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Se préparer à Un ballo in maschera, Opéra de Paris Bastille, 27 janvier 2025-26 février 2026

par Stéphane Lelièvre 25 novembre 2025
par Stéphane Lelièvre 25 novembre 2025
Un ballo in maschera à l'Opéra Bastille, saison 17/18 - © Emilie Brouchon
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Opéra de Paris Bastille, 27 janvier 2025-26 février 2026

Melodramma en trois actes de Giuseppe Verdi, livret d’Antonio Somma d’après Gustave III ou Le Bal masqué d’Eugène Scribe, créé le 17 février 1859 au Teatro Apollo de Rome.

LES AUTEURS

Le compositeur

Giuseppe Verdi (1818-1893)

Issu d’une famille très modeste, Verdi commence sa formation musicale auprès du chef de l’orchestre municipal de Busseto, petite ville située à quelques kilomètres de Parme et commune de rattachement des Roncole, le hameau où naquit le compositeur. Âgé de vingt ans, il dirige une exécution de La Création de Haydn et attire ainsi sur lui l’attention du public et de la critique.

Il compose alors son premier opéra : Oberto, comte de S. Bonifacio, qui est représenté à la Scala en 1839. C’est une période très difficile pour le compositeur, qui voit disparaître successivement ses deux enfants et sa femme. En 1842, Nabuchodonosor triomphe à la Scala de Milan. Commence alors une période que le musicien qualifia lui-même d’« années de galère » au cours desquelles, tout en se débattant dans des préoccupations matérielles et commerciales, il s’efforce de se faire un nom en multipliant les créations : I Lombardi alla prima Crociata (1843), Ernani (1844), Attila (1846).Puis vient la trilogie qui consacre sa gloire : Rigoletto (1851), Il trovatore et La traviata (1853). La renommée de Verdi devient vite internationale. Il compose plusieurs œuvres pour Paris, notamment Les Vêpres siciliennes (1855) et Don Carlos (1867). Comme Victor Hugo incarne le romantisme littéraire français, Verdi est l’incarnation du romantisme musical italien. Le parallèle entre les deux hommes est frappant : tous deux s’engagèrent politiquement (Verdi fut un ardent partisan de l’unité italienne ; Cavour l’appela à la Chambre des députés, après quoi il fut élu sénateur), tous deux continuèrent de créer jusqu’à un âge avancé, en renouvelant constamment leur langage artistique (Aida est créée en 1871, Otello en 1887, Falstaff en 1893). Tous deux enfin, après leur disparition, plongèrent leur pays  dans un deuil national et se virent offrir de grandioses funérailles.

Le librettiste

Antonio Somma (1825-1901)

Antonio Somma (1809 – 1864) était un dramaturge, journaliste et avocat italien. Né à Udine, il s’est d’abord illustré comme auteur de tragédies (Parisina, 1835) dans la lignée du théâtre romantique italien. En 1853, Verdi demande à Somma de terminer la rédaction du livret du Re Lear que Salvatore Cammarano, mort en 1852, n’avait pu achever. Malgré le travail fourni par Somma, Le Roi Lear de Verdi ne sera jamais créé, le musicien s’étant dit non satisfait de la distribution proposée par le San Carlo de Naples. Verdi demande alors à Somma d’écrire un livret sur le thème de l’assassinant du roi de Suède Gustave III.

Ce sera Un ballo in maschera (1859), l’un des opéras majeurs du compositeur. Ce livret est basé sur un texte antérieur d’Eugène Scribe, Gustave III ou le Bal masqué, que Somma adapta pour Verdi tout en subissant les contraintes de la censure de l’époque (voir ci-dessous le paragraphe « La création »). Somma a également rédigé d’autres œuvres théâtrales et poétiques, mais son nom reste principalement associé à Verdi et à cette période charnière du romantisme italien. Antonio Somma meurt à Venise le 8 août 1864.

L'ŒUVRE

La création

Le Teatro Apollo en 1847

L’œuvre est créée le 17 février 1859 au Teatro Apollo de Rome. Gaetano Fraschini (1816-1887) chantait Riccardo. Il fut également le créateur de Zamoro dans Alzira, Corrado dans Il corsaro, Arrigo dans La battaglia di Legnano ou encore Stiffelio.  La française Eugénie Julienne-Dejean (1815-1876) était Amelia (elle fut une interprète réputée de Donizetti, Halévy, Meyerbeer et Verdi dans les années 1840-1860).

Le baryton Leone Giraldone (1824-1897), le premier Boccanegra et le premier Duc d’Albe de Donizetti, incarnait quant à lui Renato.

Gaetano Fraschini
Eugénie Julienne-Dejean
Leone Giraldoni

Si la première fut un succès, la genèse de l’opéra fut relativement mouvementée, en raison d’une censure (celle du Teatro San Carlo de Naples, où l’œuvre devait initialement être créée) particulièrement intraitable : hors de question, bien sûr, de mettre en scène un régicide, qui plus est par arme à feu. Interdiction également d’évoquer des croyances surnaturelles (à  moins que l’action ne soit transposée avant l’avènement du christianisme), de choisir pour protagoniste un dirigeant épris d’une femme mariée (sauf à insister sur sa chasteté et le remords qui le ronge), etc. Comme pour donner raison à la censure, le 14 janvier 1858, l’anarchiste italien Orsini tente d’assassiner Napoléon III alors qu’il se rend à l’Opéra avec l’Impératrice Eugénie ! Finalement, Verdi proposera son opéra au Teatro Apollo de Rome, où il pourra être créé moyennant une transposition à Boston à la fin du XVIIe siècle.

Le livret

Les sources

Le 16 mars 1792, au cours du bal masqué donné à l’opéra royal de Stockholm, le roi Gustave III était blessé d’un coup de pistolet. Il mourra quelques jours plus tard, le 29 mars 1792. L’événement marqua les esprits au points d’inspirer, avant Verdi, deux musiciens : Auber, qui fait représenter l’ « opéra historique » en 5 actes Gustave III ou le bal masqué (livret de Scribe) à l’Académie royale de musique (salle Le Peletier) le 27 février 1833 ; puis Mercadante avec Il reggente (livret de Cammarano), créé au Teatro Regio de Turin le 2 février 1843.

L'intrigue

À Boston, à la fin du XVIIe siècle.
Boston est placée sous l’autorité du gouverneur Riccardo (ténor), contre lequel les conspirateurs Samuel et Tom (basses) ourdissent un complot. Riccardo est aidé dans ses fonctions par son secrétaire Renato (baryton) – qui est aussi l’un de ses plus chers amis. Riccardo est secrètement amoureux d’Amelia (soprano), la femme de Renato.

ACTE I
Le palais du gouverneur
Le comte Riccardo reçoit la liste des invités qui doivent participer au prochain bal masqué organisé en sa cour. Il se réjouit d’y voir figurer le nom de sa bien-aimée Amelia, au point de négliger les avertissements de Renato qui lui apprend qu’un complot se trame contre lui.

« La rivedra nell'estasi » (Bergonzi / Solti, 1961)

Entre un juge qui vient réclamer le bannissement d’Ulrica, une devineresse considérée comme une sorcière. Mais le jeune page Oscar (soprano) intervient en faveur de la devineresse. Riccardo décide alors de se rendre incognito dans l’antre de la sorcière accompagné de ses amis pour se forger lui-même son propre avis sur Ulrica.

L’antre d’Ulrica
Une foule de curieux s’est rassemblée chez Ulrica (contralto) afin de prendre connaissance de ses prophéties.

"Re dell'abisso affrettati" (Shirley Verrett, 1967)

Parmi eux se trouve le marin Silvano, à qui Ulrica prédit qu’il deviendra bientôt riche. Riccardo, discrètement, glisse dans la poche du marin une bourse et un document lui annonçant qu’il vient d’être nommé officier.
Une jeune femme frappe à la porte et demande à consulter seule la devineresse. Tous se retirent, à l’exception de Riccardo qui désire assister secrètement à cette consultation. Ulrica fait alors entrer la jeune femme, en proie à un violent conflit intérieur : elle demande à la devineresse un remède lui permettant d’effacer de sa mémoire l’image de l’homme qu’elle aime : Riccardo. Ulrica lui conseille de se rendre à minuit hors de Boston, dans une plaine solitaire : là pousse une herbe magique. Si Amelia en boit le suc, son souhait sera exaucé. Amelia accepte et se retire ; Riccardo, quant à lui, se promet de retrouver la jeune femme à minuit.
La foule pénètre de nouveau dans l’antre de la sorcière. C’est maintenant au tour du comte Riccardo de se faire lire les lignes de la main. Mais à peine Ulrica a-t-elle saisi la main de Riccardo qu’elle refuse de parler, horrifiée. Devant l’insistance du Comte, elle lui annonce qu’il sera tué par la prochaine personne qui lui serrera la main. Arrive alors Renato qui se précipite vers lui et lui donne une poignée de mains – ce qui rassure et amuse le Comte : comment son meilleur ami pourrait-il devenir son assassin ?
Riccardo est alors reconnu par la foule, qui chante un hymne en l’honneur de son souverain.

ACTE II
Une plaine sinistre aux alentours de Boston.
Il fait nuit noire. Amelia, terrifiée, attend les douze coups de minuit avant de cueillir l’herbe magique que lui a recommandée Ulrica.

« Ecco l’orrido campo ! » (Saoia Hernandez , Tetro Realde Madrid, 2020)

 Riccardo la rejoint : tous deux s’avouent leur amour dans un duo passionné.

« Teco son io ! » (Corelli, Crespin, 1964)

 C’est alors que survient Renato, qui avertit le Comte que les conjurés rôdent alentour… Riccardo s’enfuit mais demande à son ami de reconduire en ville la dame voilée qui l’accompagne, sans chercher à connaître son identité.
Renato s’exécute, mais est rejoint par les conjurés qui forcent l’ « inconnue » à retirer son voile. Constatant que Renato s’apprêtait à ramener en ville… sa propre femme, les conjurés ne manquent pas cette occasion de se moquer vertement du mari, tout à la fois stupéfait et fou de rage.

ACTE III
Les appartements de Renato
Toujours ivre de colère, Renato menace de tuer sa femme. Amelia accepte la sentence, à condition de revoir une dernière fois son fils bien-aimé. Renato accède à cette supplique.

« Morro, ma prima in grazia… » (Régine Crespin, 1963)

Resté seul, il se ravise : seul le Comte mourra… Entrent les conjurés Samuel et Tom : Renato leur annonce qu’il souhaite prendre part à l’attentat qu’ils préparent  contre le Comte. Reste à savoir qui frappera Riccardo. Chaque conjuré inscrit son nom sur une feuille. Amelia est chargée de tirer au sort le nom de l’exécuteur : c’est Renato qui est désigné par le sort.
Le page Oscar fait son entrée :  il apporte les invitations au bal masqué qui doit se tenir le soir-même au palais du gouverneur. Tandis qu’Oscar décrit les merveilles qui attendent les invités, Renato jubile à l’idée de pouvoir frapper son rival.

Le palais du Comte – un cabinet
Afin de ne pas trahir son ami, Riccardo a décidé de renoncer à Amelia. Il rédige un billet dans lequel il demande à Renato et à sa femme de quitter l’Amérique et de regagner leur pays natal : l’Angleterre. Il décide malgré tout de revoir une dernière fois Amelia à l’occasion du bal masqué dont les échos joyeux se font entendre.

Le palais du Comte – une somptueuse salle de bal
Alors que la fête bat son plein, Renato demande à Oscar quel est le déguisement du Comte. Dans un premier temps, le page refuse de parler. Il cède cependant, lorsque Renato déclare devoir confier au Comte des informations de la plus haute importance.
Renato frappe le Comte alors que celui-ci adressait à Amelia un ultime et passionné adieu. Les convives se précipitent et arrêtent l’assassin. 

Mourant, Riccardo parvient à assurer son ami de la pureté de sa femme, et à lui pardonner. Il lui tend le document sur lequel figure l’ordre du départ de Renato et Amelia pour l’Angleterre, et expire  devant l’assistance bouleversée, tandis que Renato est dévoré par le remords.

Finale (Pavarotti, Millo, Nucci - Metropolitan Opera, 1991)

La partition

Six ans seulement après Il trovatore (1853), chef-d’œuvre absolu d’un romantisme encore tributaire en grande partie de l’esthétique belcantiste du premier ottocento, la modernité de la partition du Ballo surprend : Verdi ne renonce nullement aux pezzi chiusi ; pourtant, les airs dévolus aux personnages principaux étonnent par leurs structure novatrice. Un exemple parmi d’autres : le grand air d’Amélia à l’acte II (le premier qu’elle chante après son apparition hautement dramatique dans l’antre d’Ulrica, au second tableau du premier acte) présente bien l’habituelle structure tripartite, avec un récitatif véhément (« Ecco l’orrido campo »), un chant cantabile (« Ma dall’arrido stelo divulsa »), une réplique pouvant s’apparenter à un  tempo di mezzo (« Mezzanote ! Ah, che veggio ? ») introduisant la section finale (« Deh, mi reggi, m’aita, o Signor ! »). Pourtant, sa progression très souple l’apparente plus à une grande scena, épousant de près toutes les émotions ressenties par le personnage, qu’à un air traditionnel. Et si la sortita du Comte (acte I, scène 2 : « La rivedrà nell’estasi »), au-delà de son élégance, s’apparente à une cavatine traditionnelle, sa romance du dernier acte (« Ma se m’è forza perderti ») – précédée d’un récitatif très expressif, aux dimensions plus importantes que celles de la romance elle-même – se teinte, en raison de la culpabilité ressentie par le personnage, de sa tristesse de devoir renoncer à Amelia, du danger imminent dont il sait qu’il est menacé, de couleurs mélancoliques qui lui confèrent une belle originalité. Après une courte intervention d’Oscar, l’air du Comte se prolonge par une flamboyante envolée lyrique («  Si, rivederti Amelia »), s’enchaînant sur la musique du bal masqué par un « fondu enchaîné » musical dont le compositeur n’est pas avare dans cette partition : le prélude de l’œuvre semble également s’enchaîner directement avec la première scène de l’acte I ; de la même façon, l’ultime duo d’amour entre Riccardo et Amalia s’enchaine-t-il directement avec l’interjection de Renato (« E tu ricevi il mio ! ») au moment où le Comte est frappé. Autant d’exemples qui témoignent de la volonté du compositeur  d’établir une continuité dans le discours musical, qui ira grandissant dans les œuvres postérieures au Bal masqué.

Outre ces procédés, le soin extrême apporté à l’orchestration, la présence dans l’œuvre d’un des plus beaux airs du répertoire de baryton (« Eri tu che macchiavi quell’anima »), d’un duo d’amour au lyrisme intense (l’aveu d’Amelia : « Ebben… si, t’amo ! », d’abord chanté timidement puis répété avec force, est d’une rare puissance d’émotion ), ou encore d’un  finale parmi les plus émouvants composés par Verdi, contribuent à faire du Ballo in maschera l’un des opéras les plus attachants de tout le répertoire verdien.

LES REPRÉSENTATIONS DE L’OPÉRA BASTILLE

La cheffe

© Dario Acosta

Speranza SCAPPUCCI s’est formée au Conservatoire Sainte-Cécile de Rome puis à la Juilliard School de New York. Elle est ensuite pianiste-répétitrice pour différentes compagnies d’opéras américaines et européennes. Ses débuts en tant que cheffe datent de 2012 (Opéra de Yale). Elle a depuis été sollicitée par les opéras de Vienne, Zürich, par la Staatsoper unter den Linden de Berlin, le New National Theatre de Tokyo, la Scala de Milan, le Gran Teatre del Liceu  de Barcelone, le Metropolitan Opera de New York, l’Opéra de Paris ou encore par la Royal Opera House de Londres. Elle a été cheffe principale de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège de 2017 à 2021.

Portrait d'artiste : Speranza Scappucci (Orchestre de chambre de Paris)

Le metteur en scène

© D.R.

Gilbert DEFLO est un metteur en scène belge reconnu pour son travail dans l’opéra et le théâtre. Formé à Bruxelles, il commence sa carrière comme comédien avant de se tourner vers la mise en scène, où son style épuré, visuel, poétique s’impose rapidement.
Il collabore avec de nombreuses maisons d’opéra prestigieuses en Europe et dans le monde — notamment La Monnaie à Bruxelles, l’Opéra de Paris, La Scala de Milan, ou encore le Teatro Real de Madrid. Gilbert Deflo aborde dans ses spectacles des œuvres de compositeurs très variés, de Mozart à Puccini, via Verdi, Wagner, Massenet ou encore Prokofiev. L’Opéra de Paris a pu applaudir ses productions du Bal masqué, de l’Amour des trois oranges, Manon, Don Quichotte, La Fiancée vendue et Luisa Miller.

Un ballo in maschera à l'Opéra de Paris

Les chanteurs

© Rebecca Fay

Matthew POLENZANI, ténor (Riccardo)
Matthew Polenzani est un ténor américain. Ayant suivi une formation à la Yale School of Music puis au Lindemann Young Artist Development Program du Metropolitan Opera, il fait ses débuts au Met en 1997 et y devient l’un des artistes les plus réguliers et appréciés.
Spécialiste du répertoire mozartien, du bel canto et des œuvres françaises, il s’illustre dans des rôles tels que Tamino (La Flûte enchantée), Nemorino (L’Elisir d’amore), Alfredo (La Traviata), Ottavio dans Don Giovanni, le rôle-titre d’Idomeneo, Iopas des Troyens ou Fernand de La Favorite. Sa carrière l’a conduit sur les plus grandes scènes internationales.

Il collabore régulièrement avec les orchestres et chefs les plus prestigieux et compte une discographie variée, allant de l’opéra au récital.

La bohème, "Che gelida manina", Palerme, 2018
© Olga Rubio Dalmau

Anna NETREBKO, soprano t(Amelia)
Anna Yuryevna Netrebko
est une soprano d’origine russe, née à Krasnodar, en Russie. Elle  étudie au Conservatoire de Saint-Pétersbourg, avant de débuter sa carrière professionnelle en 1994, notamment avec le rôle de Susanna dans Les Noces de Figaro. Chantant à ses débuts de nombreux rôles belcantistes (le rôle-titre de Lucia di Lammermoor, Elvira des Puritani) ou russes, son répertoire s’élargit progressivement : elle a depuis interprété aussi bien des œuvres de Mozart, que le  bel canto de Bellini ou Donizetti, des opéra français (Massenet, Gounod), des œuvres de Puccini, Verdi, Tchaïkovski ou Wagner. 

Elle se dirige progressivement vers des emplois plus dramatiques, allant jusqu’à aborder le rôle-titre de Turandot à Munich en janvier 2020.
Anna Netrebko s’est imposée comme une figure majeure de l’opéra au niveau international, et les plus grandes salles du monde l’ont accueillie (Metropolitan Opera de New York, Scala de Milan, Opéra de Paris, San Carlo de Naples, Covent Garden de Londres,…). Elle enregistre depuis 2003 pour Deutsche Grammophon.

Il trovatore, "Tacea la notte" (2013)
© Pavel Vaan

Igor GOLOVATENKO, baryton (Renato)
Igor Golovatenko
est un baryton russe reconnu sur les grandes scènes internationales.
Né à Moscou, il étudie d’abord le violoncelle avant de se tourner vers le chant. Il se forme à l’Académie musicale Gnessine puis au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou.
Après ses débuts en Russie, il s’impose rapidement en Europe grâce à la richesse de son timbre et à son sens dramatique, particulièrement appréciés dans les rôles du répertoire russe (Eugène Onéguine, Prince Yeletsky, Robert dans Iolanta) et italien (Germont dans La Traviata, Rodrigo dans Don Carlo).

Igor Golovatenko collabore avec de grandes maisons d’opéra, dont le Bolchoï, l’Opéra d’État de Vienne, le Royal Opera House, l’Opéra de Paris et le Metropolitan Opera. Il se distingue également dans des enregistrements salués par la critique, notamment dans des œuvres de Tchaïkovski et de Verdi.
Sa carrière continue de se développer, faisant de lui l’un des barytons russes les plus en vue de sa génération.

Rigoletto, "Cortigiani, vil razza dannata"" (Lyric Opera of Chicago)

© Joan Manuel Baliellas

Sara BLANCH, soprano (Oscar)
D’origine catalane, Sara Blanch a étudié le chant au Conservatoire du Liceu de Barcelone, où elle a obtenu un diplôme en chant et interprétation. Elle fait ses débuts à l’opéra en 2013 lors du Festival Rossini de Pesaro, dans le rôle de Folleville dans Il viaggio a Reims. Elle a remporté plusieurs concours prestigieux : entre autres, le Concours Montserrat Caballé (2014), le Josep Mirabent i Magrans (2015) et le Concours Viñas (2016), où elle a obtenu huit prix.

Spécialiste du bel canto, elle chante des rôles tels ceux de Norina (Don Pasquale), Lucia (Lucia di Lammermoor), Fiorilla (Il turco in Italia), Adina (L’elisir d’amour), Marie (La Fille du régiment). mais son répertoire comporte également des rôles allemands : la Reine de la Nuit (La Flûte enchantée), Zerbinetta (Ariane à Naxos) ou russes (Le Coq d’or).
Elle se produit dans des théâtres et festivals de renom : le Gran Teatre del Liceu à Barcelone, le Teatro Real de Madrid, le Teatro Regio de Turin, le Teatro Real à Madrid, le Festival de Salzbourg, le Donizetti Festival à Bergame, La Scala de Milan, l’Opéra de Paris,…

Bellini, I puritani, "Qui la voce (2023)

NOTRE SÉLECTION POUR VOIR ET ÉCOUTER L'ŒUVRE

CD

Walter / Peerce, Milanov, Warren. Chœur et orchestre du Metropolitan Opera de New York, 1944. 2CD Myto. 

Gavazzeni / Di Stefano, Callas, Bastianini. Chœur et orchestre de la Scala, 1957 (live) – 2 CD EMI

Solti / Bergonzi, Nilsson, Macneil. Chœur et orchestre de l’Accademia Santa Cecilia, 1961, 2CD Decca.

Leinsdorf / Bergonzi, Price, Merrill. Italiana Opera Orchestra and Chorus, 1966, 2 CD RCA

De Fabritiis / Craig, Jones, Bacquier. Chœur et orchestre du Teatro Colon de Buenos Aires, 1967 (live). 2 CD Myto. ŒUVRE 

Bartoletti / Pavarotti, Tebaldi, Milnes.  Chœur et orchestre de l’Accademia Santa Cecilia, 1971. 2 CD Decca.

Muti / Domingo, Arroyo, Cappuccilli. Chœur et orchestre du Royal Opera House, Covent Garden, 1975. 2 CD EMI.

Davis / Carreras, Caballé, Wixell. Chœur et orchestre du Royal Opera House, Covent Garden, 1979. 2 CD Philips.

Abbado / Domingo, Ricciarelli, Bruson. Chœur et orchestre de la Scala de Milan, 1980. 2 CD DG.

Solti / Pavarotti, Price, Bruson. National Philharmonic Orchestra, 1982. 2 CD Decca.

Karajan / Domingo, Barstow, Nucci. Konzertvereinigung Wiener Staatsopernchor, Wiener Philharmoniker, 1989. 2CD DG.

Streaming

Abbado, Schenk / Domingo, Ricciarelli, Cappuccilli. Covent Garden, 1975 (sous-titres en anglais)

Abbado, Zeffirelli /  Pavarotti, Zampieri, Cappuccilli. Milan, 1978 (sous-titres en italien)

Patanè, Mojinsky / Pavarotti, Ricciarelli,  Quilico. Metropolitan Opera, 1980.

Solti, Schlesinger / Domingo, Barstow, Nucci. Konzertvereinigung Wiener Staatsopernchor, Wiener Philharmoniker. Salzbourg, 1990.

Chung, Joël / Pavarotti, Agache, Millo. Opéra de paris, 1992 (sous-titres en français)

Chailly, Olmi / Pisapia, Vassallo, Taigi. Leipzig, 2005.

DVD et Blu-rays

Abbado, Schenk / Domingo, Ricciarelli, Cappuccilli. Covent Garden, 1975. 1 DVD Opus Arte.

Patanè, Mojinsky / Pavarotti, Ricciarelli,  Quilico. Metropolitan Opera, 1980. 1 DVD Decca.

Solti, Schlesinger / Domingo, Barstow, Nucci. Konzertvereinigung Wiener Staatsopernchor, Wiener Philharmoniker. Salzbourg, 1990. 1 DVD Arthaus.

Chailly, Olmi / Pisapia, Vassallo, Taigi. Leipzig, 2005. 1 DVD EuroArts. 

Lopez Cobos, Martone / Alvarez, Urmana, Vratogna. Teatro Real de Madrid, 2008. 1 VD Opus Arte.

Gelmetti, Gasparon / Meli, Stoyanov, Lewis. Teatro Regio de Parme, 2011. 1 Bluray Unitel Classica.

Metha, Erath / Beczala, Harteros, Petean. Munch, 2016. 1 Bluray Unitel. 

Palumbo, Boussard / Beczala, Alkema, Alvarez. liceu de Barcelone, 2017. 1 BlurayMajor. 

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Stéphane Lelièvre

Stéphane Lelièvre est maître de conférences en littérature comparée, responsable de l’équipe « Littérature et Musique » du Centre de Recherche en Littérature Comparée de la Faculté des Lettres de Sorbonne-Université. Il a publié plusieurs ouvrages et articles dans des revues comparatistes ou musicologiques et collabore fréquemment avec divers opéras pour la rédaction de programmes de salle (Opéra national de Paris, Opéra-Comique, Opéra national du Rhin,...) Il est co-fondateur et rédacteur en chef de Première Loge.

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