À la une
Samuel Hasselhorn chante Schubert et l’Espoir salle Cortot
Roberto Devereux à Bologne : Et j’ai vu pleurer l’enfant de...
In memoriam – Pierre Strosser (1943-2026)
Il aurait 100 ans aujourd’hui : XAVIER DEPRAZ
Se préparer à LE VILLI, Puccini (1884) – Opéra de...
Heaven ! I mean heaven… avec Top Hat au Châtelet !
The Death of Klinghoffer  : une œuvre contemporaine percutante ouvre...
Dijon : Un Don Giovanni « all’antica »
La Route fleurie, une nouvelle production pétillante à l’Odéon de...
TOUS LES FESTIVALS DU MONDE (ou presque) en un clic...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

Production

Bouquet de jeunes voix pour La Somnambule à Clermont-Ferrand

par Gilles Charlassier 26 janvier 2022
par Gilles Charlassier 26 janvier 2022

Amina (Julia Muzychenko) et Teresa (Olga Syniakova) © Yann Cabello

Julia Muzychenko © Yann Cabello

La Somnambule © Yann Cabello

Lisa (Francesca Pia Vitale) et Teresa (Olga Syniakova) © Yann Cabello

Teresa (Olga Syniakova) © Yann Cabello

La Somnambule © Yann Cabello

La Somnambule © Yann Cabello

La Somnambule © Yann Cabello

0 commentaires 1FacebookTwitterPinterestEmail
1,9K

Tous les deux ans, le Clermont-Auvergne Opéra accueille, dans une région en marge des plus grands flux métropolitains, un concours de chant, dont les lauréats sont ensuite engagés dans un spectacle lyrique produit par la maison limagnaise et ses partenaires. Ainsi le palmarès de la 27ème édition, qui, 2021, en raison de la crise sanitaire, s’est tenu en juillet au lieu de la période habituelle, fin février-début mars, se retrouve-t-il dans la nouvelle production de La Somnambule de Bellini initiée par l’Opéra de Clermont-Ferrand, avec sept autres théâtres lyriques français – Vichy, Avignon, Metz, Reims, Limoges, Massy et Compiègne –, lesquels accueilleront la tournée sur presque un an et demi.

Dans le rôle-titre, Julia Muzychenko, que l’on avait applaudie en Gilda à Montpellier en début de saison, affirme une agilité diaphane, empreinte d’une authentique sensibilité, laissant affleurer, sous les arabesques, les linéaments des sentiments et des émotions, avec une fraîcheur, sinon une candeur, sans affectation. La Lisa altière et mordante de Francesca Pia Vitale se pose comme son antagoniste, avec un timbre charnu, et une nervosité dans la ligne qui condense toute la jalousie de la rivale. La maîtrise technique et la richesse du matériau se retrouvent dans l’incarnation d’Olga Syniakova, qui donne à Teresa une présence vocale et théâtrale plus marquée que certaines habitudes reléguant au second plan la mère adoptive. Alexey Birkus assume, avec la couleur légèrement voilée d’une patine à laquelle ne prédestine pas la jeunesse de la basse biélorusse, le retour du Comte Rodolfo dans le village de son enfance. Seconde tessiture grave du plateau, le baryton-basse Clarke Ruth fait valoir, avec une robustesse qui ne renonce pas à un lyrisme sans doute encore plein de promesses, la simplicité et la constance d’Alessio. Seule voix à ne pas être issue de l’édition 2021, Marco Ciaponi fait vibrer l’impulsivité d’Elvino avec un éclat sain et aéré, ainsi qu’une musicalité accomplie, qui répond remarquablement à l’Amina de Julia Muzychenko. Gentin Ngjela se révèle tout à fait fonctionnel dans les répliques du notaire.

Sous la baguette alerte de Beatrice Venezi, l’Orchestre national d’Auvergne restitue l’essentiel de la vitalité lyrique de la partition de Bellini, réduite pour une vingtaine de pupitres, en raison de la taille de la fosse et des mesures sanitaires liées à la pandémie. Si quelques sonorités instrumentales s’avèrent un peu à découvert, la fluidité belcantiste de l’accompagnement orchestral n’est pas menacée.  Préparé par Aurore Marchand, le Chœur de l’Opéra Grand Avignon, vêtu de crêpe aux allures quasi funèbre, dans une mise en scène qui mise essentiellement sur les chamarres des costumes – robe rouge de Lisa, tenue de torero pour Alessio, veste-papillon pour Rodolfo. Réduite à son expression minimale, la scénographie de Francesca Lattuada – qui avait, entre autres, réglé Le ballet royal de la nuit, divertissement où Louis XIV, roi-danseur, fait ses premiers à l’issue de la Fronde, dans la résurrection de Sébastien Daucé et son ensemble Correspondances –  assume une certaine abstraction du pittoresque. Évoluant sous les modulations lumineuses de Christian Dubet, elle double Amina par une performance de contorsionniste, confiée à Lise Pauton, dans une métaphore de l’acrobatie somnambule et belcantiste. Le chant d’abord…

Les artistes

Amina : Julia Muzychenko*
Elvino : Marco Ciaponi
Lisa : Francesca Pia Vitale*
Teresa : Olga Syniakova*
Le Comte Rodolfo : Alexey Birkus*
Alessio : Clarke Ruth*
Le notaire : Gentin Ngjela
Contorsionniste : Lise Pauton

 *Lauréats du 27ème Concours international de chant de Clermont-Ferrand (juillet 2021)

Chœur de l’Opéra Grand Avignon
Cheffe de Chœur Aurore Marchand
Orchestre national d’Auvergne

Direction musicale Beatrice Venezi

Mise en scène, chorégraphie et décors : Francesca Lattuada

Le programme

La Sonnambula
Opéra en deux actes
Musique de Vincenzo Bellini
Livret de Felice Romani, d’après une intrigue d’Eugène Scribe
Création : Milan, le 6 mars 1831

Nouvelle production de Clermont Auvergne Opéra en coproduction avec l’Opéra de Vichy, l’Opéra Grand Avignon, le Théâtre Impérial – Opéra de Compiègne, l’Opéra de Limoges, l’Opéra de Massy, l’Opéra de Metz Métropole et l’Opéra de Reims.

Clermont Auvergne Opéra, Clermont-Ferrand
Représentation du mardi 25 janvier 2022, 20h

image_printImprimer
Julia MuzychenkoMarco CiaponiAlexey BirkusBeatrice VeneziFrancesca Lattuada
0 commentaires 1 FacebookTwitterPinterestEmail
Gilles Charlassier

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Elektra à Genève – Captives sur un perchoir…
prochain post
Le Stabat Mater de Pergolèse en grâce au Théâtre des Champs-Elysées

Vous allez aussi aimer...

Roberto Devereux à Bologne : Et j’ai vu pleurer...

22 avril 2026

Heaven ! I mean heaven… avec Top Hat au...

21 avril 2026

The Death of Klinghoffer  : une œuvre contemporaine...

20 avril 2026

Dijon : Un Don Giovanni « all’antica »

20 avril 2026

La Route fleurie, une nouvelle production pétillante à...

19 avril 2026

Satyagraha entre en triomphe au répertoire de l’Opéra...

11 avril 2026

Le Triomphe de Händel de retour à Rome...

10 avril 2026

Il vecchio avaro à l’Athénée : quand Harpagon devient...

10 avril 2026

Teatro Regio de Turin – Peur, foi et...

5 avril 2026

Toujours Tosca à l’Opéra Bastille : quatrième distribution de...

4 avril 2026

Humeurs

  • Découverte vocale : la contralto ukrainienne VANDA KOZUB

    17 avril 2026

En bref

  • Les brèves d’avril – Tempête au San Carlo de Naples !

    17 avril 2026
  • Ça s’est passé il y a 200 ans : création d’OBERON de Weber

    12 avril 2026

La vidéo du mois

Édito

  • L’authenticité en musique : un idéal introuvable ?

    3 avril 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • François Desbouvries dans Roberto Devereux à Bologne : Et j’ai vu pleurer l’enfant de Bergame
  • A. Gautier dans Roberto Devereux à Bologne : Et j’ai vu pleurer l’enfant de Bergame
  • Un nouveau fruit discographique de l’année-anniversaire 2025 d’Alessandro Scarlatti (1660 – 1725) : le CD Aparté AP428 « Vieni, O Notte » de Francesca Aspromonte, Boris Begelman et l’ensemble Arsenale Sonoro… - En cherchant bien dans CD – Francesca Aspromonte, reine de la nuit
  • Stéphane Lelièvre dans Dijon : Un Don Giovanni « all’antica »
  • Yajure Jonas dans Dijon : Un Don Giovanni « all’antica »

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Roberto Devereux à Bologne : Et j’ai...

22 avril 2026

Heaven ! I mean heaven… avec Top...

21 avril 2026

The Death of Klinghoffer  : une...

20 avril 2026