À la une
The Death of Klinghoffer  : une œuvre contemporaine percutante ouvre...
Dijon : Un Don Giovanni « all’antica »
La Route fleurie, une nouvelle production pétillante à l’Odéon de...
TOUS LES FESTIVALS DU MONDE (ou presque) en un clic...
Versailles : dans la lumière de Castor et Pollux
Arènes de Vérone : l’été lyrique 2026
Les brèves d’avril – Tempête au San Carlo de Naples...
Découverte vocale : la contralto ukrainienne VANDA KOZUB
Elle aurait 100 ans aujourd’hui : MARIE COLLIER
Une saison 2026-2027 d’exception à l’Opéra royal de Wallonie
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

SopranoArtistesHommages

DISPARITION D’ELENA MAUTI-NUNZIATA : une autre grande prêtresse du patrimoine lyrique transalpin qui nous quitte…

par Hervé Casini 25 juillet 2024
par Hervé Casini 25 juillet 2024
Copie d'écran Youtube
0 commentaires 1FacebookTwitterPinterestEmail
1,7K

D’une certaine façon, nous étions rassuré, hier, de lire dans la presse spécialisée de nombreux articles sur la disparition de la belle Elena Mauti-Nunziata qui, comme l’Adriana Lecouvreur de Francesco Cilea, et à l’instar de quelques autres – finalement pas si nombreuses que cela – pouvait clamer, sans trembler : « Io son l’umille ancella del Genio creator » (« Je suis l’humble servante du Génie créateur »).

Le parcours de la soprano lyrique, née près de Naples, à Palma Campania, le 28 juillet 1946, s’inscrit, en effet, dans les pas de celles et ceux issus de la partie parthénopéenne de la péninsule : conservatoire San Pietro a Maiella (ou Cilea, entre autres, enseigna !), travail avec la maestra Gina Cigna, concours international de chant de Palerme remporté…et tout naturellement débuts in loco, au teatro Massimo donc, dans le rôle de Liù (Turandot). Très vite, car la voix est non seulement superbe mais la personnalité scénique en impose – on la comparerait volontiers à une Anna Moffo ou à une Maria Chiara de ce seul point de vue -, Elena Mauti-Nunziata chante Mimi (La Bohème), Nedda (I Pagliacci), Elvira (I Puritani) et bien évidemment Violetta (La Traviata), des rôles dans lesquels nombre d’enregistrements « pirates » nous la restituent d’émotion splendide, de tenue vocale égale sur tout l’ambitus et de style impeccable.

C’est sans doute après avoir reçu le prestigieux prix Viotti que la carrière de cette artiste, de nature modeste, prend un essor évident : La Scala l’engage pour chanter dans le Saint des Saints les grands Puccini (Mimi, Liù, Cio-Cio- San…). En 1978, Elena Mauti-Nunziata fait des débuts remarqués outre-Atlantique (Madama Butterfly, I Puritani, Rigoletto à Chicago puis Dallas). Les années qui vont suivre la voient évoluer avec grand succès sur toutes les plaques tournantes de l’art lyrique international (Teatro Colón de Buenos-Aires, Caracas, Madrid[1], Hambourg, Munich, Vienne, arènes de Vérone, Monaco, Paris et Aix-en-Provence en Elvira de Don Giovanni). Au-delà du répertoire attendu de grand soprano lyrique, avec des incursions progressives vers le lirico spinto des Leonora d’Il Trovatore et de La Forza del destino voire de Turandot, cette belle artiste n’hésite pas à s’aventurer dans les splendeurs de la Francesca da Rimini de Zandonai ou de la Magda de La Rondine puccinienne, sans oublier l’opéra français (Marguerite de Faust, Leila des Pêcheurs de perles).

Retirée de la scène lyrique à la fin des années 1990, c’est à Monaco que vient de s’éteindre, à l’âge de 79 ans, l’une des plus intègres ambassadrices de la grande tradition du chant lyrique italien.

[1] Une Violetta de prise de rôle, en 1977, qui en imposerait sur bien d’autres aujourd’hui tant vocalement (malgré un petit accident de son filé sur la fin d’Addio del Passato, tellement pardonnable à un tel niveau d’émotion !) que dramatiquement, face à l’Alfredo de…Kraus : que du bonheur !!! (voir la vidéo en fin de cet article)

image_printImprimer
Elena Mauti-Nunziata
0 commentaires 1 FacebookTwitterPinterestEmail
Hervé Casini

Hervé Casini est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, docteur en littérature française à Aix-Marseille Université et Secrétaire Général du Museon Arlaten (Musée d’ethnographie provençale). Collaborateur de diverses revues (Revue Marseille, Opérette-Théâtre Musical, Résonances Lyriques…), il anime un séminaire consacré au « Voyage lyrique à travers l’Europe (XIXe-XXe siècle) à l’Université d’Aix-Marseille et est régulièrement amené à collaborer avec des théâtres et associations lyriques dans le cadre de conférences et colloques.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Les Festivals de l’été –
À Beaune, une Alcina en majesté
prochain post
Les Festivals de l’été –
IMPERIALE CLEMENCE… ET MARIANNE CREBASSA DANS UN SESTO D’ANTHOLOGIE !

Vous allez aussi aimer...

Découverte vocale : la contralto ukrainienne VANDA KOZUB

17 avril 2026

Elle aurait 100 ans aujourd’hui : MARIE COLLIER

16 avril 2026

SAMUEL HASSELHORN, entre ombre et lumière : quand...

13 avril 2026

Entretien – Massimo Pizzi Gasparon Contarini : “L’émerveillement...

4 avril 2026

Intervista a Massimo Pizzi Gasparon Contarini: « Lo stupore...

3 avril 2026

Ça s’est passé il y a 400 ans...

31 mars 2026

SONDRA RADVANOVSKY : « En studio d’enregistrement, on peut...

23 mars 2026

SONDRA RADVANOVSKY : « In a recording studio you...

23 mars 2026

Première Loge reçoit Lenski et Olga ! –...

23 mars 2026

“Première Loge” welcomes Lenski and Olga! – An...

23 mars 2026

Humeurs

  • Découverte vocale : la contralto ukrainienne VANDA KOZUB

    17 avril 2026

En bref

  • Les brèves d’avril – Tempête au San Carlo de Naples !

    17 avril 2026
  • Ça s’est passé il y a 200 ans : création d’OBERON de Weber

    12 avril 2026

La vidéo du mois

Édito

  • L’authenticité en musique : un idéal introuvable ?

    3 avril 2026

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Un nouveau fruit discographique de l’année-anniversaire 2025 d’Alessandro Scarlatti (1660 – 1725) : le CD Aparté AP428 « Vieni, O Notte » de Francesca Aspromonte, Boris Begelman et l’ensemble Arsenale Sonoro… - En cherchant bien dans CD – Francesca Aspromonte, reine de la nuit
  • Stéphane Lelièvre dans Dijon : Un Don Giovanni « all’antica »
  • Yajure Jonas dans Dijon : Un Don Giovanni « all’antica »
  • Catherine Marchi dans Dijon : Un Don Giovanni « all’antica »
  • Stéphane Lelièvre dans Les brèves d’avril – Tempête au San Carlo de Naples !

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Découverte vocale : la contralto ukrainienne...

17 avril 2026

Elle aurait 100 ans aujourd’hui :...

16 avril 2026

SAMUEL HASSELHORN, entre ombre et lumière...

13 avril 2026