À la une
Au Maggio Musicale Fiorentino, première reprise moderne du CARNAVAL de...
Allumer le feu : une Norma incandescente à l’Arsenal de Metz
Journée internationale des droits des femmes : Mojca Lavrenčič, cheffe d’orchestre
Faust à Tours : quand Vannina va, tout va !
Rouen : une Iolanta lumineuse qui fera date
Al Maggio Musicale Fiorentino torna a vivere Le Carnaval di...
Timothée Chalamet, ou la médiocrité tranquille
L’édition 2026 du Festival Radio-France Occitanie Montpellier : retour de l’opéra
Ça s’est passé il y a 200 ans : naissance...
À Toulon, un Barbier de Séville bien ficelé
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

CDMédiathèque

CD – Le Souffle de l’âme de Thierry Escaich – Avec ou sans la foi

par Laurent Bury 23 novembre 2023
par Laurent Bury 23 novembre 2023
0 commentaires 4FacebookTwitterPinterestEmail
1,2K
Les artistes

 Chœur de chambre Dulci Jubilo, direction : Christopher Gibert. Thomas Ospital, orgue. 

Le programme

Thierry Escaich. Le Souffle de l’âme

1 CD Anima Nostra, 58 minutes

Qui dit musique sacrée dit souvent orgue et chorale. Sur ce plan, le disque de pièces de Thierry Escaich que fait paraître le label Anima Mostra n’échappe pas à la règle, puisqu’il inclut un morceau intitulé Evocation IV pour orgue seul, de près de dix minutes, et même un hymne grégorien dont le compositeur n’est pas l’auteur, ce Verbum supernum prodiens appartenant à la tradition (même si Evocation IV s’appuie précisément, comme point de départ, sur cette mélodie reprise par Nicolas de Grigny dans son Premier livre d’orgue).

Ce disque inclut pourtant plusieurs autres pièces, d’inspiration tout aussi religieuse, mais qui ne correspondent pas étroitement à l’idée qu’on peut se faire du genre. A condition de se rappeler qu’il a été défendu au XXe siècle par des génies comme Messiaen ou Ligeti, on envisage mieux tout le plaisir musical que peuvent apporter les compositions de Thierry Escaich, qu’on les écoute avec les oreilles d’un croyant ou avec celles d’un simple mélomane.

Comment, en effet, ne pas être frappé par l’efficacité immédiate des Trois Motets de 1998 qui ouvrent le programme ? Escaich (né en 1965) nous plonge d’emblée dans une atmosphère de trouble mystère, dans une sorte de brume vocale que viennent bientôt soutenir les différentes facettes de l’orgue. On se laisse sans peine emporter par la beauté énigmatique de ces trois pages bien diversifiées par leurs rythmes très contrastés, notamment par leur traitement des voix, ici le chœur de chambre Dulci Jubilo, réduit pour cette œuvre à la moitié de ses effectifs. Sous la direction de Christopher Gibert, les douze chanteurs impressionnent entre autres par la netteté de leur diction, qualité d’autant plus remarquable que l’acoustique de l’église Saint-Eustache, où a eu lieu l’enregistrement, n’est pas toujours tendre avec les formations qui s’y produisent.

Même si elle donne initialement une impression de moindre énergie, la Messe romane pour deux chœurs et orgue (2014) n’en fait pas moins appel aux mêmes harmonies dépaysantes et déploie d’envoûtantes volutes vocales – avec cette fois les vingt-quatre chanteurs de Dulci Jubilo – sur le texte liturgique en latin (là où les Trois Motets s’appuyaient sur des poèmes en français d’Alain Suied).

Le programme s’achève sur un Magnificat pour lequel l’organiste Thierry Ospital improvise, comme il le fait pour l’Offertoire de la Messe romane, entre les versets chantés, là encore, sur la mélodie héritée des siècles passés. Au lieu de ces dix minutes de retour à la tradition (le principe de l’improvisation à l’orgue est lui aussi hérité de l’époque baroque), on n’aurait pas refusé un peu plus de musique de Thierry Escaich, mais tel qu’il se présente, ce disque n’en offrira pas moins de belles découvertes à qui ne connaîtrait pas encore l’œuvre de ce compositeur, qui poursuit également son chemin dans le domaine de l’opéra (créé en 2021, Point d’orgue tournait encore il y a peu sur les scènes de France et de Navarre).

image_printImprimer
Thierry Escaich
0 commentaires 4 FacebookTwitterPinterestEmail
Laurent Bury

Une fois hors d'un charnier natal assez septentrional, Laurent Bury a longtemps habité sous les vastes portiques du 123, rue Saint-Jacques, du 45, rue d'Ulm et du 1, rue Victor Cousin (et même ensuite du 86, rue Pasteur, 60007). Longtemps, il s'est couché de bonne heure aussitôt après les spectacles que, de 2011 à 2020, il allait voir pour un autre site opératique. Papillon inconstant, farfallone amoroso, il vole désormais entre divers sites, et a même parfois l'honneur de prêter sa plume aux volumes de L'Avant-Scène Opéra.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
FESTIVAL DONIZETTI 1/3
Il diluvio universale : un rare Donizetti “biblique” ouvre le Festival de Bergame
prochain post
OSKAR POSA, les Lieder oubliés – Tout sauf un petit marquis !

Vous allez aussi aimer...

CD — Mélodies avec orchestre, volume 2 de...

24 février 2026

Livre – Jean-Philippe Thiellay, En finir avec les...

19 février 2026

Amour et mariage à l’opéra paraît chez Classiques...

14 février 2026

CD – Ralph Vaughan Williams : LandscapesRalph comme...

12 février 2026

Livre – Le Voyage dans la Lune, d’après...

14 janvier 2026

CD – Fra l’ombre e gl’orrori : un siècle...

13 janvier 2026

Livre – Marina Mayrhofer : Ombre in scena....

6 janvier 2026

Libro – Marina Mayrhofer : Ombre in scena....

6 janvier 2026

CD – Lucia di Lammermoor : la confirmation...

18 décembre 2025

CD – Sisters – Karine Deshayes et Delphine...

8 décembre 2025

Humeurs

  • Journée internationale des droits des femmes : Mojca Lavrenčič, cheffe d’orchestre

    8 mars 2026

En bref

  • La vidéo du mois : José van Dam chante l’air du Catalogue de Leporello (Don Giovanni)

    5 mars 2026
  • Les brèves de février –

    24 février 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Transposer un mythe dans la contemporanéité : mettre à jour… ou mettre à plat ?

    1 mars 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Fabrice del Dongo dans Timothée Chalamet, ou la médiocrité tranquille
  • MICHAEL dans Timothée Chalamet, ou la médiocrité tranquille
  • Tardieu dans À Toulon, un Barbier de Séville bien ficelé
  • SARRAZIN dans Timothée Chalamet, ou la médiocrité tranquille
  • LAVIGNE Jean-François dans Rouen : une Iolanta lumineuse qui fera date

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

CD — Mélodies avec orchestre, volume...

24 février 2026

Livre – Jean-Philippe Thiellay, En finir...

19 février 2026

Amour et mariage à l’opéra paraît...

14 février 2026