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Se préparer à Hubička (Le Baiser), Opéra Royal de Wallonie-Liège, 05-13 mars 2027

par Stéphane Lelièvre 9 juillet 2026
par Stéphane Lelièvre 9 juillet 2026
Paysans d'Egra en habit d'été
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Opéra en deux actes de Bedřich Smetana, livret d'Eliška Krásnohorská, d'après un roman de Karolina Světlá, créé au Théâtre provisoire de Prague le 7 Novembre 1876

Opéra Royal de Wallonie-Liège, 05-13 mars 2027

LES AUTEURS

Le compositeur

Bedřich SMETANA (1824-1884)

Bedřich Smetana est un compositeur et pianiste tchèque, considéré comme le père de la musique nationale tchèque.
Né le 2 mars 1824 à Litomyšl, en Bohême (aujourd’hui en République tchèque), il montre très tôt un talent exceptionnel pour la musique. Il apprend le violon et le piano dès son enfance et donne son premier concert à l’âge de six ans. Malgré les réticences de son père, qui souhaitait qu’il exerce une autre profession, Smetana décide de se consacrer entièrement à la musique. Il étudie à Prague auprès du pédagogue Josef Proksch et ouvre sa propre école de musique en 1848.

Entre 1856 et 1861, il séjourne à Göteborg, en Suède, où il travaille comme pianiste, chef d’orchestre et professeur. De retour à Prague, il devient chef d’orchestre du Théâtre provisoire et participe activement au développement d’un opéra national tchèque.
Atteint d’une grave maladie neurologique (la syphilis) dans les dernières années de sa vie, Smetana perd progressivement l’ouïe à partir de 1874 ; mais, comme Beethoven avant lui, il continue de composer. C’est durant cette période qu’il écrit son œuvre la plus célèbre, le cycle de six poèmes symphoniques Má vlast (Ma Patrie), dont fait partie Vltava (La Moldau), qui évoque le cours du célèbre fleuve traversant Prague. Son autre chef-d’œuvre est l’opéra Prodaná nevěsta (La Fiancée vendue), créé en 1866, considéré comme l’un des plus grands opéras tchèques.
Bedřich Smetana meurt à Prague le 12 mai 1884, à l’âge de 60 ans. Son œuvre a profondément influencé la musique tchèque et ouvert la voie à des compositeurs comme Antonín Dvořák.

La librettiste

Eliška KRASNOHORSKA (1847-1926)

Eliška Krásnohorská (de son vrai nom Alžběta Pechová) est une écrivaine, poétesse, librettiste, traductrice et militante féministe tchèque, née le 18 novembre 1847 à Prague et morte le 26 novembre 1926 dans la même ville. Elle est l’une des figures majeures de la littérature tchèque de la fin du XIXᵉ siècle.
Issue d’une famille de la bourgeoisie pragoise, elle reçoit une excellente éducation et manifeste très tôt un goût pour la littérature, la musique et les langues étrangères. Souffrant de problèmes de santé chroniques, elle poursuit néanmoins une intense activité intellectuelle et littéraire.

Eliška Krásnohorská publie des recueils de poésie, des romans, des nouvelles et des essais. Elle traduit également en tchèque des œuvres de grands auteurs européens, notamment celles de Adam Mickiewicz et de George Gordon Byron. Son œuvre est marquée par le patriotisme, la valorisation de la culture tchèque et la défense de l’éducation des femmes.
Eliška Krásnohorská est d’ailleurs une pionnière du mouvement féministe tchèque. Elle milite pour l’accès des femmes à l’enseignement supérieur et contribue à la fondation du premier lycée féminin de langue tchèque, Minerva, à Prague, en 1890. Cet établissement joue un rôle essentiel dans l’émancipation des femmes en Bohême.

La renommée d’Eliška Krásnohorská est particulièrement liée à sa collaboration avec Bedřich Smetana, pour lequel elle écrit plusieurs livrets d’opéras. Parmi les plus célèbres figurent Le Baiser (Hubička) (1876), Le Secret (Tajemství) (1878), Le Mur du Diable (Čertova stěna) (1882), Viola, resté inachevé après la mort de Smetana. Aujourd’hui, elle est reconnue comme l’une des plus grandes librettistes de l’opéra tchèque et une figure majeure de la Renaissance nationale tchèque.

L’ŒUVRE

La création et la fortune de l'œuvre 

L’œuvre a été créée le 7 Novembre 1876 au Théâtre provisoire de Prague – un théâtre érigé en 1862 comme siège temporaire pour le théâtre et l’opéra tchèques en attendant qu’un théâtre national permanent soit construit. Dans ce théâtre furent créés Le Baiser mais aussi La Fiancée vendue ainsi que plusieurs des œuvres d’Antonín Dvořák. En 1881, le théâtre fut incorporé dans le bâtiment du Théâtre national tchèque.

La création du Baiser fut un succès – et une vraie joie pour Smetana, heureux de constater que sa surdité ne l’avait pas empêché de travailler et de produire un opéra de qualité. Si l’œuvre n’atteignit jamais la popularité de La Fiancée vendue, elle reste, en République tchèque, le second opéra de Smetana le plus joué.

Le livret

La source

Karolina Svetla

 Le livret d’Eliška Krásnohorská s’inspire d’une nouvelle de Karolina Světlá, Hubička (Le Baiser) sous-titrée Une histoire humoristique tirée de la vie de nos gens des montagnes, initialement parue dans le mensuel Osvěta. 

L’intrigue

L’œuvre raconte avec humour et tendresse les querelles amoureuses entre deux jeunes villageois au tempérament bien affirmé : l’amour de Lukáš et Vendulka est en effet mis à l’épreuve par un malentendu autour d’un simple baiser.
Entre comédie villageoise, folklore bohémien et peinture délicate des sentiments amoureux, Le Baiser célèbre la victoire de l’amour et du pardon sur la fierté et les malentendus.

ACTE I

Lukáš, jeune veuf et père d’un nourrisson, est amoureux de Vendulka depuis toujours. Après la mort de sa première épouse, il souhaite enfin l’épouser. Le père de la jeune femme, Paloucký, se montre d’abord réticent : il craint que les caractères obstinés des deux amoureux ne les conduisent à des disputes incessantes. Il finit toutefois par donner son consentement.
Lorsque Lukáš vient officiellement demander la main de Vendulka, l’atmosphère est tendue. Désireux de sceller leurs fiançailles par un baiser, il se heurte au refus catégorique de la jeune femme. Vendulka est convaincue qu’il serait irrespectueux d’embrasser Lukáš avant leur mariage, par égard pour l’âme de sa défunte épouse qui, selon une croyance populaire, continue de veiller sur son enfant. Malgré les insistances de Lukáš, elle refuse de céder. La discussion s’envenime et il quitte la maison, furieux.
Plus tard dans la soirée, Vendulka est réveillée par des chants et de la musique. Elle découvre avec indignation que Lukáš danse et flirte avec les jeunes filles du village. Blessée et jalouse, elle décide alors de quitter le foyer familial.

ACTE II

Dans une forêt proche de la frontière bohémienne, Lukáš regrette profondément son comportement et souffre de l’absence de Vendulka. Son beau-frère Tomeš l’encourage à présenter ses excuses, persuadé que la jeune femme saura lui pardonner.
Vendulka s’est réfugiée chez sa tante Martinka. Bien qu’elle soit encore blessée, celle-ci tente de la convaincre de se réconcilier avec son fiancé. Pendant ce temps, Lukáš reconnaît ses torts et se rend auprès de Paloucký pour lui demander pardon.
Lorsque Vendulka et Lukáš se retrouvent enfin, leur amour l’emporte sur leur orgueil. Après des excuses sincères prononcées publiquement par Lukáš, les deux jeunes gens se réconcilient et échangent enfin le baiser tant attendu, symbole de leur union retrouvée.

La partition

La partition est caractérisée par des mélodies chantantes qui rappellent les chansons populaires tchèques. Smetana ne cite pas directement des airs traditionnels, mais il en reproduit le style grâce à des phrases simples et mémorisables ; des rythmes de danse (polka, furiant, dumka) ; des cadences et tournures mélodiques typiques de la musique bohémienne. Cette écriture renforce le caractère authentique et populaire de l’opéra.
L’orchestre ne se contente pas d’accompagner les chanteurs : il participe activement au récit : il décrit les émotions des personnages ; souligne les moments de tension ou de réconciliation ; évoque la nature et l’ambiance villageoise grâce à une utilisation expressive et poétique des bois (clarinettes, hautbois, flûtes apportent souvent une couleur pastorale), cordes (elles soutiennent les passages lyriques ) et cuivres.
L’écriture harmonique reste essentiellement tonale, mais Smetana enrichit son langage musical par des modulations fréquentes, des chromatismes expressifs dans les scènes dramatiques, ou encore des changements de tonalité qui traduisent les émotions des personnages.
Les lignes vocales sont quant à elles naturelles et proches de la langue tchèque, favorisant l’intelligibilité du texte. Chaque personnage possède un profil musical qui reflète sa personnalité : lignes lyriques, tendres et sincères pour Vendulka ; écriture plus énergique et passionnée pour Lukáš.
Enfin, une alternance constante d’airs lyriques, de duos amoureux, d’ensembles, de chœurs, de pages orchestrales assure à l’œuvre une variété de tons qui maintient constamment l’attention du spectateur – et le rythme dramatique de l’intrigue.

Le Baiser illustre le talent de Smetana pour traduire les sentiments humains à travers une musique à la fois expressive, accessible et profondément enracinée dans la culture bohémienne.

La Berceuse de Vendulka : "Hajej můj andílku - Letěla bělounká holubička" (Dors, mon petit ange – Une blanche colombe s'est envolée » ) / Kateřina Kněžíková, Radio Symphony Orchestra, dir. Vladimír Válek

LES ARTISTES DE LA PRODUCTION LIÉGEOISE

Le chef

Photo : site de l'ORWL

Michael GÜTTLER

Le chef d’orchestre allemand Michael Güttler, né à Dresde, s’est imposé comme l’une des figures marquantes de la direction d’orchestre dans le répertoire lyrique européen. Formé à la prestigieuse Kreuzschule de Dresde, il poursuit ses études à la Hochschule für Musik Carl Maria von Weber, où il se perfectionne en violon, trompette, piano, direction de chœur et direction d’orchestre. Sa formation est enrichie par des masterclasses auprès de grands chefs tels que Leonard Bernstein, Sergiu Celibidache, Ilya Musin et Valery Gergiev.

Au cours des années 1990, Michael Güttler remporte plusieurs concours internationaux de direction d’orchestre, qui lancent sa carrière sur la scène européenne. En 2003, il remplace au pied levé Valery Gergiev au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg pour diriger Parsifal ainsi que le cycle de L’Anneau du Nibelung de Richard Wagner. Le succès de ces représentations lui vaut d’être nommé chef invité permanent du Mariinsky, fonction qu’il occupe jusqu’en 2017.

Depuis lors, Michael Güttler est régulièrement invité dans les plus grandes maisons d’opéra, parmi lesquelles l’Opéra national de Paris, le Teatro alla Scala de Milan, le Wiener Staatsoper, le Teatro Real de Madrid, le Washington National Opera et le New National Theatre de Tokyo. Il collabore également avec de nombreux orchestres symphoniques de renommée internationale, tels que l’Orchestre de Paris, l’Israel Philharmonic Orchestra, l’Orchestre philharmonique national de Russie ou encore l’Orchestre symphonique de la Radio suédoise.

De 2013 à 2017, il occupe le poste de chef principal de l’Opéra national de Finlande à Helsinki. Son répertoire couvre les grandes œuvres de Wagner, Richard Strauss, Verdi, Puccini, Moussorgski, Tchaïkovski, Smetana et Janáček.

Michael Güttler évoque Katia Kabanova qu'il dirige à l'ORWL

Le metteur en scène

Photo : site de l'ORWL

Éric CHEVALIER

Éric Chevalier est un metteur en scène, scénographe et directeur artistique français, reconnu pour son expertise dans le domaine de l’opéra. Son parcours se distingue par une maîtrise de l’ensemble des composantes de la scène lyrique – mise en scène, décors, lumières et parfois costumes – qu’il conçoit comme les éléments complémentaires d’une même vision dramaturgique.

Après des études de piano, il débute sa carrière au Festival d’Aix-en-Provence comme machiniste, avant de se former au Theater Design Course de l’Opéra de Londres. En 1981, il rejoint l’Opéra de Paris, où il travaille au bureau d’études puis comme chargé de production.

Parallèlement à ses fonctions de scénographe, Éric Chevalier développe une carrière de metteur en scène. Il signe des productions d’œuvres majeures du répertoire, parmi lesquelles La Flûte enchantée, La traviata, Rigoletto, L’Italienne à Alger, L’Élixir d’amour ou encore La Périchole. Son travail est présenté dans de nombreux opéras français et européens.

Au-delà de son activité de créateur, Éric Chevalier a exercé des responsabilités de direction au sein d’importantes institutions lyriques. Il a été directeur artistique de l’Opéra-Théâtre de Metz de 2004 à 2011, puis directeur de l’Opéra Nice Côte d’Azur de 2016 à 2019.

Eric Chevalier évoque La Périchole à l'occasion de la production proposée à l'Opéra d'Avignon en 2019

Les chanteurs

Photo : site de l'ORWL

Mihaela MARCU, soprano (Vendulka)

La soprano roumaine Mihaela Marcu, née à Timișoara en 1982, est aujourd’hui reconnue comme l’une des représentantes les plus remarquées de la nouvelle génération de chanteurs lyriques roumains. Elle effectue ses études de chant à la Faculté de Musique et de Théâtre de l’Université de l’Ouest de Timișoara, où elle obtient son diplôme puis un master avec les plus hautes distinctions. En 2007, elle bénéficie d’une bourse d’études de la CEE Musiktheater-Akademie de Vienne.

Elle se perfectionne auprès de grandes personnalités du chant telles qu’Alida Ferrarini, Lella Cuberli, Raina Kabaivanska, Daniela Dessì, Mariella Devia, Ileana Cotrubaș, Leontina Văduva et Viorica Cortez.

Soliste de l’Opéra national roumain de Timișoara depuis 2009, Mihaela Marcu construit rapidement une carrière internationale. Elle interprète les grands rôles du répertoire de soprano lyrique, parmi lesquels Violetta (La traviata), Mimì (La bohème), Donna Anna (Don Giovanni), Gilda (Rigoletto), Micaëla (Carmen), la Comtesse des Noces de Figaro ou encore Fiordiligi. Invitée sur de nombreuses scènes européennes, elle se produit notamment en Italie, en France, en Belgique, en Allemagne, en Autriche, aux Pays-Bas, ainsi qu’en Amérique du Sud et en Asie, où son élégance vocale et son engagement dramatique sont largement salués.

En 2011, la critique musicale roumaine lui décerne le prix de la « Meilleure voix de Roumanie ». En 2016, elle reçoit le prix de la meilleure voix féminine au Teatro Filarmonico de Vérone. Depuis 2026, elle assure également les fonctions de directrice générale par intérim de l’Opéra national roumain de Timișoara, tout en poursuivant sa carrière de soprano sur les scènes internationales.

La bohème, "Donde lieta…"
© Tomas Nosil

Aleš BRISCEIN, ténor (Lukaš)

Le ténor tchèque Aleš Briscein, né le 25 janvier 1969 à Liberec, est aujourd’hui l’un des interprètes les plus renommés du répertoire lyrique tchèque. Il mène une carrière internationale qui le conduit sur les plus grandes scènes d’Europe.
Initialement formé au jeu de la clarinette et du saxophone, Aleš Briscein entreprend ensuite des études de chant lyrique au Conservatoire de Prague, avant de poursuivre sa formation à l’Université de Bohême occidentale de Plzeň.

Cette double formation instrumentale et vocale contribue à la précision musicale qui caractérise aujourd’hui ses interprétations.

Il débute sa carrière professionnelle en 1995 à l’Opéra d’État de Prague, où il interprète rapidement plusieurs grands rôles de ténor lyrique, parmi lesquels Tamino dans La Flûte enchantée, Ferrando dans Così fan tutte, Almaviva dans Le Barbier de Séville, Alfredo dans La Traviata et Jeník dans La Fiancée vendue de Bedřich Smetana. Depuis cette époque, il est un invité régulier du Théâtre national de Prague et de l’Opéra d’État, où il a enrichi son répertoire de nombreuses œuvres tchèques et internationales.

À partir de 2004, il collabore régulièrement avec l’Opéra national de Paris, où il chante notamment dans La Fiancée vendue de Smetana, plusieurs opéras de Leoš Janáček, Fidelio de Beethoven ainsi que des œuvres de Richard Strauss. Il est également invité dans de prestigieuses maisons d’opéra telles que la Volksoper de Vienne, la Komische Oper de Berlin, ainsi que sur les scènes de Vancouver, Tokyo, Madrid ou Salzbourg. 

Son vaste répertoire s’étend de Mozart à Wagner, en passant par Verdi, Gounod, Tchaïkovski, Dvořák, Janáček et Smetana. Il est particulièrement apprécié pour ses interprétations des opéras tchèques, dont il est l’un des plus éminents ambassadeurs sur les scènes internationales. Son talent a été récompensé par deux prestigieux prix Thálie, obtenus en 2012 pour son interprétation de Roméo dans Roméo et Juliette de Gounod, puis en 2014 pour le rôle de Jaroměr dans La Chute d’Arkona de Zdeněk Fibich.

"In fernem Land", Lohengrin (2012)

NOTRE SÉLECTION POUR VOIR ET ÉCOUTER L'ŒUVRE

Les CD

Zdeněk Chalabala / Ludmila Červinková, Beno Blachut. Prague National Theatre, 1953. 2CD Supraphon

František Vajnar / Eva Děpoltová, Leo Marian Vodička. Brno Janáček Opera Orchestra and Chorus, 1983. 2 CD Pro Arte.

Streaming

Téléfilm de 1976 (sans sous-titres)
Litomysl Smetana Festival 06/22/2007 (sous-tites anglais).

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    • Liège, mars 2027
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Stéphane Lelièvre

Stéphane Lelièvre est maître de conférences en littérature comparée, responsable de l’équipe « Littérature et Musique » du Centre de Recherche en Littérature Comparée de la Faculté des Lettres de Sorbonne-Université. Il a publié plusieurs ouvrages et articles dans des revues comparatistes ou musicologiques et collabore fréquemment avec divers opéras pour la rédaction de programmes de salle (Opéra national de Paris, Opéra-Comique, Opéra national du Rhin,...) Il est co-fondateur et rédacteur en chef de Première Loge.

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