À la une
Festival Verdi 2026 2/3 – Aïda à Busseto : le...
Festival Verdi 2026 1/3 – Parme réveille ALZIRA, belle endormie...
La vidéo du mois : Gala aus dem Festspielhaus Baden-Baden...
Les opéras du monde – Opéra Bastille : le grand...
Il aurait 100 ans aujourd’hui : Gerhard Stolze
Comique hors les murs : L’éternelle Carmen dans l’arène de la...
Les Vêpres de la Vierge à la Philharmonie : une...
Au Théâtre des Champs-Élysées, le Roma Termini de Jules Massenet
Manon des Sources, Pagnol à l’Odéon de Marseille
Se préparer à ALZIRA, Festival Verdi de Parme, 25 septembre-1er...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Subscribe our Newsletter for latest news.

ProductionCompte renduVu pour vous

Une Petite Flûte
Essayez la « Cure de jouvence Mozart » du Théâtre des Champs-Élysées !

par Cartouche 5 février 2024
par Cartouche 5 février 2024

© Vincent Pontet

© Vincent Pontet

© Vincent Pontet

© Vincent Pontet

0 commentaires 2FacebookTwitterPinterestEmail
2,2K

Le Théâtre des Champs-Élysées présente Une petite Flûte, opéra participatif jeune public d’après La Flûte Enchantée de Mozart dans une mise en scène charmante de Julie Depardieu qui ravira les grands autant que les petits, sinon plus, par son humour, sa fantaisie, son appel à l’enfance et la qualité de son plateau vocal mis au service de Mozart.

Le public français ne connaît La Flûte enchantée de Mozart dans sa version originale que depuis 1865. Auparavant, l’Égypte étant à la mode suite à l’expédition qu’y mène Bonaparte, il s’était contenté d’une adaptation très libre présentée en français sous le titre Les Mystères d’Isis, représentée la première fois à Paris en août 1801. C’est ce parti pris « égyptien », inscrit dans les costumes inspirés des représentations des dieux égyptiens, que Julie Depardieu a adopté pour cette Petite Flûte à laquelle sont conviés jusqu’à douze mille enfants dans le cadre de la programmation du TCE destinée au jeune public au cours des onze représentations réservées aux scolaires, dont celle du lundi 5 février à laquelle j’ai assisté.

Comme au conte de Peau d’Âne, et au film de Jacques Demy, j’y ai pris un plaisir extrême. Devant ce rideau de scène rouge, rarement baissé ici, j’ai ressenti l’impatience mêlée de crainte des enfants et me suis parfois senti transporté au Theater auf der Weiden de Vienne où eut lieu la création de l’opéra en 1791, prêt à rire avec le Papageno de son créateur, à pleurer avec Pamina ou à trembler devant la Reine de la Nuit, et à chanter avec les enfants. Rien de vulgaire, rien d’appuyé, un décor unique à facettes multiples, des jolis costumes, une direction d’acteur efficace et vous voilà embarqué dans la quête amoureuse de Tamino pour sa Pamina, prêt à suivre le conte initiatique sans concession qui se déroule sous vos yeux, comme retombé en enfance. Comme initiation à l’opéra c’est parfaitement réussi. Un coup de chapeau à Henri Tresbel pour son adaptation du livret et sa traduction du texte en bon français et pas en ce « français d’opéra » que l’on trouve dans les vieilles partitions chant et piano ou les enregistrements de La Flûte en français des années 1950-60.

Côté musique, les arrangements musicaux de Robin Melchior pour cette version en 1h15 satisferont les puristes et les connaisseurs retrouveront leurs airs favoris. Les atouts majeurs de cette entreprise sont le plateau vocal avec le Papageno d’Adrien Fournaison, plein de verve et d’entrain, le Tamino de Blaise Rantonanina, plein de charme et d’ardeur qui ce matin a remplacé Fabien Hyon, souffrant, l’émouvante Pamina de Manon Lamaison, le Monostatos veule à souhait de Charlie Guillemin et le Sarastro noble d’Olivier Gourdy. Louise Pingeot assurait avec maestria les rôles de la Première Dame et de Papagena et Anne-Sophie Petit celui de la Reine de la Nuit. Sous la houlette de Joël Soichez dirigeant l’orchestre Les Siècles, ils ont défendu avec honneur cette partition exigeante. J’y retournerais bien.

Les artistes

Tamino   Blaise Rantonanina
Pamina   Manon Lamaison
Papageno   Adrien Fournaison
Papagena / Première Dame   Louise Pingeot
Sarastro   Olivier Gourdy
Monostatos   Charlie Guillemin
La Reine de la Nuit   Anne-Sophie Petit

Orchestre Les Siècles, dir. Joël Soichez

Mis en scène   Julie Depardieu

Le programme

Une Petite Flûte

Opéra participatif jeune public d’après La Flûte Enchantée, singspiel en deux actes, K. 620 de W.A. Mozart (1791)

Théâtre des Champs-Élysées, représentation du lundi 5 février 2024
11 représentation scolaires du 29 janvier au 9 février
6 représentations publiques du 3 au 11 février

image_printImprimer
Joël SoichezOlivier GourdyAdrien FournaisonBlaise RantonaninaManon LamaisonAnne-Sophie Petit
0 commentaires 2 FacebookTwitterPinterestEmail
Cartouche

Premier baryton de la troupe Eratori, dédiée à la défense de l’œuvre lyrique de Claude Terrasse, Cartouche est agrégé d’anglais et l’auteur d’une thèse sur les opéras de Benjamin Britten, de nombreux articles sur son oeuvre et celle de Ralph Vaughan Williams et du rapport texte et musique, XIXe-XXe. Il a échappé de peu au supplice de la roue et coule une retraite active après avoir officié à l’université de Caen.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Édito de février –
Culture, éducation, enseignement : les indissociables maillons d’une même chaîne
prochain post
Traviata revisitée à l’Opéra de Bordeaux. De l’habitus operaticus…

Vous allez aussi aimer...

Festival Verdi 2026 2/3 – Aïda à Busseto...

3 octobre 2026

Festival Verdi 2026 1/3 – Parme réveille ALZIRA,...

2 octobre 2026

Comique hors les murs : L’éternelle Carmen dans l’arène...

30 septembre 2026

Les Vêpres de la Vierge à la Philharmonie...

30 septembre 2026

Au Théâtre des Champs-Élysées, le Roma Termini de...

29 septembre 2026

Manon des Sources, Pagnol à l’Odéon de Marseille

28 septembre 2026

Brescia – Mort à Venise : la dernière...

27 septembre 2026

Au festival d’Ambronay : des voix, des espaces et...

27 septembre 2026

Rouen – Macbeth, tel qu’en lui-même enfin

27 septembre 2026

MANON LESCAUT à Madrid : Sondra Radvanovsky, sphinx...

26 septembre 2026

Humeurs

  • PAATA BURCHULADZE : onze mois déjà

    5 septembre 2026

En bref

  • La vidéo du mois : Gala aus dem Festspielhaus Baden-Baden – Anja Harteros, Ekaterina Gubanova, Jonas Kaufmann, Bryn Terfel et Marco Armiliato

    1 octobre 2026
  • Les brèves de septembre

    26 septembre 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Édito de septembre –
    Fin des festivals, début des festivités… avec la nouvelle saison lyrique 26-27 !

    1 septembre 2026

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Vuillemin dans Rusalka au Capitole, quatre ans après, la magie de Poda demeure
  • Boeuf dans Manon des Sources, Pagnol à l’Odéon de Marseille
  • COIC dans À Bastille, un Hamlet d’Ambroise Thomas porté par une distribution d’exception
  • Senarmont dans À Bastille, un Hamlet d’Ambroise Thomas porté par une distribution d’exception
  • Cathy dans Un Dido and Aeneas trop original ouvre la saison de l’Opéra de Bordeaux

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Festival Verdi 2026 2/3 – Aïda...

3 octobre 2026

Festival Verdi 2026 1/3 – Parme...

2 octobre 2026

Comique hors les murs : L’éternelle Carmen...

30 septembre 2026