Se préparer à ALZIRA, Festival Verdi de Parme, 25 septembre-1er octobre 2026

Opéra en un prologue et deux actes  de Giuseppe Verdi, livret de Salvadore Cammarano d’après Voltaire, créé le 12 août 1845 à Naples (Théâtre San Carlo)

Parme, Festival Verdi, 25 septembre-1er octobre

Table des matières

LES AUTEURS

Le compositeur :
Giuseppe VERDI (1813-1901)

Issu d’une famille très modeste, Verdi commence sa formation musicale auprès du chef de l’orchestre municipal de Busseto, petite ville située à quelques kilomètres de Parme et commune de rattachement des Roncole, le hameau où naquit le compositeur. Âgé de vingt ans, il dirige une exécution de La Création de Haydn et attire ainsi sur lui l’attention du public et de la critique. Il compose alors son premier opéra : Oberto, comte de S. Bonifacio, qui est représenté à la Scala en 1839. C’est une période très difficile pour le compositeur, qui voit disparaître successivement ses deux enfants et sa femme. 

En 1842, Nabuchodonosor triomphe à la Scala de Milan.  Commence alors une période que le musicien qualifia lui-même d’ « années de galère » au cours desquelles, tout en se débattant dans des préoccupations matérielles et commerciales, il s’efforce de se faire un nom en multipliant les créations : I Lombardi alla prima Crociata (1843), Ernani (1844),  Giovanna d’Arco (1845), Attila (1846). Puis vient la trilogie qui consacre sa gloire : Rigoletto (1851), Le Trouvère et La Traviata (1853). La renommée de Verdi devient vite internationale. Il compose plusieurs œuvres pour Paris, notamment Les Vêpres siciliennes (1855) et Don Carlos (1867).
Comme Victor Hugo incarne le romantisme littéraire français, Verdi est l’incarnation du romantisme musical italien. Le parallèle entre les deux hommes est frappant : tous deux s’engagèrent politiquement (Verdi fut un ardent partisan de l’unité italienne ; Cavour l’appela à la Chambre des députés, après quoi il fut élu sénateur), tous deux continuèrent de créer jusqu’à un âge avancé, en renouvelant constamment leur langage artistique (Aida est créée en 1871, Otello en 1887, Falstaff en 1893). Tous deux enfin, après leur disparition, plongèrent leur pays dans un deuil national et se virent offrir de grandioses funérailles.

Le librettiste : Salvadore Cammarano (1801-1852)

Fils et père de deux peintres (Giuseppe et Michele), le librettiste Salvadore Cammarano naît le 19 mars 1801 à Naples, où il mourra de façon précoce le 17 juillet 1852.
Auteur de pièces de théâtre doté d’une grande culture littéraire (il écrivit surtout des comédies), il abandonnera progressivement ce genre pour l’écriture exclusive de livrets (22 en tout), essentiellement destinés aux compositions de Gaetano Donizetti puis de Giuseppe Verdi.

Spécialiste du mélodrame romantique, il affectionne les ambiances nocturnes, mystérieuses et parfois inquiétantes, telles qu’on en lit dans les livrets de Lucia di Lammermoor (1835) ou du Trouvère, créé en 1853, un an après sa disparition.
Pour Donizetti, Cammarano écrivit les livrets de L’assedio di Calais (1836), Roberto Devereux (1837), Maria de Rudenz (1838), Poliuto (1848), Maria di Rohan (1848) ; pour Verdi : La battaglia di Legnano, Luisa Miller (1849) et Il Trovatore (1853). Il commença également à travailler sur le livret du Re Lear, qu’Antonio Somma achèvera, mais que Verdi ne mit jamais en musique.

L’ŒUVRE

La création

Alzira est créée le 12 août 1845 à Naples au Théâtre San Carlo. Eugenia Tadolini (créatrice de Linda di Chamounix et Maria di Rohan) interprétatit le rôle-titre, Gaetano Fraschini le rôle de Zamoro et Filippo Coletti celui de Gusman. Il s’agit de la première collaboration de Verdi avec le librettiste Cammarano, futur auteur du livret du Trovatore. Sans être un fiasco, l’œuvre ne rencontra pas le succès escompté, et les reprises en furent rares : elle disparut de l’affiche des théâtres italiens dès 1858, pour ne réapparaître 

Le San Carlo en 1850

que furtivement à partir de la seconde moitié du XXe siècle. Aujourd’hui encore, Alzira est l’opéra le moins représenté, le moins enregistré, sans doute le moins connu et le moins aimé des « années de galère » du compositeur.

Le livret

Les sources


Nicolas de Largillière, François-Marie Arouet, dit Voltaire
© Gallica / BnF

Salvadore Cammarano adapte une tragédie de Voltaire en 5 actes, Alzire ou les Américains, créée au Théâtre Français le 27 janvier 1736. Le livret, qui comporte certains « récits » permettant de comprendre les événements présents (comme dans Il Trovatore – mais avec moins de complexité et d’invraisemblances tout de même), est souvent jugé relativement faible. Il est en fait surtout très conventionnel et présente le schéma attendu d’un amour empêché avec l’habituel triangle amoureux soprano/ténor/baryton, qui préfigure plus ou moins celui, à venir, du Trovatore (Alzira, telle Leonora, accepte de se donner à Gusman pour sauver l’homme qu’elle aime, mais projette de mettre fin à ses jours pour échapper in fine à cet hymen). Notons enfin que certains reproches traditionnellement faits à Cammarano devraient en réalité être adressés à Voltaire lui-même : ainsi la scène du revirement final de Gusman et les paroles que le personnage prononce lors du dénouement sont-ils souvent moqués (voir par exemple le Guide des opéras de Verdi, Fayard, 1990). Cammarano, ici, ne fait pourtant que traduire en italien  les vers de l’auteur français…

Résumé de l’intrigue

« La capture d’Atahualpa à Cajamarca en 1532 » (Juan Lepiani, c. 1920-1927. Musée d’Art de Lima)

Au Pérou, au XVIe siècle.

Le pays est dirigé par le vieux gouverneur espagnol Alvaro (basse), dont le fils, Gusman (baryton), se montre cruel avec les Indiens, particulièrement avec une tribu rebelle dirigée par le chef Zamoro (ténor). C’est précisément à Zamoro qu’est promise une princesse inca : Alzira (soprano), faite prisonnière par les Espagnols.

PROLOGUE – Le Prisonnier
Le vieil Alvaro a été fait prisonnier par les Indiens, qui s’apprêtent à la mettre à mort. Survient alors le chef Zamoro, dont on croyait qu’il avait succombé aux tortures que lui a infligées Gusman, le fils du Gouverneur. Il demande aux Indiens d’épargner le vie du vieillard et le libère. Il n’en appelle pas moins son peuple à se soulever contre l’oppresseur, d’autant que les Espagnols retiennent toujours auprès d’eux sa fiancée Alzira et le père de celle-ci, Ataliba (basse).

ACTE I – Une vie contre une vie

Alvaro a renoncé au pouvoir au profit de son fils Gusman, qui est amoureux d’Alzira et souhaite l’épouser. Ataliba le met cependant en garde : Alzira reste fidèle au souvenir de son promis Zamoro, qu’elle croit mort.
Alzira vient quant à elle de faire un rêve dans lequel Zamoro lui est apparu vivant… Elle rejette d’autant plus fermement la demande faite par son père Ataliba d’épouser Gusman : cet hymen permettrait peut-être enfin aux deux peuples ennemis de faire la paix… Mais Zamoro paraît :  Alzira et son bien-aimé tombent dans les bras l’un de l’autre. Gusman surprend les deux amants et ordonne que Zamoro soit exécuté. Le chef inca n’échappe à la mort que grâce aux suppliques d’Alvaro, qui reconnaît en lui l’homme qui l’a épargné. Gusman et Zamoro se défient l’un l’autre et rivalisent de menaces belliqueuses : la reprise des combats semble dorénavant inévitable.

ACTE II – La vengeance d’un sauvage

Zamoro a été vaincu : il doit être prochainement conduit au bûcher. Alzira promet sa main à Gusman s’il épargne Zamoro. Le Gouverneur accepte, mais la jeune femme a secrètement pris la résolution de mourir plutôt que de s’unir à lui.
Zamoro, à qui ses complices ont procuré un uniforme espagnol, parvient à s’enfuir de sa prison. Ayant appris que Gusman s’apprêtait à épouser Alzira, il se rend au palais du Gouverneur et poignarde celui-ci au moment où il s’apprêtait à conduire Alzira à l’autel. Zamoro révèle son identité à Gusman, qui expire en lui pardonnant. Zamoro et Alzira sont bouleversés par ce revirement et cette clémence inattendus, inspirés par un dieu qu’ils se déclarent dorénavant prêts à adorer.






Voltaire, Alzire, Acte V scène 7 (Amsterdam : Étienne Ledet et Compagnie, 1736  – © Gallica / BnF)

La partition

Œuvre mal connue et mal aimée s’il en est, Alzira mérite-t-elle le jugement souvent réservé qu’on porte habituellement sur elle –  Verdi s’étant d’ailleurs lui-même montré l’un de ses juges les plus sévères ? Cet opéra des « années de galère » ne peut évidemment pas prétendre au statut d’œuvre majeure, ni même rivaliser avec d’autres opus de la même période (I Lombardi, 1843 ; Ernani, 1844 ; I due Foscari, 1844 ; Attila, 1846) dont certaines facilités d’écriture sont balayées par une inspiration mélodique souvent très riche mais aussi une fougue, un élan assez irrésistibles. Alzira, avec sa succession de pezzi chiusi et son alternance très convenue de récitatifs, cavatines et cabalettes participe d’une esthétique déjà datée en ce milieu de XIXe siècle. Qui plus est, le personnage éponyme n’est pas des plus fascinants sur le plan dramatique (une fois n’est pas coutume, ce sont 

les personnages masculins – Zamoro, Gusman – qui intéressent le plus, sur le double plan dramatique et musical) ; et le livret, avec sa fascination pour le « Nouveau Monde », son exotisme de circonstance, ses personnages de « sauvages », reste finalement très ancré dans le XVIIIe siècle et les préoccupations qui étaient celles des Lumières (différence entre religion et idolâtrie, opposition entre nature et culture, rapport entre les « sauvages », la civilisation européenne, le christianisme,…) – et ne présentait guère d’éléments susceptibles d’enflammer vraiment l’imagination du compositeur.

On aurait tort, pourtant, de ne pas prêter une oreille attentive à cet opus verdien mésestimé… On y entendra en effet, au-delà d’une écriture tributaire de conventions et de formules toutes faites, maintes pages séduisantes (le beau solo de clarinette dans l’ouverture, la cavatine de Zamoro au prologue, le duo Zamoro/Alzira au premier acte), et d’autres très convaincantes sur le plan dramatique. Les deux finales sont notamment extrêmement bien construits.  Celui du premier acte commence ainsi par le chant plein de flamme et de fierté de Zamoro (« Teco sperai combattere »), suivi de la superbe supplique du vieil Alvaro (« Nella polva, genuflesso.. »), à laquelle se joint bientôt la plainte poignante d’Alzira (« Ah ! Il contento fu per noi… »), sobrement portée par le pizzicato des cordes et le chant de la flûte. Le chœur intervient enfin à son tour, parachevant ainsi l’un de ces ensembles à l’ampleur croissante dont Verdi a le secret. Certains personnages sont par ailleurs habilement dessinés et caractérisés. Ainsi Gusman, en dépit de certaines affinités avec le Luna du Trovatore, n’est-il pas uniformément noir : son air du I laisse transparaître sinon une certaine tendresse, du moins une forme d’humanité qui pourra en partie expliquer son revirement final. Quant à Zamoro, il bénéficie d’une scène vraiment émouvante (scène 2 du second acte) lorsque, emprisonné, il est partagé entre le désespoir,  l’envie de fuir, mais aussi la colère au moment où il apprend que les noces d’Alzira et Gusman sont imminentes. L’arrivée du héros, avec l’accompagnement tendre et plaintif de la clarinette, est particulièrement émouvante, de même que l’aria qui la suit, avec la superbe envolée lyrique « Ahi, che debil rende amor… », à laquelle succède une cabalette enflammée (on ne reprochera à celle-ci qu’une introduction dont le caractère facile peut confiner à une certaine vulgarité lorsque les chefs ne jouent pas la carte de la sobriété…).
Enfin, certaines pages sont déjà annonciatrices d’œuvres à venir : l’introduction de la scène 2 de l’acte I fait entendre des touches impressionnistes rappelant celles de l’introduction de l’air d’Amelia dans Simon Boccanegra, et la ligne de chant ornée d’Alzira dans son air du I préfigure celle de la cavatine de l’héroïne éponyme de Luisa Miller. Surtout, le grand duo entre Gusman et Alzira constitue presque une ébauche de celui entre Luna et Leonora au dernier acte du Trovatore, ne serait-ce que dans sa structure : l’intervention subite d’Alzira (« Ah ! no … clemenza ») semble annoncer le « A te davante ! » de Leonora. S’ensuivent une supplique de l’héroïne tentant de sauver la vie de celui qu’elle aime (superbe « Il pianto… l’angoscia… », avec son accompagnement de cordes évoquant l’émotion et suggérant les pleurs du personnage), la décision de faire vivre le prisonnier ( le « Ei viva ! » préfigure directement le « Colui vivrà ! » de Luna), suivie d’une section rapide dans laquelle les personnages laissent éclater leur joie (« Colma di gioia ho l’anima ! »).
Signalons enfin le dernières pages de l’opéra, qui offrent au baryton une scène éminemment émouvante : l’œuvre se referme sur un ensemble qui, s’il n’atteint au sublime des finales empreints de recueillement de Simon Boccanegra ou de La Forza del destino, n’en demeure pas moins original et fort touchant. Le chant legato de Gusman, une longue et émouvante plainte chantée sur le souffle et portée par l’accompagnement lancinant des cordes, atteint à une émotion dont est absolument  dépourvu le Comte de Luna, mais qui annonce clairement celle de la mort de Boccanegra, voire celle de Posa – ou encore le « Miei signori » de Rigoletto, notamment lorsque le violoncelle se fait entendre sur les ultimes paroles du Gouverneur…

Autant de raisons qui devraient pousser le mélomane curieux à découvrir cette œuvre rare, imparfaite et d’une écriture souvent conventionnelle, mais où pointe déjà, à plus d’une reprise, ce qui fera le génie du grand Verdi. 

LES ARTISTES DE LA PRODUCTION DU FESTIVAL VERDI DE PARME

Le chef d’orchestre

© CC BY-SA 3.0

James CONLON

Né, élevé et formé à New York, James Conlon compte parmi les chefs d’orchestre les plus éminents de sa génération. Depuis ses débuts avec le New York Philharmonic en 1974, il a dirigé les principaux orchestres symphoniques et opéras d’Amérique du Nord et d’Europe, s’illustrant avec aisance dans les répertoires symphoniques, lyriques et choraux.

Directeur musical de Los Angeles Opera depuis 2006, il y a dirigé plus de 500 représentations de plus de 70 ouvrages, un record dans l’histoire de l’institution. Il a également été chef principal de l’Opéra de Paris, directeur musical de la ville de Cologne et de l’Orchestre philharmonique de Rotterdam, ainsi que directeur musical du Cincinnati May Festival pendant 37 ans. Son activité l’a conduit au Metropolitan Opera, à la Scala, au Festival de Salzbourg, à la Wiener Staatsoper, à Covent Garden et dans de nombreux autres théâtres prestigieux.

Profondément engagé dans la redécouverte des compositeurs persécutés ou réduits au silence par le régime nazi, il a consacré une part majeure de son travail à leur réhabilitation. Ses enregistrements, récompensés notamment par quatre Grammy Awards, témoignent de l’étendue de son répertoire. Décoré en France, en Italie et en Autriche, il a reçu de nombreuses distinctions internationales pour son action artistique et culturelle.

https://youtu.be/KWLv5XvjCzM?si=uLvndVK6odtlg8Yp

Beethoven, Symphonie No 9, „An die Freude“ (RAI Orchestra)

Le metteur en scène

© D.R.

Manuel RENGA

Metteur en scène, comédien et dramaturge italien, Manuel Renga est diplômé en 2013 de la Civica Scuola di Teatro Paolo Grassi de Milan, où il étudie notamment auprès de Renata Molinari, Massimo Navone et Marius von Mayenburg. Depuis 2012, il a signé plus de trente mises en scène dans les principaux théâtres italiens, aussi bien dans le domaine théâtral que lyrique.

Son parcours dans l’opéra est particulièrement marqué par sa collaboration avec le Teatro Regio di Parma et le Festival Verdi, où il met en scène RigolettoFalstaff et, en 2025, Macbeth dans sa version de 1847.

Il a également travaillé au Teatro dell’Opera di Roma comme assistant de Graham Vick et réalisé des productions de Don PasqualeL’elisir d’amoreSuor Angelica et Robinson de Carlo Boccadoro. En 2025, il fait ses débuts au Teatro Regio de Turin avec Traviata_La solitudine di una stella, ainsi qu’au Festival Donizetti de Bergame avec Il furioso nell’isola di San Domingo.

Très investi dans la transmission, il crée également de nombreux spectacles destinés au jeune public et à l’éducation artistique. Il est aujourd’hui coordinateur artistique du cursus de mise en scène de la Civica Scuola di Teatro Paolo Grassi, où il enseigne la mise en scène, la dramaturgie et le théâtre musical.

https://youtu.be/eQEPOzOAV6s?si=WeoDmevSF5U-Kuh8

Manuel Renga présente Un Elixir d’amour – Opéra participatif Jeune Public

les chanteurs

© DR

Marta TORBIDONI, soprano (Alzira)

Marta Torbidoni est une soprano italienne reconnue pour ses interprétations du répertoire verdien et du bel canto. Elle commence l’étude du chant lyrique très jeune auprès de Doriana Giuliodoro, puis obtient son diplôme du Conservatoire « G. B. Pergolesi » de Fermo en 2008.

Elle décroche en 2013 une licence en musique avec les félicitations du jury. Elle perfectionne sa formation auprès de grandes figures du chant, notamment Renata Scotto, Mirella Freni et Mariella Devia.

Son talent est distingué dans plusieurs concours internationaux : en 2014, elle remporte le Concours européen pour jeunes chanteurs lyriques de Spolète ainsi que le Prix « Cesare Valletti », puis, en 2015, le Premier Prix de l’Accademia Puccini de Torre del Lago. En 2017, elle reçoit le Prix « Franco Enriquez » de la meilleure soprano et, en 2025, le « Fortunino Award » à New York pour son interprétation d’Odabella dans Attila au Festival Verdi de Parme.

Invitée sur les grandes scènes internationales, de La Scala à l’Arena di Verona, elle s’est illustrée dans AidaNabuccoMacbethIl trovatoreNormaLuisa Miller et Anna Bolena. Elle fait ses débuts à l’Arena de Vérone en Aida en 2024 et à La Scala en Norma en 2025. Elle chante également Nabucco à La Scala et à Vérone, Il trovatore à Macerata et Alzira à Parme.

https://youtu.be/m8R-HW-Smlo?si=BoeIgB4X-ggnY9Xo

Nabucco – « Ben io t’invenni … » (Modène, 2025)
© Philipp Rhoner

Antonio POLI, ténor (Zamoro)

Antonio Poli est un ténor italien reconnu pour son lyrisme raffiné, son élégance stylistique et sa présence scénique. Spécialiste du bel canto et du répertoire verdien, il mène une carrière internationale dans les plus grands opéras et festivals, sous la direction de chefs tels que Riccardo Muti, Antonio Pappano, Myung-Whun Chung et Ivor Bolton.

Né à Viterbe et formé à Rome, il se révèle en 2010 en remportant le Premier Prix et le Prix du Public du Concours international Hans Gabor Belvedere à Vienne, avant d’intégrer le Young Singers Project du Festival de Salzbourg. Il y fait ses débuts sous la direction de Riccardo Muti dans I due Figaro de Mercadante, rôle qu’il reprend ensuite au Festival de Ravenne et au Teatro Real de Madrid.

Son vaste répertoire comprend notamment Alfredo (La traviata), Nemorino (L’elisir d’amore), Don Ottavio (Don Giovanni), Fenton (Falstaff), Macduff (Macbeth), ainsi que les rôles-titres d’Idomeneo et de La clemenza di Tito. Très actif au concert, il interprète notamment les Requiem de Mozart et Verdi, le Stabat Mater de Rossini et le Magnificat de Bach. Sa saison 2025/2026 confirme son rayonnement avec des engagements à Macerata, Florence, Vérone, Bologne, Cagliari, Rome, Marseille et Trieste.

https://youtu.be/qFx1IkzHGu4?si=0qAlQ6IopoCTvhBF

Il trovatore, « Ah si, ben mio… Di quelle pira ! » (La Fenice)
© Pablo Strong

Daniel Luis DE VICENTE, baryton

Daniel Luis de Vicente, baryton hispano-américain, s’impose rapidement par la maîtrise de ses interprétations du répertoire italien des XIXe et XXe siècles, notamment des œuvres de Verdi et Puccini. Basé en Allemagne, il se produit sur de grandes scènes européennes et se distingue particulièrement dans le rôle de Rigoletto, qui l’a conduit notamment au Teatro del Maggio Musicale de Florence, à l’Oper Frankfurt, au Welsh National Opera, à l’Opéra national de Prague et aux Bregenzer Festspiele.

Au cours de la saison 2025/2026, il fait ses débuts au Royal Opera House de Londres dans Rigoletto, rôle qu’il reprend à la Deutsche Oper Berlin et à l’Oper Leipzig.

Il interprète également Scarpia dans Tosca à l’Opéra royal du Danemark et Nabucco à l’Opera Vlaanderen. Parmi ses engagements récents figurent ses débuts à la Wiener Staatsoper dans Simon Boccanegra et à la Bayerische Staatsoper dans le rôle de Lescaut de Manon Lescaut.

Lauréat d’un Austrian Music Theatre Award en 2020, il se produit également en concert, notamment avec les Bochumer Symphoniker dans le Te Deum de Dvořák et la Neuvième Symphonie de Beethoven.

https://youtu.be/x5yj_EUieEk?si=PCvVVcjWkexJKXDa

« Nulla… silenzio! » (Michele), Il trittico

NOTRE SÉLECTION POUR VOIR ET ÉCOUTER L’ŒUVRE

CD

Elisabeth Schwarzkopf, Rupert Glawitsch, Manfred Hübner. Großorchester des Reichsenders Berlin ; Chorus des Reichsenders Berlin – Deutshe Singgemeinschaft, dir. Heinrich Steiner.  2 CD Historische Tondokumente (chanté en allemand, enregistré en 1938).

Virginia Zeani, Gianfranco Cecchele, Cornell McNeil. Chœurs et orchestre du Théâtre de l’Opéra de Rome, dir. Franco Capuana. 2 CD Gala (enregistré en 1967).

Ileana Cotrubas, Francisco Araiza, Renato Bruson. Münchner Rundfunkorchester, Chor des Bayerischen Rundfunks, dir. Lamberto Gardelli (2CD Orfeo, enregistré en 1983).

Marina Mescheriakova, Ramón Vargas, Paolo Gavanelli. Orchestre de la Suisse Romande, chœurs du Grand Théâtre de Genève, dir. Fabio Luisi. 2 CD Philips (enregistré en 1999).

Streaming

Kuhn / Saito, von Bothmer, Gazheli (Dobbiaco, 2012)

Diaz, Gamarra / Livieri, Dompablo, Tello (Lima, 2018)

DVD et Blu-Ray

Benini, Damiani / Fukushima, Frusoni, Pasquetto. Orchestre du Conservatoire Arrigo Boito, chœurs du Teatro Regio di Parma della Cooperativa « Artisti del Coro ». 1 DVD Hardy Classic Video (enregistré à Parme en 1991).

Kuhn / Saito, von Bothmer, Gazheli. 1 DVD Unitel Classica (enregistré à Dobbiaco, 2012)

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