À la une
OPERAFEST 2026 – CENTENAIRE DE TURANDOT & VARIATIONS ENIGMATIQUES À LISBONNE
Édito de juillet – août : bonnes vacances lyriques !
L’Opéra de Rome confirme son statut avec une saison 2026-2027...
Le Metropolitan Opera de New York — Temple américain de...
Il aurait 100 ans aujourd’hui : HANS WERNER HENZE
Les brèves de juillet –
Découvrez la saison 2027 du Teatro San Carlo de Naples
Fenice de Venise – Vénus et Adonis Sciarrino réécrit le...
In memoriam – MIGNON DUNN, grande mezzo-soprano américaine et pédagogue...
Saison 2027 du Teatro Comunale de Bologne : éclectisme et...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

ProductionCompte renduVu pour vous

25 ans après sa création : un Titus toujours jeune (et clément) au Palais Garnier

par François Desbouvries 2 juillet 2021
par François Desbouvries 2 juillet 2021
0 commentaires 1FacebookTwitterPinterestEmail
4,5K

Crédit photos  © Émilie Brouchon

Reprise au Palais Garnier de la belle production de La Clémence de Titus par Willy Decker, présentée pour la première fois en avril 1997, mais qui vieillit plutôt bien, ou plutôt qui ne vieillit guère, sans doute parce qu’elle préfère une stylisation sobre (et intelligente) à certains procédés qui ont actuellement le vent en poupe, qu’on peut légitiment apprécier, mais qui portent la marque de leur époque et risquent de vieillir prématurément – quand ce n’est pas déjà le cas… Le renvoi de Bérénice (qui en principe se situe en amont du livret), et surtout l’image allégorique de l’accession de Titus au statut d’empereur légendaire, entré dans la postérité par son acte de clémence envers les conjurés qui fomentaient sa perte (rappelons qu’au fil de la représentation un immense bloc de marbre prend progressivement la forme du visage du visage de l’empereur romain) sont des images toujours aussi pertinentes… comme est toujours aussi peu esthétique, en revanche, la couronne que porte Titus, symbole de l’aspect dérisoire du pouvoir.

Musicalement, c’est une bonne soirée : Mark Wigglesworth dirige l’œuvre avec sobriété, et le plateau réuni est globalement tout à fait satisfaisant. Au rôle (vocalement assez ingrat) de Titus, Stanislas de Barbeyrac apporte à la fois un timbre assez sombre et une certaine fragilité, mettant bien en valeur les hésitations et les tourments du personnage. Jeanne Ireland, qui a fait un passage remarqué à  l’Académie de l’Opéra, fait valoir son timbre velouté de mezzo en Annio. La voix de Anna El-Khashem est très agréable et joliment fruitée, bien que parfois un peu couverte par l’orchestre.

Mais les triomphatrices de la soirée sont sans doute Amanda Majeski  et Michèle Losier. La première, très à l’aise scéniquement, possède toute l’autorité du personnage et maîtrise parfaitement les redoutables écarts de son air « Non più di fiori ». Quant à la seconde, elle offre de Sesto un portrait fort touchant, qui convainc autant scéniquement que vocalement, avec notamment un superbe « Parto, parto, ma tu, ben mio » au premier acte.

Ce spectacle est le dernier opéra programmé en 20/21 par l’Opéra de Paris. Rendez-vous en septembre, pour une nouvelle saison qu’on espère un peu plus sereine !

Michèle Losier dans La Clémence de Titus au Palais Garnier
Les artistes

Tito Vespasiano   Stanislas de Barbeyrac
Publio   Christian Van Horn
Sesto   Michèle Losier
Annio   Jane Ireland
Vitellia   Amanda Majeski
Servilia   Anna El-Khashem

Orchestre et Chœurs de l’Opéra de Paris, dir. Mark Wigglesworth
Mise en scène   Willy Decker

Le programme

La Clemenza di Tito

Opera seria de Wolfgang Amadeus Mozart, livret de Caterino Mazzolà d’après Metastase et la Vie des douze Césars de Suétone, créé le 6 septembre 1791 au Stavovské divadlo (Théâtre des Etats)  à Prague,.

Représentation du mercredi 30 juin 2021 (Palais Garnier, Paris)

image_printImprimer
MozartStanislas de BarbeyracMichèle Losier
0 commentaires 1 FacebookTwitterPinterestEmail
François Desbouvries

Scientifique de formation et de profession (il est enseignant-chercheur en mathématiques appliquées), François Desbouvries n’en est pas moins passionné par l’art : la littérature, la peinture, et bien sûr... la musique en général, et l’opéra en particulier. Il fréquente assidûment les salles de concerts et d’opéras depuis une trentaine d’années, et n’a de cesse de faire partager sa passion, notamment via le site Première Loge dont il a rejoint l’équipe de rédaction en janvier 2020.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Le public du Théâtre des Champs-Élysées s’encanaille auprès de Clairette Angot !
prochain post
Le Chant de la terre, ou l’adieu de Paul Daniel à Bordeaux

Vous allez aussi aimer...

Fenice de Venise – Vénus et Adonis Sciarrino...

30 juin 2026

Les festivals de l’été –Nadine Sierra enchante les...

29 juin 2026

Carmen : nouvelle mise en scène de Damiano Michieletto à...

29 juin 2026

Entre larmes et éclats de rire : les deux...

29 juin 2026

Lucia di Lammermoor : la mise en scène...

28 juin 2026

Otello préfère l’amour en mer à l’opéra de...

28 juin 2026

Les Deux Pêcheurs au Théâtre du Châtelet, une...

24 juin 2026

Le nozze di Teti e Peleo : quand...

23 juin 2026

Le dernier scandale de Monteverdi : Poppea, influenceuse...

22 juin 2026

Le Requiem de Verdi à Bordeaux : l’audace...

21 juin 2026

Humeurs

  • La colline verte n’a pas fini de rougir —
    L’affaire Friedman et les fantômes de Bayreuth : le festival Wagner bute sur son passé antisémite

    26 juin 2026

En bref

  • Il aurait 100 ans aujourd’hui : HANS WERNER HENZE

    1 juillet 2026
  • Les brèves de juillet –

    1 juillet 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Édito de juillet – août : bonnes vacances lyriques !

    1 juillet 2026

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Sab dans Timothée Chalamet, ou la médiocrité tranquille
  • Le Clerre dans Otello préfère l’amour en mer à l’opéra de Liège
  • Stéphane Lelièvre dans Otello préfère l’amour en mer à l’opéra de Liège
  • J. Francois dans Otello préfère l’amour en mer à l’opéra de Liège
  • Sabine Teulon Lardic dans La colline verte n’a pas fini de rougir —
    L’affaire Friedman et les fantômes de Bayreuth : le festival Wagner bute sur son passé antisémite

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Fenice de Venise – Vénus et...

30 juin 2026

Les festivals de l’été –Nadine Sierra...

29 juin 2026

Carmen : nouvelle mise en scène de...

29 juin 2026