s’agit de la traduction en français de Le sorelle di Mozart (UTET, 2024), cas assez atypique – mais non unique – d’une traduction qui sort avant l’original. Tout cela est du reste détaillé dans le cv que madame Venezi a communiqué au Ministère italien de la culture et que madame Tambellini ne semble pas connaître.
Par la suite, madame Tambellini affirme que madame Venezi a dirigé deux cents opéras et autant de concerts symphoniques. Plus loin, elle conseille à Stéphane « de faire plus de recherches, de prendre le temps de lire le CV détaillé de Beatrice Venezi sur Opera Base », laissant entendre qu’il ne connaîtrait pas ce site (« si vous savez ce que c’est »). Or, Opera Base ne fait état que de quatre-vingt-dix-huit opéras et de sept symphonies, quatre-vingt-sept pièces si l’on considère aussi d’autres concertos, ballets, opérettes, etc., ce qui par ailleurs se réduit à quarante dans le premier cas et s’élève jusqu’à cent soixante dans le second, si l’on se rapporte au cv du Ministère ci-dessus.
Bien étrangement, ce même cv n’indique nullement la nomination, en 2019, au poste de « cheffe d’orchestre invitée principale au Teatro Colón de Buenos Aires », ni la prolongation de son contrat jusqu’en 2027, alors que le site du théâtre en question affiche madame Venezi en tant que chef invité en résidence, Directora invitada residente, sans indiquer les dates.
Michele Mariotti n’est pas le « fils d’un ancien dirigeant du Parti communiste italien », à savoir de l’homme politique Gianfranco Mariotti (1939-1992), sénateur du PSI, le parti socialiste italien (madame Tambellini ne semble pas faire la différence… tous des gauchistes invétérés…), mais de son homonyme Gianfranco Mariotti (1933-2024), l’ancien directeur du Rossini Opera Festival. C’est maintenant le tour de madame Tambellini de revoir ses sources… Si cela a probablement facilité la carrière de Michele Mariotti, cela lui a aussi et surtout permis d’être bercé par la musique et par l’opéra depuis son plus jeune âge. Le monde des arts est impitoyable, ce que madame Tambellini ne semble pas vouloir admettre. Le jeune Michele Mariotti n’aurait sûrement pas fait la carrière qui est la sienne s’il n’avait été que le fils de son père… Et puisqu’on dirait que madame Tambellini nous invite à la comparaison, je lui conseille de mettre en regard le répertoire de Michele Mariotti jusqu’en 2014, à savoir à l’âge qu’a aujourd’hui madame Venezi, et celui de cette dernière, pour ce qui est à la fois des titres dirigés et des salles les ayant accueillis.
Madame Tambellini affirme que « La RAI assure un service public et ne cautionne pas les campagnes de diffamation », ce qui est entièrement en contradiction par ce qu’a rapporté RAI3 qui a choisi de ne pas appliquer la même forme d’information sélective que ses consœurs. Sans doute un ramassis de gauchistes, nous répliquerait-on…
Toujours la RAI, selon madame Tambellini, « a bien fait de ne pas s’attarder sur ces pitoyables membres de l’orchestre, obsédés par la haine envers une femme qui refuse de se ranger à leur vision dérisoire »… mais qui sème la haine dans ce cas ?
Pour ce qui est du politique, madame Tambellini affirme qu’« Il faut bien connaître les affaires italiennes pour avoir une vision juste des choses et ne pas se lancer dans des récits fantaisistes conformes au discours dominant, comme l’a fait votre imprudent Lelièvre »… mais quel est le discours dominant dans cette affaire ?
Madame Tambellini conclut enfin en signalant que l’orchestre du Teatro La Fenice « ne figure même pas parmi les 100 meilleurs orchestres ». Personnellement, je me méfie beaucoup des classements, surtout si les critères ne sont pas énoncés. Mais de quel classement s’agit-il au fait ? National, européen, mondial ? Là aussi, si elle nous avait donné ses sources, madame Tambellini nous aurait été d’une grande aide.
La chute finale est tout particulièrement audacieuse. Dans un post-scriptum datant de dix minutes après son étalement d’incohérences, madame Tambellini affirme que « M. Lelièvre a été dénoncé aux autorités judiciaires italiennes pour diffamation ». Le lecteur doit en déduire que madame Tambellini aurait porté plainte contre Stéphane entre 19h57 et 20h07. Ce qui nous paraît plutôt improbable un soir de pont, l’Épiphanie étant toujours fériée en Italie. Apparemment, madame Tambellini ne semble pas savoir qu’une telle plainte serait irrecevable et que, si vraiment elle voulait le déposer, il faudrait que ce soit en France où aurait eu lieu ce ‘délit’ de diffamation… Madame Tambellini ne semble pas savoir non plus que c’est à son tour un délit que de menacer quelqu’un de porter plainte contre lui afin de l’empêcher de s’exprimer librement… Rappelons cependant qu’en français on ne ‘dénonce’ pas quelqu’un aux autorités judiciaires. On dénonce un scandale, comme celui de la nomination de madame Venezi, ou une série d’affabulations, comme celle de madame Tambellini. Mauvaise traduction automatique ? Traduction bien artificielle dans un monde où fait de plus en plus défaut l’intelligence au sens étymologique du terme… AI… aïe, aïe, aïe…
Quant à « cet insigne honteux », à savoir le fameux pin’s du Jour de l’An, on se l’est arraché et on envisage de nouvelles livraisons (Communiqué de l’APE musicale sur Threads.com : « Après le succès de la manifestation silencieuse lors du concert du nouvel an, les travailleurs du Théâtre La Fenice répondent aux nombreuses demandes de toute l’Italie. Cliquez ici pour obtenir les pin’s qui représentent la bataille pour la qualité et la dignité des musiciens !« ).
Il serait souhaitable que les meilleurs chefs l’arborent régulièrement dans le monde, afin d’affirmer la dignité de leur art. De même pour le public qui ne se laisse que rarement tromper… Personnellement, j’espère pouvoir me le procurer au plus vite et le porter à chaque représentation d’opéra, en Italie, en France ou ailleurs…
Solidarité à Stéphane…
Come lettrice, esprimo piena solidarietà al professor Stéphane Lelievre, che dirige Prémiere Loge con ammirevole competenza e grande professionalità. La cultura presuppone il dialogo e il confronto, non le imposizioni unilaterali. Nel corso degli anni, ho letto numerosi commenti su questa rivista e il loro tono è sempre stato rispettoso. In questa circostanza, intendo innanzitutto ribadire la mia immensa stima per il direttore Stéphane Lelievre, oltre che la mia profonda gratitudine per l’intenso lavoro da lui svolto come appassionato d’opera.
En tant que lectrice, j’exprime toute ma solidarité au professeur Stéphane Lelievre, qui dirige Prémiere Loge avec beaucoup de compétence et de professionnalisme. La culture présuppose le dialogue et la confrontation, et non des impositions unilatérales. Au fil des ans, j’ai lu de nombreux commentaires sur ce magazine et leur ton a toujours été respectueux. Dans ces circonstances, je tiens tout d’abord à réaffirmer mon immense estime pour le directeur Stéphane Lelievre, ainsi que ma profonde gratitude pour le travail intense qu’il a accompli en tant que passionné d’opéra.
Merci beaucoup Madame Volti ! J’essaie toujours, effectivement, de rester respectueux et de ne jamais me laisser aller à la colère ou au mépris, même quand je ne suis pas content, ce qui m’arrive parfois 😉
Buon anno nuovo ! S.L.
Cher Rédacteur en chef, chers Logistes et….chers lecteurs, lectrices d’ ici et d’ au delà des Alpes!
Je pense faire plutôt partie, vu le nom qui est le mien (…) et l’importance que la musique italienne a eue jusqu’à aujourd’hui dans ma déjà longue vie, des personnes qui gardent un peu d’ objectivité dans la question de la compétence de Mme Venezi à diriger de grandes formations philharmoniques et des orchestres de fosse dans de prestigieux théâtres.
Entendue en fosse, comme sur le podium, en France en particulier, je ne peux que renouveler ce que j’ ai déjà écrit dans ces colonnes : A ma connaissance, on n’ a JAMAIS rédigé de compte-rendu de spectacles dans lesquels se produisaient, jadis, Mme Schwarzkopf , M.Karajan ou M.Abbado et, pendant longtemps, M.Gergiev en mettant en exergue leurs relations passées ou présentes avec des personnalités politiques ou des partis peu fréquentables ou qui pouvaient porter à interrogations !….
Tout simplement, parce que ces personnes ( et la liste serait bien plus longue évidemment…) montraient à chacune de leur apparition scénique la COMPÉTENCE inouïe qui était la leur !!!
Personnellement, je ne pense pas tous les jours aux idées politiques qui sont celles de Mme Venezi et, à rebours, je me fiche bien de savoir que la grande Elisabeth avait eu sa carte du Parti National Socialiste ou que M.Abbado avait celle du Parti Communiste ou, plus récemment, de savoir que Valery Gergiev était ( est!) un très proche de M.Poutine.
Par contre, les flottements bien regrettables dans la batttue, l’ absence de précision dans les attaques de certains pupitres, le manque total de dynamique globale dans la vision d ensemble des œuvres dont mes oreilles et ma vue ont bel et bien étaient témoins à l’ écoute de la battue de Mme Venezi,lors des représentations de GISELLE et d’ extraits de symphonies de Louise Farrenc à l’ Opéra de Nice, eux sont toujours bien présents à mon esprit !!!
Comme beaucoup de témoins de ces concerts, comme beaucoup d’ artistes lyriques ayant été dirigé par la « maestro » ( dont je peux comprendre que le métier les oblige à la prudence), si on est effaré ( le mot n’ est pas trop fort, selon moi) par cette nomination, c’est simplement parce qu’au vu des chefs et- Dieu merci !- des cheffes d’ orchestre brillantissimes de la galaxie operatique actuelle, on se retrouve dans cette situation…. bien triste pour un théâtre dont les ombres musicales demeurent encore celles de Guarnieri, Votto, Gui, Serafin , Gavazzeni, Santi, Ferro, Inbal, Chung, Harding…
….et pourront être aujourd’hui et demain celles, côtés dames, de Mälkki, Young, Alsop, Canellakis,Gibault, Stuzmann, Scappucci ou Oksana Lyniv…
En attendant, Venezi!
On n’est pas dans la même cour.
Et on ne voudrait pas que les véritables amateurs internationaux de symphonique et de Lyrique ne trouvent rien à y redire 😂😱???
Pauvre de nous !
Si Toscanini revenait faire un tour entre Italie et Buenos Aires…!
Allez bonne année à toutes et tous !
Bravo Stéphane Lelièvre pour ton courage et vive Première Loge ( qui n’ est pas un blog, entre parenthèses….)
Qui êtes-vous madame Tambellini ? Pour quelqu’un qui veut défendre la réputation d’une artiste dont la nomination fait débat (factuellement confier un tel théâtre à une inconnue après le Maestro Chung), les méthodes employées d’intimidation, d’accusation politique, de dénonciation aux autorités rappellent la violence autrefois employée par les pires propagandistes.
Pour rester factuel, il suffit, en effet, de comparer les carrières du Maestro Chung et de la nouvelle directrice parachutée au Teatro La Fenice et l’on comprendra aisément pourquoi cette cheffe ne semble légitime qu’aux seuls yeux de ses amis. Total soutien à mon collègue et ami Stéphane Lelièvre dont la probité et le sérieux journalistique ne fait aucun doute !
Toute ma solidarité pour Stephane Lelievre et bravo aux autres pour leur réaction. Bravissime Camillo Faverzani qui avec la compétence qui est typique de ses écrits à dit ce qu’il fallait dire. J’acherai le pin et j’en ferai cadeaux à mes amis qui aiment l’opera et qui croient à la competence professionnelle
Ouille ouille ouille, poverina Tambellini ! Comment dit-on « volée de bois vert », en italien ?
Je tiens tout de même à vous remercier pour m’avoir bien fait rire, avec votre « Imprudent Lelièvre » :-))
Allons, remballez vos vitupérations, descendez de vos grands chevaux et laissez les carabinieri tranquilles…
Evviva la Musica !
Caro Direttore grazie per l’informazione che ha reso giustizia a tante bugie che circolano sulla stampa italiana. Il ricordo che più di 150 abbonati, (chi descrive da più di 30 anni) hanno sostenuto in molti modi la protesta dei musicisti anche con la creazione del canale Whatsapp « noi e l’orchestra » 👉 https://whatsapp.com/channel/0029VbBFvN91noz6EKnrT22K
Gentile Daniele Semenzato, grazie mille per il Suo messaggio e per averci segnalato l’esistenza di questo gruppo Whatsapp! Cordiali saluti. S.L.
J’affirme ma solidarité totale avec le très estimé Stéphane. Lelièvre: je ne connais personne de plus respectueux ni de plus compétent dans ce domaine.
Camillo Faverzani a répondu avec une lucidité, une précision et une ironie incomparables aux fadaises de Mme Tambellini. On ne pouvait pas faire mieux.
Comme tant d’autres, j’ai moi aussi défendu le choix des musiciens de l’orchestre du Teatro La Fenice et j’étais présent le soir où un représentant politique de Fratelli d’Italia a commenté la lecture du communiqué de l’orchestre et du chœur, se faisant vigoureusement faire taire par l’ensemble du public.
Désormais, je porte moi aussi l’épingle dorée à chaque concert et je constate la solidarité totale de tous les théâtres d’Italie.
Cette année le concert ne valait aucunement tous les concerts passés, même le chef d’orchestre était moins dynamique et moins souriant