Bonne année 2026 !

L’année qui s’annonce sera l’occasion de célébrer divers événements ou personnalités de l’art lyrique.  Plusieurs opéras importants furent ainsi créés il y a cent ans (L’Affaire Makropoulos, Cardillac, Turandot) ou deux cents ans : Le Siège de Corinthe, ou encore Oberon, dont le compositeur Weber est par ailleurs mort le 5 juin 1826.
Si L’Affaire Makropoulos ou Turandot n’ont pas besoin d’anniversaires pour être représentés, on regrette que les théâtres n’aient guère saisi cette opportunité de proposer de nouveau au public les autres ouvrages, beaucoup plus rares sur les scènes lyriques internationales. L’Opéra de Paris aurait ainsi pu choisir de reprendre la belle production du Cardillac d’Hindemith qu’André Engel avait montée à Bastille il y a 20 ans ; et surtout proposer une nouvelle production du Siège de Corinthe, première contribution de Rossini pour l’Opéra de Paris, posant les bases de ce qui deviendra plus tard le Grand Opéra français. Mais la Grande Boutique, on le sait, ignore depuis toujours – ou presque- la veine seria du Cygne de Pesaro…

De grandes gloires du chant sont nées en 1926 – et auraient donc fêté leur centième anniversaire cette année. Notre webmagazine Première Loge, ancré dans l’actualité lyrique, n’en reste pas moins soucieux de rappeler le souvenir de celles et ceux qui contribuèrent, au fil des ans, à écrire la légende de l’Opéra. Nous célébrerons ainsi comme il se doit Theo Adam, Leonie Rysanek, Galina Vichnevskaïa, Rita Gorr, Jon Vickers ou Joan Sutherland

Enfin, par-delà la passion pour la musique et le chant qui réunit notre équipe et ses lecteurs et lectrices, nous ne pouvons qu’être atterrés aujourd’hui par la propagation des extrémismes en tout genre, ce fléau menaçant gravement la paix et la stabilité des sociétés – et mettant à mal les principes de tolérance et de respect mutuel auxquels nous sommes tant attachés. Nous formons des vœux pour que celles et ceux qui œuvrent à la construction de la paix parviennent à leurs fins, notamment par le biais d’un nécessaire dialogue interculturel – au sein duquel la musique, les musiques ont sans doute toute leur place. 

Et nous formons une nouvelle fois le vœu de voir très prochainement remis en liberté le chanteur géorgien Paata Burchuladze, injustement retenu prisonnier dans les geôles géorgiennes depuis maintenant trois longs mois (voyez nos brèves d’octobre et notre billet d’humeur de décembre).
Pour lui rendre hommage, nous avons choisi un extrait de l’album Decca d’airs russes et italiens qui l’avait révélé aux mélomanes en 1985 : « Che mai vegg’io… Infelice! E tuo credivi… Infin che un brando vindice » (Ernani).

Excellente année 2026 à toutes et tous !

https://www.youtube.com/watch?v=jdRN4bmc1yM&list=RDjdRN4bmc1yM&start_radio=1