À la une
Le Crépuscule des dieux de Wagner à Bastille pour les...
« Faute et Pardon » au Festival Verdi 2027 de Parme
À Lille, les voix de la magicienne Alcina enchantent dans...
Brèves d’octobre –
Découvrez le programme 2027 du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence
Ça s’est passé il y a 200 ans : création du...
Wozzeck à Florence : Marie, gratia plena
PAATA BURCHULADZE : UN AN DE PRISON, ET LE SILENCE...
Édito de septembre –L’inaltérable modernité des chefs-d’œuvre
Trois visions de l’Amérique au Théâtre des Champs-Élysées
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Subscribe our Newsletter for latest news.

ProductionCompte renduVu pour vous

Les festivals de l’été – Telemann sous inspiration française à Innsbruck

par Gilles Charlassier 30 août 2021
par Gilles Charlassier 30 août 2021
0 commentaires 1FacebookTwitterPinterestEmail
1,2K

© Birgit Gufler

Innsbruck : Telemann, Pastorelle en musique

Le siècle de Louis XIV, comme celui des Lumières, est le siècle de la France, et le français était la langue internationale de toutes les cours européennes de l’époque. L’influence se traduit évidemment dans les arts, et dans la musique en particulier, le style français, dans la forme comme dans l’inspiration mélodique et harmonique concurrençant les écoles allemandes et italiennes. Loin de s’exclure mutuellement, ils nourrissent toute l’Europe musicale du temps, jusqu’à se compléter dans un cosmopolitisme artistique illustré par la synthèse d’un Bach, ou encore par des exemples syncrétiques d’opéra en Allemagne, où langues et styles se mêlent, à l’instar du Boris Godounov de Mattheson, ou de la Pastorelle en musique de Telemann. Créé à Francfort au milieu des années 1710, cet ouvrage dont le livret, de la main du compositeur, s’inspire de la pièce de Molière Les amants magnifiques, fait dialoguer France et Allemagne, jusque dans certains airs qui, commençant dans une langue, reprend ensuite dans l’autre, comme une variation transfrontalière de dire les sentiments.

 

La partition s’ouvre sur un véritable concerto, à l’éclectisme assumé et foisonnant de cuivres aux sonorités chasseresses, qui met en évidence les couleurs et la vitalité de l’Ensemble 1700, sous la houlette de sa directrice musicale, Dorothee Oberlinger. L’alternance entre récitatifs et airs, selon les usages alors consacrés, se met au service d’un nœud d’intrigues amoureuses au parfum de pastorale, où réticences et minauderies trouvent leur issue dans la satisfaction de chacun quant à son sort, le tout dans un pastel musical d’où se détache le solo concertant du maître de danse, dévolu au violon en habit baroque d’Yves Ytier, tandis que Cupidon est représenté par les pépiements de la flûte à bec de Max Volbers.

Dans le rôle de Caliste, Lydia Teuscher ne manque pas de piquant, et joue la coquette avec une délectation à laquelle son timbre clair et son émission franche donnent une juste résonance. Marie Lys se révèle complémentaire avec son Iris aux chatoiements plus fruités, mais qui n’oublient pas un sourire espiègle tout à fait en situation. Côté messieurs, Alois Mühlbacher résume la fraîcheur d’Amyntas, avec un contre-ténor léger, attentif à la caractérisation du personnage. Florian Götz, également fondateur du Vocal Consort Berlin dont les interventions complètent les ensembles, affirme un Damon solide, à la ligne nourrie et au grain charnu, et confère une sincérité aux élans simples du cœur du berger. Virgil Hartinger compose un Knirfix rustaud, jusque dans la robustesse de la voix, calibrée pour la situation.

Quant à la mise en scène de Nils Niemann, importée du  festival de Sans-Souci à Postdam et coproduit avec Musica Bayreuth et les Magdeburger Telemann Festtagen, elle s’appuie sur les cartons-pâtes aux tonalités champêtres évoquant Watteau dus à Johannes Ritter. Entre reconstitution et codification du jeu d’acteurs, le spectacle ne recherche pas tant une dynamique dramaturgique – que le genre de la sérénade n’appelle guère – que la restitution d’une atmosphère, avec un plaisant intérêt documentaire.

Les artistes

Caliste : Lydia Teuscher 
Iris : Marie Lys 
Amyntas : Alois Mühlbacher
Damon : Florian Götz 
Knirfix : Virgil Hartinger 
Maître de danse : Yves Ytier (violon)
Cupidon : Max Volbers (flûte à bec)

Direction musicale : Dorothee Oberlinger
Mise en scène : Nils Niemann 

Le programme

Pastorelle en musique

Sérénade en un acte de Telemann, livret du compositeur d’après Les Amants magnifiques de Molière, créée à Francfort en 1713/1715 (?).
Innsbrucker Festwochen der alten Musik, Haus der Musik, Grosser Saal, Innsbruck, Représentation du 25 août 2021.

image_printImprimer
TelemannInnsbrucker Festwochen
0 commentaires 1 FacebookTwitterPinterestEmail
Gilles Charlassier

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
30 août : Journée Internationale des personnes disparues
prochain post
Les festivals de l’été – Salzbourg : Traversée baroque avec Joyce Di Donato et Il pomo d’oro

Vous allez aussi aimer...

Le Crépuscule des dieux de Wagner à Bastille...

10 octobre 2026

« Faute et Pardon » au Festival Verdi 2027 de...

10 octobre 2026

À Lille, les voix de la magicienne Alcina...

9 octobre 2026

Wozzeck à Florence : Marie, gratia plena

8 octobre 2026

Trois visions de l’Amérique au Théâtre des Champs-Élysées

6 octobre 2026

Milan – Redécouverte de CHATTERTON : le Werther...

5 octobre 2026

L’amour des trois oranges à Lyon : une ouverture de...

5 octobre 2026

Tours, Concerts d’automne : la merveille du Livre...

5 octobre 2026

WERTHER à Rennes : Charlotte embrasse la première

5 octobre 2026

A l’Opéra de Nice, une rentrée de folie...

4 octobre 2026

Humeurs

  • PAATA BURCHULADZE : UN AN DE PRISON, ET LE SILENCE ASSOURDISSANT DU MONDE LYRIQUE

    7 octobre 2026

En bref

  • Brèves d’octobre –

    9 octobre 2026
  • La vidéo du mois : Gala aus dem Festspielhaus Baden-Baden – Anja Harteros, Ekaterina Gubanova, Jonas Kaufmann, Bryn Terfel et Marco Armiliato

    1 octobre 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Édito de septembre –
    L’inaltérable modernité des chefs-d’œuvre

    7 octobre 2026

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Erwann Beracourt dans A l’Opéra de Nice, une rentrée de folie avec Orlando de Haendel
  • Erwann Beracourt dans À Lille, les voix de la magicienne Alcina enchantent dans la confusion des genres
  • Virginie dans Les Vêpres de la Vierge à la Philharmonie : une relecture raffinée.  
  • Béatrice Uria-Monzon : biographie, carrière et vie privée - MarseilleJournal.com dans In memoriam – Béatrice URIA-MONZON (1963-2025)
  • Teulon Lardic Sabine dans Festival Verdi 2026 3/3 – Nabucco à Parme – arrangement à l’amiable : Nabucco a le titre, Abigaïlle la couronne !

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Le Crépuscule des dieux de Wagner...

10 octobre 2026

« Faute et Pardon » au Festival Verdi...

10 octobre 2026

À Lille, les voix de la...

9 octobre 2026