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Compte renduRécital

Le Noël de Sonya Yoncheva à Versailles : entre tradition et romantisme, la féerie de Noël.

par Ivar kjellberg 26 décembre 2024
par Ivar kjellberg 26 décembre 2024
© Edouard Brane
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En cette saison de festivités, difficile de ne pas sombrer dans le kitsch extrême, entre tubes de Noël et chansons outrageusement mièvres. C’est cet écueil qu’a su éviter le programme prévu par Sonya Yoncheva dans son récital de Noël à la Chapelle Royale de Versailles.  

© Ivar Kjellberg

Après une ouverture en grande pompe par le Chœur de l’Opéra Royal sur le traditionnel “Joy to the world”, où il fait montre d’un son brillant et d’une belle homogénéité, l’Orchestre de l’Opéra Royal, dirigé par le fringant Stefan Plewniak, revient à des partitions plus classiques avec un chant du Messie de Haendel “I know that my redeemer liveth”, sur lequel apparaît enfin Sonya Yoncheva. Vêtue d’une robe d’un blanc immaculé, la soprano aborde ce récital en alliant une expressivité naturelle à une grande attention aux notes les plus hautes, émises avec une légère – et inattendue – fragilité, mais toutes tenues avec soin et surtout une grande maîtrise du souffle, l’acoustique de la chapelle aidant à faire résonner un beau timbre velouté jusqu’aux tréfonds de la salle. 

Puis le récital change de tournure lorsque résonne l’extrait “Repentir” issu de la Messe solennelle de Sainte Cécile de Gounod, aux inflexions très romantiques. C’est précisément ce côté romantique qui va dominer la soirée, registre dans lequel la soprano excelle, celle-ci mettant un point d’honneur à exalter la plainte de l’air de Gounod, aussi bien que l’humilité propre à la prière issue de l’Ave Maria sur l’Intermezzo de Cavalleria Rusticana, certes convenu, mais magnifié par l’excellence de l’orchestre et la magie propre à une acoustique faisant reluire les différentes sonorités des instruments. Des sonorité notamment mises en valeur dans les moments purement instrumentaux, comme le très beau Concerto pour la nuit de Noël de Corelli ou l’immanquable Canon de Pachelbel, incontournable dans toute playlist de musique classique, sur un tempo soutenu mais ne sacrifiant pas les beautés harmoniques à la virtuosité des musiciens, grâce à la direction soignée de Stefan Plewniak. Ce dernier d’ailleurs n’hésitera pas à prendre lui-même le violon pour se mêler aux musiciens. La berceuse du Songe d’or de Puccini et le Arru, Arrurru traditionnel viennent apporter un peu d’originalité à la soirée avec une belle alliance soprano-chœur. Le Pie Jesu d’Andrew Lloyd Weber où Sonya Yoncheva chante avec Isaure Brunner voit les deux timbres des chanteuses se compléter avec grâce, tandis que le Cantique de Noël d’Adolphe Adam chanté en français et en anglais apporte une touche supplémentaire de tradition : dans cette page, le sens de la diction de la chanteuse fait merveille. Un récital de Noël dérogerait à la tradition sans le Stille Nacht de Mohr, chanté ici avec plus de splendeur que de douceur, mais permettant de mettre en relief les beaux timbres des artistes du chœur.  

© Ivar Kjellberg

Le public versaillais se voit ensuite offrir une reprise du “White Christmas” d’Irving Berlin, faisant alterner solennité et fantaisie, tout en restant toutefois dans le thème. L’arrangement orchestral prive heureusement la page d’un aspect un peu trop suranné. Et après un Ave Maria de Schubert, version soprano, orchestre et chœur, manquant peut-être un peu de recueillement et de simplicité, la fantaisie reprend le dessus quand Sonya Yoncheva clôt cette soirée de Noël avec l’inattendu “Petit papa Noël” popularisé par Tino Rossi, et laisse le public quitter la salle avec un sourire nostalgique aux lèvres…

Concert en replay sur france.tv jusqu’au 24′ juin 2025.

Les artistes

Sonya Yoncheva, soprano

Chœur de l’Opéra Royal, Orchestre de l’Opéra Royal, dir. Stefan Plewniak

Le programme

Chant traditionnel 
Joy to the world 

  Georg Friedrich Haendel (1685-1759) 
Le Messie, HWV 56 : Partie III, scène 1 « I Know That My Redeemer Liveth » 
Le Messie, HWV 56 : Partie I, scène 12 « For unto us a child is born » 

Charles Gounod (1818-1893) 
Messe solennelle de Sainte Cécile : « Repentir » (O Divine Redeemer) 

Arcangelo Corelli (1653-1713) 
Concerto pour la nuit de Noël, op. 6 n°8 

Giacomo Puccini (1858-1924) 
Sogno d’or 

Pietro Mascagni (1863-1945) 
Cavalleria Rusticana : « Intermezzo » et « Ave Maria » 

Andrew Lloyd Webber (né en 1948) 
Requiem : « Pie Jesu » pour soprano et enfant soprano* 

Irving Berlin (1888-1989) 
White Christmas 

Johann Pachelbel (1653-1706) 
Canon 

Adolphe Adam (1803-1856) 
Cantique de Noël 

Arru, Arrurrú (chant de nativité du Honduras) pour soprano, chœur et orchestre 

Joseph Mohr (1792-1848) 
Stille Nacht, heilige Nacht 

Chapelle Royale de Versailles, concert du lundi 23 décembre 2024.

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isaure brunnerstefan popSonya Yonchevaorchestre de l'opéra royalchoeur de l'opéra royal
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Ivar kjellberg

Habitué de longue date du TCE et pianiste amateur, Ivar Kjellberg est venu à l'art lyrique grâce à ses parents, qui faisaient sonner Wagner dans tout l'immeuble pour l'amuser. Grand fan des interprètes des années 70 et de l'opéra allemand, Ivar peut écouter en boucle les disques d'Edda Moser et d'Hermann Prey avant d'enchaîner... sur un bon Offenbach !

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