Se préparer au Prophète, Théâtre des Champs-Élysées, 28 mars 2026

Opéra en cinq actes de Giacomo Meyerbeer, livret d’Eugène Scribe, créé le 16 avril 1849 à l’Opéra de Paris (salle Le Peletier).

Théâtre des Champs-Élysées, samedi 28 mars 2026

LES AUTEURS

Le compositeur

MEYERBEER (Jakob Liebmann Beer, dit Giacomo ; 1791-1864)

Né à Berlin, Meyerbeer est l’élève de Clementi et manifeste très tôt des dons de pianiste. Nommé compositeur de la cour de Hasse, il voyage ensuite en Italie où il compose entre autres œuvres Margherita d’Anjou (1820) et Il Crociato in Egitto (1824). Puis il se fixe à Paris en 1826. Ses collaborations avec le librettiste Eugène Scribe valurent à l’Opéra certaines de ses heures les plus prestigieuses : Robert le Diable (1831), Les Huguenots (1836), Le Prophète (1849), L’Étoile du nord (opéra-comique, 1854), L’Africaine (création posthume en 1865).  À partir de 1842, Meyerbeer devient directeur général de la musique à Berlin.  Si l’esthétique des opéras italiens de Meyerbeer semble en partie héritée des œuvres rossiniennes, on considère souvent que ses opéras ultérieurs réalisent une synthèse des styles italien, français et allemand. 

Le librettiste

Eugène SCRIBE (1791-1861)

Auteur dramatique extrêmement prolixe (il a fait représenter plus de 350 pièces !), Scribe rencontre le succès grâce à des comédies où se fait sentir l’influence de Goldoni ou de Diderot. Au théâtre, sa pièce la plus célèbre est peut-être Bataille de dames (1851), mais Scribe écrivit aussi (souvent en collaboration) de nombreux livrets d’ouvrages lyriques, parmi lesquels La Dame blanche de Boieldieu (1825),

La Muette de Portici (1828) et Gustave III ou le bal masqué (1833) d’Auber, La Juive d’Halévy (1835), Robert-le-Diable (1831) et Les Huguenots (1836) de Meyerbeer, La Favorite de Donizetti (1840), Le Prophète de Meyerbeer (1849), Manon Lescaut d’Auber (1856), La Chatte métamorphosée en femme (1858) et Barkouf (1860) d’Offenbach.

L’ŒUVRE

La création

L’Opéra Le Peletier en 1844

Le Prophète est créé triomphalement le 16 avril 1849 salle Le Peletier.  Le succès, phénoménal, se propagera dans le monde entier, y compris outre-Atlantique (il est créé à Mexico en 1861, à Buenos-Aires en 1873, à Rio de Janeiro en 1875), en Océanie (création à Sydney en 1864 ) ou en Afrique (création au Caire en 1876). La distribution de la création parisienne, éclatante, était la suivante :

Gustave-Hippolyte Roger incarnait le rôle-titre. Il avait créé, trois ans plus tôt, celui de Faust dans La Damnation de Berlioz. La légendaire Pauline Viardot était Fidès ; Jeanne-Anaïs Castellan, qui avait étudié le chant avec Adolphe Nourrit et Laure Cinti-Damoreau, était Berthe; David Brémond chantait d’Oberthal, et le grand Nicolas-Prosper Levasseur (qui avait triomphé en Bertram dans Robert le Diable en 1831) incarnait Zacharie.

Gustave-Hippolyte Roger

Jeanne-Anaïs Castellan

Pauline Viardot

Nicolas-Prosper Levasseur
© Gallica / Bnf

Le livret

L’arrière-plan culturel et historique

Le héros éponyme a été imaginé par Scribe à partir d’un personnage historique, Jean de Leyde, qui fut chef des anabaptistes de la ville allemande de Münster en pleine période de la Réforme radicale.

La Réforme radicale désigne plusieurs courants nés parallèlement à la Réforme protestante. Entre autres préceptes, ces courants défendent l’idée d’une adhésion personnelle à la foi conduisant notamment à l’anabaptisme. Ce terme provient d’un mot grec signifiant « baptiser de nouveau » : les anabaptistes privilégient en effet le baptême en tant que sacrement accordé aux adultes croyants et non aux nouveau-nés. Les premiers anabaptistes sont animés d’une fureur millénariste, c’est-à-dire qu’ils prophétisent le retour ou la venue d’une divinité et soutiennent l’idée d’un règne terrestre du Messie qui chassera l’Antéchrist. Cette doctrine prend notamment appui sur l’Apocalypse de Jean :

20:1 Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l’abîme et une grande chaîne dans sa main.
20:2 Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans.
20:3 Il le jeta dans l’abîme, ferma et scella l’entrée au-dessus de lui, afin qu’il ne séduisît plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. 

Jan van Leiden par Aldegrever

Jan Bockelson dit Jean de Leyde (Leyde 1509 – Munster 1536), personnage brutal et tyrannique, fut le chef des anabaptistes de Münster, devenue selon lui la « Nouvelle Jérusalem ». Prétendant instaurer le Paradis sur terre, il fit en réalité régner la terreur et perpétra violences et massacres envers ses opposants.
Avant Scribe et Meyerbeer, Voltaire avait évoqué la figure de Jean de Leyde dans son Essai sur les mœurs et l’esprit des nations (1756) : « Un garçon tailleur, nommé Jean de Leyde, né à Leyde en Hollande, assura que Dieu lui était apparu, et l’avait nommé roi ; il le dit, et le fit croire. »

L’intrigue

ACTE I

En Hollande, une campagne aux environs de Dordrecht.
Fidès (mezzo-soprano) est venue chercher Berthe (soprano), qui est fiancée à son fils Jean de Leyde (ténor). Alors qu’elles se dirigent vers le château du Comte d’Oberthal (baryton) à qui Berthe doit demander l’autorisation de quitter le village, elles rencontrent trois hommes vêtus de noir (trois anabaptistes : Zacharie, basse ; Mathisen, baryton : Jonas, ténor) qui tentent d’exciter les villageois à la révolte contre leur seigneur. D’Oberthal, séduit par la jeune fille, refuse de la laisser partir et fait prisonnières les deux femmes, devant les paysans n’osant réagir.

Berthe (Jeanne-Anaïs Castellan) – © Gallica/BnF

Fidès (Pauline Viardot) – © Gallica/BnF

ACTE II

Dans l’auberge de Jean et de sa mère Fidès, aux alentours de Leyde.
Jean sert de la bière aux clients, parmi lesquels se trouvent les trois anabaptistes. Jean explique qu’il est obsédé par un rêve étrange, dans lequel il s’est vu couronné roi et acclamé par une foule. Les anabaptistes s’interrogent : et s’il s’agissait du prophète tant attendu ? Ils essaient de rallier Jean à leur cause, mais le jeune homme déclare ne vivre que pour sa bien-aimée Berthe. Précisément, celle-ci fait irruption : alors qu’elle devait être conduite en prison avec Fidès, elle est parvenue à s’échapper. Jean la cache précipitamment au moment même où les soldats d’Oberthal pénètrent dans l’auberge.

© Costume de Jean (Gallica / BnF)

Ceux-ci menaçant de frapper sa mère, Jean se résout à leur livrer Berthe. Mais il aspire dorénavant à se venger, et à cette fin décide de rejoindre Zacharie, Mathisen et Jonas. Les trois anabaptistes lui proposent de gagner la ville de Münster, gouvernée par le père même d’Oberthal. Les anabaptistes de la ville y attendent l’arrivée du Prophète avec impatience : Jean y sera accueilli en tant que tel et sera reconnu roi ; il pourra alors se venger d’Oberthal. Mais pour ce faire, il doit renoncer à revoir sa mère. Jean s’y engage et suit les trois hommes. 

ACTE III

Esquisse pour le décor du 3e acte, Friedrich Pape (© Gallica / BnF)

Le camp des anabaptistes dans une forêt de Westphalie.
Les soldats conduits par Jean multiplient les victoires. Ils ont commis de nombreux massacres et fait plusieurs prisonniers, parmi lesquels Zacharie, Mathisen et Jonas reconnaissent bientôt d’Oberthal lui-même.  Ils le condamnent à mort, mais Jean, lassé de tant de violence, lui fait grâce. D’Oberthal annonce alors à Jean que Berthe s’est une nouvelle fois enfuie et s’est réfugiée à Münster. Jean rassemble ses hommes : tous s’apprêtent à assiéger la ville.

ACTE IV

1er tableau – Devant la mairie de Münster
Fidès, croyant son fils mort, vit maintenant de mendicité dans la ville de Münster. C’est là qu’elle retrouve Berthe, à qui elle explique que Jean a disparu : elle a retrouvé ses habits ensanglantés, et on lui a expliqué que son fils a été assassiné sur l’ordre du prophète des anabaptistes. Berthe décide alors d’assassiner le prophète.

À gauche : Fidès et Berthe (Théo, 1865 – © Gallica / BnF)

2e tableau – Dans la cathédrale
Jean reçoit l’hommage dû à un envoyé de Dieu, dont il est, dit-on, le fils – et qu’aucune femme n’aurait conçu. Une voix de femme, pourtant, se fait entendre : c’est celle de Fidès, qui a reconnu en ce prophète son fils Jean qu’elle croyait mort. Jean, craignant d’être démasqué, demande aux soldats de le tuer si Fidès déclare à nouveau être sa mère. Fidès se tait, ne voulant être responsable de la mort de son fils. La foule crie au miracle.

À droite : Gustave-Hippolyte Roger dans les habits du Prophète (© Gallica / BnF)


Le couronnement de Jean ( L’Illustration, Journal Universel, 28 avril 1849)

Jean renie sa mère (Edward Corbould)

ACTE V

1er tableau – Un caveau du palais de Münster
L’empereur assiège dorénavant la ville de Münster. Les trois anabaptistes, afin d’avoir la vie sauve, décident de lui livrer Jean. Celui-ci se rend dans le caveau où Fidès a été emprisonnée. Il explique à sa mère que ses exactions n’ont été commises que dans le but de se venger d’Oberthal. Fidès est prête à pardonner à son fils s’il se repent et renonce à son titre de « prophète ». C’est alors qu’apparait Berthe : la jeune femme se rend secrètement à la poudrière dans le but de détruire le palais et d’en faire mourir tous les occupants. Elle reconnaît Jean, mais la réjouissance des retrouvailles tourne court : comprenant que l’homme qu’elle aime n’est autre que le fameux « prophète », Berthe se suicide.  Jean décide de mourir à son tour – et de faire mourir tous ses ennemis. Il demande à ses soldats de conduire Fidès loin du palais.

2e tableau – La grande salle du palais
Alors que la fête bat son plein au palais, les trois anabaptistes surveillent Jean et espèrent que son ivresse favorisera son arrestation. Le comte d’Oberthal fait son entrée dans la grande salle à la tête d’un groupe de soldats impériaux. Il ordonne que le prophète soit arrêté et exécuté. Mais Jean met le feu aux poudres : un mur s’effondre, permettant à Fidès de rejoindre son fils et de mourir avec lui – tandis que le palais s’écroule, ensevelissant tous les personnages sous les décombres.

Décor de Chaperon pour le second tableau du Ve acte, pour la première du Prophète au Palais Garnier en 1876 (© Gallica / BnF).

La partition

Le succès extraordinaire de l’œuvre au XIXe siècle s’explique autant par la qualité des interprètes engagés, le choix du sujet, le côté spectaculaire de certaines scènes (l’incendie final), l’originalité du ballet (le fameux « ballet des patineurs » au troisième acte), la splendeur des décors (la représentation des moulins de Dordrecht, de la cathédrale de Münster, du lac gelé marquèrent durablement les esprits) que par la musique elle-même et son adéquation aux situations dramatiques évoquées par le livret, lesquelles permettent à Meyerbeer de composer une musique extrêmement variée et contrastée.

La partition fait en effet alterner :

– le raffinement délicat d’une romance à deux voix :

https://www.youtube.com/watch?v=VvS2Z52Taac

Acte I (Berthe, Fidès) : « Un jour, dans les flots de la Meuse » (M. Rinaldi / M. Horne, dir. Lewis. Turin, 1970)

– la tendresse amoureuse :

https://www.youtube.com/watch?v=GIwsUiZM7lM

Acte II (Jean) : « Pour Berthe, moi je soupire » (N. Gedda, dir. Lewis. Turin, 1970)

– la tonalité pathétique :

https://www.youtube.com/watch?v=0dOu0tdnjhI

Acte IV (Fidès) : « Donnez, donnez pour une pauvre âme » (V. Kasarova, dir. F. Chaslin)

– la virtuosité délicate (air d’entrée de Berthe) : 

https://www.youtube.com/watch?v=bsTASxJg06c

Acte I (Berthe) : « Mon cœur s’élance et palpite » (Diana Damrau, dir. E. Villaume)

– la pompe grandiose :

https://www.youtube.com/watch?v=VVPe6mokZ1s

Acte IV – La Marche du couronnement (Royal Philharmonic Orchestra, dir. H. Lewis)

 le dramatisme intense (les scènes de la reconnaissance  et « de l’exorcisme » à l’acte IV, qui impressionnèrent tant les spectateurs de la création !) ;

mais aussi des pages plus légères, voire bouffes comme dans le trio du troisième acte.

L’instrumentation a fait, de la part du musicien, l’objet d’un soin tout particulier, avec un usage original de certains instruments (telle la clarinette basse dans l’air de Fidès au cinquième acte). Notons enfin la présence récurrente et obsédante du choral « Ad nos, ad salutarem undam » (chanté dès le premier acte par les trois anabaptistes) qui confère à l’œuvre une couleur particulièrement sombre et menaçante.

https://www.youtube.com/watch?v=reO_Af7rGSU

Ambrosian Opera Chorus, Royal Philharmonic Orchestra, dir. Henry Lewis

Notre sélection pour voir et écouter l’œuvre

CD

N. Gedda, M. Rinaldi, M. Horne / Orchestre symphonique et chœurs de la RAI de Turin, di. H. Lewis (live, 1970).  3 CD Rodolphe.

J. Mc Cracken, R. Scotto, M. Horne / Ambrosian Chorus, Royal Philharmonic Orchestra, dir. H. Lewis (1977). 3 CD CBS.

J. Osborn, L. Tapia, M. Cornetti / Opernchor, Extrachor Und Kinderchor Des Aalto-Musiktheaters, Essener Philharmoniker, dir. Giuliano Carella (live, 2017). 3 CD Oehms.

Streaming

https://www.youtube.com/watch?v=pZQ_GfsXFzw

Vienne,1998. Domingo, Loukianetz, Baltsa, dir. Marcello Viotti, mise en scène Hans Neuenfels (sous-titres français)

https://www.youtube.com/watch?v=l_s0PiNSg-U

Toulouse, 2017. Osborn, Fomina, Aldrich, dir. C.P. Flor, mise en scène S. Vizioli (sous-titres anglais)

LES ARTISTES DU CONCERT DU THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES

Le chef

© Cyril Cosson

Né d’un père français et d’une mère bolivienne, Marc LEROY-CALATAYUD est lauréat de la Conducting Fellowship de l’Akademie Musiktheater Heute et a étudié la direction d’orchestre à Vienne et à Zurich. Il a été chef assistant à l’Opéra National de Bordeaux de 2016 à 2019, puis a été nommé Artiste-en-résidence à l’Orchestre National de Cannes durant la saison 2021-22, et enfin Chef Associé de L’Orchestre de chambre de Genève. 

Il a récemment dirigé O mon bel Inconnu de Hahn, La Légende du Roi Dragon d’Arthur Lavandier, Il barbiere di Siviglia de Rossini, Mârouf, Savetier du Caire de Rabaud ou encore Die Sieben Todsünden de Weill. En 2022, il est invité à diriger le concert du Nouvel An à l’Opéra de Genève, ainsi que Roméo et Juliette (à Montreux et Genève) avec Benjamin Bernheim dans le rôle-titre. en 2025, il remporte un grand succès dans la production de Werther donnée à Paris au Théâtre des Champs-Elysées, qui le réengage en 2026 pour Le Prophète de Meyerbeer.

https://youtu.be/DCKUHEdjehQ

Marc Leroy-Calatayud évoque Werther de Massenet

Les chanteurs

© Matilde Fasso

John OSBORN, ténor (Jean de Leyde)

La carrière du ténor américain John Osborn prend son essor à la fin du XXe siècle, avec des débuts à la fois au Metropolitan Opera (1996/1997) et en Europe (Opéra de Cologne). Son répertoire se partage essentiellement entre le bel canto (Le Barbier de Séville, La Cenerentola, L’Italienne à Alger, Les Puritains, La Somnambule) et le répertoire français (Guillaume Tell, La Fille du Régiment, Les Vêpres siciliennes, La Juive, Benvenuto Cellini, Les Huguenots, Robert le Diable, Le Prophète, Les Contes d’Hoffmann, Fra Diavolo,…) Il s’est produit sur les principales scènes lyriques du monde (Paris, Salzbourg, New York, San Francisco, Vienne, Moscou, Munich, Genève, Festival d’Aix-en-Provence…)

https://youtu.be/MpsiQ4e2LR0

Rossini, Armida (Metropolitan Opera, 2010)
Marina Viotti © David Ruanoquer
© David Ruanoquer

Marina VIOTTI, mezzo-soprano (Fidès)

La mezzo Marina Viotti est issue d’une famille de musiciens : son père, Marcello Viotti, était chef d’orchestre, et sa mère violoniste ; son frère Lorenzo est chef d’orcheste. Après des études initiales de flûte traversière, elle explore différents styles comme le jazz, le gospel et même le heavy metal, avant de se consacrer pleinement au chant lyrique. 

Elle obtient également un master en philosophie et littérature, une formation qui influencera sa profondeur artistique.
Sa formation vocale commence à Vienne, puis se poursuit à la Haute École de musique de Lausanne où elle obtient un diplôme de soliste. Elle approfondit ensuite le bel canto auprès de maîtres comme Raúl Giménez.
Marina Viotti fait ses débuts scéniques dans des rôles variés et importants, tels que Isabella dans L’italiana in Algeri au Festival de Bad Wildbad et dans de nombreux opéras européens. Elle se produit dans des maisons prestigieuses comme La Scala de Milan, l’Opéra national de Paris, l’Opéra de Zurich, la Staatsoper de Berlin, l’Arena di Verona ou encore l’Opéra du Rhin. Son répertoire inclut des rôles comme Rosina (Le Barbier de Séville), Dorabella (Così fan tutte), Olga (Eugène Onéguine), Maddalena (Rigoletto), Charlotte (Werther) ou encore les rôles-titres de Carmen, La Périchole et Alceste.
Marina Viotti est aussi active dans le concert et le récital, interprétant des œuvres majeures comme le Requiem de Verdi, la Messe en ut de Beethoven, les Kindertotenlieder de Mahler ou encore le Poème de l’amour et de la mer » de Chausson.
Récompensée à de nombreuses reprises, elle reçoit le Prix de la meilleure jeune chanteuse aux International Opera Awards en 2019, le Prix Suisse de musique en 2022 et est nommée Artiste lyrique de l’année aux Victoires de la Musique Classique en 2023.

https://www.youtube.com/watch?v=r4dcCArGQxI

Liber Scriptus (Requiem de Verdi)
© Tam Photography

Emma FEKETE, soprano (Berthe)

Emma Fekete est une soprano canadienne originaire de Val-d’Or, au Québec. Elle  commence sa formation au Conservatoire de musique de cette ville, où elle étudie le violon, le piano puis le chant classique. Elle poursuit ses études supérieures aux Conservatorium van Amsterdam. Elle se fait rapidement remarquer dans des concours prestigieux. Elle est lauréate du Metropolitan Opera Laffont Competition pour le district de Caroline du Sud en 2024, ainsi que du Sylva Gelber Music Foundation Award la même année. Son talent lui vaut également d’être désignée parmi les 30 musiciens classiques canadiens à suivre selon CBC Music.

Sa carrière lyrique l’amène à se produire sur plusieurs scènes internationales, en Amérique du Nord et en Europe.
En 2024, elle fait ses débuts en France lors du Festival d’Aix-en-Provence dans le rôle d’Yniold dans Pelléas et Mélisande. Depuis, elle chante également des rôles comme Adina dans L’elisir d’amore à l’Opéra National de Bordeaux, à Reims et au Théâtre des Champs-Élysées, ainsi que Zerlina dans Don Giovanni.
Pour la saison 2025-2026, Emma est invitée en tant que soliste avec l’Arion Orchestre Baroque, et fait notamment ses débuts italiens comme Zerlina au Teatro Filarmonico de Vérone. En mars 2026, le Théâtre des Champs-Élysées l’engage pour chanter le rôle de Berthe dans Le Prophète de Meyerbeer.

https://www.youtube.com/watch?v=lTJ9wFW729k&list=RDlTJ9wFW729k&start_radio=1

« Robert, toi que j’aime » (Robert le Diable, Meyerbeer)

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