À la une
Festival de Savonlinna 2026 : l’Italie à l’honneur
À la Fenice de Venise, un concert du Nouvel An...
La Périchole à Saint-Étienne – Que la vie est belle...
Cent-cinquantenaire et centenaire d’Armande de Polignac, d’Émile Paladilhe
Se préparer à Ermione, Opéra de Marseille, 22 et 24...
La musique de Jacques Offenbach pétille comme du champagne à...
En 2026, commémorons et découvrons les programmations insolites !
Se préparer à Un ballo in maschera, Opéra de Paris...
Se préparer à La Passagère, Opéra national Capitole de Toulouse,...
C’est à Marseille qu’il faut aller pour commencer l’année en...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

ProductionCompte renduVu pour vous

Nouvelle distribution de Madama Butterfly à l’Opéra Bastille : la première Cio-Cio-San parisienne d’Elena Stikhina

par Camillo Faverzani 18 octobre 2024
par Camillo Faverzani 18 octobre 2024
Elena-Stikhina - © Ksenia parisphoto
0 commentaires 2FacebookTwitterPinterestEmail
1,9K

Madama Butterfly, Opéra Bastille, 16 octobre 2024

Il est des œuvres bénies des dieux. Le public accourt sans réserve et elles font toujours salle comble. C’est le cas de Madama Butterfly, qu’elle soit présentée dans une mise en scène prestigieuse comme, ce soir, dans la production de l’Opéra Bastille, signée par Robert Wilson, ou dans une enveloppe plus modeste. Le contraste est saisissant, ces jours-ci, lorsqu’on compare avec l’affluence pour un titre tout aussi célèbre, le Faust de Gounod, affichant, qui plus est, une distribution de rêve, devant un auditoire, sinon clairsemé, du moins loin d’être pléthorique. Incompréhensible !!! La durée, peut-être…

Ayant déjà rendu compte de la première de cette reprise historique, nous souhaitons y revenir pour la première Cio-Cio-San parisienne d’Elena Stikhina, le restant des interprètes n’ayant pas changé. Et cela en vaut bien le détour.

Si nos informations sont exactes, la soprano russe n’a incarné la jeune geisha que pour une seule série de représentations, à Amsterdam, au printemps 2019. Il est alors frappant de constater comment son incarnation est déjà si accomplie. Très mélodieuse, comme elle se doit, son apparition tout en douceur revêt de toute sa fragilité un personnage qui n’attend qu’à s’éclore. Fort mesurée, presque châtiée, tout au long du premier acte, son incarnation prend vite son envol dans le duo avec le Pinkerton quelque peu engorgé de Stefan Pop : une articulation légendaire est alors relayée par l’envergure du portamento, dans une quête d’amour se déployant sur le souffle. La réserve initiale cède ainsi le pas à l’émotion de la femme aimante.

Hiératique, comme le veut la mise en scène, l’air de l’attente, à l’acte II, se singularise par l’excellente maîtrise de la ligne et par un legato prodigieux, de même que par la justesse du recours au haut du registre, jamais brimé, jamais abusif. Bouleversante lorsqu’elle découvre la trahison, cette Butterfly se distingue aussi par la variété des couleurs qui viennent enrichir les modulations du déchirement d’une mère s’acheminant vers son sacrifice, dans un présage de mort. Dans le duo avec la Suzuki d’Aude Extrémo, en évidente progression depuis le soir de la première, la netteté de la projection se double d’un phrasé opulent, les deux voix se conjuguant dans un unisson extraordinairement séduisant.

Sculpté à l’extrême, le cri de l’abandon dernier ne résonne plus, désormais, que comme un coup de ciseau sur une pierre tombale. En cela elle est généreusement secondée par la direction très analytique de Speranza Scappucci. Tonnerre d’applaudissements au rideau final.

Les artistes

Madama Butterfly (Cio-Cio-San) : Elena Stikhina
Suzuki : Aude Extrémo
Kate Pinkerton : Sofia Anisimova
B.F. Pinkerton : Stefan Pop
Sharpless : Christopher Maltman
Goro : Carlo Bosi
Il principe Yamadori : Andres Cascante
Lo zio Bonzo : Vartan Gabrielian
Yakusidé : Young-Woo Kim
Il commissario imperiale : Bernard Arrieta
L’ufficiale del registro : Hyunsik Zee
La madre di (Cio-Cio-San) : Marianne Chandelier
La zia : Liliana Faraon
La cugina : Stéphanie Loris

Orchestre de l’Opéra national de Paris, dir. Speranza Scappucci
Chœurs de l’Opéra national de Paris, dir. Alessandro Di Stefano
Mise en scène, décors et lumières : Robert Wilson
Costumes : Frida Parmeggiani
Lumières : Heinrich Brunke
Chorégraphie : Suzushi Hanayagi
Dramaturgie : Holm Keller

Le programme

Madama Butterfly

Tragedia giapponese en trois actes de Giacomo Puccini, livret Giuseppe Giacosa et Luigi Illica, créé au Teatro alla Scala de Milan le 17 février 1904 (version remaniée : Teatro Grande de Brescia, le 28 mai 1904).
Opéra national de Paris Bastille, représentation du mercredi 16 octobre 2024.

image_printImprimer
Elena StikhinaSperanza Scappuccistefan popBob WilsonAude ExtrémoChristopher Maltman
0 commentaires 2 FacebookTwitterPinterestEmail
Camillo Faverzani

Professeur de littérature italienne à l’Université Paris 8, il anime le séminaire de recherche « L’Opéra narrateur » et dirige la collection « Sediziose voci. Studi sul melodramma » aux éditions LIM-Libreria musicale italiana de Lucques (Italie). Il est l’auteur de plusieurs essais sur l’histoire de l’opéra. Il collabore également avec des revues et des maisons d’opéra (« L’Avant-scène Opéra », Opéra National de Paris).

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Il aurait 100 ans aujourd’hui : Rolando PANERAI
prochain post
La Fille du régiment à l’Opéra de Paris : le triomphe du bel canto à la française !

Vous allez aussi aimer...

La Périchole à Saint-Étienne – Que la vie...

3 janvier 2026

La musique de Jacques Offenbach pétille comme du...

2 janvier 2026

C’est à Marseille qu’il faut aller pour commencer...

1 janvier 2026

Orphée aux Enfers à l’Opéra de Tours –Pour les...

30 décembre 2025

Stiffelio triomphe à Plaisance et commence son voyage...

23 décembre 2025

Stiffelio trionfa a Piacenza e inizia il suo...

23 décembre 2025

Partenope : Morricone, au-delà du cinéma, dans un...

23 décembre 2025

Naples, Medea : de Cherubini à Lars von Trier

21 décembre 2025

La Chauve-Souris à Liège : Johann Strauss fête ses...

20 décembre 2025

Elena Stikhina et Adam Smith : nouvelle distribution pour...

20 décembre 2025

Humeurs

  • À la Fenice de Venise, un concert du Nouvel An sous le signe d’un silence assourdissant

    3 janvier 2026

En bref

  • Cent-cinquantenaire et centenaire d’Armande de Polignac, d’Émile Paladilhe

    3 janvier 2026
  • Les brèves de décembre –

    23 décembre 2025

La vidéo du mois

Édito

  • Bonne année 2026 !

    1 janvier 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Stéphane Lelièvre dans À la Fenice de Venise, un concert du Nouvel An sous le signe d’un silence assourdissant
  • Keck dans À la Fenice de Venise, un concert du Nouvel An sous le signe d’un silence assourdissant
  • Sabine Teulon Lardic dans À la Fenice de Venise, un concert du Nouvel An sous le signe d’un silence assourdissant
  • Teulon dans C’est à Marseille qu’il faut aller pour commencer l’année en compagnie d’un Barbier de Séville… di qualità !
  • Stéphane Lelièvre dans Stiffelio triomphe à Plaisance et commence son voyage en terres verdiennes

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

La Périchole à Saint-Étienne – Que...

3 janvier 2026

La musique de Jacques Offenbach pétille...

2 janvier 2026

C’est à Marseille qu’il faut aller...

1 janvier 2026