À la une
Découvrez la saison 2026-2027 de la Semperoper de Dresde
Monster’s Paradise à Zurich – Trump, vampires et fin du monde...
Découvrez la saison 2026-2027 de la Bayerische Staatsoper de Munich
DAVIDE TRAMONTANO : « Le rapport à l’histoire de la musique...
Un Roi d’Ys d’ombres et de lumières : le retour...
Les stars d’Hollywood et l’opéra : Chalamet vs. DiCaprio
Découvrez la saison 26-27 de la Staatsoper unter den Linden...
Golda Schultz en concert avec l’Orchestre national de Montpellier
À Versailles, un Roland en demi-teinte
La Dame de pique est de retour à l’opéra de...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

ProductionCompte renduVu pour vous

Opéra Carlo Felice de Gênes : une BOHÈME de contes de fées toujours efficace  

par Marie Gaboriaud 29 avril 2024
par Marie Gaboriaud 29 avril 2024
© Opera Carlo Felice - Genova
0 commentaires 4FacebookTwitterPinterestEmail
1,2K

Une mise en scène originale dans des décors féériques, une distribution parfaitement équilibrée, une direction musicale soignée : succès complet pour cette Bohème génoise !

Salle comble pour la Bohème génoise dans les décors féériques de Francesco Musante, qui rencontre de nouveau un succès mérité. C’est en effet un spectacle d’une grande efficacité, dont le registre très coloré peut paraître surprenant au premier abord, mais qui emporte l’adhésion, comme nous le disions déjà dans notre article de 2019.

Par rapport à la dernière production, le rôle des enfants sur scène a été accru, notamment en dotant chacun des six personnages principaux d’un « double » miniature accentuant et complexifiant le récit. Le deuxième tableau reproduit la liesse du boulevard du Temple au début du XIXe siècle, la foule, les marchands, les artistes de rue, en somme un mouvement ininterrompu, qui parvient grâce au travail de mise en scène (Augusto Fornari) à éviter la confusion. Seul « hic » à signaler, des réglages encore à parfaire sur la scène très penchée qui sert de décor aux tableaux 1 et 4, qui a occasionné quelques chutes d’objets, heureusement sans conséquence. Le miracle de ce décor de maison de poupées se reproduit, créant une tonalité joyeuse voire jubilatoire sans jamais perdre une nuance d’amertume, qui croît au fur et à mesure. Le 4e tableau est une grande réussite.

La distribution a bien sûr été revue complétement, depuis la dernière production de 2019.

Anastasia Bartoli débute en Mimi. Elle convainc vocalement, par un timbre brillant, un grand sens de la nuance, une projection très assurée, mais pas vraiment dans son interprétation, parfois maniérée (et aggravée par un maquillage outré). Gageons qu’elle gagnera en naturel en s’acclimatant au rôle. Galeano Salas campe un Rodolfo naturel, chaleureux et attachant ; il compense un volume modéré (qui semble parfois en défaut dans les duos avec Marcello) par une grande expressivité et délicatesse de timbre. Au début un peu retenu, il prend à partir d’un « Sono un poeta » libre et émouvant toute la mesure du rôle. Auprès de lui, Alessio Arduini, habitué au rôle de Marcello, impressionne par une voix timbrée, volumineuse, aux phrasés précis.

Enfin, Benedetta Torre en Musetta a enthousiasmé le public génois, qui avait déjà pu l’applaudir en février dans Idoménée (voir notre compte-rendu). Passant de Mozart à Puccini avec une facilité déconcertante, elle dévoile un talent exceptionnel dans les scènes comiques, registre où on ne l’avait pas encore vue à Gênes, bien que déjà entraperçu dans Béatrice et Bénédict la saison dernière et dans Gianni Schicchi en 2022 à Bruxelles.  Elle est une Musetta légère, vive, virevoltante, tour à tour furie hilarante à l’acte II et amie secourante à l’acte IV, mettant au service du rôle son timbre lumineux et son agilité vocale.

L’orchestre a une grande part, bien sûr, dans la réussite du spectacle, sous la baguette enthousiaste de Francesco Ivan Ciampa qui, par une direction d’une grande précision, tire le meilleur des musiciens, donnant tout son poids à une partition qui crée déjà, en elle-même, une symbiose parfaite entre drame et musique.

Per leggere la versione italiana di questo articolo, cliccare sulla bandiera!

Les artistes

Mimì : Anastasia Bartoli
Rodolfo : Galeano Salas
Marcello : Alessio Arduini
Musetta : Benedetta Torre
Colline : Gabriele Sagona
Schaunard : Pablo Ruiz
Benoît : Claudio Ottino
Alcindoro : Matteo Peirone
Parpignol : Giampiero De Paoli
Un venditore ambulante : Claudio Isoardi
Sergente : Franco Rios Castro
Doganiere: Loris Purpura

Orchestre, chœur et chœur d’enfants de l’Opéra Carlo Felice Genova, dir. Francesco Ivan Ciampa

Mise en scène : Augusto Fornari
Décors et costumes : Francesco Musante
Lumières : Luciano Novelli

Le programme

La Bohème

Opéra en quatre actes de Giacomo Puccini, livret de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica d’après Scènes de la vie de bohème d’Henry Murger, créé au Teatro Regio de Turin le 1er février 1896.

Opera Carlo Felice, Genova.

image_printImprimer
Augusto FornariBenedetta TorreAnastasia BartoliFrancesco Ivan CiampaGaleano SalasAlessio Arduini
0 commentaires 4 FacebookTwitterPinterestEmail
Marie Gaboriaud

Marie Gaboriaud est enseignante-chercheuse en littérature française à l'Université de Gênes. Elle est spécialiste des liens entre musique et littérature, et des phénomènes de canonisation des figures de musiciens. Elle a notamment publié "Une vie de gloire et de souffrance. Le Mythe de Beethoven sous la Troisième République" (2017), qui a été finaliste du Prix France Musique des Muses en 2018.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Opera Carlo Felice, Genova : BOHÈME da favola più efficace che mai 
prochain post
Sabine Devieilhe « and friends » chantent Mozart salle Gaveau

Vous allez aussi aimer...

Découvrez la saison 2026-2027 de la Semperoper de...

16 mars 2026

Monster’s Paradise à Zurich – Trump, vampires et fin...

16 mars 2026

Un Roi d’Ys d’ombres et de lumières :...

14 mars 2026

Découvrez la saison 26-27 de la Staatsoper unter...

14 mars 2026

Golda Schultz en concert avec l’Orchestre national de...

14 mars 2026

À Versailles, un Roland en demi-teinte

14 mars 2026

La Dame de pique est de retour à...

14 mars 2026

En dehors de toute routine : nouvelle reprise de...

13 mars 2026

Nuit sans aube à l’Opéra-Comique : un fascinant cauchemar éveillé

12 mars 2026

Idoménée à la Monnaie par Calixto Bieito :...

11 mars 2026

Humeurs

  • Les stars d’Hollywood et l’opéra : Chalamet vs. DiCaprio

    14 mars 2026

En bref

  • Ça s’est passé il y a 300 ans : création de Scipione de Händel

    12 mars 2026
  • Les brèves de mars –

    9 mars 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Transposer un mythe dans la contemporanéité : mettre à jour… ou mettre à plat ?

    1 mars 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Fabrice del Dongo dans Les stars d’Hollywood et l’opéra : Chalamet vs. DiCaprio
  • Claire Géraudon dans Le Temps de la Gitane : reprise de la Carmen de Calixto Bieito à l’Opéra Bastille
  • Hélène dans Le Temps de la Gitane : reprise de la Carmen de Calixto Bieito à l’Opéra Bastille
  • Le Clerre dans Sur la scène de l’Opéra de Nancy, les Carmélites de Francis Poulenc dialoguent avec notre temps
  • BOUDIAF Christiane dans Eugène Onéguine de retour au Palais Garnier : un beau succès d’ensemble… et un triomphe pour Lenski !

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Découvrez la saison 2026-2027 de la...

16 mars 2026

Monster’s Paradise à Zurich – Trump, vampires...

16 mars 2026

Un Roi d’Ys d’ombres et de...

14 mars 2026