À la une
Wozzeck à Florence : Marie, gratia plena
Brèves d’octobre –
PAATA BURCHULADZE : UN AN DE PRISON, ET LE SILENCE...
Édito de septembre –L’inaltérable modernité des chefs-d’œuvre
Trois visions de l’Amérique au Théâtre des Champs-Élysées
Milan – Redécouverte de CHATTERTON : le Werther de Leoncavallo
L’amour des trois oranges à Lyon : une ouverture de saison survitaminée
Tours, Concerts d’automne : la merveille du Livre Vermeil portée...
WERTHER à Rennes : Charlotte embrasse la première
A l’Opéra de Nice, une rentrée de folie avec Orlando...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Subscribe our Newsletter for latest news.

Compte renduVu pour vousConcert

Le « Premio Federici » décerné à la basse MARCO SPOTTI à l’occasion d’un passionnant concert

par Ivonne Begotti 3 avril 2025
par Ivonne Begotti 3 avril 2025
© D.R. (Opéra national de Paris)
0 commentaires 10FacebookTwitterPinterestEmail
2,K

Ce samedi 29 mars, un concert d’opéra passionnant s’est tenu auprès de l’association Corale Verdi de Parme à l’occasion de la deuxième édition du « Premio Federici ». En plus de la basse Marco Spotti, lauréate du prix, se sont produits la soprano Clarissa Costanza et le baryton Jorge Martinez, accompagnés au piano par Claudia Rondelli.

Se souvenir des grands du passé pour transmettre la passion de la musique aux jeunes

Le musicologue Paolo Zoppi, infatigable « Falstaff » du « Club dei 27 » de Verdi, était le présentateur et l’organisateur de cet événement. La salle « Romano Gandolfi » était comble et les applaudissements ont été nombreux, suivis de chaleureuses accolades lorsqu’à la fin les choristes et anciens choristes ont rendu hommage aux chanteurs les plus jeunes et les plus prometteurs.

Anna Bartoli, soprano, historienne de l’art et veuve de Franco Federici, est apparue émue mais détendue. En 2023, pour célébrer le dixième anniversaire de la mort de son mari, elle avait inauguré le prix, annonçant qu’il serait décerné tous les deux ans. Cette année, c’est la deuxième édition.
Né à Parme le 5 juin 1938, Franco Federici obtient son diplôme de chant avec mention au conservatoire local, puis se spécialise dans les conservatoires de Florence et de Venise. Doté d’une voix ferme et ductile, d’un talent d’acteur et d’une solide technique, Federici savait interpréter avec aisance des personnages tant comiques que dramatiques. Son répertoire comprend plus de 120 rôles de basse. 

Au cours de son intense carrière, il s’est produit dans les plus grands théâtres du monde, aux côtés de meilleures stars de l’opéra. Le 15 avril 2013, il est décédé à son domicile de Parme des suites d’une maladie fulgurante. Pour mieux le connaître, plusieurs enregistrements sont disponibles ainsi que le livre Franco Federici. Quando il canto si fa emozione, écrit par Anna Bartoli et publié par Azzali en 2013.

Donizetti, Poliuto - "Alimento alla fiamma si porga" - Franco Federici; Jan Latham-Koenig (Rome, 1989)

Le lauréat est la basse Marco Spotti. Né lui aussi à Parme et diplômé avec mention en chant lyrique du conservatoire local, il a remporté de nombreux concours internationaux d’opéra et s’est produit dans les théâtres les plus célèbres du monde. Samedi soir, il a interprété « Restate ! Presso della mia persona » de Don Carlo de Giuseppe Verdi, « Ecco il mondo » de Mefistofele d’Arrigo Boito et « Come dal ciel precipita » de Macbeth de Verdi. Intense dans son interprétation, il fait état d’un art habile du phrasé et module sa voix avec finesse et élégance. Attentif aux nuances, il rend avec conviction la profondeur émotionnelle des paroles et de la musique.

© D.R.
© D.R.

Si Marco Spotti a déjà une carrière de plusieurs décennies derrière lui, Clarissa Costanzo et Jorge Martinez font partie des « espoirs lyriques ». Époux dans la vie, ils apparaissent soudés sur scène, généreux et enthousiastes dans leur chant. La jeune femme, âgée d’une trentaine d’années, possède une voix ample et riche de soprano lirico-drammatico et une bonne maturité artistique. 

La ligne de chant est bien maîtrisée, tant dans les graves que dans les aigus. Elle est particulièrement convaincante dans le rôle d’Amelia d’Un ballo in maschera de Verdi, où elle exprime vocalement et émotionnellement le complexe conflit intérieur du personnage. Le duo final « Regna il sonno su tutti », extrait de Macbeth de Verdi, interprété par Clarissa Costanzo et Jorge Martinez, a également été applaudi. Ce dernier est d’origine cubaine, né dans un milieu artistique (son père est baryton, sa mère diplômée en guitare et en chant), il a d’abord étudié le cor pendant huit ans, puis s’est spécialisé dans le chant. Il possède une voix aux belles couleurs brunes et un timbre doux.
À la fin de la soirée, Marco Spotti a donné en bis « La calunnia è un venticello » du Barbiere di Siviglia de Gioacchino Rossini. Il s’était d’ailleurs produit quelques jours plus tôt au Teatro Lirico de Cagliari dans le rôle de Don Basilio. La pianiste Claudia Rondelli, professeur au Conservatoire de Parma, a accompagné les chanteurs de manière harmonieuse, avec grâce et en mettant en valeur leurs voix. Du prélude d’Attila de Verdi,  elle a parfaitement rendu l’intensité dramatique et l’atmosphère sombre qui le caractérisent.

Per leggere la versione italiana di questo articolo, cliccare sulla bandiera!

Les artistes

Clarissa Costanzo, soprano
Jorge Martinez, baritono
Marco Spotti, basso

Claudia Rondelli, pianoforte
Paolo Zoppi, presentatore

Le programme

Giuseppe Verdi, Attila, « Dagli immortali vertici », Marco Spotti
Giuseppe Verdi, Un ballo in maschera, « Morrò, ma prima in grazia », Clarissa Costanzo    
Umberto Giordano, Andrea Chénier, « Nemico della patria », Jorge Martinez
Giuseppe Verdi, Macbeth, « Nel dì della vittoria », Clarissa Costanzo
Giuseppe Verdi, Don Carlo, « Restate! Presso della mia persona », Jorge Martinez e Marco Spotti
Giuseppe Verdi, Attila, Preludio, Claudia Rondelli
Arrigo Boito, Mefistofele, « Ecco il mondo », Marco Spotti
Pietro Mascagni, Cavalleria rusticana, « Voi lo sapete, o mamma », Clarissa Costanzo
Giuseppe Verdi, Macbeth, « Come dal ciel precipita », Marco Spotti
Giuseppe Verdi, Macbeth, « Regna il sonno su tutti », Clarissa Costanzo e Jorge Martinez  

Parma, Corale Verdi, Sala “Romano Gandolfi”, 29 mars 2025

image_printImprimer
Marco SpottiFranco FedericiClarissa CostanzoJorge Martinez
0 commentaires 10 FacebookTwitterPinterestEmail
Ivonne Begotti

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Ça s’est passé il y a 100 ANS : mort de JEAN DE RESZKE
prochain post
Les mélodies de Bizet à Bougival : un jeu d’enfant ?

Vous allez aussi aimer...

Wozzeck à Florence : Marie, gratia plena

8 octobre 2026

Trois visions de l’Amérique au Théâtre des Champs-Élysées

6 octobre 2026

Milan – Redécouverte de CHATTERTON : le Werther...

5 octobre 2026

L’amour des trois oranges à Lyon : une ouverture de...

5 octobre 2026

Tours, Concerts d’automne : la merveille du Livre...

5 octobre 2026

WERTHER à Rennes : Charlotte embrasse la première

5 octobre 2026

A l’Opéra de Nice, une rentrée de folie...

4 octobre 2026

Festival Verdi 2026 3/3 – Nabucco à Parme...

4 octobre 2026

Festival Verdi 2026 2/3 – Aïda à Busseto...

3 octobre 2026

Festival Verdi 2026 1/3 – Parme réveille ALZIRA,...

2 octobre 2026

Humeurs

  • PAATA BURCHULADZE : UN AN DE PRISON, ET LE SILENCE ASSOURDISSANT DU MONDE LYRIQUE

    7 octobre 2026

En bref

  • Brèves d’octobre –

    8 octobre 2026
  • La vidéo du mois : Gala aus dem Festspielhaus Baden-Baden – Anja Harteros, Ekaterina Gubanova, Jonas Kaufmann, Bryn Terfel et Marco Armiliato

    1 octobre 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Édito de septembre –
    L’inaltérable modernité des chefs-d’œuvre

    7 octobre 2026

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Béatrice Uria-Monzon : biographie, carrière et vie privée - MarseilleJournal.com dans In memoriam – Béatrice URIA-MONZON (1963-2025)
  • Teulon Lardic Sabine dans Festival Verdi 2026 3/3 – Nabucco à Parme – arrangement à l’amiable : Nabucco a le titre, Abigaïlle la couronne !
  • Vuillemin dans Rusalka au Capitole, quatre ans après, la magie de Poda demeure
  • Boeuf dans Manon des Sources, Pagnol à l’Odéon de Marseille
  • COIC dans À Bastille, un Hamlet d’Ambroise Thomas porté par une distribution d’exception

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Wozzeck à Florence : Marie, gratia plena

8 octobre 2026

Trois visions de l’Amérique au Théâtre...

6 octobre 2026

Milan – Redécouverte de CHATTERTON :...

5 octobre 2026