À la une
In memoriam – MARTINA ARROYO (1937-2026), la voix verdienne…
Ça s’est passé il y a 100 ans : création de...
Nabucco à Parme : rencontre avec le metteur en scène...
Les brèves d’octobre –
Intervista a Pier Luigi Pizzi, regista, scenografo e costumista di...
Roméo et Juliette à La Monnaie : le lyrisme en...
Même sans mariage, de charmantes Noces de Figaro au Théâtre...
Opéra de Rome : un Falstaff milanais, mental et onirique
Tarare de Salieri (1787) : un cas rare à Versailles
Le Requiem de Verdi selon Jérémie Rhorer : entre terreur...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Subscribe our Newsletter for latest news.

ProductionCompte renduVu pour vous

25 ans après sa création : un Titus toujours jeune (et clément) au Palais Garnier

par François Desbouvries 2 juillet 2021
par François Desbouvries 2 juillet 2021
0 commentaires 1FacebookTwitterPinterestEmail
4,8K

Crédit photos  © Émilie Brouchon

Reprise au Palais Garnier de la belle production de La Clémence de Titus par Willy Decker, présentée pour la première fois en avril 1997, mais qui vieillit plutôt bien, ou plutôt qui ne vieillit guère, sans doute parce qu’elle préfère une stylisation sobre (et intelligente) à certains procédés qui ont actuellement le vent en poupe, qu’on peut légitiment apprécier, mais qui portent la marque de leur époque et risquent de vieillir prématurément – quand ce n’est pas déjà le cas… Le renvoi de Bérénice (qui en principe se situe en amont du livret), et surtout l’image allégorique de l’accession de Titus au statut d’empereur légendaire, entré dans la postérité par son acte de clémence envers les conjurés qui fomentaient sa perte (rappelons qu’au fil de la représentation un immense bloc de marbre prend progressivement la forme du visage du visage de l’empereur romain) sont des images toujours aussi pertinentes… comme est toujours aussi peu esthétique, en revanche, la couronne que porte Titus, symbole de l’aspect dérisoire du pouvoir.

Musicalement, c’est une bonne soirée : Mark Wigglesworth dirige l’œuvre avec sobriété, et le plateau réuni est globalement tout à fait satisfaisant. Au rôle (vocalement assez ingrat) de Titus, Stanislas de Barbeyrac apporte à la fois un timbre assez sombre et une certaine fragilité, mettant bien en valeur les hésitations et les tourments du personnage. Jeanne Ireland, qui a fait un passage remarqué à  l’Académie de l’Opéra, fait valoir son timbre velouté de mezzo en Annio. La voix de Anna El-Khashem est très agréable et joliment fruitée, bien que parfois un peu couverte par l’orchestre.

Mais les triomphatrices de la soirée sont sans doute Amanda Majeski  et Michèle Losier. La première, très à l’aise scéniquement, possède toute l’autorité du personnage et maîtrise parfaitement les redoutables écarts de son air « Non più di fiori ». Quant à la seconde, elle offre de Sesto un portrait fort touchant, qui convainc autant scéniquement que vocalement, avec notamment un superbe « Parto, parto, ma tu, ben mio » au premier acte.

Ce spectacle est le dernier opéra programmé en 20/21 par l’Opéra de Paris. Rendez-vous en septembre, pour une nouvelle saison qu’on espère un peu plus sereine !

Michèle Losier dans La Clémence de Titus au Palais Garnier
Les artistes

Tito Vespasiano   Stanislas de Barbeyrac
Publio   Christian Van Horn
Sesto   Michèle Losier
Annio   Jane Ireland
Vitellia   Amanda Majeski
Servilia   Anna El-Khashem

Orchestre et Chœurs de l’Opéra de Paris, dir. Mark Wigglesworth
Mise en scène   Willy Decker

Le programme

La Clemenza di Tito

Opera seria de Wolfgang Amadeus Mozart, livret de Caterino Mazzolà d’après Metastase et la Vie des douze Césars de Suétone, créé le 6 septembre 1791 au Stavovské divadlo (Théâtre des Etats)  à Prague,.

Représentation du mercredi 30 juin 2021 (Palais Garnier, Paris)

image_printImprimer
MozartStanislas de BarbeyracMichèle Losier
0 commentaires 1 FacebookTwitterPinterestEmail
François Desbouvries

Scientifique de formation et de profession (il est enseignant-chercheur en mathématiques appliquées), François Desbouvries n’en est pas moins passionné par l’art : la littérature, la peinture, et bien sûr... la musique en général, et l’opéra en particulier. Il fréquente assidûment les salles de concerts et d’opéras depuis une trentaine d’années, et n’a de cesse de faire partager sa passion, notamment via le site Première Loge dont il a rejoint l’équipe de rédaction en janvier 2020.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Le public du Théâtre des Champs-Élysées s’encanaille auprès de Clairette Angot !
prochain post
Le Chant de la terre, ou l’adieu de Paul Daniel à Bordeaux

Vous allez aussi aimer...

Roméo et Juliette à La Monnaie : le...

14 octobre 2026

Même sans mariage, de charmantes Noces de Figaro...

14 octobre 2026

Opéra de Rome : un Falstaff milanais, mental et...

13 octobre 2026

Tarare de Salieri (1787) : un cas rare...

13 octobre 2026

Le Requiem de Verdi selon Jérémie Rhorer :...

11 octobre 2026

Gala de l’Opéra royal de Versailles aux Concerts...

11 octobre 2026

Le Crépuscule des dieux de Wagner à Bastille...

10 octobre 2026

« Faute et Pardon » au Festival Verdi 2027 de...

10 octobre 2026

À Lille, les voix de la magicienne Alcina...

9 octobre 2026

Wozzeck à Florence : Marie, gratia plena

8 octobre 2026

Humeurs

  • PAATA BURCHULADZE : UN AN DE PRISON, ET LE SILENCE ASSOURDISSANT DU MONDE LYRIQUE

    7 octobre 2026

En bref

  • Ça s’est passé il y a 100 ans : création de Háry János de Zoltán Kodály

    16 octobre 2026
  • Les brèves d’octobre –

    14 octobre 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Édito de septembre –
    L’inaltérable modernité des chefs-d’œuvre

    7 octobre 2026

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Hugues Rameau dans A l’Opéra de Nice, une rentrée de folie avec Orlando de Haendel
  • Erwann Beracourt dans A l’Opéra de Nice, une rentrée de folie avec Orlando de Haendel
  • Marcelline dans Même sans mariage, de charmantes Noces de Figaro au Théâtre des Champs-Élysées
  • Renza Begotti dans Intervista a Pier Luigi Pizzi, regista, scenografo e costumista di Nabucco di Giuseppe Verdi, in scena a Parma dal 27 settembre al 24 ottobre
  • Hugues Rameau dans Le Crépuscule des dieux de Wagner à Bastille : pour les voix et la musique

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Roméo et Juliette à La Monnaie...

14 octobre 2026

Même sans mariage, de charmantes Noces...

14 octobre 2026

Opéra de Rome : un Falstaff milanais,...

13 octobre 2026