À la une
Oliver Mears : « Il est bon de susciter des...
Roméo et Juliette à la Philharmonie : Klaus Mäkelä et...
OLIVER MEARS: “ It’s good to provoke different opinions ”
Les brèves d’octobre –
Fuoco di gioia 2026 : musique et solidarité au Festival...
Festival Verdi de Parme : présentation d’une biographie du maître...
CD – Agathe Peyrat, reine de la nuit
CD – Touché par la grâce, l’ensemble Gli Angeli Genève...
Brahms, Robert et Clara Schumann, Schubert et Strauss : le...
A Festival Verdi presentazione di una biografia documentaria del compositore        
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Subscribe our Newsletter for latest news.

CDMédiathèque

CD – Mademoiselle Hilaire. Lully – Lambert – Cavalli – La Rossignole de la Cour

par Laurent Bury 8 décembre 2025
par Laurent Bury 8 décembre 2025
0 commentaires 1FacebookTwitterPinterestEmail
1,5K
Les artistes

Virginie Thomas, Maud Gnidzaz et Juliette Perret, dessus
Anaïs Bertrand, bas-dessus

Le programme

Mademoiselle Hilaire

Œuvres de Lambert, Lully, Cavalli

1 CD Encelade ECL 2502, enregistré à l’Eglise Evangélique Allemande (Paris 9e) du 21 au 24 février 2025. 79 minutes

Une impression de profond raffinement se dégage de l’écoute de ce programme et de cette interprétation superlative. Voilà un disque que l’on glissera avec raison sous le sapin !

Sans être de ceux sur lesquels se braquent les projecteurs, le nom de Virginie Thomas pourrait bien s’imposer aux mélomanes, tant cette soprano – pardon, ce dessus – déploie d’ingéniosité dans la conception des récitals qu’elle enregistre. En 2023 était sorti Nymphes, qui couvrait un répertoire allant des années 1670 au milieu du siècle suivant, et qui avait balayé tous les doutes qu’on pouvait avoir sur l’intérêt de ces personnages souvent secondaire. Avec Mademoiselle Hilaire, Virginie Thomas poursuit son exploration du baroque français avec un nouveau programme tout aussi savoureux, sinon davantage encore, avec des choix tout à fait différents.

Tout d’abord, la période concernée est beaucoup plus resserrée : de 1650 à 1670, pas plus. Et si ce CD se limite à ces deux décennies, c’est parce qu’il adopte un modèle qui a fait florès dans l’industrie discographique : l’hommage à un artiste du passé. Mais loin de vouloir ressusciter les fastes d’une Malibran ou d’un Caruso, c’est à une chanteuse aujourd’hui bien oubliée du grand public que Virginie Thomas s’attache : Hilaire Dupuis (1625-1709), qui fut la vedette de la plupart des ballets de cour proposés à Louis XIV avant l’avènement de la tragédie lyrique.

Dans la plaquette d’accompagnement, une notice érudite due au baryton Lisandro Abadie nous apprend tout ce qu’il est possible de savoir sur celle dont tous ses contemporains vantèrent la voix « douce, nette et claire », « l’illustre Hilaire qui ne sçauroit chanter sans plaire », l’une des deux « Rossignoles de la Cour » avec Anne de La Barre. Ces qualités, Virginie Thomas en est heureusement dotée elle aussi et, sans sortir de ses emplois, elle parvient à éviter toute monotonie grâce à sa variété d’accents. Loin d’être uniformes, tous ces extraits de ballets de cour de Lully (dont deux en collaboration avec son beau-père Michel Lambert), auxquels s’ajoute la scène de Vénus et des Grâces tirée d’Ercole amante et quelques fragments de comédies-ballets, renvoient à des sous-genres différents : bergerette, déploration tragique, satire, sommeil, éloge de l’amour… Le tout déclamé avec l’articulation qui devait être celle du temps (consonne finale et n nasal audibles, « choix » prononcés « chouéss »…).

A la sensation de profond raffinement suscitée par ce programme contribuent évidemment la douzaine d’instrumentistes convoqués pour former le continuo ou se substituer à l’orchestre (quatre plages leur permettent de se faire entendre « à nu »). Pour cinq ou six numéros, Virginie Thomas partage la lumière avec ses consœurs les dessus Maud Gnizdaz et Juliette Perret et le bas-dessus Anaïs Bertrand. Voilà un disque que l’on glissera avec raison sous le sapin.

image_printImprimer
Virginie Thomas
0 commentaires 1 FacebookTwitterPinterestEmail
Laurent Bury

Une fois hors d'un charnier natal assez septentrional, Laurent Bury a longtemps habité sous les vastes portiques du 123, rue Saint-Jacques, du 45, rue d'Ulm et du 1, rue Victor Cousin (et même ensuite du 86, rue Pasteur, 60007). Longtemps, il s'est couché de bonne heure aussitôt après les spectacles que, de 2011 à 2020, il allait voir pour un autre site opératique. Papillon inconstant, farfallone amoroso, il vole désormais entre divers sites, et a même parfois l'honneur de prêter sa plume aux volumes de L'Avant-Scène Opéra.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Au Maggio Musicale Fiorentino, la Passion selon saint Matthieu de Bach, mise en scène par Castellucci, a conquis le public
prochain post
CD – Sisters – Karine Deshayes et Delphine Haidan rendent hommage à Maria Malibran et à Pauline Viardot

Vous allez aussi aimer...

Festival Verdi de Parme : présentation d’une biographie...

20 octobre 2026

CD – Agathe Peyrat, reine de la nuit

20 octobre 2026

CD – Touché par la grâce, l’ensemble Gli...

20 octobre 2026

A Festival Verdi presentazione di una biografia documentaria...

19 octobre 2026

Livre – Écrivains mélomanes, scrittori melomani (direction Camillo...

19 septembre 2026

TORRE DE LAGO – 72e Festival Puccini 2026 :...

8 août 2026

Les Lunaisiens : Jadis et Naguère Indispensable passé revisité

22 juillet 2026

CD – Marion Vergez-Pascal : Amor y flores,...

15 juillet 2026

CD – Carl Maria von Weber, l’esprit du...

3 juin 2026

CD – Adriana González : Rondos for Adriana,...

30 avril 2026

Humeurs

  • PAATA BURCHULADZE : UN AN DE PRISON, ET LE SILENCE ASSOURDISSANT DU MONDE LYRIQUE

    7 octobre 2026

En bref

  • Les brèves d’octobre –

    20 octobre 2026
  • Ça s’est passé il y a 100 ans : création de Háry János de Zoltán Kodály

    16 octobre 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Édito de septembre –
    L’inaltérable modernité des chefs-d’œuvre

    7 octobre 2026

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • LE DICTIONNAIRE DE PREMIÈRE LOGE ~ N-Z |... dans LE DICTIONNAIRE DE PREMIÈRE LOGE ~ N-Z
  • LE DICTIONNAIRE DE PREMIÈRE LOGE ~ A-M |... dans LE DICTIONNAIRE DE PREMIÈRE LOGE ~ A-M
  • Renza dans Fuoco di gioia 2026: musica e solidarietà a Festival Verdi
  • Stéphane Lelièvre dans Aida est la nouvelle papesse d’Avignon et elle s’appelle Claire de Monteil
  • Hugues Rameau dans Aida est la nouvelle papesse d’Avignon et elle s’appelle Claire de Monteil

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Festival Verdi de Parme : présentation...

20 octobre 2026

CD – Agathe Peyrat, reine de...

20 octobre 2026

CD – Touché par la grâce,...

20 octobre 2026