À la une
Les brèves de juillet –
Les festivals de l’été – Macbeth à Munich : quand...
Les festivals de l’été –La traviata aux Chorégies d’Orange :...
Les festivals de l’été –Munich : Die Walküre selon Tobias Kratzer :...
Les Festivals de L’été –Requiem de Mozart à Aix : la mémoire...
Ça s’est passé il y a 200 ans : création d’Elvida...
La Création de Haydn à Notre‑Dame de Paris : l’Orchestre...
Les festivals de l’été –Sondra Radvanovsky chante Turandot : la...
Le siège de Corinthe : 1826-2026 Pour en savoir plus sur...
Les Festivals de l’été : Clap de fin pour Emiliano...
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Pour ne rien manquer de l'actualité lyrique, restons en contact !

SopranointerviewsArtistes

ADRIANA GONZÁLEZ : la tête sur les épaules… la voix dans les étoiles !

par Stéphane Lelièvre 29 novembre 2022
par Stéphane Lelièvre 29 novembre 2022
© Marine Cessat Bégler
0 commentaires 4FacebookTwitterPinterestEmail
4,K

C’est toujours un grand plaisir que de rencontrer Adriana González : pas diva pour deux sous, je retrouve la soprano dans le petit café/restaurant où les chanteurs se produisant à Bastille ont leurs habitudes. Visiblement, Adriana, accueillie on ne peut plus chaleureusement par le patron et les serveurs, y est connue et appréciée !

Ancienne élève de l’Académie de l’Opéra, Adriana revient cette année à l’Opéra de Paris par la grande porte, puisqu’elle s’apprête à y chanter Micaëla (les 30 novembre et 03 décembre) dans le spectacle de Calixto Bieito. Un rôle qui « tombe » particulièrement bien dans sa belle voix de soprano lyrique, et qu’on lui demande maintenant un peu partout : elle a chanté (ou chantera) également Micaëla à Genève, Amsterdam, Toulon, Barcelone,… 

Otto Edelmann Competition, 2016

Mais Adriana González est également une puccinienne d’exception : sa Mimi, que nous avons découverte à Toulon en février 2022, est selon nous l’une des plus bouleversantes qu’on puisse entendre aujourd’hui : croisons les doigts pour que d’autres théâtres hexagonaux lui proposent ce rôle !
Quand on lui fait remarquer que sa voix ample, souple, richement colorée et que l’émotion qui se dégage de ses interprétations devraient servir au mieux les œuvres de Puccini, Adriana González esquisse un sourire et confirme sa volonté d’explorer plus avant les héroïnes de ce répertoire : « Un projet devrait se faire en 2024, avec mes débuts dans un rôle particulièrement émouvant… même s’il est encore un peu tôt pour en dire plus ! La Rondine ou Edgar seraient également possibles, mais ce sont des œuvres qu’on donne trop peu souvent… ». 

Et Butterfly ? « Oui bien sûr ! Mais… dans quelques années seulement ! Je viens de refuser ce rôle qu’un théâtre italien m’a proposé : je ne suis pas encore prête, ce ne serait pas prudent. Le rôle est écrasant : le nombre de chanteuses aguerries l’ayant refusé – ou ne l’ayant chanté qu’au disque – n’est pas négligeable, c’est un signe ! »

Si Adriana est de plus en plus demandée, et dans le monde entier (sa carrière dépasse maintenant les frontières européennes : elle a chanté récemment aux États-Unis, notamment Roméo et Juliette à Houston aux côtés de Michael Spyres, ou encore le Requiem de Verdi à Dallas sous la direction de Fabio Luisi), elle n’en garde pas moins la tête sur les épaules et avance prudemment, sans chercher à précipiter les choses…

Lisbonne, 2022 (dir. Lorenzo Viotti)

Chez Verdi, outre le Requiem, déjà chanté à Lisbonne (sous la direction de Lorenzo Viotti) et à Dallas  c’est Amelia de Simon Boccanegra, ou Desdemona d’Otello qu’elle se dit prête à affronter pour l’instant. Les deux Léonore viendront sans doute s’ajouter à son répertoire, mais pas avant quelques années. Et Traviata ? « Comment ne pas rêver du rôle ? Mais là aussi il me faut attendre, et sans doute plus longtemps encore… ». Mais qu’importe, il y a encore tant à chanter d’ici là ! Mozart, notamment, avec bientôt une nouvelle prise de rôle : Fiordiligi. Adriana ne cache pas non plus son désir de chanter de nouveau la  Juliette de Gounod, qui lui a valu un magnifique succès à Houston… C’est avec « l’air du poison » qu’elle a remporté Operalia en 2019. « Le rôle, dans son ensemble est difficile : il est long, il faut chanter dans une langue pas si simple pour quelqu’un qui n’est pas français d’origine , il comporte aussi la célèbre valse du premier acte, qui a priori correspondait moins à ma vocalité… Mais grâce au travail effectué avec Patrick Summers, très proche des chanteurs, très rassurant, et grâce aussi à la complicité qui s’est établie avec les partenaires, notamment Michael Spyres qui chantait Roméo, tout s’est très bien passé ! ». Pour voir un aperçu du triomphe remporté par  Adriana Gonzalez, voyez ci-dessous :

"Amour, ranime mon courage", Houston Grand Opera

Pour l’heure, l’actualité d’Adriana est discographique, avec un album qu’elle vient d’enregistrer aux côtés de son complice Iñaki Encina Oyón et de sa camarade Marina Viotti. Même si la sortie n’est prévue que dans une petite année, Adriana accepte de nous en dire un peu  plus sur le programme : on  des y entendra duos qui permettront de découvrir ou de redécouvrir quelques noms un peu oubliés (Charles-Marie Widor, Paul Puget), trois compositrices (Charlotte Devéria, Cécile Chaminade et Pauline Viardot) aux côtés de compositeurs plus familiers : Fauré, Chausson, Debussy, Delibes,…

Così fan tutte, « Prendero quel brunettino », enregistré à Paris en période de Covid, avec Iñaki Encina Oyón au piano.

Iñaki Encina Oyón, Marina Viotti : Adriana aime s’entourer d’artistes qui sont aussi des amis, et les liens qui l’unissent à la mezzo suisse semblent très forts : « Nous aimerions tellement chanter plus souvent ensemble ! Si on nous demandait, par exemple, I Capuleti e i Montecchi de Bellini, nous dirions oui tout de suite ! ».

Avis aux directeurs d’opéras ! …

Pour retrouver Adrina González au disque :

image_printImprimer
Marina ViottiAdriana GonzálesInaki Encina Oyon
0 commentaires 4 FacebookTwitterPinterestEmail
Stéphane Lelièvre

Stéphane Lelièvre est maître de conférences en littérature comparée, responsable de l’équipe « Littérature et Musique » du Centre de Recherche en Littérature Comparée de la Faculté des Lettres de Sorbonne-Université. Il a publié plusieurs ouvrages et articles dans des revues comparatistes ou musicologiques et collabore fréquemment avec divers opéras pour la rédaction de programmes de salle (Opéra national de Paris, Opéra-Comique, Opéra national du Rhin,...) Il est co-fondateur et rédacteur en chef de Première Loge.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
À voir en décembre …
prochain post
Philharmonie de Paris : une CLÉMENCE de luxe !

Vous allez aussi aimer...

Il aurait 100 ans aujourd’hui : HANS WERNER HENZE

1 juillet 2026

In memoriam – MIGNON DUNN, grande mezzo-soprano américaine...

30 juin 2026

Daniel-François-Esprit AUBER : un maître de l’opéra romantique...

22 juin 2026

Il aurait 100 ans aujourd’hui : Bruno Bartoletti

10 juin 2026

RENÉ BARBERA : « Peu importe l’apparence des costumes ou...

7 juin 2026

RENÉ BARBERA: “No matter what the costumes or...

6 juin 2026

Ça s’est passé il y a 200 ans :...

5 juin 2026

Alasdair Kent : « Le meilleur conseil pour un...

5 juin 2026

Alasdair Kent : « The best advice for a...

5 juin 2026

Rencontre avec ANDREA SANGUINETI, maestro entre tradition et...

4 juin 2026

Humeurs

  • La colline verte n’a pas fini de rougir —
    L’affaire Friedman et les fantômes de Bayreuth : le festival Wagner bute sur son passé antisémite

    26 juin 2026

En bref

  • Les brèves de juillet –

    8 juillet 2026
  • Il aurait 100 ans aujourd’hui : HANS WERNER HENZE

    1 juillet 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Édito de juillet – août : bonnes vacances lyriques !

    1 juillet 2026

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Fabrice del Dongo dans ADDIO DEL PASSATO, LOL
  • Rubens dans Opéra Bastille, La traviata toujours : Pretty Yende retrouve la production de ses débuts dans le rôle de Violetta
  • André Dion dans In memoriam : Jean-Philippe COURTIS (1951-2026)
  • Sab dans Timothée Chalamet, ou la médiocrité tranquille
  • Le Clerre dans Otello préfère l’amour en mer à l’opéra de Liège

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Il aurait 100 ans aujourd’hui : HANS...

1 juillet 2026

In memoriam – MIGNON DUNN, grande...

30 juin 2026

Daniel-François-Esprit AUBER : un maître de...

22 juin 2026