À la une
Il aurait 100 ans aujourd’hui : XAVIER DEPRAZ
Se préparer à LE VILLI, Puccini (1884) – Opéra de...
Heaven ! I mean heaven… avec Top Hat au Châtelet !
The Death of Klinghoffer  : une œuvre contemporaine percutante ouvre...
Dijon : Un Don Giovanni « all’antica »
La Route fleurie, une nouvelle production pétillante à l’Odéon de...
TOUS LES FESTIVALS DU MONDE (ou presque) en un clic...
Versailles : dans la lumière de Castor et Pollux
Arènes de Vérone : l’été lyrique 2026
Les brèves d’avril – Tempête au San Carlo de Naples...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

Livres

Christian Grenier, LE CODE ET LA DIVA

par Laurent Bury 25 juillet 2020
par Laurent Bury 25 juillet 2020
0 commentaires 0FacebookTwitterPinterestEmail
1,9K

Il est toujours intéressant de voir comment, dans un ouvrage destiné au grand public, on se risque à parler de musique classique à des profanes. La chose est devenue si rare à la télévision, par exemple, qu’il faut nécessairement entourer de grandes précautions ce qu’appellent « grande musique » ceux qui l’écoutent le moins. Mélomane, Christian Grenier a choisi de parler d’une voix d’opéra dans son nouveau roman policier, et annonce la couleur dès le titre : Le Code et la diva.

Auteur de polars pour enfants (la série Hercule, chat policier) ou pour adultes, notamment autour d’une héroïne baptisée Logicielle, il publie pour la première fois aux éditions du Rouergue. Si l’intrigue tient la route et réserve jusqu’au bout quelques belles surprises, on s’intéressera ici principalement à son versant musical. La famille Gémeaux (le père, le fils aîné qui a mal tourné, et le bon fils cadet) est confrontée à une bande de malfrats qui veulent mettre la main sur un compte où ont été déposés plusieurs millions en bitcoin, mais il faut pour cela en découvrir le code d’accès, composé de numéros d’opus d’œuvres classiques (dont un intrus, qui est en fait le numéro d’un disque précédé du nom du label…). Et la diva est une sublime trentenaire autrichienne apparemment à l’aube d’une belle carrière, même si les étapes en laissent un peu songeur : d’abord mezzo, elle a abordé Cassandre des Troyens à 22 ans (!), puis Herodias de Salomé à 24 ans (ou 26, l’auteur se contredit quelques pages plus loin), puis elle est devenue soprano et a eu le temps de chanter les Quatre Derniers Lieder sous la direction d’Harnoncourt. Mais elle redevient mezzo à volonté pour chanter « O Mensch ! gib acht ! » dans la Troisième symphonie de Mahler – dont l’interprétation inspire quelques pages enflammées – ou le Requiem de Verdi. Plusieurs informations, très visiblement destinées au profane, feront sourire le mélomane : « Certaines [œuvres de Bach], comme son Oratorio de Noël ou ses Passions, durent plus de deux heures ! » (143). Effectivement, pour des gens habitués à quantifier la musique en termes de chansons ou d’album, deux heures, c’est un monde ! En revanche, on s’interroge sur ce commentaire prêté à M. Gémeaux père : « Barbe Bleue de B. Bartok, long (3h30) ». On se demande un peu quelle production a réussi à faire durer aussi longtemps une œuvre qui ne dépasse guère les soixante minutes de musique. On s’étonne aussi d’apprendre que le Requiem d’Alfred Bruneau est « sous-titré Lazare », tout simplement parce que ces deux œuvres bien distinctes sont réunies sur un seul disque…

 

Éditions du Rouergue, 17 juin 2020, 477 pages, 23 euros.

image_printImprimer
0 commentaires 0 FacebookTwitterPinterestEmail
Laurent Bury

Une fois hors d'un charnier natal assez septentrional, Laurent Bury a longtemps habité sous les vastes portiques du 123, rue Saint-Jacques, du 45, rue d'Ulm et du 1, rue Victor Cousin (et même ensuite du 86, rue Pasteur, 60007). Longtemps, il s'est couché de bonne heure aussitôt après les spectacles que, de 2011 à 2020, il allait voir pour un autre site opératique. Papillon inconstant, farfallone amoroso, il vole désormais entre divers sites, et a même parfois l'honneur de prêter sa plume aux volumes de L'Avant-Scène Opéra.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Concert « Le soleil de Naples » : Chorégies d’Orange hors les murs
prochain post
« La Dame de mes songes » : Guilhem Worms et Camille Delaforge au festival Rosa Bonheur

Vous allez aussi aimer...

CR – Livre : Florian Sempey, De vive...

4 avril 2026

Livre – Jean-Philippe Thiellay, En finir avec les...

19 février 2026

Amour et mariage à l’opéra paraît chez Classiques...

14 février 2026

Livre – Le Voyage dans la Lune, d’après...

14 janvier 2026

Livre – Marina Mayrhofer : Ombre in scena....

6 janvier 2026

Libro – Marina Mayrhofer : Ombre in scena....

6 janvier 2026

Livre – Jérôme Pesqué : Villes lyriques – L’Opéra...

5 septembre 2025

Livre – Hugues R. Gall – Mélanges

4 septembre 2025

Et Célestine Galli-Marié créa Carmen

1 juin 2025

Livre – Valerian Svetlov, Le ballet de notre...

10 décembre 2024

Humeurs

  • Découverte vocale : la contralto ukrainienne VANDA KOZUB

    17 avril 2026

En bref

  • Les brèves d’avril – Tempête au San Carlo de Naples !

    17 avril 2026
  • Ça s’est passé il y a 200 ans : création d’OBERON de Weber

    12 avril 2026

La vidéo du mois

Édito

  • L’authenticité en musique : un idéal introuvable ?

    3 avril 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Un nouveau fruit discographique de l’année-anniversaire 2025 d’Alessandro Scarlatti (1660 – 1725) : le CD Aparté AP428 « Vieni, O Notte » de Francesca Aspromonte, Boris Begelman et l’ensemble Arsenale Sonoro… - En cherchant bien dans CD – Francesca Aspromonte, reine de la nuit
  • Stéphane Lelièvre dans Dijon : Un Don Giovanni « all’antica »
  • Yajure Jonas dans Dijon : Un Don Giovanni « all’antica »
  • Catherine Marchi dans Dijon : Un Don Giovanni « all’antica »
  • Stéphane Lelièvre dans Les brèves d’avril – Tempête au San Carlo de Naples !

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

CR – Livre : Florian Sempey,...

4 avril 2026

Livre – Jean-Philippe Thiellay, En finir...

19 février 2026

Amour et mariage à l’opéra paraît...

14 février 2026