À la une
Naples, Adriana Lecouvreur : Et l’ombre de Magda Olivero plana sur...
Tosca à Bruxelles : Scarpia, le parfait Salo ?
Les brèves de juin –
Amour, gloire et beauté à Rouen : Robert Carsen fait d’Agrippina...
Avant-scène Opéra Robinson Crusoé, Prix du meilleur livre décerné par...
Saison 26-27 de l’OPERA DE RENNES : rencontrons-nous !
Un Couronnement de Poppée très contemporain à l’Opéra de Lyon
Jules César en Égypte de Haendel : un début triomphal...
Giulio Cesare in Egitto di Händel: un debutto trionfale al...
La Vie parisienne au Châtelet, ou la joyeuse basse-cour ! 
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

Compte renduVu pour vousConcert

Les CARMINA BURANA de Carl Orff investissent la Philharmonie de Paris

par Frédéric Meyer 23 avril 2024
par Frédéric Meyer 23 avril 2024
© Première Loge / F. Meyer
1 commentaire 5FacebookTwitterPinterestEmail
2,6K

Créés en 1937, les Carmina Burana sont l’œuvre de tous les paradoxes. N’importe qui peut en donner le nom dès les premières notes de « O Fortuna », en revanche peu, parmi le grand public, connaissent le nom de son compositeur allemand plus que prolifique : Carl Orff.

Cette œuvre de près d’une heure est une suite de chants profanes faisant partie d’une trilogie incluant également les Catulli Carmina et le Trionfo di Afrodite. Curieux destin qui a lui valu d’être utilisée à l’envi par pléthore de publicitaires peu scrupuleux après le succès d’Excalibur…
L’œuvre nécessite un effectif orchestral des plus importants et des chœurs qui ne le sont pas moins, dont un important chœur d’enfants, lesquels doivent être de très haute tenue.
Les Carmina burana consistent en une succession d’une dizaine de morceaux alternant effectifs choraux, orchestraux et passages chantés par des solistes qui n’interviennent que fort peu.

Michael Schade  est considéré comme l’un des grands ténors du moment. On l’entend régulièrement au Musikverein, au Konzerthaus et à la Staatsoper de Vienne, au  Concertgebouw d’Amsterdam, à l’Alice Tully Hall ou encore au Carnegie Hall de New York. Son répertoire, très vaste, va de Bach à la musique contemporaine. La voix est précise, nette et d’une grande puissance : les interventions du chanteur s’avérant capables d’emplir sans problème toute la Philarmonie.
Né à Londres, le baryton Mark Stone est lui aussi régulièrement invité dans les salles du monde entier. Il est dommage qu’il n’ait eu qu’un air à chanter, mais nous gratifia d’un irrésistible air de soiffard éméché, au volume sonore impressionnant, le chanteur faisant mine de se cogner la tête en quittant le plateau à la fin de son air !
Erin Morley, soprano américaine, récemment nommée Chevalière de l’Ordre des Arts et des Lettres en France par le ministère de la Culture, est une des stars actuelles du Metropolitan de New York. Habituée, entre autres, des rôles de Sophie du Chevalier à la rose et de Pamina, elle s’était notamment fait remarquer avec une éblouissante interprétation de Marie (La Fille du  régiment), chantée en période de Covid en s’accompagnant elle-même au piano. Elle fait entendre ce soir une voix toute en en nuances, ses interventions faisant preuve d’une parfaite musicalité.
L’orchestre de Paris fut ce soir-là exceptionnel, notamment les pupitres de cuivres qui se surpassèrent autant dans les grands ensembles que dans les pages plus confidentielles. Les chœurs ont quant à eux montré toute leur puissance et leur maîtrise dans une œuvre quelque peu répétitive. Ce sont eux les grands gagnants de la soirée, y compris les superbes chœurs d’enfants !
Le chef Andres Orozco dirige brillamment ces effectifs importants avec en enthousiasme communicatif, suscitant des applaudissements mérités.

En prime, la création française d’Operascope d’Unsuk Chin : il s’agit d’une œuvre de dix  minutes, commande de la Philharmonie de Paris – caution « contemporaine » du cahier de des charges de l’orchestre.

Les artistes

Erin Morley, soprano
Michael Schade, ténor
Mark Stone, baryton

Rémi Aguirre Zubiri, chef de chœur associé
Edwin Baudo, chef de chœur associé
Désirée Pannetier, cheffe de chœur associée
Béatrice Warcollier, cheffe de chœur associée
Richard Wilberforce, chef de chœur

Le programme

Unsuk Chin, Operascope (création française)

Carl Orff, Carmina Burana
Cantate scénique créé le 8 juin 1937.

Philharmonie de Paris, concert du mercredi 17 avril 2024.

image_printImprimer
Erin MorleyMichael SchadeMark StoneAndres Orozco
1 commentaire 5 FacebookTwitterPinterestEmail
Frédéric Meyer

1 commentaire

Navarro Sonia 28 avril 2024 - 11 h 12 min

Excellent spectacle avec une constellation des talents remarquable palpitant dès le début à la fin. Merci de ce bijou…. honneur à l’ensemble des musiciens, chanteurs et au brillant directeur Andrés Orozco fierté colombienne Bravoo!!!!!

Répondre

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
La Venise terrifiante du XVIIe siècle vue par ROMAIN GILBERT, metteur en scène de La Gioconda à Naples
prochain post
Fidélio en bande dessinée – Fidèle au poste

Vous allez aussi aimer...

Naples, Adriana Lecouvreur : Et l’ombre de Magda Olivero...

19 juin 2026

Tosca à Bruxelles : Scarpia, le parfait Salo ?

19 juin 2026

Amour, gloire et beauté à Rouen : Robert Carsen...

19 juin 2026

Un Couronnement de Poppée très contemporain à l’Opéra...

17 juin 2026

Jules César en Égypte de Haendel : un...

16 juin 2026

Giulio Cesare in Egitto di Händel: un debutto...

16 juin 2026

La Vie parisienne au Châtelet, ou la joyeuse basse-cour ! 

16 juin 2026

Opéra Bastille, La traviata toujours : Pretty Yende retrouve...

14 juin 2026

Bach (Cantates II : Actus tragicus) à Versailles :...

14 juin 2026

Teatro Regio de Turin – Tosca, ou la...

14 juin 2026

Humeurs

  • Avant-scène Opéra Robinson Crusoé, Prix du meilleur livre décerné par le Syndicat de la critique

    19 juin 2026

En bref

  • Les brèves de juin –

    19 juin 2026
  • Ça s’est passé il ya 200 ans : création de Don Gregorio de Gaetano Donizetti

    11 juin 2026

La vidéo du mois

Édito

  • L’été des festivals : la parenthèse enchantée qu’attendent tous les lyricophiles !

    3 juin 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Camillo FAVERZANI dans Opéra Bastille, La traviata toujours : Pretty Yende retrouve la production de ses débuts dans le rôle de Violetta
  • Camillo FAVERZANI dans Opéra Bastille, La traviata toujours : Pretty Yende retrouve la production de ses débuts dans le rôle de Violetta
  • yves dans Opéra Bastille, La traviata toujours : Pretty Yende retrouve la production de ses débuts dans le rôle de Violetta
  • yves dans ADDIO DEL PASSATO, LOL
  • Amandine FK dans Opéra Bastille, La traviata toujours : Pretty Yende retrouve la production de ses débuts dans le rôle de Violetta

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Naples, Adriana Lecouvreur : Et l’ombre de...

19 juin 2026

Tosca à Bruxelles : Scarpia, le...

19 juin 2026

Amour, gloire et beauté à Rouen :...

19 juin 2026