À la une
Les opéras du monde – Bayerische Staatsoper, l’âme lyrique de...
Le nozze di Teti e Peleo : quand la Discorde...
Le dernier scandale de Monteverdi : Poppea, influenceuse de l’Empire...
Daniel-François-Esprit AUBER : un maître de l’opéra romantique à redécouvrir
Maggio Musicale Fiorentino – et 89e Festival del Maggio :...
Maggio Musicale Fiorentino: la ricca Stagione 2027, compreso l’89° Festival...
Le siège de Corinthe : 1826-2026Pour en savoir plus sur le...
Le Requiem de Verdi à Bordeaux : l’audace d’une autre...
Riche saison 26-27 à l’Opéra de Tours
Rendez-vous annuel : la Folle soirée de Radio Classique au Théâtre...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

Compte renduRécitalVu pour vous

Effluves romantiques au Centre de Musique de Chambre de Paris à Cortot

par Gilles Charlassier 22 janvier 2022
par Gilles Charlassier 22 janvier 2022
DR
0 commentaires 3FacebookTwitterPinterestEmail
1,3K

Sous la houlette de Jérôme Pernoo, le Centre de Musique de Chambre de Paris, salle Cortot, défend une approche renouvelée du répertoire, au-delà de la forme figée du concert académique. Si les actions culturelles et les formats courts ou iconoclastes, tels le Bach and breakfast du dimanche matin ou le rendez-vous Freshly composed rassemblant des pièces créées par le Centre de Musique de Chambre, après trois années d’accompagnement auprès de jeunes compositeurs, participent de cette diversification, le point d’orgue reste cependant les soirées du centre, déclinés en trois épisodes au fil de la saison, qui mêlent, en particulier, musique et littérature. Avec pour titre « C’est la faute à Werther », ce deuxième opus au cœur de l’hiver est évidemment placé sous le signe du héros du Romantisme allemand, par l’intermédiaire du héros de Goethe.

La première partie de la soirée est consacré à un récital en partenariat avec l’Académie Jarrousky, qui partage un même engagement pour le soutien aux jeunes talents, et favorise les affinités musicales entre les étudiants afin de susciter des collaborations durables.

Yun-Ho Chen
Léo Vermot-Desroches

Membres de la promotion 2019-2020, la pianiste Yun-Ho Chen et le ténor Léo Vermot-Desroches mettent en regard deux cycles de lieder de Schumann, les Fünfe Lieder op.40, sur des poèmes d’Andersen, et les Sechs Gedichte und Requiem op.90, à partir de vers de Lenau. Dans le premier, écrit en 1840, le ténor français fait respirer l’errance des sentiments et des émotions du texte, avec une émission claire parfois aux limites de la fragilité dans le haut de la tessiture, sans jamais renoncer à l’investissement de l’expression. Dans le second cycle, écrit dix ans plus tard sous la rumeur de la mort du poète et ami Lenau, on retrouve l’attention au verbe, dans une lecture qui place l’intention de sincérité au premier plan, jusque dans le Requiem conclusif. Les trois pages de Clara Schumann servies en guise d’intermède entre les deux recueils – Volkslied ; O weh du scheidens ; Sie liebten sich beide – ne démentiront pas la complicité des deux solistes dans une inspiration puisant au creuset du Romantisme germanique, entre lyrisme intime et réinterprétation de sources populaires.

Après une vignette Freshly composed retransmise également sur la page Facebook du Centre de Musique de Chambre de Paris, le concert-spectacle « C’est la faute à Werther », réglé par Jérôme Pernoo, entrelace les quatre mouvements du Quatuor n°3 en ut mineur op. 60 surnommé « Werther », en hommage au héros goethéen qui eut une forte influence sur la jeunesse des premières décennies du Romantisme, avec des strophes du poème Réconciliation que Goethe écrivit à la fin de sa vie, un-demi siècle après la parution de son roman, ainsi que d’autres pages du répertoire germanique, dans une poétique scénographie faite d’ombres, et de jeux de lumières évocateurs.

Les artistes

Léo Vermot-Desroches : ténor
Yun-Ho Chen : piano

Le programme

Le single de Léo Vermot-Desroches et Yun-Ho Chen
Robert Schumann : Fünfe Lieder op. 40
Clara Schumann-Wieck : Volkslied, O weh des scheidens, Sie Liebten sich beide
Robert Schumann : Sechs Gedichte und Requiem op.90

C’est la faute à Werther
Ludwig van Beethoven : Trio à cordes, opus 9 nº 3
Franz Schubert : Trio opus 100
Robert Schumann: Kreisleriana nº 1 op. 16
Clara Schumann: Trio opus 17
Johannes Brahms : Quatuor op. 60 

Centre de Musique de Chambre de Paris, salle Cortot, représentation du 20 janvier 2021

image_printImprimer
Léo Vermot-DesrochesYun-Ho Chen
0 commentaires 3 FacebookTwitterPinterestEmail
Gilles Charlassier

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Carmen ou la fureur d’aimer au Capitole de Toulouse
prochain post
Atout Mozart au gala de l’Académie de l’Opéra de Paris

Vous allez aussi aimer...

Le nozze di Teti e Peleo : quand...

23 juin 2026

Le dernier scandale de Monteverdi : Poppea, influenceuse...

22 juin 2026

Le Requiem de Verdi à Bordeaux : l’audace...

21 juin 2026

Rendez-vous annuel : la Folle soirée de Radio Classique...

20 juin 2026

Juan Diego Flórez à Bordeaux : le portrait...

20 juin 2026

Naples, Adriana Lecouvreur : Et l’ombre de Magda Olivero...

19 juin 2026

Tosca à Bruxelles : Scarpia, le parfait Salo ?

19 juin 2026

Amour, gloire et beauté à Rouen : Robert Carsen...

19 juin 2026

Un Couronnement de Poppée très contemporain à l’Opéra...

17 juin 2026

Maison de Radio France : une heure avec...

16 juin 2026

Humeurs

  • Avant-scène Opéra Robinson Crusoé, Prix du meilleur livre décerné par le Syndicat de la critique

    19 juin 2026

En bref

  • Les brèves de juin –

    19 juin 2026
  • Ça s’est passé il ya 200 ans : création de Don Gregorio de Gaetano Donizetti

    11 juin 2026

La vidéo du mois

Édito

  • L’été des festivals : la parenthèse enchantée qu’attendent tous les lyricophiles !

    3 juin 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Marc Dumont dans Bach (Cantates II : Actus tragicus) à Versailles : le souffle profond de Gardiner
  • Maurice Dinard dans Bach (Cantates II : Actus tragicus) à Versailles : le souffle profond de Gardiner
  • Ngus dans La Vie parisienne au Châtelet, ou la joyeuse basse-cour ! 
  • Stéphane Lelièvre dans Opéra Bastille, La traviata toujours : Pretty Yende retrouve la production de ses débuts dans le rôle de Violetta
  • annie Cognier dans Opéra Bastille, La traviata toujours : Pretty Yende retrouve la production de ses débuts dans le rôle de Violetta

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Le nozze di Teti e Peleo...

23 juin 2026

Le dernier scandale de Monteverdi :...

22 juin 2026

Le Requiem de Verdi à Bordeaux...

21 juin 2026