À la une
PAATA BURCHULADZE : quatre mois déjà
SIMON BOCCANEGRA revient dans les lieux de sa création dans...
Bon sang ne saurait mentir – Les Dessay-Naouri, un Broadway Family...
Les brèves de février –
Les opéras du monde –Sydney, un opéra toutes voiles dehors !
Se préparer à Benvenuto Cellini, Monnaie de Bruxelles, 28 janvier...
La Clémence de Titus à Nice, une sacrée salade
8ᵉ Concours Voix des Outre-mer : le talent et l’enthousiasme en...
Sur la scène de l’Opéra de Nancy, les Carmélites de...
Parme, Orfeo ed Euridice – Humain, trop humain : un...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

ProductionCompte renduVu pour vous

Powder Her Face de Thomas Adès à Turin – De chambre, doublement

par Laurent Bury 14 mars 2023
par Laurent Bury 14 mars 2023

© Andrea Macchia – Teatro regio di Torino

© Andrea Macchia – Teatro regio di Torino

© Andrea Macchia – Teatro regio di Torino

© Andrea Macchia – Teatro regio di Torino

© Andrea Macchia – Teatro regio di Torino

0 commentaires 1FacebookTwitterPinterestEmail
1,2K

Saison faste pour Thomas Adès en Italie ; après La Tempête à la Scala de Milan, Powder Her Face est monté par le Teatro Regio de Turin.

Alors que l’Opéra de Paris semble enfin décidé à inscrire prochainement une des œuvres de Thomas Adès à son répertoire (il est question de L’Ange exterminateur, dans une nouvelle production), le compositeur britannique connaît en Italie une saison 2022-23 particulièrement faste : après La Tempête à la Scala de Milan en novembre dernier, c’est au tour du Teatro Regio de Turin de présenter le tout premier de ses opéras, le très scabreux Powder Her Face.

C’est en 1995 que fut créé cet opéra de chambre, qui mérite doublement cette appellation : de même que Joyce, dans Ulysse, qualifie de « musique de chambre » le bruit d’un pot de chambre, cet opéra de chambre se passe la plupart du temps… dans une chambre, puisque toute l’intrigue tourne autour de l’appétit sexuel apparemment insatiable de la duchesse d’Argyll (1912-1993). Qui dit opéra de chambre dit bien sûr cadre aux dimensions adaptées, et ce n’est donc pas dans la grande salle turinoise, mais dans le « Piccolo Regio » que sont données les représentations.

C’est dans la chambre de la duchesse que Paolo Vittoria situe sa mise en scène, chambre où trône un grand lit, dont le mur du fond est percé par des multiples portes qui s’ouvriront tour à tour, et où quelques accessoires permettent d’indiquer l’année où se déroule chaque scène ou de suggérer un lieu différent, comme le tribunal pour la scène du procès, par exemple. Les changements de costumes permettent de caractériser les multiples personnages qu’incarnent les trois chanteurs entourant l’interprète de la duchesse (on remarque notamment le déguisement d’inspecteur Clouseau qu’arborent les deux badauds de la scène 6). Un danseur ajoute un personnage muet, fétichiste des chaussures, tandis que le recours à la lumière noire propose une solution élégante pour la fameuse scène de fellation.

À la tête de l’orchestre d’une quinzaine de musiciens, le très jeune chef Riccardo Bisatti (né en 2000) dirige une musique dont, par-delà les références au tango, au jazz ou à Schubert, on devine la grande complexité d’écriture. Dans cette salle dépourvue de fosse, les cuivres semblent presque excessivement présents.

La basse Lorenzo Mazzucchelli est celui des quatre chanteurs qui a le moins de temps de présence : c’est dans le rôle du juge qu’il a le plus à faire, et l’on regrette que son falsetto, très sollicité par cette scène, ne soit pas plus sonore. Abonnée aux petits rôles au Teatro Regio (récemment Berta du Barbier, la prêtresse dans Aida, prochainement Kate Pinkerton), la soprano Irina Bogdanova – à ne pas confondre avec la pianiste qui est son exacte homonyme – se voit ici confier le rôle-titre, dont elle donne une image pugnace, presque dure. Peut-être parce que la partition les a gâtés, l’attention se focalise en grande partie sur les deux rôles à transformation : le ténor Thomas Cilluffo montre une grande aisance sous ses costumes variés, et la soprano autrichienne Amélie Hois ne fait qu’une bouchée des différentes interventions destinée à une colorature à la Zerbinette, cette maestria laissant présager qu’elle sera sans doute une brillante Marie dans La Fille du régiment le mois prochain dans la grande salle du Teatro Regio.

Les artistes

La duchessa : Irina Bogdanova
La cameriera : Amélie Hois
L’elettricista : Thomas Cilluffo
Il direttore dell’hotel : Lorenzo Mazzucchelli

Orchestre du Teatro Regio Torino, dir. Riccardo Bisatti
Mise en scène : Paolo Vettori (nouvelle mise en scène du Teatro Regio Torino)
Décors : Claudia Boasso
Costumes : Laura Viglione
Lumières : Gianni Bertoli

Le programme

Powder her face

Opéra de chambre de Thomas Adès, livret de Philip Hensher, créé à Cheltenham en 1995.
Turin, Teatro Regio, représentation du vendredi 10 mars 2023.

image_printImprimer
Thomas CilluffoRiccardo BisattiIrina BogdanovaAmélie Hois
0 commentaires 1 FacebookTwitterPinterestEmail
Laurent Bury

Une fois hors d'un charnier natal assez septentrional, Laurent Bury a longtemps habité sous les vastes portiques du 123, rue Saint-Jacques, du 45, rue d'Ulm et du 1, rue Victor Cousin (et même ensuite du 86, rue Pasteur, 60007). Longtemps, il s'est couché de bonne heure aussitôt après les spectacles que, de 2011 à 2020, il allait voir pour un autre site opératique. Papillon inconstant, farfallone amoroso, il vole désormais entre divers sites, et a même parfois l'honneur de prêter sa plume aux volumes de L'Avant-Scène Opéra.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
HAMLET à l’Opéra Bastille, ou le triomphe de Ludovic Tézier et Lisette Oropesa
prochain post
SAISON 23-24 DU PALAZZETTO BRU ZANE

Vous allez aussi aimer...

SIMON BOCCANEGRA revient dans les lieux de sa...

2 février 2026

Bon sang ne saurait mentir – Les Dessay-Naouri, un...

2 février 2026

Les brèves de février –

1 février 2026

La Clémence de Titus à Nice, une sacrée...

31 janvier 2026

8ᵉ Concours Voix des Outre-mer : le talent et...

31 janvier 2026

Sur la scène de l’Opéra de Nancy, les...

31 janvier 2026

Parme, Orfeo ed Euridice – Humain, trop humain...

31 janvier 2026

Le Vaisseau fantôme à Rouen : de l’errance à...

30 janvier 2026

Philharmonie : Le Paradis et la Péri par Philippe...

29 janvier 2026

Sabine Devieilhe et Mathieu Pordoy à Bordeaux, un...

28 janvier 2026

Humeurs

  • PAATA BURCHULADZE : quatre mois déjà

    2 février 2026

En bref

  • Les brèves de janvier –

    28 janvier 2026
  • Ça s’est passé il y a 200 ans
    Création d’ALAHOR IN GRANATA de Donizetti

    7 janvier 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Bonne année 2026 !

    1 janvier 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Bennett dans La Clémence de Titus à Nice, une sacrée salade
  • Stéphane Lelièvre dans ERMIONE, Rossini (1819) – dossier
  • Stéphane Lelièvre dans In memoriam – JEAN-PIERRE MARTY (1932-2024)
  • LAVIGNE Jean-François dans Le Miracle d’Héliane à Strasbourg : le miracle et l’épure
  • Vinson dans ERMIONE, Rossini (1819) – dossier

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

SIMON BOCCANEGRA revient dans les lieux...

2 février 2026

Bon sang ne saurait mentir – Les...

2 février 2026

Les brèves de février –

1 février 2026